Mon étoile était encore muette... - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

27 septembre 2009

Mon étoile était encore muette...

J'ai huit ans je crois.

C’est un jour d’été. Il y a la plage, tellement vaste qu’elle s’en va loin là-bas, jusqu’au bout du monde. Il y a les cris des enfants. Et ceux des adultes qui les appellent. Il y a les mouettes qui piquent un sacré vol plané  sur la mer. Il y a le vent iodé qui siffle aux oreilles et que c’est pas facile des fois de marcher comme ça. On voit les gens qui avancent tout de travers, complètement penchés en avant à lutter contre le vent, ou alors en arrière poussés par lui. C’est rigolo, comment ils tiennent debout !
Il y a les pieds qui s’enfoncent dans le sable mouillé tout neuf à peine déserté par la mer. Attention de ne pas se blesser aux coquillages éparpillés ! Parfois, ils sont tous cassés ! Petits débris dérisoires, mais qui compliquent ma marche de petite fille aux pieds nus, écorchés déjà… aïe ça fait mal !
Mais je veux continuer, parvenir jusqu’au bord de l’infini, là où la mer commence son voyage bruyant dans les retombées de ses vagues fougueuses, fracassées d’étincelles blanches.

bord_de_mer

J’ai la tête remplie des odeurs et des sons assourdissants du vent. J’entends dans le lointain  les appels répétés de ma mère qui m’ordonnent de revenir immédiatement vers la sécurité, vers le sable mou et les beaux coquillages restés entiers, des coquillages qui ne blessent pas les pieds… Mais mon oreille est sourde, car je continue d’avancer jusqu’aux vaguelettes qui viennent s’échouer à mes pieds.
Là, je m’arrête, le cœur battant mille chamades, figée dans une attente presque douloureuse…

Je sens qu'il se passe quelque chose d'important, qu’il faut que je laisse le soleil, et l’air piqué d’iode, et le vent un peu sauvage, et les embruns qui volent, prendre possession de mon corps tout entier, jusqu’au bout des doigts, afin qu’ils finissent par atteindre mon âme

Et soudain j'ai su…

J'ai su ce que personne autour de moi ne semblait savoir, ce que personne sans doute ne pouvait un seul instant imaginer. C'était comme une étincelle qui soudain renaît d’un feu que l’on croit éteint. Comme le goût particulier d’un légume précis que la langue attentive repère soudain dans une soupe aux ingrédients mixés. Comme la voix dont le timbre particulier surmonte le chœur indistinct de la foule. Comme quand on écarte les tentures de velours opaque pour laisser d’un seul coup entrer un soleil puissant.

Soudain j'ai su… parce que je savais déjà
Ce jour-là, bien ancrée sur le sable mouillé, malgré les coquillages brisés qui me blessaient le pied, j’ai tellement respiré aux dimensions de cet horizon prodigieux, que je me suis agrandie jusqu’à me sentir faire UN avec la mer et le ciel qui s’unissaient au loin dans une vivante étreinte bleue.
J'ai su que j'étais différente, porteuse désormais d’une marque qui me faisait l'enfant d'un univers tellement plus vaste que l’univers restreint d’une maison maussade, d’une classe aux murs étriqués, d’une rue encombrée de ses mille médiocrités.

loup

Soudain j'ai su que j'étais une enfant sauvage, une petite louve rebelle et qu’il me faudrait lutter contre  moi-même avant tout, pour ne jamais, jamais l’oublier…

Oui j'ai su qu’il me faudrait répondre à cet appel qui n’en finirait pas de creuser la faim au fond de moi. Au fond du profond de mon être.
Ou plutôt qu'il me faudrait danser sur le fil funambule qui reliait à la lune, mon étoile encore muette…

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Commentaires

    "...d'un univers tellement plus vaste que l’univers restreint d’une maison maussade..."

    De fait. N'est-ce pas une nécessité que de communier avec la nature sauvage afin, justement, de dépasser les limites qu'on nous a imposées? N'est-ce pas là la vraie liberté? Reconquérir son être, en fait, êtr pleinement soi-même et vivre en harmonie avec l'univers.
    Pas toujours facile à mettre en oeuvre dans nos cités, malheureusement...

    Posté par Feuilly, 27 septembre 2009 à 23:08
  • "il me faudrait danser sur le fil funambule qui reliait à la lune, mon étoile encore muette…" sic

    belle métaphore pour traduire ce qu'est une vie : la candeur, l'assurance, l'amour, les doutes aussi...

    encore une fois, que c'est bien écrit.

    Posté par loulotte2, 27 septembre 2009 à 23:39
  • Tu as rencontré ton destin, celui de nous réjouir par tes écrits.

    Posté par mab, 28 septembre 2009 à 06:09
  • un très bel écrit empreint de beaucoup d'émotions ..

    Posté par TITI, 28 septembre 2009 à 06:13
  • Musique sur les oreilles, j'écoute. J'hésite. Laisser mes doigts dire les maux/mots ou bien les laisser filer de mes souvenirs.
    En attendant de savoir, j'ouvre mes blogs préférés et je te lis...
    Pfiouu... Bah ça résonne fort. La porte de la mémoire s'ouvre. Merci.

    Posté par Catherine, 28 septembre 2009 à 07:24
  • Des mots emportés par une vague d'émotion. Un très beau texte.

    Posté par fabeli, 28 septembre 2009 à 09:13
  • Il sont rares ces moments de "vérité révélée". Rares mais si précieux. Peut-être est-ce sur eux que se bâtissent nos vie.

    Posté par incertaine, 28 septembre 2009 à 09:16
  • C'est vraiment beau à lire. Moi aussi, il m'est arrivé de ressentir des moments d'éternité, cela m'arrive encore. Cela me fait me sentir différente également. Je ne sais pas l'exprimer comme toi. Bravo.

    Posté par mel, 28 septembre 2009 à 09:19
  • absolument magnifique ce texte sur l'éveil de la conscience d'une nature intérieure puissante et sauvage, à l'image même de l'univers !

    dans ce texte là aussi on retrouve le même souffle que dans "Femmes qui courent avec les loups", livre dont on a déjà parlé ici

    Posté par Tisseuse, 28 septembre 2009 à 09:22
  • Tiens donc, là j'ai atteint mes limites... C'est probablement trés beau... et je n'y suis pas sensible, limite incompréhensible...

    Et je préfère te le dire.

    Bleck

    Posté par Bleck, 28 septembre 2009 à 10:11
  • L'invitation au voyage

    Tout simplement féerique ! Et je me rappelle « L'invitation au voyage » de Baudelaire :
    « Mon enfant, ma soeur,
    Songe à la douceur
    D'aller là-bas vivre ensemble !
    Aimer à loisir
    Aimer à mourir
    Au pays qui te ressemble ! "

    Posté par jacques, 28 septembre 2009 à 10:48
  • Tu m'a donné envie.

    Le soleil est en train de percer le brouillard. Ce midi je vais aller marcher et peut-être que je contacterai l'infini, les yeux dans le gris-bleu-jaune du ciel et dans les feuillages qui commencent à hésiter entre le vert et le jaune.

    Posté par Annick, 28 septembre 2009 à 12:19
  • La perfection, c'est de n'avoir pas de dépendance. C'est de se libérer de son enfance, de son inconscient, de ses parents, de son milieu : c'est se libérer de son égo. Qu'est-ce qui reste? le nouveau, la créature nouvelle libéré de la peur. La spiritualité c'est apprendre à se déprendre. On ne naît pas libre; on apprend à se libérer pour atteindre la perfection, l'harmonie, le soi.
    Je pense que chaque personne née en ce monde représente quelque chose de nouveau, quelque chose qui n'existait pas auparavant, quelque chose d'original et d'unique.
    C'est je crois, la tâche de toute personne de savoir apprécier qu'elle est unique en ce monde par son caractère particulier et qu'il n'y a jamais eu quelqu'un de semblable à elle, car s'il y'avait eu quelqu'un de semblable à elle, il n'y eût nul besoin pour elle d'être au monde.
    Ce que tu veux fermement et avec toute ta volonté, tu le possédes et aucune créature ne peut te l'enlever du moment que ta volonté est intègre et bonne.
    En vérité, avec ta volonté, tu peux tout faire.
    Nous semblons parfois si diffèrents les uns des autres. Mais quand une personne révèle son expérience à autrui, pleinement, spontanément et honnêtement, elle devient alors moins mystérieuse.
    Personne ne peut se connaître vraiment s'il ne se révèle pas à un autre. Quand une personne est capable de se révéler complètement, elle apprend à mieux se connaître elle-même et devient plus apte à diriger sa destinée à partir de ce qu'elle sait.
    Par dessus tout, je crois, qu'il faut être vrai avec l'autre, alors, nous ne pourrons pas être faux face à soi-même.

    Posté par bernie.83, 28 septembre 2009 à 15:19
  • Je suis aussi très sensible à la mer du nord. C'est à chaque retrouvaille un ravissement qui me met en état de contemplation et de réconciliation.
    Très beau texte Coumarine très puissant.
    C'est la différence qui fait de chacun de nous, des êtres humains uniques. ( cela fait bizarre de mettre un "s" à unique.)

    Posté par charlotte, 28 septembre 2009 à 15:27
  • vou avé dé réve de 20an alor que vou en avé ...combien...

    Posté par abeille, 28 septembre 2009 à 16:02
  • ce texte est vraiment beau. Bien écrit dans sa progression narrative... On ressent cette sorte de montée en tension jusqu'à la prise de conscience de l'unicité de sa propre personne. Et que naît alors le Désir Fondamental, de s'accomplir selon qui l'on est vraiment.
    C'est une expérience d'ordre spirituel. (Et non pas une expérience religieuse... [pouah!!] ... ).

    cela pourrait faire un thème intéressant... à quel âge et dans quelles circonstances chacun de nous a fait une expérience comparable ?...
    en tout cas, cela m'invite à me poser la question pour moi-même... (même si j'ai déjà quelques idées sur la réponse...)

    Posté par alainx, 28 septembre 2009 à 16:16
  • à la fois différent(e)s et si semblables pourtant ....

    Posté par Julie, 28 septembre 2009 à 16:21
  • bonne soirée !!

    Ton texte me plonge encore plus loin dans mes réflexions...
    Si je compare la vie à une planche à voile....
    Le vent irrégulier, les vagues hautes, je file à toute allure...
    Si on n'apprend pas, on n'a pas de plaisir. A moins d'aimer tomber sans cesse, ce qui est passionnant, c'est de faire des progrès et de rendre les choses difficiles, facile.
    Imagine que le destin soit le vent. Tu ne peux pas aller contre ton destin, contre le sens des événements. Il te faut UTILISER le destin pour avancer. Même si le vent te semble contraire, en utilisant sa force, tu peux aller là où tu veux.
    Les échecs (plouf ! dans l'eau) sont des occasions de remonter sur la planche et de recommencer en évitant de refaire la même erreur.
    Plus je suis tendue et plus je me fatigue. Plus je suis confiante et relaxée, plus c'est facile. Je peux faire des heures et des heures de planche à voile sans me fatiguer. C'est pareil dans la vie. Le stress ne sert à rien d'autre qu'à me détruire et je ne le canalise pas positivement.
    C'est en se sentant un avec l'eau, le soleil, le vent, l'Univers tout entier que l'on a les plus exaltantes sensations.
    Quand on fait une erreur, il vaut mieux le reconnaître et lâcher la voile que s'accrocher et boire le bouillon.
    Dans la vie, c'est pareil.
    S'il y'a du soleil et du vent, il ne faut pas se dire :" Tiens, j'irai faire de la planche demain" ou " Tout à l'heure". Il faut saisir l'occasion et en profiter.
    Demain n'existe pas et le vent peut tomber à tout instant.
    Accerptons les cadeaux qui nous sont faits au moment où ils le sont.
    La vie est magnifique, pourvu qu'on observe le sens du vent-quand il y'en a- qu'on en profite et qu'on ne cherche pas égoïstement à aller contre lui.

    Posté par bernie.83, 28 septembre 2009 à 18:33
  • ça, c'est pour l'abeille...
    Il me vient à l'esprit en lisant son coms', la phrase de Paul Nizan :" J'avais 20 ans : Jamais je ne laisserai dire à personne que c'est le plus bel âge de la vie." )

    Posté par bernie.83, 28 septembre 2009 à 18:37
  • Un beau texte qui réveille beaucoup de choses en moi...
    Belle soirée, Coumarine !

    Posté par naline, 28 septembre 2009 à 20:22
  • femmes libres toujours tu chériras la mer

    et bien, j'ai pensé aussi au livre : femmes qui courent avec les loups. J'ai été longtemps comme une louve en cage....et je sais aujourd'hui qu'il y a une rébellion qui ferme et une autre qui ouvre sur l'horizon. (suivre le courant au lieu d'y résister comme le dit très justement Bernie) Merci pour ce texte...

    Posté par carole, 28 septembre 2009 à 20:52
  • Ce texte me laisse sans voix tant il est beau.

    Absolument superbe.

    Je ne sais que dire tant je suis émue...

    Amicalement,

    Posté par Louloute, 28 septembre 2009 à 21:10
  • @Feuilly... j'ai envie de dire ceci: cette prise de conscience soudaine de la faim d'absolu qui est inscrite en nous, peut se faire tout aussi bien en ville, dans une foule, ou n'importe où...
    Ici je l'ai placée dans un contexte de nature... mais ce n'est pas une condition sine qua non
    Je sais que j'ai ainsi des flache d'infinitude dans les endroits les plus insolites...

    @loulotte...ben oui j'utilise beaucoup les métaphores...j'aime ça!

    @mab... ça me fait plaisir quand un texte que j'ai mis bcp de soin à écrire touche mes lecteurs )

    @TITI... merci et bienvenue...

    @Catherine... oui la mémoire s'invite au fil des lectures, mais aussi au fil des blogs que l'on suit...

    Posté par Coumarine, 28 septembre 2009 à 21:47
  • @fabeli... merci à toi )

    @incertaine... oui il s'agit bien de ça: de moments où l'on a soudain accès à une vérité révélée,, une vérité qu'on sait sans la savoir encore... une vérité qui nous constitue...et ces moments sont rares, il faut pouvoir y être spécialement attentifs..ce qui n'est pas évident dans la vie trépidante que nous vivons

    @oui mel... c'est ça... des moments d'éternité... on en vit tous, à tout âge: j'ai tenté de raconter ma première expérience

    @Tisseuse...merci de comprendre mes mots...
    Tu sais combien j'ai vibré à la lecture de ce livre dont j'ai déjà parlé et qui m'accompagne à tout moment...

    @Bleck.. oui je peux comprendre que ce texte soit incompréhensible. Il est écrit dans des métaphores que moi, bien sûr je comprends parfaitement (rires)
    Mais je suis sûre qu'une expérience pareille tu l'as déjà faite...

    Posté par Coumarine, 28 septembre 2009 à 21:54
  • @Jacques... oui! L'invitation au voyage, de Baudelaire
    Ce voyage dont il parle procède, je crois de la même quête

    @Annick...as-tu marché? As-tu pu contacter les forces d'infini en toi? )

    @Bernie... tu en dis des choses..
    Comment répondre à ton commentaire? Il me semble que tu touches à plein de thèmes...
    Tous aussi intéressants les uns que les autres... je laisse chacun prendre le temps de te lire...

    @Charlotte...j'aime bien ton alliance des deux mots: contemplation et réconciliation, car oui il y a de ça...les deux mêlés...

    @abeille... mais justement j'espère ne jamais perdre mes rêves d'enfant (de jeune) parce qu'ils me font vivre...

    Posté par Coumarine, 28 septembre 2009 à 22:02
  • @Alain... je reprends tes mots:
    "Et que naît alors le Désir Fondamental, de s'accomplir selon qui l'on est vraiment.
    C'est une expérience d'ordre spirituel."
    C'est ça, oui! c'est ça!
    Et comme tu le suggères, ce serait très intéressant que chacun s'interroge éventuellement sur quand il a pour la première fois contacté son Désir Fondamental...

    @Julie... nos différences font la richesse de la relation
    Mais nos ressemblances permettent de nous comprendre, et c'est bon...

    @Bernie: tu écris
    "C'est en se sentant un avec l'eau, le soleil, le vent, l'Univers tout entier que l'on a les plus exaltantes sensations."OUI!
    Je crois en effet qu'il est préférable de nager avec le courant, pas l'inverse... or qd le courant apporte des épreuves, on se raidit trop souvent... et la souffrance redouble...

    @Naline
    Louloute... merci ça me fait plaisir que vous aimiez... j'ai mis bcp de moi dans ce texte...

    @Carole...plus d'une fois j'ai parlé de ce livre qui est mon livre de chevet, que j'ouvre qd j'ai besoin de lire une parole vivifiante...

    Posté par Coumarine, 28 septembre 2009 à 22:13
  • Coumarine,

    Il m'est arrivé de contacter les forces de l'infini en moi. Ce sont des souvenirs précis. Cela m'est arrivé deux fois depuis deux environ deux ans. Quand soudain tu te sens tellement géante, lumineuse, remplie d'une plénitude et d'un amour immense.

    J'ai contacté cette part d'infini et il me tarde de la recontacter un jour. Je n'avais rien provoqué (aucune méditation, aucune concentration). Cela m'a été donné.

    Posté par Annick, 29 septembre 2009 à 08:13
  • Je n'ai jamais ressenti cela... je suis donc restée extérieure. Mais j'ai quand même envie de parler de suspens dans ce texte, parce qu'on attend la révélation avec une impatience largement construite par ta structure. C'est très beau.

    Posté par Cameron, 29 septembre 2009 à 09:10
  • berny ;-(( pfff

    Posté par abeille, 29 septembre 2009 à 10:43
  • Au même âge ou peut-être à peine plus vieille.
    Un 31 décembre blanc comme l'hiver savait encore en faire.
    Tout le monde se faisait le coeur joyeux.
    J'étais assise dans mon coin avec un livre et j'observais.
    J'étais à l'extérieur, il m'était impossible de pénétrer le cercle malgré « le désir fondamental » d'être dedans.
    Alors m'a fondu dessus comme une buse des hauts vols, le sentiment effrayant ue je ne serais jamais comme eux, que je demeurerais en état de solitude tout au long de ma vie malgré tous les partages accordés ou consentis.
    Sauvage d'une autre sorte même si l'amour était infini, encore.
    Parallèlement, comme une chape de plomb sur mes épaules, la certitude du temps qui passe, des moments qui s'enfuient et qu'on ne pourra plus jamais retenir. Seulement les rappeler à notre souvenir de petite spectatrice.
    Il me semble qu'il y a de la louve en toute femme.
    J'ai commandé « Femmes qui courent ... » que je ne connaissais pas.

    Posté par Mina B., 29 septembre 2009 à 13:41
  • "La perfection, c'est de n'avoir pas de dépendance. C'est de se libérer de son enfance, de son inconscient, de ses parents, de son milieu : c'est se libérer de son égo."scribit Bernie"
    Eh bien, j'ai du boulot sur ma planche.

    Posté par charlotte, 29 septembre 2009 à 16:14
  • @Annick...ce sont ce qu'on appelle des expériences paroxystiques (selon Marlow qui les a étudiées)
    C'est une chance de pouvoir vivre ça...

    @cameron...ah bon? il y a du suspense dans mon petit texte? ben j'en suis ravie...

    @abeille..quoi Bernie? tu l'aimes pas Bernie? tu as tort..

    @@Mina...oui se sentir différente... ça peut paraître prétentieux...et pourtant c'est comme ça!!
    Femmes qui courent avec les loups, est un de mes livres de chevet, je peux l'ouvrir n'importe où à tout moment: il me nourrit
    J'en ai plus d'une fois parlé sur ce blog!

    @Charlotte...en avant au boulot! )

    Posté par Coumarine, 29 septembre 2009 à 21:35
  • Ce texte est magnifique, profond, touchant... Je voulais te le dire...
    Bisous!

    Posté par tilleul, 29 septembre 2009 à 22:10
  • Certains disent...

    Certains disent (et je crois l'avoir vécu aussi...) qu'on ne recherche l'Ouverture que parce qu'enfant on en fit une expérience inoubliable : votre texte illustre et confirme cela magnifiquement !

    Posté par Frank, 29 septembre 2009 à 22:35
  • @tilleul..tout simplement merci à toi)

    @Frank... bienvenue!
    Oui la première expérience de cette Ouverture vers l'Infini s'est en général faite dans l'enfance...
    De toutes façons, cela ne s'oublie plus jamais!

    Posté par Coumarine, 29 septembre 2009 à 22:42
  • Ps

    Cf. ma note du 12/01/2008 sur http://infinitango.rsfblog.org/index-1.html
    Parallélismes intéressants, même si vous aviez plus de Vent ! Bien à vous...

    Posté par Frank, 29 septembre 2009 à 22:42
  • @Frank... oui je viens d'aller lire...ainsi que d'autres choses
    Dommage que vous ne continuez plus votre blog. Vous abordez des thèmes intéressants...

    Posté par Coumarine, 29 septembre 2009 à 22:48
  • Voeu

    Merci Coumarine... Las de tous mes bavardages, je m'étais promis de faire silence le temps de... C'est difficile à exprimer mais vous comprenez, j'en suis certain ! (D'ailleurs je compte commenter bientôt votre note "blogosphérique"

    Posté par Frank, 29 septembre 2009 à 22:58
  • @Frank... faire silence le temps de quoi?
    De vous recentrer? de revenir à l'essentiel? mais il me semble que vous parlez de l'essentiel sur votre blog...
    Pourquoi parlez-vous de "bavardages"
    (c'est comme moi qui baptise mon blog: Petites Parole Inutiles!!)
    Tenez-moi au courant )

    Posté par Coumarine, 29 septembre 2009 à 23:02
  • Oui c'est cela, le temps d'avoir enfin quelque chose à dire qui vienne davantage de Moi, et pas seulement de moi... Dire ce n'est pas seulement dire, mais c'est aussi répandre comme un souffle du coeur. A cela je travaille, tandis que je meurs d'envie d'écrire mais ce n'est pas encore l'heure ! De toute façon, la plus belle musique nait toujours du silence. Belle nuit...

    Posté par Frank, 29 septembre 2009 à 23:24
  • @Frank... c'est important ce que vous dites:
    "...d'avoir enfin quelque chose à dire qui vienne davantage de Moi, et pas seulement de moi"
    C'est mon combat aussi dans ce blog: parler à partir du profond de moi, (ma part la plus authentique) et pas de mon désir d'être lue et commentée...
    Merci pour votre visite, elle me fait du bien ce soir

    Posté par Coumarine, 29 septembre 2009 à 23:32
  • Il me semblait bien que j'avais raison de reprendre mes lectures là où j'avais dû m'arrêter, et pas seulement de reprendre à la volée, là où les blogs sont arrivés au temps du retour : c'eût été plus que dommage de rater ce texte-là !
    Parmi les textes à garder toujours pas trop loin, et même pour toi je crois, pour les jours où le doute ou les contraintes pèsent trop.
    Respiration.
    Je t'embrasse

    Posté par D&D, 04 novembre 2009 à 00:31
  • @D&D ...tu memanquais
    mais tu es toujours présent dans un coin de ma tête...
    Medemande comment tu vas...
    (à propos de ce texte.. il est fondateur pour moi...)

    Posté par coumarine, 04 novembre 2009 à 09:34

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