Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

20 novembre 2009

C'est comme une transe

Il y a en moi une force de vie qui m'effraie parfois par son intensité...
A certains moments, je suis tellement dans la vie que je SUIS la vie
Elle gronde et éclate en moi comme un puissant orgasme

Plus je vieillis, plus cette force se révèle en moi

Quand j'écoute de la musique que j'aime, elle se propage en moi en ondes de plaisir
C'est physique.
Comme si je n'étais plus moi.
Comme si j'étais tour à tour le violon et chacun des instruments de l'orchestre
J'accompagne la musique d'un élan quasi insoutenable en moi
Je voudrais rendre compte de cette réalité, et mes mots sont si pauvres pour ça

Là maintenant j'écoute A beautiful mind de James Horner (c'est la musique du film dont voici le thème au piano). Merveilleuse musique que j'aime qui accompagne le bruit régulier que fait mon clavier. Aussi régulier que sont ébouriffées et indociles toutes les sensations qui jaillissent en moi à l'écoute de cette musique grandiose (avec tout l'orchestre, oui c'est grandiose..)

Comment dire?
C'est dans ma poitrine que je guette chaque son que je sais qui viendra
Je les attends avec passion, avec un amour fou, avec une soif de vivre infinie
Tout ça me dépasse parfois
M'effraie aussi cette puissance... mais elle me comble en même temps...

La même chose se passe dans toutes mes rencontres avec l'art
Quand je suis devant une peinture de Hopper, ou de Picasso, ou d'autres... il n'y a pas que mes yeux qui regardent, je SUIS DANS la peinture que je dévore de tous mes yeux, avidement sauvagement, voluptueusement, tout mon corps jouit...
c'est une expérience indicible, impartageable

Quand j'étais enfant, j'ai dû brider toutes ces sensations interdites
On ne bouge pas, on ne dérange pas, on ne respire pas (J'ai fait de l'asthme). On se tient tranquille.
Quel gâchis. J'ai pitié de l'enfant que j'étais..
Où est donc allée se planquer toute cette force puissante qui est la mienne?
Je l'ai découverte plus tard, en errant, en me trompant beaucoup.
Puis j'ai trouvé ma route... des gens aimants m'ont accompagnée et appris que oui, je pouvais être cette louve rebelle, sauvage, fonceuse et passionnée.
Ils m'ont révélée que je pouvais l'être, sans être gênée d'être moi

Je suis toujours dans A Beautiful mind... et comme toujours les larmes lavent mes yeux...le trop plein!
Écrire en étant plongée dans cette musique intense, c'est trop de bonheur,
Mais trop de douleur aussi. Les deux inséparablement tricotées ensemble, comme c'est étrange! Comme c'est sauvage..

Peut-être que ce ne sera que à ma mort que je serai comblée dans cette immense et parfois douloureuse quête du TOUT

Verre16

18 novembre 2009

Histoire belge

- Alleeez, pourquoi tu dis ça mènant?
- Je dis ça parce que c'est vrai: elle attend famille!
- Quoi? mais c'est pas possible! Avec qui elle a frouchelé comme ça?
- Julien je crois bien...
- Ah! bon! Je croyais qu'elle avait eu une brette avec lui. Mais oui! Tu t'en souviens pas? Quand il lui a fait un blouche dans sa voiture. Elle disait à tout le monde qu'elle avait un oeuf à peler avec lui!
- Quel castard quand même çui-là! Bon je te laisse, je vais faire le tour du bloc. Je trouve qu'il fait un peu douf aujourd'hui. On sait plus comment s'habiller. Hier il faisait caillant. Enfin, c'est mieux que la drache hein!...
- Reviens tantôt, il y a encore une rawette de gateau...


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(in petto)

Quelle manche à balle, celle-là. Une taiseuse en plus, on sait pas tenir avec elle. Et en plus elle me laisse dans la panade. Une pètesec, voilà ce qu'elle est!
Et sa sacoche alors! sa sacoche qui date de ses années folles. Je trouille chaque fois que je la vois. C'est une snotneus qui raconte que des carabistouilles.
Franchement, j'en ai marre des bisbrouilles


Si vous avez compris, c'est génial (Il y a des belgicismes mais aussi du bruxellois)
Sinon dites le moi, je fais la traduction demain!!

divers_005
Bruxelles, photo Coumarine

16 novembre 2009

Les temps sont durs...

La crise est partout
Et donc elle touche aussi le secteur du livre
Le lecteur fait des économies...
Il achète beaucoup moins de livres, se les procure dans les solderies à prix cassés, ou les emprunte à la bibliothèque
Il a raison bien sûr... enfin, vu du côté du lecteur: parce que cela n'arrange ni l'auteur, ni l'éditeur

L'auteur qui a mis des mois à écrire son livre... ne touche que très peu de droits d'auteurs forcément, or c'est son seul "salaire" sur le travail qu'il a accompli.
Moi par exemple, j'ai acheté un certain nombre d'exemplaires de mes livres chez mes deux éditeurs, pour mes besoins personnels, que j'offre en grande partie, en guise d'hommage, ou à des amis... les dix exemplaires  d'auteurs reçus ayant vite été distribués...
Mes droits d'auteur sont donc bien inférieurs au montant dont j'ai dû m'acquitter pour l'achat de ces livres, même si j'ai pu les acheter avec 20% de remise.(C'est bizarre d'ailleurs, il y a des gens pour croire que mes livres je n'ai pas dû les acheter puisque j'en suis l'auteur ...)

Évidemment pour les éditeurs c'est la galère aussi
Les grands éditeurs s'en tirent bien, ils ont leurs écrivains vedettes qui, quoi qu'ils écrivent, vont permettre à l'éditeur de tenir le coup. Mais évidemment à coté des écrivains vedettes, il n'y a plus trop de place pour des gens peu ou pas connus. De nouveaux auteurs. La prise de risques est très grande...

Quant aux petits éditeurs n'en parlons pas... c'est souvent la galère.
Je l'ai (une fois de plus) constaté hier, lors de ce salon du livre...
Il y règne une atmosphère étrange
Il y avait du monde certes, et même beaucoup, mais les gens passaient de l'une à l'autre table en feuilletant à peine les livres. Or Dieu sait si la quatrième de couv est importante pour se faire une toute petite idée du livre.
Moi je suis du genre enthousiaste et fonceuse, et je reste pas derrière ma table à dédicacer mes livres qu'on n'achète pas...
Je parle avec les gens, leur explique que...et que...
Vous savez quoi?

Malgré mon sourire, mon bagout, malgré cette impression un peu désagréable que j'ai eue de me "vendre", deux "Enfants à l'endroit" sont partis. Aucun "Tout d'un blog".
Par contre oh! bonheur! On m'a dit et redit que ce précieux livre (au contenu si intéressant pour le monde des blogueurs) se trouve dans plein de bibliothèques municipales tant en Belgique qu'en France
Le livre est donc lu (il faut dire qu'il y en a peu sur le sujet des blogs de ce type, à la fois essai et témoignage) mais il n'est peu vendu.
Je vous le demande, je fais comment pour m'acheter un nouveau tube de dentifrice à la fin du mois?

Mais me direz-vous? Et la satisfaction d'avoir mené à son terme l'écriture d'un livre? N'est-ce donc pas une gratification suffisante, une reconnaissance bienvenue?

Oui bien évidemment, sauf qu'il est parfois difficile de différencier en soi le sentiment de vrai bonheur d'avoir mené son projet jusqu'au bout, jusqu'au livre papier...avec le sentiment un peu tordu que peut connaître un petit ego qui s'y croit!

J'en suis consciente depuis le début... et il m'a déjà fallu réajuster la perspective

Hier heureusement, j'ai eu des contacts riches et chaleureux, aussi avec une personne de la blogo que je n'avais jamais rencontrée...merci toi!)
Heureusement qu'il y a cet aspect humain, heureusement!

Heureusement pour ma part qu'il y a le blog, dans lequel je peux écrire en aynat la chance d'y être lue...

Hier dans cette magnifique Halle aux Draps à Tournai j'ai eu des bouffées de reconnaissance envers vous blogueurs de tous pays qui me faites l'honneur de venir régulièrement vous poser sur mes Petites Paroles.

 

13 novembre 2009

La nuit je me lève pour faire pipi ;-)

Fabeli...
Beaucoup de ceux qui passent par ici la connaissent
Fabeli et son amour des mots, en cela on se ressemble
Fabeli écrit bien, comme j'aime, avec des mots justes et vrais
Fabeli de plus, est une belle personne, ce qui n'est pas le moins important!

Or, Fabeli m'a taguée...
eh bien je n'aime pas ça du tout, Fabeli le sait, elle m'a taguée quand même!
Fabeli savait que j'avais peu de chances d'accepter de répondre...elle m'a taguée quand même, oh! la vilaine!

Pourtant je le fais, Fabeli: me voici!
Pourquoi?
Sans raison
Simplement parce que j'apprécie Fabeli-qui-aime-les-mots

Voici donc le tag auquel je réponds ici

awesome_blogger

1. Remercier celui qui l’a donné
2. Copier l’award
3. Le poster sur son blog
4. Dire 7 choses que les lecteurs ne savent pas sur soi
5. Mettre les liens de 7 bloggueurs
6. Les prévenir qu’ils ont gagné un award

Voici les sept révélations extraordinaires à mon sujet:
hum hum, l'instant est solennel, j'éclaircis ma voix et je me lance:

1. je me couche très tard le soir, certainement après minuit, souvent vers 2h du mat, parce que je lis beaucoup le soir dans mon lit
2. je me lève une fois durant la nuit pour faire pipi (serais-je la seule?)
3. je fais ça comme une somnambule et me recouche aussitôt, faut surtout pas que je me réveille tout à fait! sinon le reste de la nuit est très compromis
4. puis je me rendors sans problème comme une juste qui n'a rien à se reprocher
5. je me réveille vers 8H et me lève en bonne forme même si je n'ai dormi que 6 heures
6. je retourne faire pipi
7. je peux rester deux ou trois heures derrière mon PC sans prendre ma douche, sans m'habiller, j'adoooooooore ça...

Maintenant il me faut mettre le lien de 7 blogueurs
Et c'est là l'opération délicate
Paske sept, ça fait pas huit, ni neuf ni davantage
Impossible pour moi de faire ce choix. C'est comme ça...

Alors je vais vous citer les noms de gens qui régulièrement et depuis pas mal de temps, viennent déposer un commentaire ici... Mais n'ont pas de blog!
Donc un petit clin d'œil à
Bernie, Charlotte, Nicole, Bécassine, loulotte, abeille, Brigou

Quant à l'explication sur "les blogs-et-leurs-lettres-de-noblesse" que j'avais eu l'intention de vous faire aujourd'hui, et bien, je renonce, du moins pour l'instant, que voulez-vous, je me sens pas capable de l'écrire aujourd'hui.

Cela viendra en son temps, cela doit mûrir encore dans ma petite tête de Coumarine

 

 

12 novembre 2009

Ecrire à Bruxelles

Depuis quelques jours il parlait de Bruxelles, comme aucun Bruxellois ne peut le faire
Chaque jour un nouveau quartier, une rue, des gens, une atmosphère.
Un écrivain français rencontré autrefois dans une autre vie
en résidence d'auteur dans ma ville, pour quelques jours encore

Hier ensemble attablés chez un chocolatier sur le quai des briques
le regard ouvert et attentif sur le cheminement de l'autre, ils parlaient d'écriture, celle du livre papier, celle du blog, se mettant d'accord que ça n'avait rien en commun
Ou si peu, si peu. Juste l'écriture comme passion.
Et qu'un jour l'écriture sur le blog gagnerait ses lettres de noblesse
Certains déjà se battaient pour cela
Alors...
Un chocolat chaud à la couleur safran. Deux pralines et un verre d'eau (bientôt deux d'ailleurs, parler ça donnait soif).
Elle, n'avait quant à elle aucun œuf à peler.
Juste un merci...

10 novembre 2009

Deux infos

A l'initiative d'Alainx

Le prochain

MARATHON D'ECRITURE

 

aura lieu

 

du SAMEDI 14 NOVEMBRE

AU DIMANCHE 22 NOVEMBRE 2009

Si vous souhaitez voir de quoi il s'agit,
consultez le site du Marathon

**

N'hésitez pas à vous inscrire !

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Deuxième info


Avis aux Belges du Tournaisis  et aux Français du Nord


Dimanche prochain, le 15 novembre de 16h à 19h


je serai présente au Salon du Livre de Tournai la Page dans le cadre prestigieux des Halles aux draps,

Grand Place de Tournai

avec bien entendu mes deux livres (que vous voyez affichés là sur le côté)

Je serais très heureuse de vous y rencontrer

tournai_la_page


Que serais-je sans moi

Vous connaissez ce poème d'Aragon mis en musique par Jean Ferrat, poème qu'il a écrit pour son grand amour Elsa Triolet?

Installez-vous, écoutez le début (qui est le refrain chez Jean Ferrat)

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant?
que cette heure arrêtée au cadran de la montre
que serais-je sans toi que ce balbutiement?

C'est magnifique n'est-ce pas?
Reconnaître ce que l'on est, ce que l'on devient, grâce et avec l'amour de l'autre...
Sans toi dit le poète, je ne vis pas dans la plénitude de qui je suis, je ne suis que balbutiement, heure arrêtée, cœur dormant. C'est toi qui m'encourages à déployer mes ailes et à vivre au plus large de moi-même. Ton regard aimant sur moi ouvre ma vie, invente mes richesses, colore mes espérances
Oui c'est magnifique...

Hier j'ai fait une expérience étonnante. J'ai chanté ces mots en changeant le pronom TOI par le pronom MOI.
Que serais-je sans moi...
Non pas comme une proclamation d'un ego surdimensionné du genre je me suis faite toute seule, je me suffis à moi-même, je n'ai besoin de personne. Pas davantage comme une affirmation un peu désespérée quand effectivement il n'y a personne pour nous raconter notre beauté, notre bonté... non ce n'est pas ça du tout, comprenez-moi bien.

J'ai simplement, courageusement et humblement, (car il faut du courage et de l'humilité pour faire ça) chanté ces mots en reconnaissant que tout se trouve en moi, la beauté et la bonté de ma personne, que je n'ai pas à la chercher sans cesse autour de moi et auprès des autres, que je n'ai pas à mendier la permission d'exister, la permission d'être et faire ce qui est bon pour moi d'être et de faire...
Je suis moi... quelle chance j'ai... que serais-je sans ce moi qui m'habite et ne souhaite que grandir en sagesse et en fantaisie, en créativité, et développer au maximum toutes ses qualités bien présentes en germe ou en pousses fragiles.

Se dire à soi-même: merci d'être, et merci d'être qui tu es. Apprendre à s'aimer aujourd'hui telle que l'on est, pour pouvoir déployer ses zones d'ombres et de replis.

Bien sûr c'est là le seul et unique chemin pour aller vers les autres et les aimer dans une attitude juste (donner/recevoir) et pas dans une revendication éplorée et sans fin d'être aimée et reconnue

Oui, que serais-je sans moi...

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Peinture de Françoise Collandre

08 novembre 2009

La mauvaise rencontre

Je viens de terminer la lecture de "Mauvaise rencontre" de Philippe Grimbert
Autant j'avais vibré profondément à son roman précédent "Le secret" (j'ai moins aimé le film qui en a été tiré) autant ce roman m'a laissée de marbre. (Le titre par contre est bien choisi!)
C'est un roman pour rien je trouve... un de ces romans qui sans doute n'a trouvé d'éditeur que par la relative célébrité de l'auteur. (Je serais curieuse de voir sur les blogs de lecture ce que les blogueurs en ont pensé...j'irai voir)

Ce roman parle d'une amitié qui a mal tourné...
Ce roman parle donc de l'amitié

Et il dit quoi sur l'amitié? Sur ce lien profond qui peut unir deux êtres pendant de longues années? Et peut-être pour la vie?
Rien ou si peu...
On ne sait pas pourquoi ni comment ces deux garçons sont amis, ce qu'ils partagent en commun, ce qui les lie si fort, il n'y a aucun passage fort ou interpellant qui parle de leur amitié qu'on pourrait se dire en le lisant: ah oui! je comprends tellement tout ça!

Je pourrais parler de l'amitié, mais alors vraiment de l'amitié et non me contenter de raconter des petites anecdotes que deux amis peuvent vivre, mais pas vraiment significatives du lien si profond qui peuvent les unir.

Je pourrais parler de l'amitié je le crois vraiment: j'ai eu deux très grandes amies, de celles avec qui on partage beaucoup. Surtout de son intériorité, dans l'assurance qu'on sera comprise et entendue...
C'est tellement important de se sentir vraiment écouté et compris pour qui l'on est!
C'est tellement important de donner aussi à un ami cette expérience si positive d'être vraiment écouté et compris...
Sans jugement, dans l'acceptation totale de ce qu'on est! De qui l'on est!
C'est si rare, si précieux...
Dès qu'il y a un sujet tabou entre amis (un sujet tabou = dont on se refuse à parler ou que l'autre refuse d'écouter)... pour je ne sais quelle bonne (ou mauvaise) raison, je sais pas vous, mais pour moi je n'appelle plus ça amitié. C'est du copinage tout au plus.

J'avais deux amies, je les ai perdues toutes les deux.
Par trahison toutes les deux.
La première j'en ai parlé là, je ne vais pas raconter à nouveau cette histoire douloureuse.
La seconde, non je n'en pas parlé, mais dix ans après la rupture, la blessure est encore vive
La blessure de la perte de mon amie.
La blessure surtout d'avoir été trahie.
parce que maintenant cela m'est très difficile d'entrer en confiance dans une amitié. Je me tiens désormais au bord de l'amitié, sans y entrer vraiment
Méfiance... je ne veux plus me laisser brûler. Et quelque chose de moi "sait" comment ça peut finir!

Bien sûr on pourra m'objecter cent fois que cette amie n'était pas vraiment pas une amie, puisqu'elle m'a laissée tomber!
Et bien si! C'était mon amie. Et j'étais son amie. Avec la confiance qui va avec, avec l'ouverture de son soi intérieur le plus profond sans peur d'être jugée et rejetée..
Jusqu'au jour où l'impensable s'est produit: j'ai été jugée et condamnée sans espoir de retour!
Je dois être sa "mauvaise rencontre". A moins que ce ne soit l'inverse...

Les ruptures d'amitié sont très douloureuses. Très.

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Photo Coumarine

04 novembre 2009

Je suis contre et contre

J'ai un œuf à peler
Avec un mot!

Il s'agit du mot contre

Rendez-vous compte de sa félonie:

Il a deux sens tout-à-fait opposés et contradictoires ce mot-là!
Il a le sens de contre et de contre, vous vous rendez compte?
Je vois votre air perplexe!
moi aussi je n'en suis pas revenue!

Ecoutez voir (bon soit vous écoutez, soit vous voyez, mais c'est quoi cette façon de parler... oups un petit doute, dit-on ça en France? ou rien qu'en Belgique? passons!)

Donc prenons le premier sens de contre

Dans ce sens-là c'est que du bon, de tendre...
Je te prends contre mon cœur, viens tout contre moi, je me blottis contre toi...
Que du chaleureux, du paisible, du bon...
Ca fait tant de bien de se trouver contre quelqu'un, de se laisser prendre contre lui... de fermer les yeux et de savourer cette impression de paix, de bonheur

Prenons le deuxième sens de contre
Dans ce sens là...contre c'est contre, tout l'opposé du premier contre
Je lutte contre toi, la police a lutté contre les manifestants toute la nuit, ce parti lutte contre le pouvoir en place...etc
Que de l'opposition, des luttes de pouvoir, que des tiraillements, de l'agressivité...

Donc vous voyez que la langue française a encore bien des progrès à faire...
Il lui manque manifestement des mots...
Parce que franchement on ne tolèrerait ça de personne de dire tout et son contraire!

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03 novembre 2009

Tenir le coup...

Les arbres se dénudent inexorablement. Si beaux, si déployés dans leur parure royale il y a encore quinze jours, ils commencent à frissonner de froid dans leurs branches décharnées. Les feuilles rouges et dorées forment un épais tapis, qui chante sous les pas...

Le paysage inexorablement s'habille d'hiver: je n'ai plus le même plaisir à arpenter les allées du parc voisin. La chaleur somptueuse de ce bel automne peu à peu se tarit... même les mouettes ne volent plus avec la même ivresse. Tout s'aplatit et se coince dans l'uniforme couleur grise.

Ce matin je me suis rendue compte que mon cœur aussi se grisaillait et que si je n'y prenais garde, j'allais plonger dans la tristesse, le vague à l'âme, les sentiments bof bof

Je ne suis pas la seule, nous chantons tous un peu la chanson des bofbof je suis fatigué(e) j'ai pas le moral

Que ce soit dans la rue ou dans les blogs. Ne dites pas le contraire, je l'ai entendu et lu!

Pourtant comme chaque année à cette époque, il faut bien s'habiller de courage pour traverser ces quelques mois... pas moyen de faire autrement!

Alors demain ou après, je raconterai comment je m'y prends pour tenir le coup jusqu'au printemps...

Mais si vous avez des idées... elles sont les bienvenues...

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Photo Coumarine

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