Question de poids - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

25 septembre 2009

Question de poids

Quand autrefois un de mes enfants petits, s'endormait sur mes genoux, il se faisait beaucoup plus lourd que le poids de son corps...

S'ajoutait le poids de son abandon confiant...

renoir9

Renoir

J'aimais faire des câlins à mes enfants, je les serrais contre moi, et ce corps à corps nous faisait du bien, à moi comme à l'enfant. Je faisais, avec bien du retard sur mon enfance, des provisions de douceur tendre... et c'était BON

J'aimais beaucoup quand ils venaient vers moi, demandaient mes genoux et s'y endormaient parfois, leur abandon m'arrachait des larmes: quelqu'un s'abandonnait en confiance à moi, sans défiance, sans méfiance, c'était comme un petit miracle

Maintenant encore mes enfants et moi, on peut se serrer longuement dans les bras... simplement savourer cet intense instant de présence l'un à l'autre, dans lequel bien des choses passent sans les mots.

Et puis... l'homme aussi, j'aime le garder contre moi, j'aime me serrer contre lui.

Quelqu'un m'a dit un jour, que j'étais une "toucheuse"... C'est vrai je crois, dans le plus beau sens du terme.


Commentaires

    comme toi, j'aimais faire des câlins avec mes enfants... lorsqu'ils étaient petits. Maintenant, nous nous aimons toujours mais ils ne savent plus faire ; comme s'il y avait une sorte de retenue (pudeur ?), je ne sais pas analyser.
    je retrouve ces moments à présent avec la petite et j'en profite, j'en profite !

    Posté par BEcassine, 25 septembre 2009 à 15:37
  • ton texte encore une fois est plein de douceur, comme une scène, comme un tableau.
    bisous à toi.

    Posté par loulotte2, 25 septembre 2009 à 15:40
  • Bas les pattes.Pas me toucher si j'ai rien demandé!Interdiction qui ne s'adresse pas à ceux que j'aime.

    Posté par charlotte, 25 septembre 2009 à 17:36
  • Ni à mon chat

    Posté par charlotte, 25 septembre 2009 à 17:37
  • Poulette aime encore se glisser contre moi pour un câlin secret. Et j'aime me serrer contre mon mari. Ben oui, je dois être une toucheuse aussi, mais avec mes proches.

    Posté par Berthoise, 25 septembre 2009 à 17:52
  • bonne soirée !!

    Ta mère fait partie de "ton histoire", disons que c'est parce qu'elle est, que tu es aujourd'hui...
    Je pense qu'en ce qui concerne nos parents, les non dits en terme de "je t'aime" par exemple sont dus au fait qu'eux non plus n'ont pas eu droits à ces mots tendre de la part de leurs parents à savoir nos grands-parents.
    Idem pour nos grands-parents de la part de nos arrière grands-parents.
    On peut remonter comme ça jusqu'à nos aïeuls.
    Je crois que c'est ton propre regard posé sur toi qui t'a permis de grandir.
    L'amour est don. On ne l'éprouve donc qu'en le donnant. La méthode est simple : offrir ce que je souhaite recevoir. Je désire un geste de tendresse? Je donne de la tendresse. Je veux que l'on m'écoute? Je donne de l'écoute. J'ai besoin d'amour? Je donne de l'amour. Alors, l'amour me traverse et je suis comblée. Car, au plus intime de moi, j'en ai découvert la source infinie.
    Mère Theresa qui donnait sans cesse ne manquait pas d'amour.Car manquer d'amour, c'est manquer d'aimer.
    Le plus beau cadeau que l'on peut faire à un enfant, ce n'est pas tant de l'aimer que de lui apprendre à s'aimer.
    Et puis... l'homme aussi j'aime le garder contre moi...surtout l'hiver ....dans le lit....pour me réchauffer les pieds....)

    Posté par bernie.83, 25 septembre 2009 à 18:42
  • Je suis touchée

    par ce vécu, qui fut mien aussi, à bien des égards !

    Bizzz... passe un excellent week-end.

    Posté par Turquoise1960, 25 septembre 2009 à 18:50
  • Le poids de son abandon confiant ....si tu savais comme ça m'interpelle , plutôt dans le sens de responsabilités trop lourdes à porter pour moi . Je me sentais seule . Oui, c'était lourd pour moi , trop lourd vraiment .

    Posté par Julie, 25 septembre 2009 à 19:07
  • Pfff... le mot "poids" pour le moment s'associe plus à une histoire de pèse-personne.
    Bon, ce n'est pas le propos... je sors sur la pointe des pieds...

    Posté par naline, 25 septembre 2009 à 19:34
  • C'est un billet très émouvant.

    S'abandonner en toute confiance à quelqu'un, se sentir en sécurité, c'est précieux. Et lorsque quelqu'un s'abandonne entre nos bras, quelle satisfaction. ça remplit. De l'intérieur.

    Quelle richesse que les contacts humains...

    Posté par valérie, 25 septembre 2009 à 19:42
  • Bonsoir douce et tendre Coumarine ! Un soir étourdi des bonheurs furtifs, la joue vermeille sur le sein délicieux…

    Posté par Jacques, 25 septembre 2009 à 19:48
  • A tous

    Je crois que je n'aurais pas dû parler en même temps du maternage et des câlins entre adultes
    C'est très différent je crois!
    Le maternage, l'enfant y a droit, il a besoin d'être aimé pour pouvoir un jour aimer à son tour.
    On offre le maternage à l'enfant, gratuitement, sans demander qqch en retour... et lui ne s'abandonne pas dans un geste de don...il vient chercher ce dont il a besoin
    Entre adultes c'est différent, c'est un don mutuel, qui donne du bonheur et du plaisir
    Donc j'aurais pas dû mettre ça sur le même plan...

    Merci à vous pour vos commentaires, que je ne commenterai pas de façon personnelle, par manque de temps
    Mais sachez-que tout me sont importants

    (juste à Naline... j'ai ri en te lisant...)

    Posté par Coumarine, 25 septembre 2009 à 20:10
  • Je ne connais pas ce que tu décris étant donné que je ne suis pas encore maman, mais, comme toi, on m'a souvent dit que je suis quelqu'un de très tactile.

    Je crois bien que de serrer quelqu'un dans ses bras, un contact physique aussi dénué de sexualité soit-il, fait souvent autant de bien, si ce n'est plus, que des mots.

    Nous avons tous d'ailleurs, je crois, besoin de ces contacts qui nous permettent de nous rappeler combien notre corps est sensible et réactif, même si notre coeur est parfois blindé contre les agressions extérieures.

    C'est sans doute pour cela qu'un massage fait autant de bien au corps qu'à l'âme...

    Bonne continuation.

    Posté par Louloute, 25 septembre 2009 à 21:47
  • J'ai encore des moments comme ça avec mon grand de 16 ans, et c'est lui qui est demandeur, parfois pas au bon moment pour moi, je m'en veux par la suite! (il faut dire que son sens de l'opportunité en la matière est discutable...)

    Posté par Pascale, 25 septembre 2009 à 22:21
  • @Louloute... c'est vrai que un massage peut faire énormément de bien...

    @Pascale...les grands de 16 ans restent quelque part des enfants...

    Posté par Coumarine, 25 septembre 2009 à 22:31
  • Toucheuse, tactile.
    Nous avons eu une idée similaire :

    http://unjourcestpileunjoursefface.blogspot.com/2009/09/cest-terrible.html

    Au cours de yoga où je vais, il y a de temps en temps des séances (très soft) dédiées au toucher où les solitaires, les plus âgés, ceux que personne ne touche plus, viennent faire provision d'une forme de tendresse même si elle est un peu édulcorée.

    Et bien c'est épouvantable comme certains participants ont du mal à approcher l'autre dans sa dimension physique.

    A chaque fois, j'en suis navrée.

    Posté par Mina B., 26 septembre 2009 à 10:32
  • Je suis complétement touché par ce billet. Moi également je suis un grand tactile ainsi d'ailleurs qu'un tactile grand...

    Je dois mes plus belles embrassades à mon vieux papa qui n'est plus là pour me serrer dans ses bras, j'ajouterai que nous ne sommes pas dotés d'un grand sens de pudibonderie ou de pudeur ce qui fait qu'on s'embrassait comme des fous n'importe où en public, le cas échéant et ç'était absolument génial, désormais un de mes fils est comme moi et il apprécie... l'autre absolument pas !

    Une bise, Bleck

    Posté par Bleck, 26 septembre 2009 à 15:32
  • Moi aussi j'aime toucher. Tout... La matière et le vivant. Tu as raison de mêler les enfants et les adultes. Parce qu'il ne faut pas tout mélanger tout le temps et voir le mal de partout. Toucher n'est pas tripoter. Et quand bien même, tripoter et être tripoter par la bonne personne, c'est l'extaaaaaaase.
    ok , je sors ))
    bisous

    Posté par claire, 26 septembre 2009 à 16:41
  • profondément touchée par ce billet, justement parce que je n'ai pas eu le droit d'être touchée et que je n'ai jamais appris à être touchée, ni à toucher. Il est désormais bien (trop) tard pour cet apprentissage.
    Par contre j'adore toucher les tissus et les fils de broderie. Ce toucher-là n'était pas interdit.

    Posté par nicole 86, 26 septembre 2009 à 19:17
  • @Mina... oui je viens de lire...et j'ai souri...

    @Bleck... ça me touche (!) ce que tu écris ici concernant ta relation à ton père...
    C'est si bon de pouvoir serrer l'autre dans ses bras

    @Clairette, je sais que tu aimes toucher, et embrasser...on se ressemble là...

    @Nicole...étrangement moi non plus on ne m'a guère touchée durant l'enfance...pudeur oblige
    Alors spontanément j'ai fait ce qui m'avait tant manqué...

    Posté par Coumarine, 26 septembre 2009 à 22:35
  • Dimanche dernier, mes petits enfants sont venus se blottir contre moi, en quête de la petite histoire que je leur raconte à chacun de mes passages chez eux. Figure-toi qu'ils se sont laissés aller comme tu l'as décrit! La petite a fermé doucement les yeux sans quitter mon regard, Et mon grand, sportif et plein d'énergie, a glissé de tout son poids vers le sommeil le plus profond...
    J'étais endolori par l'immobilité mais ô combien heureux! Oui, j'étais très heureux!

    Posté par TJ, 26 septembre 2009 à 23:25
  • Laisse-moi te serrer dans mes bras...

    Posté par telle, 26 septembre 2009 à 23:35
  • Hasard

    Le hasard me fait découvrir votre blog. J'y ai passé un moment agréable.
    Merci.

    Posté par Hopla, 27 septembre 2009 à 09:15
  • ya pir quan on panse à tou cé enfan battu, touché par l'inceste, ou tu simplment don lé parent sont mort ...vou avé de la chance d'avoir eu une mère...
    est ce que vous conduisé?
    je vé prendre dé cour d'orthograf mai gratui...

    Posté par abeille, 27 septembre 2009 à 10:22
  • @TJ ah oui! on est complètement endolori par le poids d'un enfant qui s'est endormi dans les bras... et comme on veut pas le réveiller...on supporte, par amour...ben oui!

    @telle... douce telle... merci

    @Hopla... merci et bienvenue... mais pour le moment, impossible d'accéder à votre blog...

    @abeille...ai-je eu de la chance? oui pusique tu le dis...
    tè une vrémen drol de petite abeil toi!

    Posté par Coumarine, 27 septembre 2009 à 10:50
  • C'est ce qu'il y a de plus beau au monde, non ? Je ne m'en lasse pas, personnellement. C'est ce qui aide à se tenir debout, par ailleurs, en toutes circonstances, un transfert d'énergies positives, et d'amour. ;o)
    Bon dimanche Coumarine !

    Posté par antigone, 27 septembre 2009 à 12:04
  • Une toucheuse, Coumarine ? Je trouve le mot charmant, et l'action de toucher tout autant. J'ai eu une amie qui ne pouvait s'empêcher de me toucher par petites touches lorsque nous rencontrions. Comme pour se rassurer sur ma présence. Et cela me faisait du bien : face à elle, je n'étais plus seulement un interlocuteur de passage mais un frère de sang, un frère de peau.

    Posté par Mimi, 27 septembre 2009 à 19:05
  • Je passe vite

    .. trop vite chez toi, et c'est un bonheur de retrouver ton atmosphère, cette tendresse pas seulement virtuelle... Ici, aux USA, le "câlin" (le "hug", comme on dit) est un geste très courant qui remplace la bise. Très surprenant au début, mais très chaleureux, au propre et au figuré ! A bientôt...

    Posté par Myosotis, 27 septembre 2009 à 20:28
  • j'ai une amie qui est très tactile aussi ; au début cela m'a un peu surprise ; c'est une personne en grande souffrance avec un mari (encore très jeune) atteint de la maladie d'Alzheimer ; je sais que cela lui fait du bien, d'avoir des contacts avec les autres et c'est rassurant de ne pas se sentir "esseulée".

    Posté par loulotte2, 27 septembre 2009 à 20:36
  • @Antigone... c'est ça en effet..un transfert d'énergies positives

    @mimi... à ton tour d'utiliser une expression touchante: un frère de peau... j'aime beaucoup!

    @Myosotis... oui j'ai pu voir des "hug" sur video...surprenants en effet,mais finalement pas mal de gens se laissent faire...

    @loulotte;..il y a des gens qui sont privés de contacts... c'est dur quand même

    Posté par Coumarine, 27 septembre 2009 à 22:47
  • Ah, moi aussi...
    Quand j'aime je touche !
    Les enfants (mais quand ils sont grands me pousse une espèce de pudeur qui me retient) et les hommes )
    Mais quand je n'aime pas, ou plus, toucher me devient un calvaire !!!

    Posté par teb, 28 septembre 2009 à 21:05
  • Justesse du propos en peu de mots. "le poids de l'abandon." C'est cela, quelques grammes en plus qui font toute la différence. Sentir la tête de l'être aimé, qu'il soit enfant ou amant, lourde absolument sur son genou ou sur son ventre. C'est tellement simple, mais c'est tellement bon !

    Posté par Gicerilla, 28 septembre 2009 à 22:01
  • @teb... heureuse de constater que je ne suis pas la seule à aimer "toucher" )

    @Gicerilla..j'aime votre commentaire...tout simplement: oui le poids de l'abandon fait toute la différence...

    Posté par Coumarine, 28 septembre 2009 à 22:15

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