03 juillet 2009
La voix... ou la voie...?
Le WE dernier, je suis allée à Hurtebise pour une ultime répétition de la lecture-spectacle. (8 juillet)
Tout va très bien madame la Marquise, la coach est contente de moi, de nous (elle est super géniale, remplie de bonnes idées de mise en scène, de mise en valeur des textes des trois auteurs, merci D.!)
Les deux "raconteuses" sont contentes aussi. Tout est au point.
Non, il manque un point...
Juste un dernier point aux costumes de scène...simples, mais rouges...oups mon amie co-récitante, religieuse de son état, en rouge...ça va péter des flammes!
(Elle est jolie comme tout...mais évidemment ça la change, on peut le dire...)
Donc je reviens avec plein d'enthousiasme dans le coeur, mais il y a encore du travail, il me faut encore préparer les ateliers d'écriture que j'animerai tout au long de cette semaine.
En fait je peux pas m'imaginer qu'on y est enfin!...ça fait des mois que toute l'équipe animatrice se prépare, et surtout, faut-il le dire, le Monastère qui a fait reluire le moindre de ses coins cachés... (je le sais, j'ai assisté au branle bas de combat, en haut, en bas, partout!) C'est beau Hurtebise sous le soleil, mais beau aussi sous la pluie, on va dire...
Bref je rentre tout excitée, lundi et... étrange il se passe quelque chose de bizarre au niveau de la gorge, ça grattouille, ça toussotte... oh la! il se passe quoi là?
Mardi c'est la débacle: le rhume dans toute sa splendeur, et surtout... une extinction de voix!!! (oui oui, M-R, si tu me lis, je n'avais plus un seul petit soupçon de voix! La cata!
Vite chez le pharmacien qui me voit paniquer: sans voix, je fais quoi pour le spectacle? pour les ateliers?
Mercredi toujours aussi désastreux: ma voix vient du fond d'une caverne sans âme... et trébuche lamentablement en faisant des ricochets franchement pathétiques...
Je sais que la session ne commence que lundi prochain, que le spectacle n'est que mercredi soir, mais mon petit coeur bat d'appréhension
Franchement j'aurais pu me tordre le pied, ou être piquée par une sale bêbête...mais non! c'est JUSTEMENT sur la gorge que le mal est venu se mettre...la loi de la tartine à la confiture, vous connaissez?
Je sais que ce n'est pas grave... que ce genre de choses s'arrange avec de la patience...mais...
Enfin...je suis sûre que vous me comprenez
Voilà, aujourd'hui ma voix s'éclaire.
Je sais très bien (mais je n'en dirai pas davantage ici et maintenant) que j'ai à réorienter ma voie... que cet incident vient me rappeler que je contourne une nécessaire remise en question, dans un certain nombre de domaines
(par exemple concernant ce blog... mais il n'y a pas que cela, bien sûr...)
Donc voilà, je vous dis au revoir, je quitte la blogosphère pour un bout de temps (quinze jours environ)
Reviendrai-je? Je le saurai quand j'aurai (re)trouvé ma voie
Dimanche soir, je modérerai les commentaires...
Merci à tous et à chacun d'entre vous. Vous m'êtes très précieux, tous et toutes, qui m'honorez de vos visites fidèles ou ponctuelles
30 juin 2009
Rire pour vivre
J'entends des bruits de conversation, ça se passe dans la pièce d'à côté, je ne sais pas de quoi on parle, mais j'entends que c'est animé. De plus en plus animé.
Moi je travaille, ou je lis, ou j'écris ou je fais n'importe quoi et tout ce remue ménage me dérange un peu:le niveau des décibels monte vite quand des gens se retrouvent ensemble...
Des éclats de voix qui s'éclatent de plus en plus jusqu'à éclater dans de larges éclats de rire...
Dans ma pièce à côté, je ne vois rien ni personne. Je souris de les entendre rire.
Et je me dis:
Le monde a beau être ce qu'il est. Avec ses trucs pas possibles tous plus affreux les uns que les autres, accidents, corruption, vilenies en veux-tu en voilà, saloperies, angoisses chroniques ou ponctuelles...
Le monde a beau être ce qu'il est... les gens dès qu'ils sont ensemble autour d'une table pour papoter, manger, se réunir... même si dans ce groupe circulent des jalousies, des mesquineries, des incompréhensions, des rancunes et peut-être même des haines, et bien! les gens quand ils sont ensemble, immanquablement finissent par se mettre à rire.
Comme si le monde était une comédie dans lesquels pour quelques minutes ils jouaient le rôle principal.
Serait-ce que nous avons besoin de rire pour survivre?
Rire tout seul dans le secret de sa chambre, plongé dans une activité manuelle ou intellectuelle, c'est difficile, c'est en tout cas très rare... Celui qui rit tout seul est un peu fou sans doute... poète lunatique ou doux rêveur...
C'est le rire des autres qui suscite le nôtre
Et quel bien ça fait, de rire un moment sans penser à rien, dans le simple plaisir de rire pour des bêtises. Parce qu'on rit toujours pour des bêtises.
Bien sûr, il y a le rire jaune, celui qui nous fait rire forcé contraint, bouche de travers, raclant la gorge pour aller chercher ce rire dans le but de sauver la face, ou ne pas la perdre. Il y a aussi le rire ironique de celui qui se moque, parfois méchamment...
Mais le bon vieux rire naît de bêtises plus bêtes que ça tu meurs...
Moi, je vous dirai franchement, je suis bon public et je ris de tout mon corps...
J'ai connu autrefois un homme que je n'ai jamais entendu rire. Une personne d'un grand charisme, qui pouvait parler à un vaste public pendant deux heures de sujets intéressants
Mais il ne riait jamais. Il était trop orgueilleux pour ça, il ne serait jamais abaissé à rire pour des bêtises.
Rire, c'est aussi accepter de perdre le contrôle, de se rendre vulnérable...
28 juin 2009
Alors, il y a la voix
Je vous remets ici un billet que j'ai publié il y a trois ans...
Ben oui, pas beaucoup de temps en ce moment
De plus je me dis qu'il y a dans les profondeurs de mon blog, des petites paroles inutiles que je ne renierais pas aujourd'hui...d'autant plus que je suis toujours plongée dans le thème du "visage" (voir ici)
Alors évidemment il y a la voix...
C'est comme le visage finalement, qu'on habite de l'intérieur, sans être vraiment sûr que le miroir qui le capte, n'est pas un peu menteur sur les bords .. Puisqu'il lui prend la fantaisie de nous refléter à l'envers...
Pour la voix.. c'est du pareil au même.
Elle résonne à l'intérieur de nous, d'une façon qui nous est familière. Mais quand l'oreille est bouchée, elle s'enlise dans des profondeurs ouatées très désagréables... on voudrait l'expulser de soi, mais elle s'attarde et s'entête dans la tête.
La voix enregistrée apparaît d'abord comme une usurpatrice... quoi? c'est moi qui parle là?
Oui apparemment, cette voix n'étonne personne, tous la reconnaissent comme mienne. Ouf, c'est bien moi, et cette voix...oserais-je le dire...? je l'aime bien cette voix...
Oui, j'aime ma voix, elle me plaît, elle est douce et vive à la fois, elle est musicale, elle se donne avec passion dans les textes que je donne au public dans mes lectures-spectacles, elle se donne avec tendresse dans les conversations que j'ai avec ceux que j'aime, elle argumente ou se défend avec fougue dans les conversations animées.
Sur le blog, on n'entend pas la voix, et c'est à mon avis une amputation plus grande encore que l'image, la photo de soi offerte
25 juin 2009
Lire, pourquoi? comment? quand?
Incertaine m'a tagguée... même si d'habitude je ne réponds pas aux tags, cette fois, je l'ai fait volontiers...
1°
Plutôt corne ou marque page ?
Une carte postale, remplie de couleurs, des marque page confectionnés par une de mes petites filles...surtout ne jamais corner une page, ce serait comme pincer quelqu'un que j'aime...
C'est le cadeau que je demande, que j'implore, dont je donne habilement les titres l'air de rien...
Non merci pas de parfum, ni de foulard, ni de rien d'autre...
3°
Lis-tu dans ton bain ?
euh... oui oui oui, j'adore, j'oublie l'heure, j'oublie même que l'eau refroidit... Bon d'accord c'est une fois par semaine, les autres jours, douche vite fait bien fait!
4°
As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
C'est fait...et même deux/ De plus, deux participations à des recueils de nouvelles (j'entends à compte d'éditeur!)
De tout temps, je SAVAIS (genre intuition profonde...)qu'un jour je serais publiée... J'ai élevé mes enfants puis j'ai commencé à tenir un blog de Petites paroles. Un éditeur est passé par là, m'a demandé de raconter le pourquoi du comment du pour qui d'un blog. Écrit en trois mois durant l'été 2007... j'en avais des choses à dire. Puis l'autre livre (écrit en même temps... est un roman autobiographique qui a intéressé un autre éditeur...
La suite... dans pas longtemps...
5°
Que penses-tu des séries à plusieurs tomes ?
J'aime lire et finir un livre assez vite. Je ne m'attarde pas dans de grosses briques. Et donc les séries, non, ce n'est pas ma tasse de thé, ni ma tasse de café
6°
As-tu un livre culte ?
Ah oui! ça que j'en ai un! Vous voulez savoir lequel? Vous le savez, j'en ai déjà parlé... vite allez regarder là...
7°
Aimes-tu relire ?
C'est très rare, vu que ma PAL (pile à lire) est haute de trois mètres au moins...
8°
Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs des livres qu’on a aimés ?
Mon statut d'écrivain (ben oui...) me fait rencontrer souvent des auteurs, surtout belges (lisez-les, il y en a de très bons) J'interviewe chez moi des auteurs que j'aime beaucoup et qui sont devenus des amis (Armel Job par exemple) Là maintenant je vais animer une session avec Gabriel Ringlet.. on passera une semaine ensemble. Forcément on parlera hein! Ce sont des gens sympa et intéressants...
9°
Aimes-tu parler de tes lectures ?
Finalement j'en parle peu sur mon blog... ici je préfère écrire des Paroles inutiles, ou pas...
Par contre dans mes ateliers d'écriture, je donne beaucoup beaucoup beaucoup d'idées de lecture. Je pousse à lire encore et encore. Pour moi, écrire passe obligatoirement par la lecture d'auteurs les plus divers et variés.
10°
Comment choisis-tu tes livres ?
Je vais en librairie, une fois par mois environ, j'y passe alors des heures... Je fouine, cherche, me fais des idées... J'achète un ou deux livres coup de cœur.
Mais je me rends aussi dans des bouquineries, et là j'achète pour deux euros des Babel neufs. J'en achète des tas... puis je les donne ou les revends...
11°
Une lecture inavouable ?
Pourquoi inavouable?
Les Evangiles tiens voilà... il y en a des choses humaines et profondes là- dedans...
12°
Des endroits préférés pour lire ?
Chaque moment volé est un moment de lecture...mais j'aime lire au lit le soir avant de m'endormir, et aussi dans le métro. Il y a toujours un Babel qui attend sagement dans mon sac
13°
Un livre idéal pour toi serait ?
Celui qui m'ouvre à l'humain, que ce soit un roman ou un livre de sciences humaines. Celui qui me rend "meilleure"...oui meilleure, parce qu'il a fait grandir en moi une petite pousse, parce qu'il m'a émue, secouée, fait rêver...
14° Lire
par-dessus l’épaule ?
Non, non et non. Je déteste qu'on vienne lire par dessus mon épaule, je me sens surprise dans mon intimité...
15°Télé,
jeux vidéos et livres ?
Je regarde très peu la Télé... Parfois LE programme qui m'intéresse particulièrement et encore...Les jeux vidéos? Non, sais pas ce que c'est (oups!). Donc livres résolument livres...
Non. Je mange en pensant ou en bavardant...je ne lis pas en mangeant. Je ne mange pas en lisant
17°
Lecture en musique, en silence, peu importe ?
Le silence. Le silence. Le silence. Aussi quand j'écris...
18°
Lire un livre électronique ?
Je peux pas... déjà que j'ai du mal à lire les lonnnnnnnnnnnnngs billets sur les blogs... ça me décourage, et il m'arrive de zapper même les blogs que j'aime quand c'est trop long.
Le livre-papier est très important pour moi. J'aime son odeur ;-))
19°
Livres empruntés ou livre achetés ?
J'achète mes livres mais le plus souvent dans un bouquinerie, les fameux Babel ou Livres de Poche neufs à prix réduits
20°
Quel est le livre que tu lis actuellement et quel sera le prochain ?
Je lis de Alice Ferney "Les autres". Je venais d'en terminer un autre d'elle (L'élégance des Veuves...j'en ai beaucoup aimé l'écriture.
Puis j'entame courageusement "Les Disparus" de Daniel Mendelsohn, qui est le Prix Médicis étranger 2007. Courageusement car c'est un livre de 928 pages. oups!
21°
As-tu déjà abandonné la lecture d’un livre ?
Suis pas parvenue à lire Proust. (Bon OK je me cache!)
Un livre que j'ai abandonné sans remords est "L'amant en culotte courtes" de Alain Fleischer...
J'ai vraiment pas aimé, ni l'écriture, ni le sujet qui m'a semblé très artificiel. J'ai tenu bon pendant la moitié du livre, puis j'ai lâché
22°
Tu tagues qui ?
Difficile de taguer quelqu'un qui n'a pas encore répondu à ce tag...
Disons Fabeli (toi qui aimes écrire Fabeli, tu es sans doute une grande lectrice?
Et aussi Lorraine...
Bleck.. Alain
Et Saravati
Seulement si cela vous plait de répondre à ces questions...liberté pour chacun...
23 juin 2009
Chic. De marque
Hier dans le métro. Je suis assise, elle monte dans la rame. J'observe.
Elle porte un pantalon blanc qui souligne ses fesses.
Coton un peu fripé, petit ventre rond.
Sous le pantalon blanc, comme souvent dans cette matière et cette couleur, on devine le tracé d'un string.
Non on ne devine pas...on le voit, mon dieu!
Le dessus... voyons le dessus:
Un body moulant couleur turquoise.
pas de soutien
Mais les seins sont disciplinés et restent coincés sous le body qui les enserre.
La séparation des seins forme un sillon profond, presque indécent à cette heure de pointe (!) dans le métro!
Au dessus encore, une petite veste blanche.
Blanche, avec un capuchon mignon. C'est chic. C'est de marque.
Au dessus, je vois une tête.
Une tête blonde, cheveux mi longs bien coiffés, retenus sagement par des lunettes de soleil.
La tête est maquillée, yeux, bouche et le reste.
C'est une tête qui se veut distinguée. Chic. De marque.
Et pour compléter le tout: l'attirail habituel:
Sandales blanches (orteils vernissés d'un rouge flashant). Sac blanc. Chic. De marque.
Tout est choisi dans le souci d'assortir l'ensemble pour le mieux
Et aux doigts, aux poignets, au cou, des bijoux qui brillent l'aisance, si pas la richesse.
Sur la tête chic, de marque, un air renfrogné. Mais enfin...!
Elle s'accroche à une main courante et regarde autour d'elle d'un air réprobateur. Il y a du monde dans le métro à cette heure. Pas une seule place assise.
Elle tangue au rythme des secousses. A droite. A gauche. Ça reste chic. Ça reste de marque. Même l'air renfrogné, le sourire inexistant sont à l'unisson
Au rythme des secousses le sillon entre les seins se creuse, ou s'élargit selon le geste du bras qui s'accroche...
Moi je suis assise devant elle. Simple quidam. Ni chic. Ni de marque.
Mais j'ai un petit sourire. Parce que, croyez-moi, une peau plus que fripée entre deux seins qui tombent et serrés dans un body moulant couleur turquoise, chic, de marque... ben...c'est...je sais pas comment dire..
Elle était chic et de marque cette femme...mais son gros popotin dans un pantalon blanc quasi transparent, ses seins s'écroulant dans son body serré, le sillon fripé... je sais pas vous, mais moi... bon je vais rien dire de plus, des fois qu'elle me lirait...
Je suis descendue songeuse à la station suivante...
21 juin 2009
Le cordon bleu
J'ai rencontré hier une jeune femme charmante, jolie et douée..
Rencontre dont je vous parlerai plus longuement dans un prochain billet.. patience...
Nous avons parlé, un peu, beaucoup, passionnément
Je vous en parlerai plus longuement dans un prochain billet...patience...
Mais alors pourquoi aujourd'hui mentionner déjà cette rencontre?
Parce qu'elle m'a dit quelque chose qui pour moi est incroyable et qui m'a fait pâlir d'envie: son compagnon fait les courses!
OK OK rien d'extraordinaire... sans doute il aime ça!
Attendez, c'est pas tout...
Son compagnon prépare TOUS les repas. Oui, chaque jour que Dieu fait, il prépare les repas pour leur petite famille... elle ne doit se préoccuper de rien...
Ils ont tous les deux leur travail, elle fait plein d'autres choses dans la maison, assume leurs deux enfants, encore petits ( j'ai pu voir que lui aussi prend bien sa part...)
Mais... à l'heure du repas, elle s'installe à table, tout est prêt... et tout est bon...!
Wouaw! J'admire...
Et en même temps, j'ai eu un pincement d'envie... et peut-être même deux...
Parce que l'homme à moi ne fut pas très doué pour ce genre de choses, du temps des enfants et de la tablée nombreuse. Il s'installait peinard (et fatigué aussi il faut le dire, il faisait pas mal de km...) quand tout était prêt. Tout comme les enfants d'ailleurs... aucun d'entre eux n'a attrapé le virus de la cuisine du temps où ils étaient encore à la maison.
Et même quand on allait au restaurant l'homme et moi, il fallait bien que les enfants mangent, n'est-ce pas? Donc pour moi, jamais de vacances de repas!
Mais depuis quelques mois, oh! miracle! voilà qu'il s'y met... et sérieusement en plus... je lui ai passé la main, lui ai refilé le cordon bleu. J'en reviens pas, mais ça marche...
Cela me fait tout drôle de me mettre à table comme une (quasi) princesse sans avoir rien dû préparer (juste lui dire comment il doit s'y prendre pour préparer le repas prévu... mais à force il apprend, et se débrouille de mieux en mieux...)
Et moi, drillée par des années où j'assumais tout cela, il me reste des pointes de culpabilité de ne pas remplir ce qui me semble être mon rôle de maîtresse de maison...
18 juin 2009
Travail acharné
Je rentre
J'ai passé deux jours à Hurtebise
Au Monastère d'Hurtebise
Fermé les 15 derniers jours de juin pour la fermeture annuelle bien méritée: durant toute l'année en effet, les hôtes sont les bienvenus pour quelques jours de calme, de repos, (de prière pour ceux qui le souhaitent) dans une nature grandiose.
15 jours bien nécessaires pour tout ranger, nettoyer, inventorier, réparer, et enfin tout préparer pour la session sur le visage dont j'ai déjà parlé et qui aura lieu du 5 au 10 juillet prochain.
Tout est complet, il y a une liste d'attente... cela me réjouit! Animer une session sans le quota des participants, c'aurait été dommage d'autant plus que les intervenants et les animateurs sont de qualité. Il y en aura pour tous les gouts! Ateliers, spectacles (il y en a trois), conférences...
Je suis donc allée à Hurtebise malgré sa fermeture... Et je m'y suis en retrouvée seule pensionnaire.
Et j'ai travaillé. Beaucoup travaillé. Énormément travaillé. Du travail que j'aime, même s'il est très prenant...
J'ai répété avec ma co-équipière la lecture-spectacle que nous présenterons au cours de la session.
Répéter, encore et encore. Imaginer la scénographie, qui doit être sobre (c'est une lecture-spectacle, non une pièce de théâtre), penser à quelques objets de décor, imaginer chaque geste qui doit venir ni trop tôt ni trop tard, décider à bon escient des alternances de voix.. et puis s'occuper des deux costumes de scène, confectionnés avec amour dans des "chiffons" trouvés dans une malle aux trésors...
Je vous le dis comme c'est: vous perdez quelque chose en ne venant pas nous écouter. Parce que en plus, les textes sont émouvants, prenants, forts...
Ce sera que du bonheur!
Et d'abord pour nous, M. R et moi...
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