Frites-boulettes-sauce tomate - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

18 décembre 2008

Frites-boulettes-sauce tomate

Il pique et repique les aliments dans son assiette. cela fait de gros tas.
Il porte la fourchette à la bouche, enfourne les morceaux goulument, les pousse entre les dents en se servant de sa fourchette.
A chaque bouchée, il se penche en avant, parce que la fourchette est bourrée d'un amas disparate. Il se penche pour ne pas perdre ce qui se trouve sur sa précieuse fourchette, en équilibre instable. Il se penche parce à chaque fois tout risque de s'effondrer, de retomber platch dans son assiette. D'ailleurs, c'est arrivé. Une fois, deux fois.  Mais il ne se décourage pas, il repique et réenfourne le tout en se penchant. Danse étrange et régulière de son buste. En rythme...
A-t-il donc si faim qu'il lui faut manger sans perdre une seconde? Oui il doit être mort de faim, et c'est pour ça qu'il se penche pour engouffrer au plus vite sa ration de bouffe...

Il est 17heures dans un self service d'une grande surface. Je viens de loin, j'attends l'heure de me rendre à l'atelier que j'anime à Marche en Famenne. Je suis inquiète: le brouillard se densifie. Après l'atelier je dois faire 110 kilomètres pour rentrer chez moi...je suis inquiète...un peu...

Je regarde à nouveau le type qui mange, cela me distrait.
Les hauts parleurs tonitruent leur bruit à musique. Des voix hurlent et m'agacent les nerfs.

Que fait cet homme seul dans ce restaurant à manger à 5 heures du soir des boulettes sauce écarlate, frites, moutarde et Cie?
Seul.
Il pense à quoi en mangeant à ce point précipitamment?
Peut-être n'a-t-il pas mangé ce midi?
Peut-être vient-il manger ici après son travail parce que personne ne l'attend chez lui?
Mais ici non plus, à part moi et un couple avec un chien aux yeux qui mendient, il n'y a personne.

Personne. Sinon le bruit à musique. Dans les hauts-parleurs qui parsèment le plafond du resto

Juste derrière, pas loin, mais difficiles à situer, on entend des éclats de rire. Cela se passe dans la cuisine sans doute: il faut bien rire de rien, de pas grand chose pour oublier les grandes choses qui font mal, et qui empêcheraient de manger quand on y pense trop. Ou alors qui conduiraient à manger boulimique, comme cet homme qui continue à se pencher sur ses bouchées de frites-boulettes-sauce tomate, qu'il enfourne à une vitesse incroyable. Danse absurde...

Il a fini. Déjà! Il range le plateau, il met son manteau, il sort dans la nuit, s'enfonce dans le brouillard.
Et moi, je rassemble mes affaires, je range mon plateau (juste un thé), je mets mon manteau, je sors dans la nuit, m'enfonce dans le brouillard et je vais là où m'attendent courageusement les participants à l'atelier que j'anime.

 


Commentaires

    Manger

    C'est peut-être parce que tu avais vécu un week end où le gens mangeaient bien et proprement que tu as remarqué ce monsieur qui mangeaient des frites en vitesse. Tu as vécu l'amitié autour de repas, ça c'est bon! Bon ton atelier de Marche? Pas trop pénibles les routes?
    Je te souhaite une bonne dernière dizaine de jours de 2008 et un bon commencement de 2009, tout juste comme tu les aimes et je t'embrasse bousserèsement.

    Posté par eneri, 18 décembre 2008 à 21:21
  • Oui Eneri

    J'ai pensé plusieurs fois à ces repas agréables et conviviaux par chez toi...la reine de la convivialité....
    La route de Marche à Bruxelles é été très pénible: le brouillard était très intense...
    mais je suis bien rentrée comme tu vois...
    Je t'embrasse

    Posté par Coumarine, 18 décembre 2008 à 21:27
  • Manger en vitesse!

    Pour beacoup de gens, c est devenu le quotidient,
    et surtout dans notre société ou les gens vivent
    de plus en plus seul.Il est assez triste de manger
    seul dans un restaurant,le temps semble long et on
    ne peut pas partager ses impressions.
    Amicalement Latil

    Posté par Latil, 18 décembre 2008 à 21:27
  • En effet Latil

    Je crois que manger seul, en vitesse sur un coin de table de self-service, est le lot de pas mal de gens...hélas...
    J'ai eu mal en voyant cet homme perdu entre sa fourchette bourrée et ses yeux vides...

    Posté par Coumarine, 18 décembre 2008 à 21:29
  • J'aime beaucoup l'atmosphère qui ressort de ton texte. Ambiance sombre d'avant soirée, dans une cafétaria (comme dans les polars américains où les protagonistes sont assis sur un tabouret kitch, à empiffrer un hamburger ou que sais-je quoi de 'gluant, vite fait, mal fait'). Tout cela le long d'une autoroute désertique, dans l'Amérique profonde.
    Je fabule un peu ! J'aime, tout comme toi, observer les gens (leur gestes, essayer de comprendre qui ils sont). Je suis seule dans un établissement, à boire une boisson chaude. L'attente m'inspire et je me plonge dans le vécu de mes voisins de table.
    L'attente se fait présence (Ah ! elle revient !) et je commencerais bien à écrire un roman...
    Alessandra

    Posté par Alessandra, 18 décembre 2008 à 22:12
  • Ben tiens! Ca me donne envie ces boulettes frites... ça fait des lustres que je n'en ai pas mangé... En plus, j'ai faim. Je crois que j'ai "oublié" de souper...
    J'ai lu plusieurs fois le texte sur la fiction littéraire mais je n'ai pas commenté parce que je n'étais pas tout à fait d'accord avec ce qui était écrit, et que je ne suis pas très douée pour expliquer mon ressenti à la lecture de ce texte.

    Posté par tilleul, 18 décembre 2008 à 22:22
  • @Alessandra...en fait en attendant l'heure, je lisais, et mon attention a été attirée par ce "mangeur" solitaire. J'ai pris mon carnet et j'ai écrit ...mon précieux carnet m'accompagne toujours...


    @Tilleul...je n'ai plus eu le courage de continuer la discussion sur la fiction littéraire...je suis fatiguée en ce moment, un peu découragée aussi, parce que je ne vois pas clair dans ce que je fais.
    Vivement l'après-fêtes...tout ira mieux...

    Dis donc...si tu as faim...faut vite manger un tit quelque chose hein!

    Posté par Coumarine, 18 décembre 2008 à 22:34
  • Comme Alessandra je me suis laissée emporter dans un snack typique de la route 66...
    Mais pourquoi aller si loin finalement, car cette solitude au milieu des autres devient notre lot ici aussi.
    Mais, une chose que j'ai aprise, avec l'âge, c'est que ce qui peut paraître à certains, nous ici, comme triste, ou désolant, peut tout autant être un moment de grace, de calme... pour la personne qu'on observe.
    Ainsi, personnellement, j'aime la solitude sur la route. J'aime avoir des journées entières pendant lesquelles je ne parle pas... entièrement absorbée par mon silence et ma conscience du monde.
    Ce que je vois aussi, dans ton récit, c'est toi... que j'imagine la cuillère à la main, le menton calé dans l'autre (peut-être) et le regard tendre vers cet homme.

    Posté par Pakita, 18 décembre 2008 à 22:43
  • Oh! pakita...si tu savais comme j'aime et comme j'ai besoin, un besoin vital! de silence...
    Le silence me reconstruit!
    Tu sais, tu es une lectrice récente de mon blog, mais de ce silence j'en ai déjà souvent parlé!
    Je me rends régulièrement à Orval, dans le monastère accueillant où le silence, même à table est la règle
    J'ai comme toi une famille nombreuse...et parfois je cherche le calme, le simple bonheur de ne as être dérangée...
    Bonne soirée à toi, Pakita

    Posté par Coumarine, 18 décembre 2008 à 22:56
  • quelle tristesse, ce mangeur solitaire et, comme tu le dis, c'est maintenant le lot de beaucoup de personnes, par choix peut-être, par obligation sans doute mais avec une assiette et son contenu pour seuls compagnons doit donner envie de vite en finir et partir ! vers quoi, peut-être une autre solitude, allez savoir ?

    bonne nuit à toi !

    Posté par becassine, 19 décembre 2008 à 01:31
  • quelle tristesse, ce mangeur solitaire et, comme tu le dis, c'est maintenant le lot de beaucoup de personnes, par choix peut-être, par obligation sans doute mais avec une assiette et son contenu pour seuls compagnons doit donner envie de vite en finir et partir ! vers quoi, peut-être une autre solitude, allez savoir ?

    bonne nuit à toi !

    Posté par becassine, 19 décembre 2008 à 01:31
  • Tu nous couperais presque l'appétit. C'est pas drôle de manger seul dans un lieu public, le début d'une nouvelle...

    Posté par mab, 19 décembre 2008 à 06:10
  • Le mystère des boulettes

    Toutes ces histoires de vie qu'on croise tous les jours, cela m'a toujours touché . Que cache l'Homme aux boulettes, quel sens donner à la vitesse de disparition des boulettes, qu'as-tu croisé réellement ce jour-là ...fascinant quotidien quand on veut bien s'arrêter et juste regarder.
    J'aime, mais tu ne seras pas surprise, les HP qui tonitruent )

    Loïc

    Posté par Truly, 19 décembre 2008 à 06:18
  • Il est peut-être déjà mort…

    Posté par Vertumne, 19 décembre 2008 à 08:10
  • @bécassine...oui, lasolitude de cet hommem'a frappée, mais plus encore la rapidité avec laquele il engouffrait son repas...

    @mab...mais tu me donnes une idée...cela pourrait être en effet le début d'une nouvelle...

    @Loïc...oui, je sais que le quotidien ordinaire des gens ordinaires te fascine aussi...
    (moi aussi, j'aime les HP qui tonitruent leur bruit de musique hihi)

    @Vertumne...ben..j'espère que non...j'espère que tu ne lui a pas jeté un mauvais sort? )

    Posté par Coumarine, 19 décembre 2008 à 10:09
  • beaujour COUM.

    c'est étonnant comme l'on est vite attiré par les autres, quand l'ennui, la peur de l'aprés, l'inocupation est là,
    oui, regarder le passant qui passe. le quidam qui prend un verre au bar. la dame qui essuie la morve du nez de son fiston. le chien qui attend...
    comme nous qui attendons quoi d'ailleurs ?
    qui ?
    comment ?
    regarder les gens par dela les apparences.
    démarche oubliée, dans notre vie si active, que l'on ne prend meme pas le temps de se regarder dans les yeux quand on se croise et se dire tout simplement "beaujour".
    car si l'on fixe du gard juste pour voir, juste pour regarder, sans donner à ce geste la volonté d'un échange,,,,, cela s"appelle du voyeurisme... et de cela, notre société se meurt !
    voyeurisme à la télé avec les réalityShow,
    avec l'exibitionisme des vies de stars,
    de la plus triste histoire de famille, à la plus cruelle expérience de vie en commun,
    de la réconciliation des amants,
    du tapage nocturne du voisin,
    des paradis artificiels,
    des marchands de souvenirs... de rêves, de ces jeux où l'on gagne beaucoup d'argent,,,, mais dont on n'est que spectateur.
    REdevenons des acteurs !

    "autre jour, une quidame me répondait que l'on ne pouvait pas prendre tous les malheureux chez soi,
    et que du fait, c'était inévitable de s'habituer à les voir"
    sur ce je lui répondais, qu'effectivement l'on ne pouvait pas, mais est-c'qu'on les regardait vraiment avec les yeux du coeur... et qu'on ne les laissait pas sombrer dans cette noirceur où meme un chien ne tomberait pas, car à lui, on ferait une p'tite caresse en passant.
    alors, arrêtons de regarder en se posant des questions.
    les réponses nous les connaissons... seulement nous n'osons pas, ou ne pouvons les mettre en place... OUI nous ne pouvons tout résoudre d'un coup. mais l'indifférence nous pouvons y remédier par un simple sourire, signe de tête, petit mot de salutation.
    plut^tot que de baisser la tête et entrainer avec nous celui qui osait lever les yeux vers nous.

    Posté par rsylvie, 19 décembre 2008 à 10:44
  • peut-être songeait-il davantage à se remplir l'estomac qu'à se nourrir...


    J'aime bien ces petites tranches de ta vie.

    Des bises.

    Posté par telle, 19 décembre 2008 à 12:56
  • recoucouCOUM

    mais non pas toute cette neige devant chez moi !
    quoique, je n'ai pas souvenir mais il y a des photos d'une 40taines d'années où il y avait autant de neige dans le 61 !
    bisous et merci de ta p'tite trace.

    Posté par rsylvie, 19 décembre 2008 à 13:37
  • @sylvie...ben dis donc quel plaidoyer pour le regarder les autres en vérité...
    c'est sûr que cela changerait beaucoup dans notre monde si froid, où tant de gens ses sentent bien solitaires...
    mais tu vois, moi j'ai juste écrit ce portrait parce que d'abord, cet homme m'a frappée, et puis c'est ce que je fais de mieux: écrire...
    Bises à toi...

    @merci >Telle je t'embrasse aussi

    Posté par Coumarine, 19 décembre 2008 à 13:52
  • Cet homme...

    ... dont tu parles cela aurait pu être le mien avant 2002, "un mec sur la route toute la sainte journée" (oui je sais, c'est pas de moi, lol!) Un RDV entre midi et deux, il a pas mangé à midi, pas le temps, il doit être à "PétaOuChenoque" à 18h00 le soir pour un autre rencard, ...ou bien il a un train à prendre ou un avion...Pas le temps de mastiquer, on avale pour remplir l'estomac, ...manger pour vivre, continuer sa route! Quel quotidien! Et oui nombreux sont ceux comme lui... Le mien après 15 ans de ce rythme il a tout arrêté! Comme je le comprends... Et ça c'est sûr, pas de RTT, pas d'horaires de bureau, on part des fois à 4h00 du mat de la maison pour être à 8h00 à plusieurs centaines de bornes... Tu les vois les infarctus après!
    Sinon, je suppose que tu es rentrée saine et sauve à la maison, mais qu'est-ce que ça fatigue la route par des temps pareils. Bon rétablissement! ;-D

    Posté par Magel, 19 décembre 2008 à 14:03
  • j'ai avalé mon sandwich au fromage très vite, plantée là devant mon ordinateur en guise de repas. Mais, mais , mais ... La réalité vraie, c'est qu'à l'heure du repas, je suis allée me faire couper les cheveux.
    bisous
    ps : le sandwich était bon. Bien meilleur que ceux qu'on trouve dans les tgv.

    Posté par claire, 19 décembre 2008 à 14:26
  • @Claire...merci pour le sourire que tu me donne en te lisant...il me fait du bien

    @Magel...contente que ton homme ne soit plus du genre de celui que je décris...
    Oui je suis rentrée saine et sauve mais en mettant le double du temps habituel pour ce trajet que je fais régulièrement...

    Merci à toutes les deux!

    Posté par Coumarine, 19 décembre 2008 à 14:51
  • Contente de te retrouver, je me demandais où tu étais passée! je l'apprends maintenant en te lisant. Ta description est très réaliste, je le vois devant moi ce gros glouton.

    Posté par Charlotte, 19 décembre 2008 à 20:14
  • FAIM?

    L'Assistance Publique m'avait lâché et l'Armèe ne m'avait pas encore récupéré. Très peu "argenté" je ne mangeais pas toujours à ma faim!
    Ce jour là je n'avais depuis trois jours que quelques cafés crèmes dans le ventre quand j'eus la chance de trouver un petit boulot assorti de quelques francs!
    Ceux qui me virent engloutir ma portion de spaghettis ont certainement eus la même impression que toi! La faim fait souvent oublier que le monde existe en dehors des crampes d'estomac!
    Amitié.
    Crois au Père Noël... Il existe!

    Posté par Papa de Lili, 19 décembre 2008 à 21:29
  • J'aime bien l'ambiance de votre texte. On dirait que c'est extrait de "Paris-Texas" de Wim Wenders. Tistesse du mangeur solitaire, certes, mais aussi votre tristesse et votre solitude à vous. On vous sent perdue, là, à des kilomètres de chez vous, dasn ce lieu inconnu au milieu du brouillard. Et votre conscience aiguë du danger: celui de la route à reprendre, celui du public à affronter, seule encore une fois. Presque désemparée.

    Posté par Feuilly, 19 décembre 2008 à 22:47
  • Et si prendre le temps de s'arrêter, même pour manger seul ... surtout pour manger seul, était un moment de luxe, un cadeau que l'on s'offre? Pour ma part, il m'arrive ... au prix de bien des efforts sur moi-même pour combatttre un sentiment de culpabilité tout à fait idiot, j'en conviens, de m'octroyer un repas tout seul, dans un bistrot, avant de reprendre mon boulot dans une réunion où je dois représenter mon école et toutes les problématiques qu'il m'est imparti de porter. J'avoue que, me sachant seul (c'est un cadeau que je me fais, je ne suis là que pour moi, mes pensées, mon envie de souffler et mon envie de me donner un temps pour réfléchir) ... je ne vois pas pourquoi je devrais avoir un regard plein. Je crois que mon regard vide ... pour ceux qui observe ma solitude, est, en fait, un regard plein de moi ... et j'ose revendiquer que c'est bien plus que du vide, croyez-moi!

    Posté par FC, 19 décembre 2008 à 22:47
  • @Charlotte...je suis là..mais je suis en effet partie un bon moment...
    et puis je ne suis pas en super forme ;-((

    @Papa de lili...oui, sans doute ne sais-je pas ce qu'il se passe réellement dans la vie de ces personnages dont je parle...je me contente d'observer

    @Feuilly, oui il y a dans ce texte ma propre solitude, et même mon angoisse à voir monter le brouillard, et ces sentiments je les ai projetés sans aucun doute sur mon mangeur solitaire...
    J'admire la finesse de votre intuition

    @FC je te comprends d'autant plus que moi aussi je cherche souvent un moment où je serais complètement seule, sans devoir tenir comte de personne...cela m'arrive si rarement...

    Posté par Coumarine, 19 décembre 2008 à 23:09
  • Ton texte me fait penser à un tableau de Hopper...

    Posté par heure-bleue, 20 décembre 2008 à 13:27
  • ah ben tiens heure-bleue..maintenant que tu le dis..je trouve aussi...

    Posté par Coumarine, 20 décembre 2008 à 14:36
  • J'ai beaucoup aimé le regard que tu as posé sur cet inconnu boulimique probablement de nourriture et peut être d'amour aussi, qui sait.
    Tu as toujours ce regard étonné et curieux qui donne à tes récits une dimension humaine.
    J'ai eu l'impression de vivre cette scène de vie...
    Je n'ai pas déjeuner, j'ai faim maintenant de boulettes et de frites...

    Mais j'ai pas ça chez moi, va falloir être créatrice...

    Posté par lidia, 20 décembre 2008 à 17:49
  • Lidia...je ne sais que te dire...
    Rien que ceci: tu as toi toujours le mots qui touche, qui fait plaisir...
    MERCI

    Posté par Coumarine, 20 décembre 2008 à 19:01
  • Je m'extasie de ta façon de raconter le quotidien.
    Si si !

    Posté par Annick, 21 décembre 2008 à 13:46
  • Merci Coum, pour ces "instants"...pour ce "tableau-vivant"...
    Quelques phrases et tu nous plonges dans cette atmosphère "suspendue" pleine de questions...

    Posté par Jaca, 22 décembre 2008 à 04:59
  • Annick
    Jaca...
    Votre passage ici me fait très plaisir...
    Et j'aime que vous aimiez ce que j'écris...)

    Posté par Coumarine, 22 décembre 2008 à 10:32

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