13 novembre 2009
La nuit je me lève pour faire pipi ;-)
Fabeli...
Beaucoup de ceux qui passent par ici la connaissent
Fabeli et son amour des mots, en cela on se ressemble
Fabeli écrit bien, comme j'aime, avec des mots justes et vrais
Fabeli de plus, est une belle personne, ce qui n'est pas le moins important!
Or, Fabeli m'a taguée...
eh bien je n'aime pas ça du tout, Fabeli le sait, elle m'a taguée quand même!
Fabeli savait que j'avais peu de chances d'accepter de répondre...elle m'a taguée quand même, oh! la vilaine!
Pourtant je le fais, Fabeli: me voici!
Pourquoi?
Sans raison
Simplement parce que j'apprécie Fabeli-qui-aime-les-mots
Voici donc le tag auquel je réponds ici
1. Remercier celui qui l’a donné
2. Copier l’award
3. Le poster sur son blog
4. Dire 7 choses que les lecteurs ne savent pas sur soi
5. Mettre les liens de 7 bloggueurs
6. Les prévenir qu’ils ont gagné un award
Voici les sept révélations extraordinaires à mon sujet:
hum hum, l'instant est solennel, j'éclaircis ma voix et je me lance:
1. je me couche très tard le soir, certainement après minuit, souvent vers 2h du mat, parce que je lis beaucoup le soir dans mon lit
2. je me lève une fois durant la nuit pour faire pipi (serais-je la seule?)
3. je fais ça comme une somnambule et me recouche aussitôt, faut surtout pas que je me réveille tout à fait! sinon le reste de la nuit est très compromis
4. puis je me rendors sans problème comme une juste qui n'a rien à se reprocher
5. je me réveille vers 8H et me lève en bonne forme même si je n'ai dormi que 6 heures
6. je retourne faire pipi
7. je peux rester deux ou trois heures derrière mon PC sans prendre ma douche, sans m'habiller, j'adoooooooore ça...
Maintenant il me faut mettre le lien de 7 blogueurs
Et c'est là l'opération délicate
Paske sept, ça fait pas huit, ni neuf ni davantage
Impossible pour moi de faire ce choix. C'est comme ça...
Alors je vais vous citer les noms de gens qui régulièrement et depuis pas mal de temps, viennent déposer un commentaire ici... Mais n'ont pas de blog!
Donc un petit clin d'œil à
Bernie, Charlotte, Nicole, Bécassine, loulotte, abeille, Brigou
Quant à l'explication sur "les blogs-et-leurs-lettres-de-noblesse" que j'avais eu l'intention de vous faire aujourd'hui, et bien, je renonce, du moins pour l'instant, que voulez-vous, je me sens pas capable de l'écrire aujourd'hui.
Cela viendra en son temps, cela doit mûrir encore dans ma petite tête de Coumarine
12 novembre 2009
Ecrire à Bruxelles
Depuis quelques jours il parlait de Bruxelles, comme aucun Bruxellois ne peut le faire
Chaque jour un nouveau quartier, une rue, des gens, une atmosphère.
Un écrivain français rencontré autrefois dans une autre vie
en résidence d'auteur dans ma ville, pour quelques jours encore
Hier ensemble attablés chez un chocolatier sur le quai des briques
le regard ouvert et attentif sur le cheminement de l'autre, ils parlaient d'écriture, celle du livre papier, celle du blog, se mettant d'accord que ça n'avait rien en commun
Ou si peu, si peu. Juste l'écriture comme passion.
Et qu'un jour l'écriture sur le blog gagnerait ses lettres de noblesse
Certains déjà se battaient pour cela
Alors...
Un chocolat chaud à la couleur safran. Deux pralines et un verre d'eau (bientôt deux d'ailleurs, parler ça donnait soif).
Elle, n'avait quant à elle aucun œuf à peler.
Juste un merci...
10 novembre 2009
Deux infos
A l'initiative d'Alainx
Le prochain
aura lieu
du SAMEDI 14 NOVEMBRE
AU DIMANCHE 22 NOVEMBRE 2009
Si vous souhaitez voir de quoi il s'agit,
consultez le site du Marathon
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N'hésitez pas à vous inscrire !
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Deuxième info
Avis aux Belges du Tournaisis et aux Français du Nord
Dimanche prochain, le 15 novembre de 16h à 19h
je serai présente au Salon du Livre de Tournai la Page dans le cadre prestigieux des Halles aux draps,
Grand Place de Tournai
avec bien entendu mes deux livres (que vous voyez affichés là sur le côté)
Je serais très heureuse de vous y rencontrer
Que serais-je sans moi
Vous connaissez ce poème d'Aragon mis en musique par Jean Ferrat, poème qu'il a écrit pour son grand amour Elsa Triolet?
Installez-vous, écoutez le début (qui est le refrain chez Jean Ferrat)
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant?
que cette heure arrêtée au cadran de la montre
que serais-je sans toi que ce balbutiement?
C'est magnifique n'est-ce pas?
Reconnaître ce que l'on est, ce que l'on devient, grâce et avec l'amour de l'autre...
Sans toi dit le poète, je ne vis pas dans la plénitude de qui je suis, je ne suis que balbutiement, heure arrêtée, cœur dormant. C'est toi qui m'encourages à déployer mes ailes et à vivre au plus large de moi-même. Ton regard aimant sur moi ouvre ma vie, invente mes richesses, colore mes espérances
Oui c'est magnifique...
Hier j'ai fait une expérience étonnante. J'ai chanté ces mots en changeant le pronom TOI par le pronom MOI.
Que serais-je sans moi...
Non pas comme une proclamation d'un ego surdimensionné du genre je me suis faite toute seule, je me suffis à moi-même, je n'ai besoin de personne. Pas davantage comme une affirmation un peu désespérée quand effectivement il n'y a personne pour nous raconter notre beauté, notre bonté... non ce n'est pas ça du tout, comprenez-moi bien.
J'ai simplement, courageusement et humblement, (car il faut du courage et de l'humilité pour faire ça) chanté ces mots en reconnaissant que tout se trouve en moi, la beauté et la bonté de ma personne, que je n'ai pas à la chercher sans cesse autour de moi et auprès des autres, que je n'ai pas à mendier la permission d'exister, la permission d'être et faire ce qui est bon pour moi d'être et de faire...
Je suis moi... quelle chance j'ai... que serais-je sans ce moi qui m'habite et ne souhaite que grandir en sagesse et en fantaisie, en créativité, et développer au maximum toutes ses qualités bien présentes en germe ou en pousses fragiles.
Se dire à soi-même: merci d'être, et merci d'être qui tu es. Apprendre à s'aimer aujourd'hui telle que l'on est, pour pouvoir déployer ses zones d'ombres et de replis.
Bien sûr c'est là le seul et unique chemin pour aller vers les autres et les aimer dans une attitude juste (donner/recevoir) et pas dans une revendication éplorée et sans fin d'être aimée et reconnue
Oui, que serais-je sans moi...
Peinture de Françoise Collandre
08 novembre 2009
La mauvaise rencontre
Je viens de terminer la lecture de "Mauvaise rencontre" de Philippe Grimbert
Autant j'avais vibré profondément à son roman précédent "Le secret" (j'ai moins aimé le film qui en a été tiré) autant ce roman m'a laissée de marbre. (Le titre par contre est bien choisi!)
C'est un roman pour rien je trouve... un de ces romans qui sans doute n'a trouvé d'éditeur que par la relative célébrité de l'auteur. (Je serais curieuse de voir sur les blogs de lecture ce que les blogueurs en ont pensé...j'irai voir)
Ce roman parle d'une amitié qui a mal tourné...
Ce roman parle donc de l'amitié
Et il dit quoi sur l'amitié? Sur ce lien profond qui peut unir deux êtres pendant de longues années? Et peut-être pour la vie?
Rien ou si peu...
On ne sait pas pourquoi ni comment ces deux garçons sont amis, ce qu'ils partagent en commun, ce qui les lie si fort, il n'y a aucun passage fort ou interpellant qui parle de leur amitié qu'on pourrait se dire en le lisant: ah oui! je comprends tellement tout ça!
Je pourrais parler de l'amitié, mais alors vraiment de l'amitié et non me contenter de raconter des petites anecdotes que deux amis peuvent vivre, mais pas vraiment significatives du lien si profond qui peuvent les unir.
Je pourrais parler de l'amitié je le crois vraiment: j'ai eu deux très grandes amies, de celles avec qui on partage beaucoup. Surtout de son intériorité, dans l'assurance qu'on sera comprise et entendue...
C'est tellement important de se sentir vraiment écouté et compris pour qui l'on est!
C'est tellement important de donner aussi à un ami cette expérience si positive d'être vraiment écouté et compris...
Sans jugement, dans l'acceptation totale de ce qu'on est! De qui l'on est!
C'est si rare, si précieux...
Dès qu'il y a un sujet tabou entre amis (un sujet tabou = dont on se refuse à parler ou que l'autre refuse d'écouter)... pour je ne sais quelle bonne (ou mauvaise) raison, je sais pas vous, mais pour moi je n'appelle plus ça amitié. C'est du copinage tout au plus.
J'avais deux amies, je les ai perdues toutes les deux.
Par trahison toutes les deux.
La première j'en ai parlé là, je ne vais pas raconter à nouveau cette histoire douloureuse.
La seconde, non je n'en pas parlé, mais dix ans après la rupture, la blessure est encore vive
La blessure de la perte de mon amie.
La blessure surtout d'avoir été trahie.
parce que maintenant cela m'est très difficile d'entrer en confiance dans une amitié. Je me tiens désormais au bord de l'amitié, sans y entrer vraiment
Méfiance... je ne veux plus me laisser brûler. Et quelque chose de moi "sait" comment ça peut finir!
Bien sûr on pourra m'objecter cent fois que cette amie n'était pas vraiment pas une amie, puisqu'elle m'a laissée tomber!
Et bien si! C'était mon amie. Et j'étais son amie. Avec la confiance qui va avec, avec l'ouverture de son soi intérieur le plus profond sans peur d'être jugée et rejetée..
Jusqu'au jour où l'impensable s'est produit: j'ai été jugée et condamnée sans espoir de retour!
Je dois être sa "mauvaise rencontre". A moins que ce ne soit l'inverse...
Les ruptures d'amitié sont très douloureuses. Très.
Photo Coumarine
04 novembre 2009
Je suis contre et contre
J'ai un œuf à peler
Avec un mot!
Il s'agit du mot contre
Rendez-vous compte de sa félonie:
Il a deux sens tout-à-fait opposés et contradictoires ce mot-là!
Il a le sens de contre et de contre, vous vous rendez compte?
Je vois votre air perplexe!
moi aussi je n'en suis pas revenue!
Ecoutez voir (bon soit vous écoutez, soit vous voyez, mais c'est quoi cette façon de parler... oups un petit doute, dit-on ça en France? ou rien qu'en Belgique? passons!)
Donc prenons le premier sens de contre
Dans ce sens-là c'est que du bon, de tendre...
Je te prends contre mon cœur, viens tout contre moi, je me blottis contre toi...
Que du chaleureux, du paisible, du bon...
Ca fait tant de bien de se trouver contre quelqu'un, de se laisser prendre contre lui... de fermer les yeux et de savourer cette impression de paix, de bonheur
Prenons le deuxième sens de contre
Dans ce sens là...contre c'est contre, tout l'opposé du premier contre
Je lutte contre toi, la police a lutté contre les manifestants toute la nuit, ce parti lutte contre le pouvoir en place...etc
Que de l'opposition, des luttes de pouvoir, que des tiraillements, de l'agressivité...
Donc vous voyez que la langue française a encore bien des progrès à faire...
Il lui manque manifestement des mots...
Parce que franchement on ne tolèrerait ça de personne de dire tout et son contraire!
03 novembre 2009
Tenir le coup...
Les arbres se dénudent inexorablement. Si beaux, si déployés dans leur parure royale il y a encore quinze jours, ils commencent à frissonner de froid dans leurs branches décharnées. Les feuilles rouges et dorées forment un épais tapis, qui chante sous les pas...
Le paysage inexorablement s'habille d'hiver: je n'ai plus le même plaisir à arpenter les allées du parc voisin. La chaleur somptueuse de ce bel automne peu à peu se tarit... même les mouettes ne volent plus avec la même ivresse. Tout s'aplatit et se coince dans l'uniforme couleur grise.
Ce matin je me suis rendue compte que mon cœur aussi se grisaillait et que si je n'y prenais garde, j'allais plonger dans la tristesse, le vague à l'âme, les sentiments bof bof
Je ne suis pas la seule, nous chantons tous un peu la chanson des bofbof je suis fatigué(e) j'ai pas le moral
Que ce soit dans la rue ou dans les blogs. Ne dites pas le contraire, je l'ai entendu et lu!
Pourtant comme chaque année à cette époque, il faut bien s'habiller de courage pour traverser ces quelques mois... pas moyen de faire autrement!
Alors demain ou après, je raconterai comment je m'y prends pour tenir le coup jusqu'au printemps...
Mais si vous avez des idées... elles sont les bienvenues...
Photo Coumarine
01 novembre 2009
Virage à 180 degrés...
Je cueillerai un rayon de soleil pour le revendre au plus offrant.
Je capturerai le héron tranquille qui se dore sur l'eau de "mon" étang. Je le porterai au marchand de volailles. C'est le temps de la chasse, quelqu'un achètera bien du héron. C'est très bon un civet de héron...
Je revendrai quelques paroles douces que j'ai reçues gratuitement. Comme les gens ont besoin de paroles douces, je suis sûre de faire des affaires. Beaucoup de bonnes zaffaires!
Vous voyez?
Je sors de ma candeur. De ma naïveté.
Ah ben oui! On me la reproche celle-là! Si tu crois, me disent les gens intelligents, ceux qui savent bien ce qu'il en est exactement, que le monde est aussi beau et gentil qu'il apparaît dans ton blog? Tu crois encore au Père Noël toi... Faut nettoyer tes lunettes, faut tousser un bon coup, faut sortir de ton fauteuil qui t'enfonce pépère (ou plutôt mémère!) dans tes bons sentiments gnan gnan...
Le monde est un ramassis de dégeulasseries.
Un point c'est tout! Faut pas chercher plus loin!
Va te cacher en dessous de ta couette et suce ton pouce...
Euh...
Je recommence.
Je cueillerai un rayon de soleil pour l'offrir à celui qui le voudra.
Je contemplerai le héron qui vient tous les jours méditer sur l'eau tranquille de "mon" étang, je ne le capturerai qu'en photo et je vous l'offrirai.
Et les paroles douces que j'ai reçues, gratuitement, je les ferai circuler pour que d'autres en profitent...avec en prime des caresses, des sourires, de toutes ces choses qui remuent le cœur et font tant de bien à l'âme...
Mais chuuut ne me dénoncez pas, je risque gros je vous le dis...
Il est là le héron, posé sur l'eau qui miroite de ses couleurs d'automne...
Et il médite interminablement...
30 octobre 2009
La lettre sur le dos
Y aurait-il, épinglée sur mon dos depuis toujours, écrite par un ancêtre, aïeul ou parent, une lettre que je ne puis lire (forcément!) et qui m'étiquette, me conditionne...?
Je soupçonne que cette lettre se trouve sur mon dos, elle pèse si lourd, elle pèse des tonnes... me donne des maux de dos, de tête, de cœur, de pieds qui n'avancent pas... mais j'ignore ce qui se trouve écrit là, je ne puis le lire moi-même...
Et si quelqu'un m'en parle, parce qu'il a tenté de déchiffrer cette lettre si mal écrite, ses mots seront déformés, accommodés à sa sauce personnelle...
Tiens je me demande tout-à-coup...
Ce qui est vrai pour moi, l'est-il pour mes enfants, le sera-t-il pour les enfants de mes enfants...?
Quelle est la lettre que dans mon inconscient (mon inconscience) j'ai épinglée sur leur dos à eux, à laquelle ils n'ont pas accès librement, et qui leur donne maux de dos, de ventre, de pieds qui n'avancent pas...?
Où se trouve la liberté de chacun d'entre nous?
Peut-on un jour déchirer cette lettre (est-ce souhaitable d'ailleurs, peut-être que cette lettre est notre colonne vertébrale...) et réécrire une histoire qui serait vraiment la nôtre?
Photo Coumarine
28 octobre 2009
L'arbre libre dans sa tête
Où donc se cache le fantôme de mon arbre
ce fantôme qui règne sans visage?
Inscrire sa présence
peut-être même son nom
puis le côtoyer un moment
l'interroger,
écouter ce qu'il a à me dire...
afin de pouvoir un jour enfin
me séparer de lui.
Pouvoir lui souhaiter bon vent
car j'ai à faire aujourd'hui
mon chemin personnel.
Alors je nommerai par une parole
ce qui n'a jamais été dit
ce qui a été tenu secret.
Alors l'arbre respirera
renouera avec le vent qui taquine
les feuilles, en ivresse, en liberté.
Un arbre, c'est fait pour danser dans le vent
pas pour se figer dans l'arrêt sur image
surtout si l'image est transparente et vide
d'un nom, d'une photo, d'une parole
d'une histoire qui ne s'est jamais dite...
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