Tranches de vie ordinaire - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

08 novembre 2009

La mauvaise rencontre

Je viens de terminer la lecture de "Mauvaise rencontre" de Philippe Grimbert
Autant j'avais vibré profondément à son roman précédent "Le secret" (j'ai moins aimé le film qui en a été tiré) autant ce roman m'a laissée de marbre. (Le titre par contre est bien choisi!)
C'est un roman pour rien je trouve... un de ces romans qui sans doute n'a trouvé d'éditeur que par la relative célébrité de l'auteur. (Je serais curieuse de voir sur les blogs de lecture ce que les blogueurs en ont pensé...j'irai voir)

Ce roman parle d'une amitié qui a mal tourné...
Ce roman parle donc de l'amitié

Et il dit quoi sur l'amitié? Sur ce lien profond qui peut unir deux êtres pendant de longues années? Et peut-être pour la vie?
Rien ou si peu...
On ne sait pas pourquoi ni comment ces deux garçons sont amis, ce qu'ils partagent en commun, ce qui les lie si fort, il n'y a aucun passage fort ou interpellant qui parle de leur amitié qu'on pourrait se dire en le lisant: ah oui! je comprends tellement tout ça!

Je pourrais parler de l'amitié, mais alors vraiment de l'amitié et non me contenter de raconter des petites anecdotes que deux amis peuvent vivre, mais pas vraiment significatives du lien si profond qui peuvent les unir.

Je pourrais parler de l'amitié je le crois vraiment: j'ai eu deux très grandes amies, de celles avec qui on partage beaucoup. Surtout de son intériorité, dans l'assurance qu'on sera comprise et entendue...
C'est tellement important de se sentir vraiment écouté et compris pour qui l'on est!
C'est tellement important de donner aussi à un ami cette expérience si positive d'être vraiment écouté et compris...
Sans jugement, dans l'acceptation totale de ce qu'on est! De qui l'on est!
C'est si rare, si précieux...
Dès qu'il y a un sujet tabou entre amis (un sujet tabou = dont on se refuse à parler ou que l'autre refuse d'écouter)... pour je ne sais quelle bonne (ou mauvaise) raison, je sais pas vous, mais pour moi je n'appelle plus ça amitié. C'est du copinage tout au plus.

J'avais deux amies, je les ai perdues toutes les deux.
Par trahison toutes les deux.
La première j'en ai parlé là, je ne vais pas raconter à nouveau cette histoire douloureuse.
La seconde, non je n'en pas parlé, mais dix ans après la rupture, la blessure est encore vive
La blessure de la perte de mon amie.
La blessure surtout d'avoir été trahie.
parce que maintenant cela m'est très difficile d'entrer en confiance dans une amitié. Je me tiens désormais au bord de l'amitié, sans y entrer vraiment
Méfiance... je ne veux plus me laisser brûler. Et quelque chose de moi "sait" comment ça peut finir!

Bien sûr on pourra m'objecter cent fois que cette amie n'était pas vraiment pas une amie, puisqu'elle m'a laissée tomber!
Et bien si! C'était mon amie. Et j'étais son amie. Avec la confiance qui va avec, avec l'ouverture de son soi intérieur le plus profond sans peur d'être jugée et rejetée..
Jusqu'au jour où l'impensable s'est produit: j'ai été jugée et condamnée sans espoir de retour!
Je dois être sa "mauvaise rencontre". A moins que ce ne soit l'inverse...

Les ruptures d'amitié sont très douloureuses. Très.

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Photo Coumarine

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03 novembre 2009

Tenir le coup...

Les arbres se dénudent inexorablement. Si beaux, si déployés dans leur parure royale il y a encore quinze jours, ils commencent à frissonner de froid dans leurs branches décharnées. Les feuilles rouges et dorées forment un épais tapis, qui chante sous les pas...

Le paysage inexorablement s'habille d'hiver: je n'ai plus le même plaisir à arpenter les allées du parc voisin. La chaleur somptueuse de ce bel automne peu à peu se tarit... même les mouettes ne volent plus avec la même ivresse. Tout s'aplatit et se coince dans l'uniforme couleur grise.

Ce matin je me suis rendue compte que mon cœur aussi se grisaillait et que si je n'y prenais garde, j'allais plonger dans la tristesse, le vague à l'âme, les sentiments bof bof

Je ne suis pas la seule, nous chantons tous un peu la chanson des bofbof je suis fatigué(e) j'ai pas le moral

Que ce soit dans la rue ou dans les blogs. Ne dites pas le contraire, je l'ai entendu et lu!

Pourtant comme chaque année à cette époque, il faut bien s'habiller de courage pour traverser ces quelques mois... pas moyen de faire autrement!

Alors demain ou après, je raconterai comment je m'y prends pour tenir le coup jusqu'au printemps...

Mais si vous avez des idées... elles sont les bienvenues...

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Photo Coumarine

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18 octobre 2009

Perdue dans une gare...

Hier j'ai vécu une expérience un peu particulière et très intéressante
Que je vous raconte:

Je suis (du verbe suivre) en tant que participante un atelier d'écriture centré sur les grands archétypes, tels que les a définis entre autres Jung
Hier la journée portait sur l'archétype de l'Ombre.
La part d'ombre que nous portons tous en nous, soit dans l'inconscient (qui n'est pas pour autant la cave des horreurs!) mais aussi celle qui va se nicher dans tous les aspects de notre conscient mais qui, parce qu'ils effraient (pour quelque raison que ce soit) sont ignorés de nous, passés sous silence.

Je sais par exemple qu'il y a en moi une femme ardente et même violente. Mais alors que j'aime reconnaître l'ardeur en moi, que j'en suis fière en quelque sorte... je n'aime pas trop reconnaître la part violente qui m'effraie par sa ...violence justement. Par exemple poussée à bout, je pourrais très bien me retrouver "hors de moi" capable de hurler, et je sais pas trop quoi. Je préfère ne pas aller voir de ce côté.

Alors voilà, on a été invités à faire un jeu de rôle.
La scène: une gare, avec son passage de gens pressés, de gens de toutes sortes.
Nous les participants à l'atelier (11) nous étions invités à entrer dans la gare sous les traits d'un personnage imaginé, avec une quête, une demande...
Ce n'était plus Coumarine qui était dans ce hall de gare, mais le personnage que Coumarine avait choisi de jouer, avec sa demande...
Cela permettait donc le jeu, càd de jouer, d'explorer un personnage qui ne nous ressemble pas...

Avec l'objectif d'habiter un personnage de l'intérieur afin de pouvoir, dans un texte à écrire ultérieurement, le présenter d'une manière la plus vivante possible. Pas simplement une description physique, mais les sentiments que ce personnage tel qu'il est, peut vivre dans cette gare, à ce moment donné, avec sa demande...
(Je dis moi-même aux participants de mes ateliers que pour rendre un personnage de fiction vivant, il faut entrer dans les baskets du personnage... sinon c'est du construit, du superficiel)

Sans trop réfléchir, je suis entrée dans l'espace du jeu, la "gare", en tant que mendiante des pays de l'Est, avec un bébé dans les bras. Je me suis assise par terre... et j'ai tendu la main

floralfPersonnage sans beaucoup d'originalité, il faut le reconnaître. Je me soupçonne même d'y avoir été au cliché, au plus facile

Mais le jeu m'attendait au tournant...

J'ai vécu en tant que "mendiante" parmi les autres qui jouaient eux d'autres personnages, quelque chose d'assez inattendu, qui m'a touchée, qui m'a posé question. Il est vrai que j'ai joué le jeu à fond... seule condition pour moi de laisser le vécu surgir de là où on ne l'attend pas spécialement

On est toujours le ou la mendiante de quelqu'un...

Le texte que j'ai écrit par après... je le mettrai ici  demain soir ;-))

Parce qu'il éclaire mon propos...

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11 octobre 2009

J'aime...

J'aime... quand les couleurs de l'automne explosent en une palette infinie de couleurs frémissantes.

J'aime...quand les premières bourgeons apparaissent timides, en poussées fragiles dans les jardins qui se languissent du printemps. (Patience...plus que 180 fois dormir!)

J'aime...les coquelicots courageux qui résistent vaillamment dans la chaleur de l'été. (Patience, plus que 220 fois dormir!)

J'aime... le mouvement ample et serein des éoliennes qui font les sentinelles le long de l'autoroute qui me relie à l'Ardenne. Y en a qui vont pas être d'accord, mais moi, j'aime les voir ces drôles d'oiseaux qui me font des signes paisibles de leurs grandes ailes rigides.

J'aime... poser des mots sur ce blog, des mots souriants ou des mots qui pleurent parfois, mais à tous les coups des mots...comment dire... des mots... ben vous voyez ce que je veux dire, non?

J'aime... recevoir un sms de mes enfants, surtout quand ils m'annoncent qu'ils s'invitent à déjeuner... oups, comme ça, à l'improviste... j'aime alors nos conversations à cœur confiant ou passionné.

J'aime... les rires de mes petits enfants, leurs questions et leur curiosité pour tant de choses. J'aime quand ils se blottissent contre moi pour lire (vivre?) ensemble une histoire passionnante. Les histoires sont toujours passionnantes quand elles sont lues ou racontées par les mamies. Vous avez remarqué?

J'aime... quand les mots coulent en cascade dans ma tête et s'inscrivent en flots généreux sur l'écran de mon PC. Mais j'aime aussi quand les mots me résistent, semblent fuir ailleurs, se cognent à ma détermination, puis vaincus, reviennent un peu penauds sous mes doigts triomphants.

J'aime quand je suis sur la route avec le CD des "ballades africaines" mis TRES FORT, alors je danse et je chante au volant, oui!

J'aime oublier les soucis dans un bain parfumé aux senteurs de jasmin.

J'aime lire dans le bain parfumé aux senteurs de jasmin... ou rêver tout simplement...

J'aime quand j'oublie tout tout tout dans un livre que j'aime

J'aime aller au resto, être servie comme une princesse, moi qui sers toujours les autres

J'aime papoter avec l'Homme le samedi et le dimanche matin au petit déjeuner, heures tranquilles et douces (enfin...quand il n'est pas parti très vite vers ailleurs)

J'aime marcher dans la campagne pas loin de chez moi, respirer le ciel, le vent, les arbres, la paix, un brin d'éternité, puis ragaillardie, revenir dans mon simple quotidien

J'aime cogiter, préparer et mettre à exécution mes nouveaux projets.

J'aime travailler avec ma petite équipe quand on cogite, prépare et répète un nouveau projet

J'aime cette connivence entre nous, cette excitation de mener à bien un truc un peu fou.

J'aime animer les ateliers d'écriture que j'anime, les préparer soigneusement, et m'y donner à fond, j'aime mon travail

J'aime dans ces ateliers, accompagner les gens, susciter le meilleur en eux... j'aime les gens. Tant de richesses en eux...

J'aime lire au lit et sombrer comme ça dans le sommeil.

J'aime savourer des petits morceaux de chocolat noir de noir, les tremper dans mon café d'après repas, les sucer lentement jusqu'à ce qu'ils fondent dans ma bouche toute pleine de ce plaisir noir de noir.

J'aime être avec les gens que j'aime, mais j'aime aussi intensément les moments de solitude, où je peux sans remords me consacrer à moi-même exclusivement...

J'aime la Vie, au fond

Et ça, malgré tous les "j'aime pas"... et il y en a bien sûr... il y en a...

automne

Photo Coumarine

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03 octobre 2009

A temps et à contretemps

Je pourrais bougonner grave si j'étais une bougonne...
Parce que voyez-vous faut reconnaître que dans la vie, il y a pas mal de sujets susceptibles de faire bougonner.
Vous voulez des exemples?
Et bien quand on part sans parapluie malgré le temps menaçant, et que hop! on se paie la grosse pluie qui mouille...
Quand on mange tranquillement en famille ou avec des amis, et que ...craaac une dent déjà rafistolée trois fois explose en morceaux dans votre bouche alors que vous mangiez un morceau de pain tout ce qu'il y a de plus innocent...
Quand on met son réveil à l'heure qu'il faut, et qu'on se réveille en catastrophe à l'heure qu'il fallait surtout pas...
Quand on cherche ses clés qui s'amusent à se cacher, et qu'elles insistent les vilaines...
Quand on ne sait plus très bien dans quel endroit de cet immense parking souterrain on a garé sa voiture chérie... et qu'on est contraint de faire là sa promenade quotidienne...arpenter les allées c'est  pas mal, ça change du parc voisin...
Quand l'homme rentre le soir tellement en retard que le rôti a eu le temps de se morfondre dans le four
Quand il y a une grève des postes alors qu'on attend une lettre importante, genre lettre d'amuuuuuuuuur
Quand on se réjouissait d'aller manger avec son amie  et qu'elle tombe malade la veille, et même pas de la grippe machin
Etc. etc. A compléter...

Seulement moi je suis pas du type bougonne... franchement les tits truc comme ça, il en faut déjà beaucoup pour saper mon moral. Me dit toujours que c'est pas grave, que d'autres choses méritent qu'on s'y attarde, et même qu'on déprime... en tout cas qu'on s'interroge, qu'on y réfléchisse. Genre les gros vilains trucs du monde, et puis les trucs qui ont raison de me tracasser... les gros soucis quoi... Il y en a souvent, il faut bien le reconnaitre!

Alors franchement, n'insistez pas, mais je ne me laisse pas atteindre par les soucis rikikis  et les tracas rakakas et je savoure à fond les plus petits plaisirs de l'instant. A temps et à contretemps... J'ajuste mon regard pour apercevoir LE détail qui me comblera...

Je reconnais que je n'étais pas comme ça dans le temps, est-ce l'âge (oups), qui m'apporte cette sérénité?

atomium_papillon

Photo Coumarine

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30 septembre 2009

Une garde-robe extensible...

Quand j'ouvre ma garde-robe, immanquablement je choisis toujours de mettre les mêmes vêtements. Ceux dans lesquels je me sens vraiment à l'aise, ceux que j'aime bien...ceux qui me vont bien.
Cela fait quelques vêtements, pas beaucoup en somme.
Et le reste?
Le reste reste là, suspendu interminablement sur des cintres bien rangés.
Jamais mis ou si peu, enfilé pour du semblant un jour ou deux, juste pour me donner bonne conscience. Parce que quand même, ces vêtements je les ai achetés et ... faut pas gaspiller n'est-ce pas?
Donc dans ma garde-robe, quelques tenues que je mets et aime mettre... et le reste qui se languit en attendant que je les remarque et les choisisse enfin!
Mais moi je passe à côté, je ne les vois même pas.

Sauf quand comme ce soir, je prends la peine de regarder ce qui se passe dans mon armoire: plein de vêtements accumulés au fil des années, dont j'ai peine à me défaire...
Vous comprenez, un jour j'en aurai besoin, qui sait?
Ou j'aurai un peu maigri, et ils m'iront à nouveau très très bien!
Ou j'aurai envie de les remettre, les gouts peuvent changer, évoluer, et je serai contente de les retrouver, n'est-ce pas?

Il y a aussi l'un ou l'autre vêtement que je n'ai jamais mis. Mauvais achat comme on dit.
Très mauvais faut le reconnaître car sitôt arrivée à la maison, et essayant à nouveau le vêtement en question... c'est la consternation: je ne m'aime pas, mais alors pas du tout avec ce truc sans couleur et sans forme, qui me grossit ou accentue mes défauts, mais comment j'ai pu acheter un machin pareil, c'est la faute de la vendeuse qui insistait, disant que ça m'allait très bien, évidemment elle doit vendre mais s'en fiche complètement de moi.
C'est malin... comment j'ai pu me laisser influencer comme ça?
Furieuse sur moi que je suis me demandant ce que je vais faire de ces fringues pas mettables

Je dois sûrement être la seule dans la blogosphère à faire des mauvais achats!
Mais alors pourquoi je n'en fais pas un paquet pour les donner à qui ils plairont?
Parce que...quand même... me débarasser d'un vêtement neuf et jamais mis, c'est presque indécent...
Je préfère vivre de la douce illusion qu'un jour viendra, on ne sait jamais ... j'aimerai très fort ce pantalon, ce pull ou autre écharpe...

Finalement quand je réfléchis un peu plus loin, il y en a combien de ces casseroles que je n'utilise plus jamais, de cette vaisselle idem, de tous ces objets inutiles qui encombrent mes armoires?
Combien de livres que je ne relirai plus jamais, et qui ne sont pas des livres chéris, de CD que je n'écoute plus jamais, des gadgets que j'ai achetés comme ça, petit coup de foudre, mais aussitôt remisés quelque part au fond d'une armoire...?

Bon il faudra que je pense à acheter quand il sera temps, un cercueil à plusieurs étages, pour y caser tous les objets inutiles dont je suis incapable de me séparer...

fanfarepieds

Oui bon je sais, la photo n'a aucun rapport avec mon billet... mais j'ai tellement de photos dans mon PC dont je suis incapable de me débarasser, que voulez-vous, alors je mets celle-ci... me suis dit qu'elle pourrait toujours servir...

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25 septembre 2009

Question de poids

Quand autrefois un de mes enfants petits, s'endormait sur mes genoux, il se faisait beaucoup plus lourd que le poids de son corps...

S'ajoutait le poids de son abandon confiant...

renoir9

Renoir

J'aimais faire des câlins à mes enfants, je les serrais contre moi, et ce corps à corps nous faisait du bien, à moi comme à l'enfant. Je faisais, avec bien du retard sur mon enfance, des provisions de douceur tendre... et c'était BON

J'aimais beaucoup quand ils venaient vers moi, demandaient mes genoux et s'y endormaient parfois, leur abandon m'arrachait des larmes: quelqu'un s'abandonnait en confiance à moi, sans défiance, sans méfiance, c'était comme un petit miracle

Maintenant encore mes enfants et moi, on peut se serrer longuement dans les bras... simplement savourer cet intense instant de présence l'un à l'autre, dans lequel bien des choses passent sans les mots.

Et puis... l'homme aussi, j'aime le garder contre moi, j'aime me serrer contre lui.

Quelqu'un m'a dit un jour, que j'étais une "toucheuse"... C'est vrai je crois, dans le plus beau sens du terme.

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22 septembre 2009

Sérénité

Aujourd'hui, j'ai marché...

Pas loin de chez moi (j'en ai parlé ici  et) il y a tout ce qu'il faut pour une promenade "nature": un parc, des arbres, un petit étang (pas si petit que ça...), quelques canards, et oies blanches (non non...c'est pas moi...). Un héron aussi quand il daigne montrer le bout de son bec. Digne et solitaire.
Aujourd'hui en plus il y avait le soleil et le ciel bleu bleu bleu tout déployé au dessus de la tête.
Et dans l'air quelque chose d'indéfinissable qui ressemblait à la sérénité.
La sérénité, j'en ai  besoin ces jours-ci. Alors je suis allée la chercher là où je sais la trouver...

J'ai laissé les choses à faire à la maison... j'ai chaussé mes baskets et suis partie un bon moment.

D'abord je me suis placée bien en face du soleil. Et je l'ai laissé m'envahir.
Je lui ai présenté mon front, j'ai fermé les yeux: le soleil s'est concentré entre mes deux yeux, là où l'on s'accorde à dire que se trouve un point de chakra important, le troisième oeil (ou l'œil intérieur, ou l'œil de l'âme
Je me suis offerte, ouverte au soleil. Je l'ai laissé consciemment m'envahir. Il a caressé mon front et peu à peu a irradié dans mon corps jusqu'aux extrémités de  mes doigts. Je me suis sentie gonflée de cette lumière, et me suis élargie aux dimensions de... du monde. Oui j'ose le dire...parce que c'est cela que j'ai vécu, comme un embrasement accepté librement.

Puis je me suis baissée et j'ai ramassé ce qui s'offre là gratuitement en ce moment. J'ai cueilli quelque marrons tout ronds, tout luisants, tout beaux, tout colorés de cette couleur et senteur de l'automne naissant. Un pour chaque main, et quelques-uns dans ma poche.
Et je les ai roulés indéfiniment dans mes mains, tout en continuant ma marche. Petit massage improvisé, mais tellement bon, comme si le grand marronnier voulait me communiquer un peu de sa force. Je l'ai acceptée avec gratitude et lui ai dit merci.

Enfin, je me suis plantée devant l'eau frissonnante de l'étang. J'ai regardé deux ou trois canards qui nageaient tranquillement, quelques mouettes blanches qui planaient au dessus des eaux avec un majesté silencieuse: comment font-elles  pour ne pas connaître l'inquiétude, l'anxiété qui désordonnerait leurs amples et puissants mouvements?
Je lei ai interrogées longuement... et elles m'ont répondu...
Je suis rentrée régénérée
Et me suis sentie...BIEN

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04 septembre 2009

Un air qui sent le propre

Et voilà que l'air ici est neutre et sans air.
Enfin... sans air du large, vous savez bien, de cet air que l'on respire à pleins poumons et qui vous transporte dans les lointains.
C'est un air qui sent le propre, le net, le blanc de blanc, le transparent.
Là, aucune odeur qui sort de l'ordinaire, venant flatter ou heurter le nez, aucun parfum prononcé, aucune senteur émouvante ou rocailleuse, rien.
Un sans air parfait. Aseptisé.
Même le soleil qui vient lécher les murs est lui aussi inodore et sans couleur. Il ne dérange ni n'agresse personne. C'est un soleil plat, sans consistance. On passe au travers sans problème, pas de résistance.

On se sent un peu bizarre en frôlant les murs de ce couloir, on marche avec hésitation sur le dallage gris uniforme, en prenant grand soin d'enjamber les lignes qui font les carrés silencieux.  On y marche à petits pas silencieux qui ne font des échos bruyants que dans la poitrine. On se parle à voix muette.

Tous les souvenirs auraient-ils été lavés dans ces couloirs?
Ça respire la mort.
La mort qui rôde derrière chaque porte numérotée de ces couloirs interminables.

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02 septembre 2009

Mes petites princesses bleues

collage

Il était une fois deux petites princesses bleues... deux cousines du même âge
Nous avons l'homme et moi, passé une semaine avec elles durant les vacances d'été...

Mes petites princesses -oh! joie!- aiment toutes les deux plonger des heures dans les livres...
Alors nous sommes partis plusieurs fois dans de belles et grandes librairies de la ville la plus proche de l'endroit de ces vacances.

Des heures de bonheur: elles venaient me montrer ce qui leur plaisait, souvent des livres illustrés de photos magnifiques, de celles qui font rêver... peintures ou photos, peu importait. Elles ont du gout, mes petites princesses et l'art de dénicher les plus belles choses...

Je prenais autant de plaisir qu'elles à admirer leurs découvertes...nos trois têtes plongées dans un même livre, dans le silence feutré de ces librairies... quel bonheur!

Hélas les livres coutent cher...ça ne fait rien, Mamy qu'elles ont dit, on va fouiner dans des brocantes... on y trouve toujours des livres aimés pour quelques euros
Et puis, il y a la bibliothèque de l'école, et celle de leur quartier respectif...

Avoir des petits enfants qui aiment lire, ça me fait chaud au cœur. Je sais ce qu'elles y gagneront en développement de l'imagination, en acquisition de vocabulaire, en découverte d'autres cultures, d'autres pays, d'autres façons de vivre, d'autres façons d'écrire...

Posté par Coumarine à 21:00 - Tranches de vie ordinaire - Commentaires [33] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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