Sérénité - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

22 septembre 2009

Sérénité

Aujourd'hui, j'ai marché...

Pas loin de chez moi (j'en ai parlé ici  et) il y a tout ce qu'il faut pour une promenade "nature": un parc, des arbres, un petit étang (pas si petit que ça...), quelques canards, et oies blanches (non non...c'est pas moi...). Un héron aussi quand il daigne montrer le bout de son bec. Digne et solitaire.
Aujourd'hui en plus il y avait le soleil et le ciel bleu bleu bleu tout déployé au dessus de la tête.
Et dans l'air quelque chose d'indéfinissable qui ressemblait à la sérénité.
La sérénité, j'en ai  besoin ces jours-ci. Alors je suis allée la chercher là où je sais la trouver...

J'ai laissé les choses à faire à la maison... j'ai chaussé mes baskets et suis partie un bon moment.

D'abord je me suis placée bien en face du soleil. Et je l'ai laissé m'envahir.
Je lui ai présenté mon front, j'ai fermé les yeux: le soleil s'est concentré entre mes deux yeux, là où l'on s'accorde à dire que se trouve un point de chakra important, le troisième oeil (ou l'œil intérieur, ou l'œil de l'âme
Je me suis offerte, ouverte au soleil. Je l'ai laissé consciemment m'envahir. Il a caressé mon front et peu à peu a irradié dans mon corps jusqu'aux extrémités de  mes doigts. Je me suis sentie gonflée de cette lumière, et me suis élargie aux dimensions de... du monde. Oui j'ose le dire...parce que c'est cela que j'ai vécu, comme un embrasement accepté librement.

Puis je me suis baissée et j'ai ramassé ce qui s'offre là gratuitement en ce moment. J'ai cueilli quelque marrons tout ronds, tout luisants, tout beaux, tout colorés de cette couleur et senteur de l'automne naissant. Un pour chaque main, et quelques-uns dans ma poche.
Et je les ai roulés indéfiniment dans mes mains, tout en continuant ma marche. Petit massage improvisé, mais tellement bon, comme si le grand marronnier voulait me communiquer un peu de sa force. Je l'ai acceptée avec gratitude et lui ai dit merci.

Enfin, je me suis plantée devant l'eau frissonnante de l'étang. J'ai regardé deux ou trois canards qui nageaient tranquillement, quelques mouettes blanches qui planaient au dessus des eaux avec un majesté silencieuse: comment font-elles  pour ne pas connaître l'inquiétude, l'anxiété qui désordonnerait leurs amples et puissants mouvements?
Je lei ai interrogées longuement... et elles m'ont répondu...
Je suis rentrée régénérée
Et me suis sentie...BIEN

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Commentaires

    Je suis bien d'accord, rien ne vaut une ballade au grand air et si possible au soleil afin de se remettre les idées en place... et une des premières choses à faire : éteindre les écrans !

    Bise Bleck

    Posté par Bleck, 22 septembre 2009 à 22:50
  • Je comprends, Coumarine. Rien de tel que la communion avec la nature pour se regénérer et retrouver la sérénité. Je le fais dès que je le peux moi aussi.
    Douce nuit à toi. Bises.

    Posté par Françoise, 22 septembre 2009 à 23:28
  • Tiens...

    suis bien contente de votre visite
    Bleck et Françoise, qui partagez ce besoin de marcher et de se plonger dans un bain de nature...
    Merci!

    Posté par Coumarine, 22 septembre 2009 à 23:32
  • Après deux journées de travail, j'ai eu besoin aussi de faire le plein de grand air et j'ai aussi fait le tour de l'étang hier en fin de journée. Moi aussi, j'ai ramassé un marron tout rond, tout lisse, que j'ai longuement caressé, comme un massage de détente. Mais je n'ai pas aperçu le héron. Par contre, as-tu vu la bernache avec la patte cassée ?

    Posté par naline, 23 septembre 2009 à 06:51
  • Intéressante cette petite expérience relatée !
    la "communion" avec la nature est un média spécifique de communication avec soi-même.
    une éveilleuse de sensations profondes.
    Encore faut-il déchiffrer ce type de ressenti, c'est-à-dire y mettre les mots du vécu, et pas uniquement des mots descriptifs de ladite nature.
    Mais ceci est un autre exercice !...
    (sinon, on risque de "dépendre" de la nature pour être bien,ce qui serait dommage...)

    Posté par alainx, 23 septembre 2009 à 07:42
  • Voilà pourquoi j'aime la campagne... Le paysage change chaque jour. C'est bon de se laisser envahir par le soleil...
    Dans mon jardin, les marrons commencent aussi à tomber, j'irai bientôt en ramasser avec mes petits-enfants. C'est devenu une tradition...
    Bisous et belle journée Coum!

    Posté par tilleul, 23 septembre 2009 à 08:21
  • ah les marrons ! j'en vois le matin sur les trottoirs parisiens (non loin du champ de coquelicots) et je me souviens de ma cour d'école...les marrons sont pour moi l'automne, la rentrée et l'envie de se préparer à de nouveaux "défis" et désirs.
    (très belles photos-reflets)

    Posté par wictoria, 23 septembre 2009 à 10:03
  • @Naline...non hier je n'ai pas vu le héron..mais la bernache à la patte cassée...oui
    Elle est là parmi les autres, se débrouille très bien!

    @alain... plus qu'une description de la "nature" j'ai en effet voulu communiquer mon ressenti durant cette promenade
    Tu sais, si je ne m'étais pas mise en état de "conscientisation" devant ce qui se passait en moi, je n'aurais pas pu saisir ces ondes de régénération qui me parcouraient
    Aller marcher pour moi est un moyen que j'utilise qd mes états d'âme ne sont pas toptop.
    Mais je peux aussi, assise devant mon PC, descendre en moi-même et me mettre en état de réceptivité, ce qui m'aide toujours à sortir du marasme

    @tilleul... il me semble qu'il y a déjà beaucoup de marrons tout ronds, tout lisses
    Bonne cueillette avec tes petits...

    Posté par Coumarine, 23 septembre 2009 à 10:08
  • @wictoria...les marrons qui tombent en ville sur le capot des voitures peuvent y faire de beaux dégâts!)
    J'aime ce que tu dis concernant ce que représentent les marrons pour toi: de nouveaux défis ou projets...

    Posté par Coumarine, 23 septembre 2009 à 10:10
  • Ecrire sur le sentiment d'apaisement, quelle qu'en soit l'origine, c'est parfois si difficile...
    Bravo !

    Posté par Cameron, 23 septembre 2009 à 10:37
  • @Cameron... quand je vais chez toi... mince...quelle écriture!
    J'aime énormément!

    Posté par Coumarine, 23 septembre 2009 à 11:43
  • C'est un peu étrange de se parler par blogs interposés, mais je ne peux pas faire autrement : merci de la visite, merci surtout des commentaires. Je suis vraiment touchée, venant de quelqu'un dont je dévore si souvent les textes. Merci encore !

    Posté par Cameron, 23 septembre 2009 à 11:50
  • Je comprends.

    Posté par Annick, 23 septembre 2009 à 12:16
  • @Cameron... moi ce matin, j'ai dévoré un certain nombres de tes textes...
    merci aussi...))

    Posté par Coumarine, 23 septembre 2009 à 12:17
  • @Annick...on s'est croisées.. merci à toi!!!

    Posté par Coumarine, 23 septembre 2009 à 12:18
  • bonne après-midi !

    Récupérer ses énergies en contact avec la nature...
    Quand une trop grande émotion nous habite, nous lui appartenons en entier, il n'y a momentanément place pour rien d'autre. ça ne dure généralement pas.
    Les états d'âme, eux, sont en quelque sorte des sous-émotions qui durent des heures, des jours, des semaines ! vues du dehors, ces sous-émotions peuvent sembler de peu de poids, voire dérisoires-et nous pourrions nous sentir gênés d'avoir à les exprimer. Véçues de dedans, elles sont incroyablement importantes.
    alors...
    Un visage, une phrase, la vue d'un coin de ciel, un chant d'oiseau, le vol d'une feuille morte prise dans un tourbillon peuvent nous faire changer d'état d'âme.
    Je crois que nous devons voir le bonheur comme le résultat d'une vie pleine de bon sens.

    Posté par bernie.83, 23 septembre 2009 à 12:50
  • Par tes petites paroles, j'ai senti le soleil venir sur moi et il m'a offert un sourire !
    Quels bonheurs !

    Posté par Miss Line, 23 septembre 2009 à 12:58
  • j'en aurais pleuré : ils ont déraciné un arbre à coups de pelle mécanique. Ils auraient pu lui offrir une mort digne.
    Quoique : on fait pire à des hommes, alors les arbres....
    trop sentimentale. Mais j'assume.
    bisous

    Posté par claire, 23 septembre 2009 à 13:01
  • j'ai un peu cassée l'ambiance là. Désolée.

    Posté par claire, 23 septembre 2009 à 13:16
  • Tu as de la chance d'avoir un tel endroit où marcher et te reposer l'esprit (cette note suite à la précédente, quel contraste !).
    J'en aurais bien besoin en ce moment...Tant pis, il faut faire avec ce que l'endroit où on habite nous offre.(pour le temps présent. Après, nous sommes libres de rêver (et d'organiser) notre habitation future, c'est vrai)

    Très belles, tes photos automnales.

    Posté par sel, 23 septembre 2009 à 13:54
  • Merci pour cette "Sérénité" qui rend si bien cette paix que procure la marche - et, sous la caresse du soleil, notre tumulte qui s'apaise.

    Posté par Tania, 23 septembre 2009 à 14:21
  • @Bernie...oui on peut parfois être possédé(e) tout entier par une émotion forte.
    Et donc il faut des moyens pour se reconnecter avec le profond de soi... marcher en est un!

    @Miss Je viens de répondre à ton mail...bises à toi

    @Clairette... comme je te comprends, je serais capable de pleurer aussi quand un arbre meurt, à fortiori qd on le tue!!!

    @sel...oui je suis consciente de la chance que j'ai, en effet
    Et comme tu dis les billets se suivent et ne se ressemblent pas )

    @Tania.. toujours contente de te "voir" venir me dire un petit bonjour....

    Posté par Coumarine, 23 septembre 2009 à 15:02
  • Cela donne envie merci pour cette promenade, à travers tes mots j'ai eu l'impression de l'avoir fait... merci Amitiées

    Posté par manoudanslaforet, 23 septembre 2009 à 15:23
  • Et que t'ont-elles répondues les mouettes ? Je crois que je connais la réponse. Vivre, respirer, ici et maintenant et faire taire le mental.
    La nature a ce quelque chose de puissant de nous régénérer, de vivre dans l'instant présent en connexion avec les éléments essentiels. Et c'est bon de se dorer aux rayons de soleil, même si parfois timides.
    Et la nature est si belle en automne, les couleurs si diversifiées, les teintes brunes, orangées tel un potiron qui se coupe gracieusement sous un tas de feuilles ramassées. Qui serviront à l'herbier.
    Je voudrais pouvoir m'oxygéner plus souvent, avoir un lieu de ressourcement comme toi avec l'étang, les canards, les arbres qui te chuchotent des mots doux dans l'oreille, les mouettes qui savent elles, qui connaissent le Secret...

    Posté par Alessandra, 23 septembre 2009 à 18:44
  • Ah, qu'est-ce que j'ai aimé lire ce texte! Celui d'hier me secouait trop, je pensais à ces dissertations de français que j'ai rédigés sur le fait que le rôle de la littérature "c'est aussi de déranger"... ça faisait toujours mouche avec les profs... Mais je préfère les textes qui m'apportent la sérénité, qui me parlent de la rotondité rassurante des marrons, de leur peau lisse qu'on ne se lasse pas de caresser du doigt, de leur brun chaud qui réjouit les yeux et le coeur. Merci Coumarine...

    Posté par Pascale, 23 septembre 2009 à 18:47
  • hummm... Comme ça a dû être douuuuuux....Doux comme un marron chauffé. Laisser refroidir avant d'ouvrir. Pour patienter, caresser sa coquille de velour et croquer délicieusement le dedans, juste bien. Pas trop chaud, juste à point pour le plaisir.
    J'ai les mêmes instants parfois dans ma campagne aussi. Je me sens parfois grande, parfois petite. Lorsque je demande aux vieux chênes des forêts c'est le ciel que je touche presque mais lorsque je demande à ma jument... Là c'est toute petite et silencieuse que je reste. C'est pas mal aussi parce qu'il n'y a plus qu'une seule chose à faire: apprendre.
    Bonne soirée et merci pour cette douceur partagée.

    Posté par Catherine, 23 septembre 2009 à 20:06
  • J'ai envie de retenir ceci : "Et dans l'air quelque chose d'indéfinissable qui ressemblait à la sérénité."
    Ce besoin de sérénité, je le ressens tellement aussi...

    Posté par Petit Poucet, 23 septembre 2009 à 20:47
  • Ton billet du jour me rappelle combien il est bon de flâner dans la nature, chose que je n'ai pas faite depuis longtemps.

    Voilà qui pourrait être sympathique ce week end si le temps s'y prête!

    Bonne continuation et bonnes ballades!

    Posté par Louloute, 23 septembre 2009 à 21:40
  • @manou..contente que cette promenade t'ai plu!

    @Alessandra... oui j'ai de la chance, je le reconnais, j'ai quelques minutes à faire pour gagner un coin de vraie nature...
    Ce que les mouettes m'ont dit? quelque chose dans le genre que tu as écrit là )

    @Pascale...moi aussi mon texte de hier m'a secouée, on ne le croirait pas hein!
    La sérénité... pas toujours facile à la toucher...

    @Catherine, tu dis là qqch de très vrai: la nature et les animaux ont des "leçons" à nous donner, nous pouvons apprendre d'eux, si nous avons le coeur ouvert!

    @Petit Poucet... cette phrase que tu cites est le point central dont nous avons tous besoin, surtout en ces périodes secouées..
    La saisir là où elle se trouve... même s'il faut y consacrer un peu de temps...!

    @Louloute...sans faute ce WE d'ac?

    Posté par Coumarine, 23 septembre 2009 à 22:32
  • Je sens la caresse du vent et la chaleur tiède du soleil , rien qu'à te lire ! Et pour reprendre une phrase que j'ai lue chez toi " les mots et les images font bon ménage" dans ce doux billet . J'aime beaucoup la photo avec le reflet dans l'eau .
    Et tu permets, Coumarine de dire que je suis touchée par la réflexion de Bernie . Elle trouve écho en moi .
    A bientôt .

    Posté par Julie, 24 septembre 2009 à 08:01
  • Julie. Les réflexions de Bernie sont toujours appropriées. Je m'y retrouve également très souvent.

    Posté par Annick, 24 septembre 2009 à 08:12
  • beaujour COUM.

    Whaou c'est COOL
    rien que de te lire,,,,, cela fait du bien
    alors profites en bien,,,, et au pire
    abuseZen

    douce journée à toi
    bise

    Posté par rsylvie, 24 septembre 2009 à 08:33
  • tu t'es "plantée"... rien de mieux qu'un bon ancrage au sol pour se sentir bien, solide, là...

    Posté par Le Chat, 24 septembre 2009 à 11:06
  • je vais marcher cet après-midi dans la nature ; j'espère que j'y trouverai un peu de la sérénité que tu as éprouvée.

    merci pour ce beau texte et les belles photos;

    Les marrons, comme pour beaucoup de tes lecteurs font ressurgir des images de l'enfance, des cours d'école, des feuilles d'automne de ton ocre ou d'un beau rouge flamboyant que nous ramassions pour les coller sur notre cahier à l'école. Nous "apprenions" la nature en ce temps-là !

    Posté par BEcassine, 24 septembre 2009 à 11:39
  • Un vrai festival des sens, Coumarine, que tu captes fort bien, on s'y croirait à tes côtés. Merci beaucoup pour ce parcours sensuel.

    Posté par joye, 24 septembre 2009 à 14:24
  • Merci à vous encore,
    Julie, Annick, Sylvie, Le Chat (oui je me suis "plantée"!!), Bécassine et Joye
    Pour votre passage...

    Posté par Coumarine, 24 septembre 2009 à 20:56
  • Merci

    juste merci, parce que ça donne envie d'en faire autant... (parfois on oubli les choses les plus simples) bonne journée.

    Posté par carole, 25 septembre 2009 à 10:35
  • @Carole...ben justement ne pas oublier les choses simples, celles qui font du bien à l'âme

    Posté par Coumarine, 25 septembre 2009 à 12:42

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