Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

28 mars 2010

Rendez-vous donc là-bas...

Voilà!

C'est donc là-bas que vous pourrez désormais lire mes Petites Paroles Inutiles


Vous tous qui m'avez fait l'honneur de me mettre en lien, n'oubliez pas de le changer....merci!

Ce blog m'accompagne depuis octobre 2004
Je lui dois beaucoup. Merci cher Blog. Merci chers lecteurs, particulièrement ceux qui m'accompagnent fidèlement depuis tout ce temps...

1028 messages écrits courageusement...

Au fil des jours, au fil des événements, au fil de l'inspiration...

chatons2

Photo Coumarine


25 mars 2010

Fin d'une aventure...

Ceci sera mon dernier message sur ce blog

Besoin de changer d'air et d'hébergeur, besoin de recommencer quelque chose, ailleurs
Peut-être l'impression de tourner en rond ici...

Non je n'arrête pas mes Petites Paroles Inutiles, elles collent à ma peau, sont mon pain quotidien depuis presque 6 ans...

Mais je pars, je déménage...

Bien sûr c'est comme un petit arrachement, j'ai passé ici des heures fabuleuses et magiques, j'ai tout appris de cette écriture au quasi quotidien. J'ai fait de belles rencontres. Ce blog a été à l'origine des deux livres que j'ai écrits.
Mais aussi j'y ai vécu des désillusions, de schoses plus difficiles... mais c'est le lot de chaque aventure vécue dans la durée...

Je n'efface pas mon blog, il m'est précieux, Certains de ses billets feront l'objet d'une prochaine parution. Ses billets sont donc protégés. Je l'indique explicitement pour éviter toute tentation d'emprunt. Oui cela m'est arrivé plusieurs fois que certains ont puisé chez moi de quoi alimenter leur manque d'inspiration....Je sais c'est le risque qu'on prend quand on écrit sur la Toile, je l'ai assumé...

Si vous vous êtes attachés à mes Petites paroles, désormais c'est là que vous les trouverez...
Suffit de cliquer, pas difficile non?
A bientôt...

moi_livres_010

photo Coumarine

23 mars 2010

Le sourire des yeux

Il y a des gens qui ont déserté leur visage
Le regard est absent, réfugié dans des chimères intérieures, ou des désespoirs, ou de l'indifférence, ce qui n'est guère mieux
La peau est vide et tous les maquillages du monde n'y peuvent rien

Il y a des gens au contraire qui habitent leur visage.
Le regard est allumé d'intensité, c'est un regard qui communique, qui interpelle sans paroles
Un sourire habille d'ardeur ces visages dont les rides et les sillons dus aux chagrins ne sont pourtant pas absents...

Dans le métro, assise pendant trente minutes durant le trajet qui me conduit-ramène, quand je ne suis pas plongée dans un livre qui m'accapare tout entière, je les vois, je les observe, et je réfléchis

Qu'est-ce qui fait que la vie semble avoir déserté certains visages à ce point, comme un ruisseau asséché sur une terre aride et morte?
Quel est le secret de ceux qui malgré les épreuves, ont gardé un visage d'enfant spontané et heureux, un visage tendu vers l'autre dans une volonté d'être heureux et de rendre heureux, double mouvement qui se complète?

yoel_BenharroucheFinalement, tout s'inscrit dans les yeux... allumés, ou éteints... c'est curieux...

Ce matin devant mon miroir, j'ai interrogé mes yeux. Je les ai vus ternes, comme vides, effacés
Je leur ai demandé gentiment de sourire...
Malgré.... et malgré... et malgré... les petits et grands problèmes qui me tracassent...

Le sourire des yeux, c'est communicatif... en peu de temps c'est mon cœur tout entier qui s'est habillé de printemps


Peinture Yoël Benharrouche

21 mars 2010

S'entendre rire...

Me suis hier posé des questions qui semblent stupides (à première vue, mais à deuxième vue...pas tant que ça)

Écoutez voir (héhé... l'oreille comme la vue ont ici leur importance... !)

1) est-ce que j'aime mon rire? Assez pour le laisser s'éclater de bon cœur? (tiens curieux cette expression, rire de bon cœur, est-ce qu'on peut rire de mauvais cœur? C'est le rire jaune sûrement)

euh, je crois que j'aime mon rire, comme j'aime ma voix d'ailleurs. En tout cas, la sonorité de mon rire ne me dérange pas, je le laisse couler de bon cœur, oui oui... En fait j'aime beaucoup rire, et je ris pour des bêtises, plus bêtises que ça tu meurs...
 
2) sur quelle voyelle est-ce que je ris? hahaha? hohoho? hihihi? Ou un savant mélange?

Mince alors, je sais pas trop... incroyable quand même, il y a encore des zones inconnues de soi-même. Je crois (je dis bien je crois!) que je ris sur le "ha"... mais il vire parfois au "hi" quand... au fait quand ça?
Voyez comme on se connait mal...

3) est-ce que je ris "grave"? comme si j'étais au profond de la cave, ou léger? comme si je m'envolais là-haut très haut dans les trilles de la tête?

Je ris pas dans les sons graves, non... ce serait plutôt mode envol vers là-haut...

4) est-ce que je ris à gros éclats bruyants, ou au contraire en sourdine, comme qui dirait dans ma barbe...?

Résolument de bon coeur, avec des larmes, des contractions du diaphragme, mon ventre qui fait mal et tout et tout... et bien souvent à fou-rires, oups c'est embêtant parfois!

5) Est-ce que je me laisse prendre facilement par les rires ambiants? ou est-ce que je résiste sans problème?

Alors moi, c'est sassez radical... si on rit autour de moi... je pouffe très vite, puis je ris franchement...

A vous m'sieurs dames... connaissez-vous votre rire?

Edit ce lundi latin 22 mars

Merci à Aifelle pour son billet sur "L'enfant à l'endroit, l'enfant à l'envers". J'aime la finesse et la justesse avec laquelle elle en parle...

19 mars 2010

A cause de l'Espérance

arsena10

"Le pianiste parti, il n'y a pas un seul piano au monde qui se souvienne du récital donné."
Il m'a dit ça hier soir en me caressant pensivement, un sourire douloureux aux lèvres.
Puis tout en saluant une dernière fois, il a disparu, définitivement.
Il avait, je l'ai vu, deux larmes au bord de son sourire...

Il s'est trompé.
Parce que je me souviens de tout
De tout.

Bien sûr, j'ai perdu Ses mains
Les mains de Lui
Le pianiste
Ses mains qui m'ont tant de fois éveillé à la lumière.
Mais la lumière ne m'a pas quitté, elle dort dans le plus intime de moi-même

Je me souviens de tout...
Ses mains qui couvaient l'étincelle, puis comme deux silex qui l'on frotte, créaient le miracle attendu.
Non, inattendu car neuf à chaque fois.
Miracle que l'on savoure les yeux fermés, dans l'état d'abandon propice à l'amour.
L'étincelle. Puis la flamme. Puis le feu. Puis la lumière chaude, celle qui naît du désir et retourne au désir.

Où sont ses mains?
De ses notes éclatées, ne restent que le vide, le silence, les creux
Et la peur des creux, pourtant habités de tant de souvenirs.
Les notes ont expiré dans le silence, sont tombées à terre lamentablement, ont été balayées...

La poubelle. Les notes sont dans la poubelle. Comme des déchets inutiles quand s'élèvent les cris de haine...

Je garde farouchement le souvenir de ces notes défuntes.
Au lumineux de ma coque de bois précieux.

Un jour, d'autres mains les ramasseront et dans leurs paumes veloutées de respect, leur rendront la vie
en les déposant sur mes touches encore muettes.

Et dans mes creux et dans mes vides, je me souviendrai..
A cause de l'Espérance...
La lumière sortira de son sommeil, s'étirera, jaillira de mes entrailles et le concerto surgira plus puissant que jamais.

Les guerres stupides n'auront jamais raison de la musique. Jamais.

Ceci est  texte écrit dans le cadre d'un forum d'écriture, auquel je participe parfois (très peu, manque de temps, surtout pour lire et commenter les autres, et de ce fait, je me donne rarement le droit d'y écrire moi-même...)

Ce texte-ci, je l'aime bien, ben oui, je le dis comme c'est!

Je me suis laissée conduire par la photo de la consigne, qui a provoqué comme un choc en moi, j'ai écouté ce qu'elle m'éveillait comme souvenir, comme ressenti... les mots se sont mis en place. Je les ai écrits sur une feuille, tout en continuant à m'imprégner de la photo qui me fascinait...

Comme toujours,  je n'étais pas vraiment contente du premier jet, qui me semblait maladroit ou un peu "poésie nunuche". Comme toujours, j'ai laissé reposer un jour ou deux, puis je me suis décidée à miettre à l'ordi et à retranscrire mon brouillon. Et là, comme souvent un genre de petit miracle s'opère: tout en tapant les mots je prends de la distance avec ce brouillon, et mes mains au PC s'envolent et écrivent quasi malgré moi les mots qui, une fois relus finissent par me correspondre et par me plaire.

Je m'y retrouve, il y a une part de moi là dedans...

Et même si ce texte semble parler de tout autre chose que de moi,  je me retrouve dans le texte final. Et je vis alors comme un petit moment de grâce.

Sais pas si ça vous intéresse de connaître la genèse d'un petit texte, comme ça, je fais le pari que oui. Et puis moi, ça m'amuse d'expliquer comment mon imaginaire fonctionne

Il fallait partir d'une phrase de Stephen King (qui est donc la première de mon texte)
Et s'inspirer de cette photo, prise sur le site de l'Arsenal de Metz



18 mars 2010

Zone extrême et liberté intérieure

J'ai regardé hier, comme beaucoup sans doute, cette terrible émission "Zone extrême"
Je ne vais pas parler ici du pouvoir (ou non) de la télévision sur monsieur et madame tout le monde. Des articles bien faits en parleront sans aucun doute

Je voudrais simplement dire un mot sur ce que j'ai vécu moi, en regardant ce documentaire...

Que pouvoir dire NON est parfois une sacrée preuve de courage et de force intérieure
Non pas un non stupide pour se poser et surtout s'opposer pour le simple plaisir de contredire ou de s'opposer, de ne pas faire comme tout le monde, moyen comme un autre de se différencier, d'exister en définitive...

Non je veux parler du vrai NON, celui qui surgit quand nos valeurs profondes, nos valeurs d'"âme," sont en opposition avec les prescriptions, les injonctions de la société ou de n'importe quel groupe humain religieux par exemple), avec toutes ces actions qui se font machinalement sans jamais qu'on ne pense à les remettre en question...

On a pu voir hier quelle énorme force d'âme il faut pour OSER écouter sa petite voix intérieure quand elle dit  que non, ce n'est pas possible d'accepter et d'obéir à des injonctions qui cognent nos valeurs intérieures

Quand on a été sa vie durant une personne conforme, s'efforçant de faire ce qui doit être fait, où et quand ce doit être fait... sans jamais rien remettre en question, sans utiliser son intelligence sensible, sans écouter ce qui se passe au plus profond de soi... on a bien plus de difficulté à "transgresser, à OSER dire son désaccord.

L'enfant qui dit non, n'a pas à être automatiquement brimé, mais canalisé, guidé dans le chemin de sa propre clairvoyance, de son sens critique...
Sinon il ne sera jamais capable de dire NON, de s'opposer à un ordre stupide et inadéquat. La peur d'être rejeté le conduira à mettre en sourdine les avertissements de son âme

Cette émission m'a secouée
Je me suis demandé dans quels domaines de ma vie je continuais à faire ce que j'ai toujours fait, alors que tout à l'intérieur de moi, mon moi profond n'est pas si d'accord que ça

A lire à ce sujet, l'analyse pertinente et détaillée qu'en fait alainx aujourd'hui
A lire aussi, toujours sur le même sujet, le billet de Luc

16 mars 2010

Solitude chérie...

d_sertJ'ai besoin de solitude...
Pas d'un isolement qui serait une mise à l'écart des autres, par manque de contact. On souffre de l'isolement, on ressent un vide qu'on souhaite combler, sans savoir comment le plus souvent. L'isolement est une affaire d'impuissance... et donc de souffrance.

La solitude, c'est autre chose.
La solitude je la souhaite, je la recherche, je la désire pour elle-même. J'ai un besoin vital de ces moments de retrait pour me ressourcer. Pour pouvoir reprendre contact avec mon intériorité et partant, avec ma créativité.

Si je n'ai pas ma dose de solitude, je deviens irritable. Je supporte alors de moins en moins qu'on me dérange, surtout si c'est pour un prétexte futile. Quand j'essaie de me concentrer sur ce que j'écris, une interruption me vaut un quart d'heure de remise en route... je perds le fil et l'écriture qui coulait fluide et déliée, s'accroche à ma concentration perdue. Je m'essouffle, je ahane et je râle..

Pendant des années j'ai été à la disposition exclusive des autres. Femme qui s'est "sacrifiée" volontairement par vertu mal comprise. J'ai renoncé à écrire, à prendre du temps pour cela. J'ai même par moments renoncé à lire. Mère aux nombreux enfants, toute dévouée et remplie d'amour pour eux, je suis devenue stérile à ce point de vue. J'ai oublié pendant des années combien l'écriture faisait partie de ma vie. J'ai fait abandon de la part de moi qui se savait "écrivaine". Je l'ai muselée, empêchée de sortir de sa boite, lui imposant le silence, la traitant de prétentieuse...

Aujourd'hui, j'ai appris à être égoïste. Non pas à moins aimer... je reste accueillante, comme je l'ai toujours été. Mais j'apprends à dire non quand la famille est trop présente, à fermer ma porte, à demander qu'on respecte mon retrait. Je me blottis dans une solitude qui me donne à vivre, à retrouver le souffle dont j'avais négligé l'importance.. Il m'arrive de partir deux ou trois jours pour me refaire des forces intérieures..

C'est pas grand chose, mais ça change tout

13 mars 2010

Au revoir Jean...


Jean FERRAT
envoyé par  

Papier...écran...

Autrefois, seule une feuille de papier recueillait les mots qu'il me prenait l'envie, l'urgence ou la fantaisie d'écrire.
Sur cette feuille, le plus souvent, les mots coulaient, rapides et comme pressés de se découvrir les uns les autres, les uns aux autres.
Parfois ils hésitaient, revenaient sur leurs pas, un peu mécontents, un peu perplexes. Et ça faisait bien des ratures!
Exactement comme dans les cahiers des personnages d'autrefois qu'on regarde respectueusement au travers des vitrines des musées, étonnés de voir là leurs textes écrits à la main et tant de fois raturés...

Après, il fallait retranscrire tout "au propre", à la machine à écrire, puis au traitement de texte. Ce qui resterait dans le cahier ou sur la feuille, ce n'était qu'un brouillon: en tant que tel, il avait le droit d'être raturé... Mais pour le texte mis "au propre", il fallait que ce soit propre!
Au propre, l'expression m'amuse, l'écrit rempli de ratures ne serait-il qu'un travail sale?
Étrange, alors que c'est sur cette première feuille hésitante que se construisent des idées ou des histoires...

A présent, comme tout le monde, j'écris à l'ordinateur les mots qui s'affichent d'emblée "au propre". De ratures, il n'y en a plus. J'ai le loisir de revenir en arrière, d'effacer, de copier, de coller les mots pour obtenir un texte "parfait", définitif.
Mes textes sont tout de suite "au propre"..

Mais non! Ils se défilent bien souvent, et les retours en arrière sont fréquents, les corrections, nombreuses
Je ne suis pas quelqu'un du premier jet... mais personne ne peut le deviner, puisque sur l'écran, il n'y aucune  rature, pas de griffures, pas de gomme qui efface à ce point vigoureusement qu'elle finit par trouer le papier!

Par contre cet écran qui semble si docile, se révolte des fois de belle (vilaine) façon!
D'un coup d'un seul, on ne sait pourquoi, on ne sait comment, hop! les mots s'envolent... laissant un écran désespérément vide, exsangue, muet...

Et moi derrière qui jure, qui tempête, qui fulmine...
Il suffit d'une fausse manœuvre et tout s'envole dans la nuit de l'oubli

Tenter de réécrire la même chose, ça ne marche jamais
D'abord il y a le découragement lié à la perte (c'était justement si bien ce que j'avais écrit!!)
Et puis la réécriture, ce n'est pas pareil

Euh...c'est parfois bien mieux remarquez... ;-)

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12 mars 2010

Quelques minutes seulement...

Je suis dans une rame de métro...
Assise (j'ai de la chance) avec comme toujours, pas mal de monde autour de moi.
Des blancs, des noirs, des jeunes, des moyens, des vieux, des cravatés, des casquettés, des jeans taille plus que basse, des hommes, des femmes, des enfants et même un chien, une poussette, et des grosses valises. Il y a aussi des portables qui parlent fort ou qui murmurent, et des livres qui absorbent un ou deux lecteurs. Il y a un bébé qui pleure, une maman qui tempête sur son fils. Un homme dort, le front appuyé contre la vitre, un autre debout, tangue au gré des secousses. Chacun dans son rêve. Là un homme une femme qui ne sont pas un couple, ils n'ont de commun que d'être assis par hasard l'un à côté de l'autre.
Tout ce monde réuni le temps d'un court voyage, d'un arrêt à l'autre.
Puis le métro s'immobilise, des gens descendent, d'autres montent. Le voyage continue, mais rien n'est comme avant, le décor a changé, les gens se sont déplacés, certains se sont éclipsés, d'autres les ont remplacés.

Pendant quelques minutes dans cet espace confiné et bruyant, sans se connaître, sans avoir rien en commun, on s'est retrouvés tous réunis...
Où sont allés tous ces gens, dans quels improbables lieux? Quels espoirs, quelles détresses, quel ennui les taraude? quels amours remplissent leur vie? Quel destin les attend tout en haut de l'escalier roulant qui les a vus disparaître?

Je suis fascinée par ces réunions aléatoires de gens. Dans le métro, dans un cocktail, un cinéma, une foule, une manifestation ou que sais-je?
Plus jamais on ne sera réunis de la même façon... Cela se passe une seule fois dans une vie, ce rassemblement là, comme ça, tous en même temps, commandé par le hasard. Ou peut-être pas...

........

Vous savez quoi? Ca m'apprend à être attentive, peut-être que j'ai quelque chose à voir, à apprendre, à comprendre de ce qui se passe (ou de ce qui ne se passe pas) dans cette rame de métro...

Parfois l'important surgit de l'inattendu, de l'anodin

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Photo Coumarine



Fin »