Quand la musique se tait - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

19 mars 2009

Quand la musique se tait

Il ne faut pas croire que l'intervalle entre les sons est un temps mort, un temps d'absence où il ne se passe rien.
Parfois cet intervalle est aussi jubilatoire que l'écoute de la musique en elle-même...

Car il est promesse, espérance de la plénitude qui va exploser dans le moment qui suit.

Dans l'intervalle entre les sons, je me rassemble dans une intensité d'écoute maximum... et quand il s'agit d'une musique que je connais bien pour l'avoir déjà entendu mille fois, l'attente est à son point extrême, je suis en alerte intense, en contraction de tout mon être.

Puis la musique soudain passe le cap du silence et se remet à couler librement ou à crier ses tempêtes...  je peux alors relâcher la pression, me détendre et me glisser dans cet univers de notes qui m'envahit corps et âme.

Peut-être que cette histoire d'intervalle entre les sons, s'applique à bien d'autres domaines que celui de la musique...? Dans certains moments d'une relation par exemple... dans lesquels des moments qui apparaissent comme morts, sont en fait des moments de germination intense...qui sait?



Commentaires

    En effet, c'est le silence qui ponctue la musique et lui donne de respirer. Le silence qui se fait soupir, demi soupir parfois ou pause... ce silence qui fait désirer la musique et lui permet une nouvelle attaque du mouvement en piano ou forte! Et puis, il y a ces silences quelque peu chaloupés qui donnent naissance aux musique syncopées et au jazzy qui font danser nos quotidiens! Ah! Ce silence en point d'orgue qui ponctue la fin d'une oeuvre et tient les spectateurs en arrêt, n'osant pas briser la magie d'une musique par un tonnerre d'applaudissements!!!

    Posté par fcplume, 20 mars 2009 à 00:11
  • Oui, je vois, ou plutôt, je ressens ce que tu veux dire... Dans la vie, c'est aussi comme ça. Certains silences permettent de se rassembler, certaines pauses font beaucoup de bien au corps et au coeur et comme tu dis, font "relâcher la pression"...

    Posté par tilleul, 20 mars 2009 à 00:21
  • Le silence dans une relation me parle plus que la musique , je ne suis pas mélomane pour 2 sous! Un ange passe....

    Posté par mab, 20 mars 2009 à 07:18
  • Le silence perd le souvenir du temps, s'intensifie dans le péril et sourit à l'amour... Silence ! Aujourd'hui, le printemps est coryphée et nous appelle à chanter... Silence ! Une clameur se lève dans la nuit des étoiles...

    Posté par Jacques, 20 mars 2009 à 08:06
  • @fcplume...j'aime énormément la façon dont tu redis avec tes mots ce que j'ai essayé d'exprimer...je m'y retrouve complètement...merci, c'est exactemen ça!

    @tilleul...voilà tu lis le bilet plutôt dans son sens second...oui il est bon de faire des "pauses" de temps en temps, pour se "récupérer"...

    @mab...tu as le droit bien sûr de ne pas être mélomane... (sourires...)
    Bonne journée à toi

    @Jacques le poète...le printemps chante et danse aujourd'hui dans le soleil joyeux...

    Posté par Coumarine, 20 mars 2009 à 09:12
  • http://fleurdesel.over-blog.org/

    Absolument ! c'est vrai aussi au cinéma : je trouve que quand les instants dramatiques sont soulignés par un silence, ils sont bien plus "forts" que quand on a, comme la plupart du temps, des musiques censées souligner ce moment, et qui, en fait, l'affadissent (enfin, ça dépend aussi).

    Je trouve moi aussi que cela est vérifié aussi dans les relations. Ah, on ne dira jamais assez le bien de certains silences...J'avais lu quelque part que l'amitié (ou l'amour, je ne sais plus), c'était aussi quand on était capable de rester avec l'autre en silence, simplement, sans que cela ne devienne gênant.

    Posté par sel, 20 mars 2009 à 09:31
  • arf, pardon, j'ai inversé le titre du commentaire et l'adresse url...toutes mes excuses.

    Posté par sel, 20 mars 2009 à 09:32
  • La musique fait partie du monde des sens, du non matériel, donc des émotions.
    Je te comprends parfaitement ! Je ne peux pas écouter une mélodie dans le déni surtout si elle s'accroche à mon âme, ma sensibilité.
    Elle parcourt ma vie pour donner le 'la' à une situation.
    Parfois, elle vibre au plus profond de mon être; les instruments atteignent l'apogée, cet instant de non retour et mon coeur s'emballe...je suis transportée au-delà de la réalité...
    Et puis, silence, retombée pour mieux apprécier ce qui venait de se passer, temps nécessaire pour recharger ses battéries...
    Je parle de la musique comme l'amour, cette jouissance intemporelle, subtile, décalée, vraie, pleine, intense...
    Comme quoi, tout se tient !
    J'envoie vite ce message pour cause de week-end surchargé (là je ne suis plus, j'accuse...!)

    Posté par Alessandra, 20 mars 2009 à 10:20
  • C'est drôlement bien observé, je ne me l'étais jamais formulé, et c'est parfaitement vrai : ce moment de silence ou d'apaisement dans la musique, et particulièrement quand on l'a déjà entendue et qu'on prévoit ce qui suit, c'est quelque chose de saisissant : tout l'être se tend et se suspend à la fois. Physiquement même, il me semble que j'ai toujours peu ou prou cette posture, ou du moins son ébauche, d'un corps qui se ramasse avant de s'élancer, dans le silence précédent l'explosion, et tandis que l'âme jubile et tressaille à la fois, l'échine se hérisse et la peau frissonne de plaisir. Puis la musique éclate et renverse...
    Jubilatoire !
    Je me demandais sur quelles musiques plus particulièrement, tu vivais cela ? Il y en a qui ne possèdent pas cette qualité, et je ne crois pas qu'il s'agisse de genre pourtant. Dans certains titres de variétés, le compositeur connaît vraisemblablement cette force invisible et s'en sert artistement. Mais chez beaucoup de grands compositeurs, il y a presque une révélation dans cet état d'attente, au moment du silence, de l'apaisement musical, quand il précède les grands éclats...
    C'est super d'aborder ce sujet-là, je crois que je ne l'avais jamais lu avant, et je le ressentais sans m'en être jamais fait la réflexion...

    Posté par Bifane, 20 mars 2009 à 11:04
  • Beaucoup de personnes que j'ai rencontrées ont été étonnées que je n'écoute que très rarement de la musique, persuadées qu'en tant que musicienne, je me vautrais dedans du matin au soir.
    Et bien non... moi j'aime le silence.
    Il est porteur de mille sensations libres et reposante. Le silence t'appartient.
    Sinon, ce silence particulier dont tu parles, qui fait parti de la musique, ça me fait un peu à l'art que certains ont de raconter des histoire... ponctuant leur récit de silences habités. Des silences qui permettent pour certains à l'esprit de se figurer la scène... à l'imagination de devancer la suite, à l'attention de se renouveler.
    Mais tout n'est-il pas musique finalement ?

    Posté par pakita, 20 mars 2009 à 11:25
  • le silence en musique est empli car il contient encore toute la vibration
    en tant qu'auditive j'entends énormément de choses entre les notes,ou entre les mots en entretien, comme une quintescence du son

    avec l'autre il n'est bien vécu que lorsque la relation est bonne, sinon, il risque de devenir malaise, interprétation, non-dit.....

    Posté par Tisseuse, 20 mars 2009 à 12:50
  • Parfois, le silence tue, le sais-tu?

    Avoir une oreille "gourmande", disponible, attentive à capter tous les sons, qui fait du musicien un gourmet capable de goûter tous les raffinements d'une musique.
    Entendre , c'est écouter dans la durée, ça s'écoute comme ça vient, cmme ça chante, son après son, silence après silence.
    Chez nous, il existe un vieux banc tout au fond du jardin, au printemps, je l'y trouve souvent,la fin du jour venue, assis bien tranquillement, songeur, perdu dans ses pensées, près du bassin aux poissons rouges, qui nagent leur ennui, je viens alors me glisser près de lui, doucement sans faire de bruit pour ne pas déranger son silence et les poissons rouges nagent leur ennui. Et nous restons ainsi blottis, l'un contre l'autre, ennivrés du parfum des fleurs qui se referment sous les caresses d'or du soleil qui se meurt. C'est alors que je pense qu'au soir de notre vie, nous n'avons pas besoin de paroles, nous nous sommes déjà tellement dit, nous nous rejoignons dans ce silence qui nous unit. Et nous rentrons tous deux comme de vieux amis, demain, nous reviendrons nous asseoir sur ce banc tout au fond du jardin écouter le silence.

    Posté par bernie.83, 20 mars 2009 à 12:54
  • L'intervalle entre les sons est celui du mélange de toutes les harmoniques se fondant en unisson.
    Il est la somme des expériences passées, leur apothéose. J'aime les points d'orgue, dont on peut faire varier la durée selon l'humeur du moment. J'aime me faire secouer par des quarts de silence m'emportant dans un rythme saccadé et chaloupé, une transe où la respiration du corps se suspend aux notes taquines.

    Sans doute que tu as raison, le silence peut concerner d'autres domaines. Il n'est néant que dans l'ultime sommeil. Il est le terreau des inventions, des créations; il est comme un petit hérisson replié sur lui-même, et qui un jour de confiance, ressortira le museau vers le soleil. Il est des silences lourds de sens, chargés de regards intenses qui en disent beaucoup plus que des mots. Il en est d'autres, circonspects, qui existent pour ne pas nous faire dire des bêtises. Certains sont observateurs, calculateurs, effrayants.

    Celui que je préfère est le silence de la nuit en pleine campagne, sans un bruit de moteur ou d'alcoolique nocturne; celui qui apaise les sens et permet à la pensée de s'éveiller en douceur.

    Posté par Med'celine, 20 mars 2009 à 13:44
  • Intéressant que tu aies choisi de parler d'intervalle entre les sons, plutôt que de pause, de silence, de prégnance. Pour les musiciens, l'intervalle est la distance entre deux notes, une façon de les comptabiliser d'une certaine façon. En détournant le sens musical, tu donnes une toute autre dimension au terme.
    Et, oui, en musique comme dans la vie, il faut faire confiance au silence.

    Posté par Ondine, 20 mars 2009 à 13:46
  • Je viens de découvrir l'origine de l'image de la couverture de ton livre, que j'adore, chez Mme de K. J'ignorais que la version originale était en noir et blanc. Le "coloriage " est bluffant d'authenticité!

    Posté par Med'celine, 20 mars 2009 à 15:56
  • @sel...oui les silences au cinéma sont parfois lourds de sens aux aussi...plus lourds qu'une musique sensée accompagner un suspense...
    D'autre part, pouvoir rester en silence avec quelqu'un dont on est proche, sans se croire aussitôt obligé de meubler ce qui semble les vides, cela peut être un signe de grande proximité, pour autant que ce ne soit pas parce qu'on a rien à se dire...

    @Alessandra...merci de venir me faire part de ton ressenti alors que tu as un WE très chargé. A bientôt alors...

    @Bifane...j'ai l'impression que tu as bien compris ce que j'ai voulu exprimer...même si tu es étonné de n'avoir jamais réfléchi à ce sujet...pour ça qu'il faut venir lire Coumarine ))))

    Posté par Coumarine, 20 mars 2009 à 17:36
  • @Bifane encore;.. va lire cette entrée...je parle là de la musique qui me fait frémir
    http://coumarine.canalblog.com/archives/2007/01/19/3737441.html

    @Pakita oui...c'est cela aussi, les silences habités qui ponctuent une histoire racontée...et qui donnent envie de savoir la suite...

    @tisseuse..oui tu as entièrement raison, quand la relation n'est pas bonne, le silence (qui est alors mutisme) est vécu comme un éloignement

    Posté par Coumarine, 20 mars 2009 à 17:43
  • @Bernie...c'est très beau ton histoire de banc tout au fond du jardin...merci de l'avoir racontée

    @med'céline...j'ai savouré chacun des mots de ton commentaire, je te rejoins, bien sûr
    Mais comme tu dis bien les choses!!!...merci!

    (pour la couverture de mon livre, en effet tu m'avais posé la question, je n'y ai pas répondu
    Il s'agit donc d'une de Camille Flammarion (19ème siècle) en noir et blanc, qui a été colorisée par un Allemand. C'est donc cette image en couleur que mon éditeur (Couleur livres)a choisie)

    @Ondine...je suis mélomane, mais pas musicienne comme toi! Je n'ai pas utilisé le bon terme, je l'ignorais (je n'ai pas cherché à détourner le sens musical de "intervalle")...j'aurais dû donc parler des pauses...oups!

    Posté par Coumarine, 20 mars 2009 à 18:00
  • Le plus beau silence que je connaisse en musique, c'est celui entre les deux premiers accords de l'ouverture du "Don Juan" de Mozart. Tout l'opéra y est contenu.

    Concernant les relations. Je pense à un homme que j'ai accompagné pendant plusieurs années. Durant plusieurs mois, à chaque séance il restait totalement en silence, payait, reprenait rendez-vous, puis repartait. Un jour il se mit à "parler", ou plus exactement à prononcer des phrases. Ses premiers mots furent : je vous remercie de m'avoir si bien écouté durant toutes ces séances précédentes. J'ai juste répondu : bien, continuons maintenant...

    Posté par alainx, 20 mars 2009 à 18:19
  • " Pause " entre les sons, gardant en suspens les ondes qui baignent nos murs, infiltrées et absorbées. Je vais jusqu'à chercher parfois, dans les bruits, une musique qui se cacherait là... Musique en fond sonore m'est absolument nécessaire. Pourtant, j'aime les silences et sa sonorité vide.
    Parfois, certaines lassitudes portent à un amour illimité du silence, et son éloge a des racines bien plus profondes qu'on ne l'imagine...mais si l'on se perd dans le silence, la musique nous retrouve, nous enroule dans ses couleurs, nous exalte !
    L'intervalle entre deux êtres est nécessaire, il ne peut qu'intensifier le contact humain ou amoureux...il laisse un champs nouveau pour de nouvelles chances.

    Posté par Jaca, 20 mars 2009 à 19:33
  • Hello Coumarinette !
    Le dernier com déposé aujourd'hui sera pour toi.
    "Le son, puis le silence, comme une gestation, comme un potentiel, comme un bourgeon, comme un hiver qui prépare le fougueux printemps !"
    Voilà ce que ton billet m'inspire. Je l'aime.
    Merci !

    Posté par Filo Filo, 20 mars 2009 à 19:38
  • Belle annalyse !

    Encore une fois Coum, tu sais exprimer en quelques mots ce que beaucoup ressentent dans leur moi profond sans pouvoir l'exprimer en paroles ou en écritures.
    Le silence parle pour moi qui est fait 7 ans de piano, comme la réflexion, lol! Les silences sont souvent importants, même s'ils sont dur à gérer pour l'une ou l'autre des parties! C'est un peu comme "les blancs" (les espaces vide) d'une mise en page, ils permettront de recentrer le lecteur sur l'essentiel... tout en lui donnant une impression de confort et de légèreté!

    Posté par Magel, 20 mars 2009 à 20:57
  • ...

    Le plus important sera de comprendre l'importance des ces blancs ou silences dans sa propre vie. Comprendre, c'est connaître, et c'est toujours mieux accepter!
    Suite et fin @+

    Posté par Magel, 20 mars 2009 à 20:59
  • @Alain... et bien! j'écouterai ce silence entre les deux premiers accords de l'ouverture de Don Juan de Mozart...
    Quand à cet homme que tu as accompagné dans son silence, s'il t'a remercié pour cela, c'est que tu avais perçu que c'était vraiment de cela qu'il avait besoin...

    @Jaca...toi aussi comme la plupart des commentateurs de ce billet parle de ces silences habités avec beaucoup de vérité et de poésie...merci!

    @filo...juste merci! et bisous )

    @Magel... tu es une pianiste...et tu comprends d'autant mieux ce dont j'ai voulu parler...merci de le dire

    Posté par Coumarine, 20 mars 2009 à 22:32
  • A trop parler...

    Juste ceci, car je le ressens en moi:
    "A voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse
    Seul le silence est grand; tout le reste est faiblesse!" A. de Vigny.
    Amitiés.

    Posté par Papa de Lili, 21 mars 2009 à 00:52
  • De la musique on ressent le pouvoir :
    Celui d'un nectar aux essences rares,
    Celui du velours, d'un tissu soyeux,
    Le parfum subtil d'une fleur des bois
    Ou le musc épais d'un libre animal,
    Enfin les couleurs d'une fin d'averse
    Où, parfois, se fait un bel arc-en-ciel.
    Mais la musique, aussi, est ce chaos
    Gravé au fronton de la nuit du silence.

    Posté par iskander, 21 mars 2009 à 08:35
  • Intervalle entre les mots

    aussi ? Concept difficilement réalisable en ces lieux mais possible dans une conversation, particulièrement dans un dialogue émouvant au téléphone quand il y a son, silence mais pas image.

    Intéressant ton texte et bien vrai, je pense notamment à la musique pour piano d'Eric Satie qui provoque en moi aussi par ses temps de silence une vive émotion renouvelée à chaque fois.
    Tien je vais de ce pas l'écouter en m'appliquant cette fois sur les silences ...

    Posté par Saravati, 21 mars 2009 à 11:08
  • Ne t'en fais pas pour le détournement... Moi, il m'a inspirée!

    Posté par Ondine, 21 mars 2009 à 14:00
  • @Papa de Lili...merci pour cette citation )

    @iskander...ils sont magnifiques tes mots...!

    @saravati...ouiiiii Eric Sati... c'est en fait le piano que je préfère...

    @merci Ondine...)

    Posté par Coumarine, 21 mars 2009 à 18:51
  • ....★

    C'est drôle j'aime la musique, j'ai souvent été bouleversée par des morceaux de classique même...mais c'est souvent quand elle est associée à des images...c'est aussi très souvent alors que je n'y étais pas préparée...je ne vais que très rarement mettre un cd sur la platine et écouter simplement sans rien faire... C'est souvent dans ma voiture que j'écoute de la musique et je me rends compte que celle que je préfère est très souvent "que" le support de chanson à texte que j'affectionne...Ce qui me fait dire que je ne suis pas vraiment amatrice de musique au sens où tu peux le décrire... Par contre je me sert souvent de certaines chansons à texte pour supporter certains moments, m'encourager ou accueillir des tristesses... Cet intervalle est-ce le chemin entre deux notes, cette distance où la première note résonne jusqu'à la seconde, ou le silence entre deux "parties" celui qui permet à peine de se remettre de l'intensité d'un "avant" avant que justement "l'après" enfonce le clou et nous submerge? Je ne suis pas musicienne, je ne connais pas les termes appropriés..mais ce silence là je l'ai apprécié et redouté, dans de rares moments musicaux mais aussi dans la vie...

    Ha oui, j'oubliais : j'ai servi un petit dessert chez moi, inattendu et un peu en retard par rapport à la semaine coquine et à tes derniers textes!!
    Bonne fin de week-end! ) (qu'il est long mon comm dis-donc!)

    Posté par julie M, 21 mars 2009 à 20:32
  • @Julie...c'est vrai ton comm est long...cela m'épate toujours de voir que certains mettent des comm si fournis. Parce que pour cela, il faut le temps (ou alors être cap de taper plus vite que son ombre, ce que je ne sais pas faire...!)

    Ceci dit, je comprends très bien ce que tu dis. Moi j'aime voir les musiciens en concert, il me faut les VOIR en même temps que les entendre pour vibrer à leur musique
    Rien qu'un CD tout seul...et je perds le fil de la musique...
    Bonne soirée à toi, Julie

    Posté par Coumarine, 21 mars 2009 à 21:52
  • J'aime le silence, pas seulement dans les moments où tu l'expliques, j'aime le silence pour le SILENCE, sauf lorsqu'il est perturbé par "mes bruits intérieurs".

    J'aime le silence lorsque je viens de voir un film superbe qui délivre plein de "choses" et je suis souvent en colère lorsque je vois les spectateurs se lever, sitôt le film fini, prêts à passer à autre chose.

    J'aime le silence après un passage de musique que j'aime, une chanson qui me touche, j'ai besoin de silence pour "récupérer"," me récupérer" pour revenir au quotidien...
    bonne fin de soirée. bzz

    Posté par LOUlotte2, 21 mars 2009 à 22:25
  • @Loulotte... oui toutes ces formes de silence dont tu parles sont à cultiver je dirais..au quotidien
    Pour ne pas se disperser dans le superflu, dans la distraction...
    merci de ton passage

    Posté par Coumarine, 21 mars 2009 à 23:01
  • Et savoir écouter le silence est tout un art ! J'essaie de m'y exercer dès que je peux. C'est tellement bon, après des journées bien chargées.
    Et plus on écoute, plus on entend des bruits jamais perçus auparavant.

    Posté par naline, 22 mars 2009 à 15:38
  • @Naline...oui! on entend avec beaucoup de finesse quand on prend la peine d'écouter vraiment...

    Posté par Coumarine, 22 mars 2009 à 22:21
  • En fait, j'adore le silence! Même sans une note de musique, un silence qui laisse l'esprit libre et ouvert et qui permet de penser à tout ou à tout oublier et 'déconnecter', c'est merveilleux et libérateur. Je ne comprends tout simplement pas les gens qui ont constamment besoin de bruits autour d'eux. A la longue, ça devient étourdissant...

    Posté par Rachel, 23 mars 2009 à 01:30
  • Bonjour ma chère Coumarine,
    Bien du bonheur à lire ce texte sur les silences... Promesse, oui... Sans doute deuil aussi parfois, temps du deuil nécessaire, à une précédente envolée ou recherche... Parfois les deux en même temps... Je ne sais pas.
    Mais ça me parle.
    Bonne semaine, ma Reine

    Posté par D&D, 23 mars 2009 à 14:44
  • @Rachel...ben voilà! les grands esprits se rencontrent...)

    @D&D...les deux en même temps, oui ce n'est pas du tout exclu
    je t'embrasse aussi)

    Posté par Coumarine, 23 mars 2009 à 16:29

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