26 mars 2009
En pause pour quelques jours
Demain, je pars quelques jours à Hurtebise (dans les Ardennes belges...il paraît qu'il y a de la neige pour le moment...)
- d'abord pour animer un WE d'écriture: les participants écriront une nouvelle.
Tout est prêt, un détail ou deux à régler encore, trois fois rien. Ah! oui! ma valise..ne rien oublier...
Le petit groupe ne sera pas nombreux (6 participants seulement + moi évidemment)
Mais on a déjà par deux fois, travaillé ensemble: le groupe est soudé, un WE d'écriture ensemble, ça crée des liens forts et moi, je connais bien leur rythme de travail, ce qui fonctionne bien pour ce groupe-là.
Et même si c'est fatiguant et exigeant pour moi (une écoute intensive pendant deux jours complets, au secours des vitamines siouplé) sans perdre une miette des mots partagés, je me réjouis. Parce que écrire ensemble produit une étrange synergie, un je ne sais quoi qui se passe quand les "canaux" de la communication et de la créativité sont ouverts à plein régime.
C'est toujours passionnant, "mes" participants sont d'une créativité soufflante. Ils aiment énormément vivre tout un WE ensemble dans ce milieu porteur, (et avec moi comme animatrice, soyons modeste..!.) tendus qu'ils sont vers ce but commun: arriver chacun à boucler une nouvelle, SA nouvelle...
C'est très gratifiant pour moi de les mener là où ils n'imaginaient pas pouvoir aller...et qu'ils sont heureux et fiers du résultat qu'ils obtiennent.
Et puis..les petits plus: le vin qu'ils apportent à table pour débrider l'imagination, les petits chocolats, indispensables pour le magnésium-bon-pour-le-cerveau! et les franches rigolades qu'on se demande pourquoi on rit!!!
Seul regret: dimanche c'est mon anniversaire et je ne serai pas chez moi pour le fêter... dommage!
- Dimanche soir, ils partiront, contents je l'espère. Je resterai dans ce lieu de paix pendant trois ou quatre jours encore.
J'ai à mettre au point la lecture-spectacle que je présenterai lors de la session sur le thème du visage qui aura lieu début juillet à Hurtebise
J'en suis à l'écriture encore, j'ai pris du retard.. (ah! les blogs bouffeurs de temps!!)
Ensuite il y aura la mise en scène à mettre au point avec ma co-auteure
Puis les répétitions... toussatoussa
Donc je vais prendre sans doute un peu de distance avec les blogs pendant les semaines qui viennent (snif)
Je ne cesserai pas d'écrire ici sans doute parce que tout simplement, j'aime ça... c'est un peu ma respiration, ma récréation, un temps précieux de convivialité avec vous, mes lecteurs!
Mais je n'aurai plus trop le temps de déposer des commentaires chez vous (même si je continuerai à vous lire! c'est précieux et nécessaire pour moi)
N'allez donc surtout pas croire que je vous oublie... ce ne sera pas vrai, soyez en sûrs!
Les blogs, c'est un univers qui désormais fait partie de ma vie...
C'est comme je vous le dis...!
24 mars 2009
Payer pour écouter!
C'est curieux
Je vais chez le médecin pour un petit bobo
Parler du petit bobo et de son traitement prend cinq minutes
Puis...
Le médecin a parlé
de lui, d'un problème en particulier...
J'ai écouté, que pouvais-je faire d'autre? On dirait que les gens sentent qu'ils peuvent me parler, que je peux les écouter
Dix minutes il m'a parlé
Dont coût: 30 euros
Que j'ai payés bien sûr...
Parfois ça me gonfle
D'autant que ça arrive assez souvent: le médecin, le kiné et autres professionnels à qui j'aurais bien envie de parler plus en détail de mes petits soucis de santé (pas graves, mais bon...)
D'autant que je les paie pour cela
Ben non... je les paie au terme d'une consultation où ILS ont parlé d'EUX!
La prochaine fois, je ferai semblant d'être atteinte de surdité, je demanderai dix fois de répéter
Nan mais des fois!
(et ne me dites pas que je suis TROP gentille...ça me semble clair!!)
22 mars 2009
Une leçon particulière...
"J'ai ressenti un ébranlement magnifique de tout mon être, ou plutôt une mémoire en moi, plus profonde que ce qu'on appelle la mémoire et qui souvent n'est rien d'autre qu'un amas de souvenirs. Peut-être la mémoire du paradis?" Hélène Grimaud in Leçons particulières Pocket, p. 61
Cette phrase lue ce matin a soudain fait choc en moi. Elle avait quelque chose à me transmettre. J'ai d'ailleurs déposé mon livre et j'ai laissé errer mon regard au loin comme toujours quand une phrase soudain m'accroche.
Je connais la mémoire qui n'est qu'un amas de souvenirs. Ou plutôt je ne la connais pas vraiment. Les souvenirs m'échappent en foule, se sont taillés en masse, me laissant hésitante et dubitative sur ce que j'ai vécu dans le passé.
De là ma détermination à tenter de ramener à ma conscience des événements, ou plutôt des ressentis de mon enfance. Mon livre "L'enfant à l'endroit, l'enfant à l'envers" est né de cette tentative. Difficile. J'ai souvent écrit ici ou ailleurs que je suis une albinos des souvenirs du passé...
Par contre, ce que dit Hélène Grimaud au sujet d'une mémoire bien plus profonde qu'on aurait en soi comme une nostalgie d'un paradis perdu, cette impression fugace et pourtant si intense qui saisit dans les tripes, cette mémoire-là, je l'éprouve souvent.
Au détour d'un chemin, que ce soit dans la ville ou la campagne, au hasard d'une conversation avec un inconnu ou quelqu'un qui m'est proche... soudain je me sens branchée sans l'avoir cherché, sur cette mémoire qui provoque en moi un "ébranlement magnifique de tout mon être"
Comment expliquer cet indicible?
Je me sens soudain connectée au plus intense, au plus authentique de moi, là où la vie, la liberté, l'amour, l'art, l'écriture ne font plus qu'un. Là où je me sens unifiée sans plus aucun angle mort.
Comme si je saisissais la vérité tout entière sans avoir posé de questions "intellectuelles", sans donc avoir reçu les réponses qui auraient pu satisfaire ma tête pensante
Comme si d'un seul coup, je savais, sans aucun doute possible, je savais ce qu'il y avait à savoir...
Cette mémoire-là se dissipe hélas très vite, et l'instant suivant le plus souvent, il ne m'en reste que le souvenir émerveillé de l'avoir pénétrée...
Mais je sais que "l'ébranlement magnifique" de mon être reviendra... en son temps, à son heure, (et parfois, c'est dans l'heure qui suit...)
Photo Coumarine
19 mars 2009
Quand la musique se tait
Il ne faut pas croire que l'intervalle entre les sons est un temps mort, un temps d'absence où il ne se passe rien.
Parfois cet intervalle est aussi jubilatoire que l'écoute de la musique en elle-même...
Car il est promesse, espérance de la plénitude qui va exploser dans le moment qui suit.
Dans l'intervalle entre les sons, je me rassemble dans une intensité d'écoute maximum... et quand il s'agit d'une musique que je connais bien pour l'avoir déjà entendu mille fois, l'attente est à son point extrême, je suis en alerte intense, en contraction de tout mon être.
Puis la musique soudain passe le cap du silence et se remet à couler librement ou à crier ses tempêtes... je peux alors relâcher la pression, me détendre et me glisser dans cet univers de notes qui m'envahit corps et âme.
Peut-être que cette histoire d'intervalle entre les sons, s'applique à bien d'autres domaines que celui de la musique...? Dans certains moments d'une relation par exemple... dans lesquels des moments qui apparaissent comme morts, sont en fait des moments de germination intense...qui sait?
17 mars 2009
Mots sans queue ni tête
Alors j'ai pris les mots dans les mains... les ai regardés avec un sourire un peu embarrassé, leur ai dit que c'était le dernier jour, l'ultime tentation, le péché insurmontable. J'ai dit que j'allais les masturber, les triturer, les compresser, les encaisser, leur faire payer le gros prix, le prix de la solution finale. Point. Avec du sang partout quand je les écraserais entre mes doigts. Cela ferait tache sur le mur. Mais ça, c'est encore à vérifier.
Alors les mots ont supplié, m'ont fait des promesses d'ivrogne, ont gémi comme des princesses vierges qu'on déflore en catimini dans le salon, ont hurlé à la lune, ont vomi le reste de leur repas pourtant léger, sont allés jusqu'à parler de ... (ils étaient sur le point de parler de tendresse, mais je leur ai coupé la parole. Cela a fait couac. Et puis scrunch.
N'importe quoi, ils auraient dit n'importe quoi, ils auraient fait n'importe quoi, comme par exemple accompagner Le petit Nicolas aux douches municipales, envoyer un rot sonore tout au fond d'un puits à en crever les parois, brosser le poil des rats de la caverne d'Ali Baba, tricoter des mitaines au roi de Prusse...
N'importe quoi je vous le dis... pour continuer à vivre sur le papier...
Je suis restée inflexible. J'ai dit comme ça, en malaxant quelques mots compliqués que j'avais roulés longuement en petites boules de papier mâché, j'ai dit que non, que je me passerais désormais de leurs services. Et je leur ai rendu leur tablier.
Enfin, cela durera ce que cela durera....
Les mots finissent toujours par revenir dans mon champ de séduction, les vilains cocos...
Photo coumarine
Pour les curieux, il y a un billet (qui me fait plaisir...merci la doc!) chez Med'céline et qui présente mon livre sur les blogs (Tout d'un blog)
14 mars 2009
500 secondes encore
Que ferais-je s'il me restait 500 euros et 500 secondes à vivre?
S'il me restait 500 secondes à vivre... je...
Ça fait cinq jours au moins que je me torture ma petite tête, pour savoir ce que j'en ferais de ces secondes précieuses...
D'abord je me suis dit que j'allais répondre par une pirouette... ben oui...j'en avais vachement envie
Ensuite je me suis dit que j'allais répondre en écrivant un très très très beau texte littéraire, un texte coumarinien (ahemm)
Puis je me suis dit...mais ma vieille, un jour ça t'arrivera vraiment de n'avoir plus que 8,333222111000 minutes à vivre, et si tu le sais à l'avance... qu'en ferais-tu de ces minutes?
Je me suis donc mise au pied du mur, trouvant que ce tag était décidément bien emmmm, que j'avais raison de ne pas vouloir y répondre à tous ces tags de malheur, que Julie est bien gentille (c'est vrai en plus!) mais pourquoi n'a-t-elle pas désigné quelqu'un d'autre, d'ailleurs elle l'a fait exprès, j'en suis sûre, tout le monde sait que je déteste les tags...et grrrrrrrrr et grrrrrrrr et grrrrrrrr
Comme vous pouvez le voir, j'ai râlé
Mais je pouvais plus échapper à cette question existentielle
Parce que je pense souvent à la mort, j'ai écrit à ce propos, là
D'abord je me suis dit que j'allais contacter ceux que j'aime, leur dire au revoir et que je les aime
Mais comme ceux que j'aime sont nombreux (rien que mari, enfants, beaux-enfants et petits-enfants...ça fait du monde) je n'aurais pas le temps de le faire avec tout mon coeur
Et puis...ils savent que je les aime...
Ce n'est pas un coup de fil haletant et précipité 8 minutes avant ma mort qui devrait le leur apprendre... ou alors ce serait grave!
Ils savent que je suis là, pour eux quand ils en ont besoin, ils savent que je les aime. A moi de faire en sorte qu'ils le sachent, en tous cas... il n'y a pas que les mots pour le dire... c'est une attitude de chaque minute...
Donc ce n'est pas cela que je ferais
Mais quoi alors?
Oui, quoi?
Et bien je m'occuperais de ce passage... pour le vivre consciemment.
J'irais dans le parc tout près de chez moi (j'ai cette chance, j'en ai parlé là) j'irais m'asseoir sur un banc devant l'étang, et je regarderais l'eau se glisser seconde après seconde dans la seconde qui suit.
Je respirerais calmement et je descendrais en moi, là où la paix intérieure m'habite, et j'écouterais les battements de mon cœur vibrant, les pulsations de mon sang fougueux.
Je me connecterais à l'ensemble du monde, à l'ensemble des hommes, à la fois très seule et très présente...
Et je remercierais du cadeau de la Vie, du cadeau des autres, de ceux qui m'ont aimée vraiment. Et mes dernières respirations iraient consciemment vers eux
Alors, je rendrais à la Terre, aux arbres que j'aime tant, au ciel qui me parle de ses largesses, je rendrais mon souffle de femme vivante.
Et je me confierais à l'inconnu qui me dépasse, que je nomme pas, mais qui me traverse si souvent en ondes d'amour et de gratitude...
(Quant aux 500 euros... pas envie de me resituer en termes d'avoir et de possession... les 500 euros resteraient sur la table de la cuisine entre les pots de confiture et le paquet de beurre)
Et que ceux qui désirent prendre la relève du tag, le fassent librement...
Photo Coumarine
13 mars 2009
tagtagtagtag
Julie m'annonçait il y a quelques jours qu'elle m'avait taguée
OR
Mes lecteurs chéris savent bien que j'ai deux défauts importants (en plus des autres que vous ne connaissez pas nanana
- 1° je ne mets pas de liens...je sais, ce n'est sans doute ni convivial, ni très sympa, mais je sais pourquoi je ne le fais pas nanana, mettre des liens m'a causé pas mal de problèmes au bout de deux années de blog. Et j'ai envie de bloguer tranquille dans mon petit blog inutile
(Lire à ce sujet ce que j'en dis dans mon livre Tout d'un blog p.95...pub détournée...on trouve le livre en France aussi, même s'il faut un tout petit peu de patience une fois la commande faite..)
-2° je ne réponds en général à aucun tag... idem même chose...pas très sympa hein Coumarine.!..mais je sais pourquoi je le fais pas nanana. (la plupart du temps, j'ai envie d'écrire sur autre chose que le tag... et comme on m'en demande régulièrement, je ne ferais plus que ça...je sais je suis bizarre, ce que la plupart considèrent comme un honneur, un plaisir d'avoir été "choisi", moi je suis chaque fois bien emmmmmmmmmm quand on m'avertit que je suis taggée
MAIS
Cette fois le tag est un défi que j'ai envie de relever, le voici:
Écrire un article relatant ce que vous feriez s’il vous restait 500 euros et 500 secondes à vivre. Vous avez carte blanche, que ce soit en 3 mots ou en 500 lignes, laissez libre court à votre imagination.Relancer la chaîne en invitant 5 de vos amis à répondre à leur tour à la question. Intituler votre article “500 euros et 500 secondes par Votre Nom”
Alors voilà, je réfléchis à la chose et demain promis juré, j'écris ma confession pré-mortem
11 mars 2009
Mêle-toi de tes affaires!!!
"Occupe-toi de tes affaires"...m'ont parfois dit mes enfants (ou mon mari...mais de lui je parle jamais ici... hein! d'accord? vous l'aurez remarqué hein!!!... pas de mari inutile dans le blog des paroles inutiles.. enfin pas le mien du moins... c'est pas ses affaires (oui, enfin bon...!)
Ben... je crois bien qu'ils ont raison
Quand je leur dis d'être prudents, de pas rouler trop vite. (bon, c'est plus fort que moi, on ne change pas une mère hein!
quand je leur faisais remarquer il n'y a pas si longtemps du temps où ils étaient encore tous à la maison, qu'il était tard et que peut-être il serait temps d'aller se coucher (je dis ça à mon mari des fois, quand il reste trop longtemps (à MON avis of course) devant la TV),
quand je leur disais de bien se couvrir, d'aller aux toilettes avant de partir (non! ça quand même je leur disais pas...ou alors quand ils étaient tout petits minuscules mignons tout plein)
Ou alors, d'un air attentionné: ne bois pas trop, ne rentre pas trop tard, sois prudent, n'oublie pas de bien fermer la porte, manges-tu bien tes cinq fruits et/légumes par jour, tu n'es pas constipé (non ça quand même pas...!! pffffffff j'en arrive à dire n'importe quoi moi ce soir!
Enfin...vous voyez le genre... un peu très mêle-tout sur les bords...
Parce que si à moi on me disait de ne pas rentrer trop tard, ou de bienmecouvririlfaitfroid, je ne dirais sans doute pas fiche-moi la paix "mêle-toi de tes affaires" paske bien sûr Coumarine est la plus gentille des gentilles et que jamais elle dirait un truc de ce genre...
Mais elle n'en penserait pas moins: mais de quoi elle/il se mêle??? franchement!!!
Ou quelque chose de ce genre...vous comprenez...
10 mars 2009
L'école de la faiblesse
Parfois j'ai l'impression de m'être inscrite à l'école de la faiblesse.
Dans
cette école on recule devant l'effort, on se contente de peu, on ne
bouge pas ou le moins possible, on exige de l'autre ce que nous-mêmes
ne sommes pas capables de donner...
Parfois je me sens dans cette
école... quand par exemple je recule le moment où je devrais écrire
dans mon cahier perso, ou le moment d'aller marcher et respirer un peu de nature, quand je me dis tant pis, ce sera pour demain et
je ne le fais pas.
Alors je sais que je ralentis le vibrant mouvement intérieur en moi, je perds ou me déconnecte du mouvement de la vie, je m'essouffle et je deviens insatisfaite, j'ai tendance à accuser l'autre, les autres ou les événements, de ma propre faiblesse, de mon manque de courage et de force intérieure...
Alors des déchets de tous ordres s'accumulent dans mon âme, des miasmes viennent gripper mes rouages intérieurs, qui ralentissent ma foi dans la vie, qui la colore de gris et de découragement, de lassitude et de doutes divers.
Choisir la vie... cela parait tellement simple et évident. puisque dans le fond de mon coeur, je sais bien que c'est là que se trouve la liberté intérieure, le bonheur qui soulève l'âme... pourtant dans le concret du plus concret, j'ai tendance trop souvent à remettre cette vie-là à demain...
Peinture Nicoles Odinet
09 mars 2009
Le voici, le poème attendu
Le printemps est dans l'air...demain Coumarine redevient sage, c'est promis...
Suppose...
Suppose...
que le désir s'allume
et frissonne en nos veines
et que je te propose
de quitter les routines
de parier sur l'ivresse
et d'inventer une fête
sens dessus dessous
Suppose..
que nos corps dénudés
se dévoilent en extase
et que je dessine
sur ta poitrine en feu
des sillons de volupté
des perles de baisers
des déchirements de ventre
Suppose..
que ton sexe émerveillé
se dresse vers le désir
qui me brûle et me soulève
et que ma bouche gourmande
s'en aille le cueillir avidement
pour le simple et palpitant plaisir
de l'entendre gémir
Suppose...
que tes mains magiciennes
s'alanguissent sur mes reins
et que tu voyages et te perdes
dans tous les plis de mon intime
là où c'est si bon d'être
simplement femme ouverte
offerte, écartelée pour toi
Suppose...
que nos ventres fougueux
s'apprivoisent en violence
et que je te supplie
de gicler la sève
en brûlant cadeau
dans mon corps en délire
grisé par ta houle dansante
Suppose...
que nos cris se répondent
que nos humeurs se mélangent
que le ciel et la terre se rejoignent
au profond de nos ventres haletants...
Puis lovés dans la tendresse
nous respirerions doucement
le simple bonheur d'être en vie
...
N.V.


