La rumeur...est mortelle - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

30 novembre 2005

La rumeur...est mortelle

Je vais vous dire...la rumeur, c'est quelque chose de terrible

J'ai vécu autrefois, quand j'étais enfant, une situation très douloureuse

Une de mes "amies" avait (pour s'amuser) répandu sur moi une rumeur fausse, et forcément négative. (En colère contre moi, elle avait trouvé cette manière là de se venger)

Malgré mes dénégations, les autres élèves et les profs ont préféré croire "l'amie" plutôt que moi, C'était sa parole contre la mienne

Je ne suis pas parvenue à faire rétablir la vérité

C'était des histoires d'enfants, mais j'en ai souffert terriblement. Humiliée...j'étais celle qu'on montrait du doigt, dont on se moquait! Et c'était injuste...

J'ai compris alors que  la vérité, comme je le croyais naïvement, ne s'établissait pas d'elle-même, que des "méchants" pouvaient la tronquer impunément et définitivement

J'ai compris que peut-être j'étais stupide et bête de ne pas répliquer par des attaques aussi féroces, par des mensonges aussi blessants

J'ai compris que dans des lieux où l'on a sur vous une opinion tronquée, que vous savez qu'elle  ne correspond pas à la réalité, que vous ne pouvez donc pas être vraiment vous-même car tout ce que vous dites est interprété selon l'étiquette qu'on vous a collée une fois pour toutes...mieux vaut ne pas s'acharner, et fuir cet endroit malsain pour vous...

C'est pas la peine de se chatouiller pour rire, n'est-il pas vrai?


Commentaires

  • Etre victime d'une "cabale", c'est une chose (en ce domaine, personnnellement je connais.... On ne l'évite quasi jamais lorsqu'on a une certaine "vie publique"), l'opinion que les autres se font de nous, ce n'est pas tout à fait la même chose.
    Dans le 1° cas il y a une intention (de nuire en général...), dans le 2° c'est un "état de fait". Chacun a une opinion tronquée sur l'autre, que cette opinion soit positive ou négative. Crois-tu que "l'opinion" que les lecteurs de ton blog se font de toi correspond à qui tu es vraiment et à ce que tu vis effectivement ?

    Parfois il faut fuir en effet (si on le peut... mais pas toujours possible cependant), le mieux est d'apprendre à s'en distancier... Elle est tellement variable et souvent totalement contradictoire d'une personne à l'autre. Et on n'a AUCUN pourvoir sur l'opinion que l'autre se fait de nous ! (contrairement à ce que l'on croit le plus souvent. Car l'impression que l'autre se fait de nous est une alchimie complexe, le plus souvent définitive). [A moins que l'on devienne "un intime"]. C'est toute la problématique du "paraitre".

    Quand on bosse dans la Comm, les relations publiques etc, on apprend toute l'importance de cette petite règle simple ! : "On n'a pas deux fois l'occasion de faire une première impression". Or cette dernière est le plus souvent la définitive... A tout le moins, elle marque pour longtemps.
    Avec mes clients potentiels, j'avais compris toute l'importance de soigner le 1° RDV !

    Posté par Alainx, 30 novembre 2005 à 17:47
  • Oui, Coum, j'en ai parfois fait l'expérience également.
    Voir son honnêteté et sa bonne foi mise en doute est douloureux. Et totalement révoltant lorsqu'il y a volonté de nuire. Mais que faire, sinon démentir par ses actes ?

    Posté par Vertumne, 01 décembre 2005 à 08:29
  • C'est marrant qu'Alainx fasse de la première impression la dernière... Mais il a raison.

    A te lire, je me retrouve même si je n'ai pas subi l'injustice dont tu parles. Il me semble que l'on attache trop d'importance à l'image que l'on donne aux autres puisque de toute façon elle nous échappe. Il y a quelques années, je vivais encore plus pour l'opinion que les autres allaient avoir de moi et, signe manifeste, je rougissais beaucoup, de crainte qu'on ait une mauvaise image de moi si ... ou si...

    Tu sais ce que tu vaux, essaie de ne pas laisser prise en toi à ces critiques malveillantes, autant que possible bien sûr.

    Et puis je me tais car tu sais déjà tout ça bien mieux que moi.

    Bisous

    Posté par telle, 02 décembre 2005 à 14:21

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