10 novembre 2009
Deux infos
A l'initiative d'Alainx
Le prochain
aura lieu
du SAMEDI 14 NOVEMBRE
AU DIMANCHE 22 NOVEMBRE 2009
Si vous souhaitez voir de quoi il s'agit,
consultez le site du Marathon
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N'hésitez pas à vous inscrire !
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Deuxième info
Avis aux Belges du Tournaisis et aux Français du Nord
Dimanche prochain, le 15 novembre de 16h à 19h
je serai présente au Salon du Livre de Tournai la Page dans le cadre prestigieux des Halles aux draps,
Grand Place de Tournai
avec bien entendu mes deux livres (que vous voyez affichés là sur le côté)
Je serais très heureuse de vous y rencontrer
04 novembre 2009
Je suis contre et contre
J'ai un œuf à peler
Avec un mot!
Il s'agit du mot contre
Rendez-vous compte de sa félonie:
Il a deux sens tout-à-fait opposés et contradictoires ce mot-là!
Il a le sens de contre et de contre, vous vous rendez compte?
Je vois votre air perplexe!
moi aussi je n'en suis pas revenue!
Ecoutez voir (bon soit vous écoutez, soit vous voyez, mais c'est quoi cette façon de parler... oups un petit doute, dit-on ça en France? ou rien qu'en Belgique? passons!)
Donc prenons le premier sens de contre
Dans ce sens-là c'est que du bon, de tendre...
Je te prends contre mon cœur, viens tout contre moi, je me blottis contre toi...
Que du chaleureux, du paisible, du bon...
Ca fait tant de bien de se trouver contre quelqu'un, de se laisser prendre contre lui... de fermer les yeux et de savourer cette impression de paix, de bonheur
Prenons le deuxième sens de contre
Dans ce sens là...contre c'est contre, tout l'opposé du premier contre
Je lutte contre toi, la police a lutté contre les manifestants toute la nuit, ce parti lutte contre le pouvoir en place...etc
Que de l'opposition, des luttes de pouvoir, que des tiraillements, de l'agressivité...
Donc vous voyez que la langue française a encore bien des progrès à faire...
Il lui manque manifestement des mots...
Parce que franchement on ne tolèrerait ça de personne de dire tout et son contraire!
01 novembre 2009
Virage à 180 degrés...
Je cueillerai un rayon de soleil pour le revendre au plus offrant.
Je capturerai le héron tranquille qui se dore sur l'eau de "mon" étang. Je le porterai au marchand de volailles. C'est le temps de la chasse, quelqu'un achètera bien du héron. C'est très bon un civet de héron...
Je revendrai quelques paroles douces que j'ai reçues gratuitement. Comme les gens ont besoin de paroles douces, je suis sûre de faire des affaires. Beaucoup de bonnes zaffaires!
Vous voyez?
Je sors de ma candeur. De ma naïveté.
Ah ben oui! On me la reproche celle-là! Si tu crois, me disent les gens intelligents, ceux qui savent bien ce qu'il en est exactement, que le monde est aussi beau et gentil qu'il apparaît dans ton blog? Tu crois encore au Père Noël toi... Faut nettoyer tes lunettes, faut tousser un bon coup, faut sortir de ton fauteuil qui t'enfonce pépère (ou plutôt mémère!) dans tes bons sentiments gnan gnan...
Le monde est un ramassis de dégeulasseries.
Un point c'est tout! Faut pas chercher plus loin!
Va te cacher en dessous de ta couette et suce ton pouce...
Euh...
Je recommence.
Je cueillerai un rayon de soleil pour l'offrir à celui qui le voudra.
Je contemplerai le héron qui vient tous les jours méditer sur l'eau tranquille de "mon" étang, je ne le capturerai qu'en photo et je vous l'offrirai.
Et les paroles douces que j'ai reçues, gratuitement, je les ferai circuler pour que d'autres en profitent...avec en prime des caresses, des sourires, de toutes ces choses qui remuent le cœur et font tant de bien à l'âme...
Mais chuuut ne me dénoncez pas, je risque gros je vous le dis...
Il est là le héron, posé sur l'eau qui miroite de ses couleurs d'automne...
Et il médite interminablement...
26 octobre 2009
Comme un feu follet...
Il y a des gens que je connais depuis des années, que je rencontre de temps en temps, ou même fréquemment.
Bonjour bonsoir! Comment ça va? Très bien merci et vous?
Ils ont pour moi quelque chose qui ressemble à de la sympathie et moi pareil pour eux.
On s'entend bien et quand on se revoit, c'est sympa, c'est convivial...
Mais il n'y a jamais eu de véritable échange entre nous. Ils ne se préoccupent guère de savoir qui je suis, et moi pareil...
Pas de véritable dialogue, on se côtoie, c'est tout.
Par contre, on ne sait pourquoi ni comment, parfois dans une rencontre de hasard, peut naître un véritable échange, de ces échanges qui vont au cœur des choses.
On ne sait pourquoi, avec un inconnu, soudain un échange de mots vrais, libérateurs et c'est comme un petit miracle!
Rien ne nous liait à cette personne, la rencontre est de pur hasard, dans le métro, au coin d'une rue, dans un magasin, dans un de ces lieux publics banals.
Pas d'affection, aucune sympathie particulière, sinon celle, étrange, qui naît de cette rencontre forte. Comme un feu follet intense mais éphémère.
Car il n'est pas question de se revoir... on sait que demain la magie n'opérera plus forcément.
L'échange s'est suffi à lui-même et ce jour-là, a enrichi nos âmes...
Photo Coumarine
15 octobre 2009
Les presque riens
Il y a de ces presque riens qui disent presque tout...
Un regard qui se perd, une mimique à peine ébauchée, un geste esquissé, une parole pour rire, deux mots sur un papier perdu.
Des presque riens. Des micro communications, des dialogues amorcés. C'est rien, trois fois rien...
Et pourtant, pour celui (ou celle) qui sait voir, entendre, percevoir, capter..
Pour celui (ou celle) qui a un minimum d'intuition, d'attention à l'autre, qui possède des antennes qui vibrent, ces presque riens disent presque tout
Énormément en tout cas.
Et parfois ce presque tout est un truc géant, genre cri dans la nuit, qui parce qu'il n'est pas perçu, va se noyer quelque part dans la plus complète indifférence...
Et parfois même, quand c'est trop tard, on se dit qu'on n'a rien vu, rien compris. Forcément. On regardait pas! On avait les yeux collés sur les choses à faire absolument, ou sur son portable qui doit sans retard envoyer un message, ou sur son écran qui ne supporte pas que le regard dérive vers la droite ou vers la gauche, là où peut-être l'autre se tient avec ses presque riens.
Il faut un certain talent, et un désir certain pour brancher les écouteurs spéciaux des presque riens vers l'autre.. et entendre les presque tout.
C'est étonnant comme on peut parcourir le jardin de autres avec de gros sabots aveugles et sourds
J'ai cette faculté de comprendre à demi-mots ce qui ne s'est même pas encore dit, mais qui se lit sur le visage, se devine dans une moue et même au travers de quelques mots reçus par l'écran
Parfois je n'ai pas le courage, ou le temps, de relever ce que j'ai cru comprendre.
Mais parfois oui.
Et c'est porteur, très. Chaque fois.

09 septembre 2009
Un lieu hors du temps
Aussi cruelles ou désastreuses que furent les vies...
aussi bruyantes et bourrées de cacophonies,
même si elles furent des tornades ou des tsunami...
étrangement dans les cimetières, règne toujours un silence bienfaisant qui circule paisiblement autour des pierres solennelles, des photos austères souriant au passant recueilli, des cailloux qui crissent doucement sous les pas, des hauts arbres qui se balancent et tanguent leur infinie nostalgie...
Un cimetière est parfois un endroit de paix dans la ville, où il fait bon se promener...
La mort et la vie rassemblées en un même endroit,
là où sont nos morts qui ne peuvent plus parler, mais ont tant de choses à nous dire encore.
là où des vivants viennent un instant se pencher sur une tombe pour arranger des fleurs, regarder pensivement une photo, rêver au passé, écouter battre leur cœur, interroger les arbres et s'interroger dans le même mouvement. Ou marcher tout simplement en se laissant imprégner de ce lieu intemporel.
Des dates, des noms, des mots doux... tant de secrets rôdent dans ces lieux étrangement habités...
Cimetière du Père-Lachaise, photo trouvée sur le Net
23 août 2009
Envol
Hier.
Un anniversaire...
Une fête dans un jardin ensoleillé...
Des gens, du vin, un buffet improvisé, des parasols bienveillants, des tables un peu bancales, des rires surgis on ne sait de quel coin, des enfants qui courent...
et puis...et puis...
quelques ballons colorés qui lancés dans le vent, s'élancent avec conviction, à la poursuite des rêves exprimés sur de petits cartons blancs.
On y croit, on y croit...
enfin, on essaie...
on ne va quand même pas aujourd'hui, polluer le ciel avec ses soucis et ceux du monde, d'accord? ...

photos Coumarine
08 août 2009
Un peu (beaucoup) de nostalgie
Beaucoup absente... je vais par monts et par vaux
Je marche, je rêve, je réfléchis, je lis, je doute, je parle, et j'écoute beaucoup.
J'écris bien sûr, et même parfois je pleure...ben oui j'ai avoué un jour que je suis une pleureuse
Ça carbure dans ma tête, dans mon cœur, dans mon corps, dans mes zones de turbulence et de doute
Je vais, parfois "légère et court vêtue", parfois drapée dans de sombres vêtements
Il en faut pour tous les jours, n'est-ce pas...?
J'ai plusieurs fois fait un trajet qui immanquablement me fait penser à elle
A cause des champs de colza qui ont cependant cessé de fleurir depuis longtemps...
Mais je les ai vus dans leur flamboyance jaune au moment où elle est partie pour toujours
Alors je pense à elle et elle me manque...
Me manquent ici ses commentaires que j'appréciais, et que je ne verrai plus jamais s'inscrire
C'est si étrange d'être triste d'avoir "perdu" quelqu'un dont on ne connaissait que les mots
En juillet 2004, je découvrais fascinée, le monde des blogs. Deux mois plus tard je commençais à écrire mes petites paroles inutiles
Je n'ai pas cessé depuis, malgré des phases de doute, de fatigue, de découragement, de questionnement
Et je pense à tous ceux qui sont passés me lire et déposer un commentaire, certains étaient des habitués et je les retrouvais avec un tel plaisir!
Je suis allée revoir les premières pages de ce blog...tant de pseudos ont disparu pour toujours dans les méandres de cette toile si gourmande: où sont-ils, que sont-ils devenus? 9 sur 10 ont effacé leur blog, ont abandonné l'aventure, ne reviennent sans doute plus jamais lire aucun des blogs auxquels ils ou elles étaient fidèles...
Cela me fascine je vous l'avoue: les lecteurs du début, n'ont plus rien à voir avec ceux qui commentent aujourd'hui.
Et... il y a des moments où ça me flanque une sacrée nostalgie...il faut toujours quitter, se séparer, même ici sur ce net, pourtant si insaisissable pas essence
Je les compte sur les doigts d'une main ceux qui restent de mes débuts ici, que je revois chaque fois avec avec un tel plaisir. Évidemment il y a les "nouveaux", ceux que je découvre ou qui me découvrent, auxquels immanquablement je m'attache, au point de m'inquiéter quand durant quelques jours, ils restent silencieux, sans aucun mot publié, sans annoncer qu'ils sont en pause...
Je vous remets un texte que j'ai publié déjà ici... qui représente beaucoup pour moi, pour lui-même et à cause du commentaire que Amaily (Mailie) y avait fait, me disant que j'avais quelque chose du Petit Prince...
Histoire d'une vague qui dansait
Je suis allée jusqu'à l'océan. Et j'ai regardé les vagues qui dansaient.
Parfois, elles venaient doucement lécher mes pieds nus, douces et tendres, puis repartaient aussitôt vers le large dans leur mouvement perpétuel.
Un autre jour, elles grimpaient haut...très haut, coléreuses et bruyantes, puis retombaient dans un fracas d'écume rageuse
Je suis allée jusqu'à l'océan. Et j'ai regardé les vagues qui dansaient...
Et j'ai tellement aimé les vagues que j'ai voulu en ramener une à la maison.
Même pas pour moi, pour la partager avec la famille, les voisins, les amis.
J'ai
crié à tout le monde: regardez mes vagues, comme elles sont belles!
Regardez! Elles lèchent les pieds nus, elle grimpent haut dans le ciel
en colère... regardez mes vagues comme elles dansent...
La famille, les voisins, les amis m'ont regardée avec un drôle de regard.
J'avais juste ramené de l'eau...
Rien qu'un peu d'eau qui d'ailleurs glissait au travers de mes doigts crispés...
Je me souviens avoir entendu ou lu cette histoire...mais je ne sais plus où. Je m'en suis souvenue ce soir, et je vous la raconte à ma façon...
25 juillet 2009
Tu n'as pas changé, tu sais
Disons que tu n'as plus vu quelqu'un depuis dix ans (un peu plus peut-être..)
Disons que tu revois ce quelqu'un aujourd'hui, au milieu de plein d'autres gens, lors d'un enterrement (oui, c'est une excellente occasion pour revoir des gens qu'on n'a pas vus depuis longtemps)
Tu as un choc!
Parce que la personne qui vient à toi et te dit bonjour mince de mince ça fait presque un trou dans ta poitrine de la voir soudain comme ça devant toi.
Non mais c'est ELLE? Tu en es sûre? parce que... sa tête, son allure, toussa...
Tout en lui serrant la main, en demandant de ses nouvelles, lui donnant des tiennes, avec des sourires polis gentils de part et d'autre, tu restes sous le coup: ça alors!
Non mais c'est bien ELLE? parce que ses cheveux, son visage, son allure, toussa...
Mais qu'est-ce qu'elle a vieilli? C'est pas possible, elle est malade ou quoi?
Et du coup tu te demandes si la personne qui a tellement vieilli et qui se tient là devant toi, a elle aussi un petit choc dans la poitrine en te voyant, toi...!
20 juillet 2009
Les yeux fermés
Je connais des voix qui sont vides, ou pire encore, qui me vident de ma substance...je connais des voix monocordes qui ont oublié comment c'était de grimper vers l'enthousiasme, qui sont rentrées dans le rang de la médiocrité, de la grisaille... des voix mortes.
Je connais des voix fatigantes, bouffeuses d'énergie, qui dévorent, corrodent, rongent, tellement hautes qu'elles stridulent en sots caquetages...
Je connais des voix qui sont pleines et profondes, qui me remplissent de leur
vibration, qui me nourrissent, qui m'enrichissent... je connais des voix
qui m'envahissent comme une musique bienfaisante, qui chantent et palpitent en ondes de fougue et de vie...
J'aime les voix de ceux que j'aime... au téléphone parfois, je les savoure les yeux fermés
Le courriel, ou les mots du Net, même s'ils véhiculent des mots profonds et tendres, me privent de mon essentiel : la voix,





