19 décembre 2009
Aux hommes et aux femmes de bonne volonté
Parler de Noël maintenant, ce serait dans l'air du temps.
Partout autour de moi (dans les blogs y compris), on se prépare à fêter Noël en famille. Notre famille aussi. Chacun a sa charge. On sera réunis. Ce sera bien! Espérons-le. Deux solitaires se joindront à nous...
Et pourtant je ne ferai aucun billet sur Noël.
Car si je me tourne à droite, je vois des étalages de bouffe, des Père Noël bedonnant, mille et une suggestions d'achats de cadeaux inutiles. Je peux lire tous les conseils pour me faire belle pour la fête, avec du maquillage et des vêtements couteux. Comme si j'avais le temps de macérer dans le bain et sous un masque de beauté parfumé alors que vingt personnes viendront manger ce soir-là... la famille est grande...!
A gauche, ce n'est pas mieux, je vois un monde blessé, je vois des pauvres de plus en plus pauvres, des riches qui le sont de plus en plus aussi, je vois des SDF dans tous les coins de chaque couloir du métro, je vois des solitaires qui n'ont personne à aimer, que personne n'invitera à sa table, je vois des malades à n'en plus finir, je vois des gens qui ont perdu leur âme, des jeunes désaxés et des gens qui sont tristes à en mourir.. et qui finissent pas en mourir...
A droite ou à gauche... c'est difficile, ardu, problématique. Je ne sais pas. Je ne sais plus que faire, ni être.
Alors je rêve de revenir aux valeurs premières de partage authentique et d'Espérance pour ce monde blessé.
Je rêve d'une incarnation authentique, qui nous ferait tous nous engager vraiment par des actes, pas simplement par des mots
La crèche comme symbole de Noël, est encore ce qui me parle le plus...
Paix sur la Terre...soyons des hommes et des femmes de bonne volonté,
c'est-à-dire de volonté aimante...
Photo Coumarine
17 décembre 2009
Un bonheur blanc
La neige qui est tombée durant trois heures, puis le verglas qui s'en est mêlé...
Des embouteillages à n'en plus finir
Des accrochages aussi hélas...
Moi, appelée par la neige, je suis sortie et j'ai marché... je suis allée dans mon petit parc
Il n'y avait personne, j'ai foulé des chemins vierges dans une neige épaisse et moelleuse
Quel bonheur!
Pourtant la lumière était grise, le ciel chargé...
Quel bonheur quand même...
J'avais le coeur et l'âme emplis de reconnaissance, de plénitude
Elles m'habitent encore...


30 novembre 2009
La lettre qui n'arrivera jamais...
Tu écris une lettre.
Plus exactement tu commences à écrire une lettre.
Tu as pris une feuille de papier blanc, vierge encore.
Tu as dans la main ton stylo Mont Blanc dont tu as vérifié la cartouche d'encre.
Tu t'installes à ton bureau.
Tu empoignes le stylo.Tu poses la main sur le papier blanc, vierge encore.
Tu écris la date dans le coin supérieur droit.
Puis au milieu... Cher Simon (ou Geneviève, ou Armand, ou ...)
Tu commences à écrire quelques mots, laborieusement.
Très vite tu t'interromps, ton regard se lève vers un point imprécis devant toi.
Tu réfléchis
Tu réfléchis encore
et encore.
Tu fronces les sourcils.
Ça ne va pas que ce tu as écrit, alors tu poses le stylo Mont Blanc, tu prends la feuille de papier sur laquelle les dix lignes déjà écrites te narguent.
Tu froisses brutalement cette lettre qui n'en sera pas une et tu jettes le papier dans la corbeille.
Tu soupires.
Tu reprends une autre feuille, en soupirant encore.
Tu écris la date dans le coin supérieur droit... puis au milieu le cher Simon...ou Geneviève...ou Armand, ou.....
Puis de nouveau, tu froisses brutalement la feuille que tu jettes dans la corbeille.
Simon (ou Geneviève, ou Armand, ou...) ne recevra jamais la lettre qu'il (ou elle) attend...
Avec les mails, c'est la même chose. Certains mails sont écrits trois fois, réécrits une quatrième, ou même une cinquième...et jamais envoyés...
Photo trouvée sur flickr
22 novembre 2009
La fenêtre éclairée
Une lumière tout en haut d'un immeuble, vient soudain percer l'obscurité naissante.
Et le crépuscule doucement caresse cette lueur qui s'impose, seul témoin silencieux d'une nuit très noire.
Dans la rue là tout en bas, circule un silence un peu inquiétant.
Les silences aveugles ont toujours quelque chose d'inquiétant. On tâtonne, alors on s'accroche à la lumière qui perce la nuit.
La fenêtre éclairée rassure. Elle parle de fidélité, de confiance. Elle témoigne d'une présence. Et la présence nourrit l'âme...
J'ai tout faux. Je recommence
En bas, là dans la rue, se propage partout le silence dans la ville qui doucement s'est endormie.
Le silence sans les lumières clignotantes et bavardes a quelque chose de profondément paisible. De l'ordre de la réconciliation avec soi-même. Avec les autres. Avec le monde. Avec Dieu.
Mais il y a cette fenêtre éclairée qui toise la nuit de son néon blafard.
Quelle âme insatisfaite vient ainsi allumer sa solitude, comme un appel de détresse, d'insomnie, de ruminations de douleurs qui viennent s'exprimer au travers d'une fenêtre éclairée dans la nuit?
Chaque événement, chaque action peut exprimer le blanc ou le noir, selon l'angle de vue auquel on se place
C'est très étrange. Deux personnes ne voient pas la même chose selon la façon dont leur cœur est habillé...
Ou alors... autre perspective car autre réalité... je m'interroge, que sait-on vraiment de la vérité des êtres, des choses et des événements?
08 novembre 2009
La mauvaise rencontre
Je viens de terminer la lecture de "Mauvaise rencontre" de Philippe Grimbert
Autant j'avais vibré profondément à son roman précédent "Le secret" (j'ai moins aimé le film qui en a été tiré) autant ce roman m'a laissée de marbre. (Le titre par contre est bien choisi!)
C'est un roman pour rien je trouve... un de ces romans qui sans doute n'a trouvé d'éditeur que par la relative célébrité de l'auteur. (Je serais curieuse de voir sur les blogs de lecture ce que les blogueurs en ont pensé...j'irai voir)
Ce roman parle d'une amitié qui a mal tourné...
Ce roman parle donc de l'amitié
Et il dit quoi sur l'amitié? Sur ce lien profond qui peut unir deux êtres pendant de longues années? Et peut-être pour la vie?
Rien ou si peu...
On ne sait pas pourquoi ni comment ces deux garçons sont amis, ce qu'ils partagent en commun, ce qui les lie si fort, il n'y a aucun passage fort ou interpellant qui parle de leur amitié qu'on pourrait se dire en le lisant: ah oui! je comprends tellement tout ça!
Je pourrais parler de l'amitié, mais alors vraiment de l'amitié et non me contenter de raconter des petites anecdotes que deux amis peuvent vivre, mais pas vraiment significatives du lien si profond qui peuvent les unir.
Je pourrais parler de l'amitié je le crois vraiment: j'ai eu deux très grandes amies, de celles avec qui on partage beaucoup. Surtout de son intériorité, dans l'assurance qu'on sera comprise et entendue...
C'est tellement important de se sentir vraiment écouté et compris pour qui l'on est!
C'est tellement important de donner aussi à un ami cette expérience si positive d'être vraiment écouté et compris...
Sans jugement, dans l'acceptation totale de ce qu'on est! De qui l'on est!
C'est si rare, si précieux...
Dès qu'il y a un sujet tabou entre amis (un sujet tabou = dont on se refuse à parler ou que l'autre refuse d'écouter)... pour je ne sais quelle bonne (ou mauvaise) raison, je sais pas vous, mais pour moi je n'appelle plus ça amitié. C'est du copinage tout au plus.
J'avais deux amies, je les ai perdues toutes les deux.
Par trahison toutes les deux.
La première j'en ai parlé là, je ne vais pas raconter à nouveau cette histoire douloureuse.
La seconde, non je n'en pas parlé, mais dix ans après la rupture, la blessure est encore vive
La blessure de la perte de mon amie.
La blessure surtout d'avoir été trahie.
parce que maintenant cela m'est très difficile d'entrer en confiance dans une amitié. Je me tiens désormais au bord de l'amitié, sans y entrer vraiment
Méfiance... je ne veux plus me laisser brûler. Et quelque chose de moi "sait" comment ça peut finir!
Bien sûr on pourra m'objecter cent fois que cette amie n'était pas vraiment pas une amie, puisqu'elle m'a laissée tomber!
Et bien si! C'était mon amie. Et j'étais son amie. Avec la confiance qui va avec, avec l'ouverture de son soi intérieur le plus profond sans peur d'être jugée et rejetée..
Jusqu'au jour où l'impensable s'est produit: j'ai été jugée et condamnée sans espoir de retour!
Je dois être sa "mauvaise rencontre". A moins que ce ne soit l'inverse...
Les ruptures d'amitié sont très douloureuses. Très.
Photo Coumarine
03 novembre 2009
Tenir le coup...
Les arbres se dénudent inexorablement. Si beaux, si déployés dans leur parure royale il y a encore quinze jours, ils commencent à frissonner de froid dans leurs branches décharnées. Les feuilles rouges et dorées forment un épais tapis, qui chante sous les pas...
Le paysage inexorablement s'habille d'hiver: je n'ai plus le même plaisir à arpenter les allées du parc voisin. La chaleur somptueuse de ce bel automne peu à peu se tarit... même les mouettes ne volent plus avec la même ivresse. Tout s'aplatit et se coince dans l'uniforme couleur grise.
Ce matin je me suis rendue compte que mon cœur aussi se grisaillait et que si je n'y prenais garde, j'allais plonger dans la tristesse, le vague à l'âme, les sentiments bof bof
Je ne suis pas la seule, nous chantons tous un peu la chanson des bofbof je suis fatigué(e) j'ai pas le moral
Que ce soit dans la rue ou dans les blogs. Ne dites pas le contraire, je l'ai entendu et lu!
Pourtant comme chaque année à cette époque, il faut bien s'habiller de courage pour traverser ces quelques mois... pas moyen de faire autrement!
Alors demain ou après, je raconterai comment je m'y prends pour tenir le coup jusqu'au printemps...
Mais si vous avez des idées... elles sont les bienvenues...
Photo Coumarine
18 octobre 2009
Perdue dans une gare...
Hier j'ai vécu une expérience un peu particulière et très intéressante
Que je vous raconte:
Je suis (du verbe suivre) en tant que participante un atelier d'écriture centré sur les grands archétypes, tels que les a définis entre autres Jung
Hier la journée portait sur l'archétype de l'Ombre.
La part d'ombre que nous portons tous en nous, soit dans l'inconscient (qui n'est pas pour autant la cave des horreurs!) mais aussi celle qui va se nicher dans tous les aspects de notre conscient mais qui, parce qu'ils effraient (pour quelque raison que ce soit) sont ignorés de nous, passés sous silence.
Je sais par exemple qu'il y a en moi une femme ardente et même violente. Mais alors que j'aime reconnaître l'ardeur en moi, que j'en suis fière en quelque sorte... je n'aime pas trop reconnaître la part violente qui m'effraie par sa ...violence justement. Par exemple poussée à bout, je pourrais très bien me retrouver "hors de moi" capable de hurler, et je sais pas trop quoi. Je préfère ne pas aller voir de ce côté.
Alors voilà, on a été invités à faire un jeu de rôle.
La scène: une gare, avec son passage de gens pressés, de gens de toutes sortes.
Nous les participants à l'atelier (11) nous étions invités à entrer dans la gare sous les traits d'un personnage imaginé, avec une quête, une demande...
Ce n'était plus Coumarine qui était dans ce hall de gare, mais le personnage que Coumarine avait choisi de jouer, avec sa demande...
Cela permettait donc le jeu, càd de jouer, d'explorer un personnage qui ne nous ressemble pas...
Avec l'objectif d'habiter un personnage de l'intérieur afin de pouvoir, dans un texte à écrire ultérieurement, le présenter d'une manière la plus vivante possible. Pas simplement une description physique, mais les sentiments que ce personnage tel qu'il est, peut vivre dans cette gare, à ce moment donné, avec sa demande...
(Je dis moi-même aux participants de mes ateliers que pour rendre un personnage de fiction vivant, il faut entrer dans les baskets du personnage... sinon c'est du construit, du superficiel)
Sans trop réfléchir, je suis entrée dans l'espace du jeu, la "gare", en tant que mendiante des pays de l'Est, avec un bébé dans les bras. Je me suis assise par terre... et j'ai tendu la main
Personnage sans beaucoup d'originalité, il faut le reconnaître. Je me soupçonne même d'y avoir été au cliché, au plus facile
Mais le jeu m'attendait au tournant...
J'ai vécu en tant que "mendiante" parmi les autres qui jouaient eux d'autres personnages, quelque chose d'assez inattendu, qui m'a touchée, qui m'a posé question. Il est vrai que j'ai joué le jeu à fond... seule condition pour moi de laisser le vécu surgir de là où on ne l'attend pas spécialement
On est toujours le ou la mendiante de quelqu'un...
Le texte que j'ai écrit par après... je le mettrai ici demain soir ;-))
Parce qu'il éclaire mon propos...
11 octobre 2009
J'aime...
J'aime... quand les couleurs de l'automne explosent en une palette infinie de couleurs frémissantes.
J'aime...quand les premières bourgeons apparaissent timides, en poussées fragiles dans les jardins qui se languissent du printemps. (Patience...plus que 180 fois dormir!)
J'aime...les coquelicots courageux qui résistent vaillamment dans la chaleur de l'été. (Patience, plus que 220 fois dormir!)
J'aime... le mouvement ample et serein des éoliennes qui font les sentinelles le long de l'autoroute qui me relie à l'Ardenne. Y en a qui vont pas être d'accord, mais moi, j'aime les voir ces drôles d'oiseaux qui me font des signes paisibles de leurs grandes ailes rigides.
J'aime... poser des mots sur ce blog, des mots souriants ou des mots qui pleurent parfois, mais à tous les coups des mots...comment dire... des mots... ben vous voyez ce que je veux dire, non?
J'aime... recevoir un sms de mes enfants, surtout quand ils m'annoncent qu'ils s'invitent à déjeuner... oups, comme ça, à l'improviste... j'aime alors nos conversations à cœur confiant ou passionné.
J'aime... les rires de mes petits enfants, leurs questions et leur curiosité pour tant de choses. J'aime quand ils se blottissent contre moi pour lire (vivre?) ensemble une histoire passionnante. Les histoires sont toujours passionnantes quand elles sont lues ou racontées par les mamies. Vous avez remarqué?
J'aime... quand les mots coulent en cascade dans ma tête et s'inscrivent en flots généreux sur l'écran de mon PC. Mais j'aime aussi quand les mots me résistent, semblent fuir ailleurs, se cognent à ma détermination, puis vaincus, reviennent un peu penauds sous mes doigts triomphants.
J'aime quand je suis sur la route avec le CD des "ballades africaines" mis TRES FORT, alors je danse et je chante au volant, oui!
J'aime oublier les soucis dans un bain parfumé aux senteurs de jasmin.
J'aime lire dans le bain parfumé aux senteurs de jasmin... ou rêver tout simplement...
J'aime quand j'oublie tout tout tout dans un livre que j'aime
J'aime aller au resto, être servie comme une princesse, moi qui sers toujours les autres
J'aime papoter avec l'Homme le samedi et le dimanche matin au petit déjeuner, heures tranquilles et douces (enfin...quand il n'est pas parti très vite vers ailleurs)
J'aime marcher dans la campagne pas loin de chez moi, respirer le ciel, le vent, les arbres, la paix, un brin d'éternité, puis ragaillardie, revenir dans mon simple quotidien
J'aime cogiter, préparer et mettre à exécution mes nouveaux projets.
J'aime travailler avec ma petite équipe quand on cogite, prépare et répète un nouveau projet
J'aime cette connivence entre nous, cette excitation de mener à bien un truc un peu fou.
J'aime animer les ateliers d'écriture que j'anime, les préparer soigneusement, et m'y donner à fond, j'aime mon travail
J'aime dans ces ateliers, accompagner les gens, susciter le meilleur en eux... j'aime les gens. Tant de richesses en eux...
J'aime lire au lit et sombrer comme ça dans le sommeil.
J'aime savourer des petits morceaux de chocolat noir de noir, les tremper dans mon café d'après repas, les sucer lentement jusqu'à ce qu'ils fondent dans ma bouche toute pleine de ce plaisir noir de noir.
J'aime être avec les gens que j'aime, mais j'aime aussi intensément les moments de solitude, où je peux sans remords me consacrer à moi-même exclusivement...
J'aime la Vie, au fond
Et ça, malgré tous les "j'aime pas"... et il y en a bien sûr... il y en a...
Photo Coumarine
03 octobre 2009
A temps et à contretemps
Je pourrais bougonner grave si j'étais une bougonne...
Parce que voyez-vous faut reconnaître que dans la vie, il y a pas mal de sujets susceptibles de faire bougonner.
Vous voulez des exemples?
Et bien quand on part sans parapluie malgré le temps menaçant, et que hop! on se paie la grosse pluie qui mouille...
Quand on mange tranquillement en famille ou avec des amis, et que ...craaac une dent déjà rafistolée trois fois explose en morceaux dans votre bouche alors que vous mangiez un morceau de pain tout ce qu'il y a de plus innocent...
Quand on met son réveil à l'heure qu'il faut, et qu'on se réveille en catastrophe à l'heure qu'il fallait surtout pas...
Quand on cherche ses clés qui s'amusent à se cacher, et qu'elles insistent les vilaines...
Quand on ne sait plus très bien dans quel endroit de cet immense parking souterrain on a garé sa voiture chérie... et qu'on est contraint de faire là sa promenade quotidienne...arpenter les allées c'est pas mal, ça change du parc voisin...
Quand l'homme rentre le soir tellement en retard que le rôti a eu le temps de se morfondre dans le four
Quand il y a une grève des postes alors qu'on attend une lettre importante, genre lettre d'amuuuuuuuuur
Quand on se réjouissait d'aller manger avec son amie et qu'elle tombe malade la veille, et même pas de la grippe machin
Etc. etc. A compléter...
Seulement moi je suis pas du type bougonne... franchement les tits truc comme ça, il en faut déjà beaucoup pour saper mon moral. Me dit toujours que c'est pas grave, que d'autres choses méritent qu'on s'y attarde, et même qu'on déprime... en tout cas qu'on s'interroge, qu'on y réfléchisse. Genre les gros vilains trucs du monde, et puis les trucs qui ont raison de me tracasser... les gros soucis quoi... Il y en a souvent, il faut bien le reconnaitre!
Alors franchement, n'insistez pas, mais je ne me laisse pas atteindre par les soucis rikikis et les tracas rakakas et je savoure à fond les plus petits plaisirs de l'instant. A temps et à contretemps... J'ajuste mon regard pour apercevoir LE détail qui me comblera...
Je reconnais que je n'étais pas comme ça dans le temps, est-ce l'âge (oups), qui m'apporte cette sérénité?
Photo Coumarine
30 septembre 2009
Une garde-robe extensible...
Quand j'ouvre ma garde-robe, immanquablement je choisis toujours de mettre les mêmes vêtements. Ceux dans lesquels je me sens vraiment à l'aise, ceux que j'aime bien...ceux qui me vont bien.
Cela fait quelques vêtements, pas beaucoup en somme.
Et le reste?
Le reste reste là, suspendu interminablement sur des cintres bien rangés.
Jamais mis ou si peu, enfilé pour du semblant un jour ou deux, juste pour me donner bonne conscience. Parce que quand même, ces vêtements je les ai achetés et ... faut pas gaspiller n'est-ce pas?
Donc dans ma garde-robe, quelques tenues que je mets et aime mettre... et le reste qui se languit en attendant que je les remarque et les choisisse enfin!
Mais moi je passe à côté, je ne les vois même pas.
Sauf quand comme ce soir, je prends la peine de regarder ce qui se passe dans mon armoire: plein de vêtements accumulés au fil des années, dont j'ai peine à me défaire...
Vous comprenez, un jour j'en aurai besoin, qui sait?
Ou j'aurai un peu maigri, et ils m'iront à nouveau très très bien!
Ou j'aurai envie de les remettre, les gouts peuvent changer, évoluer, et je serai contente de les retrouver, n'est-ce pas?
Il y a aussi l'un ou l'autre vêtement que je n'ai jamais mis. Mauvais achat comme on dit.
Très mauvais faut le reconnaître car sitôt arrivée à la maison, et essayant à nouveau le vêtement en question... c'est la consternation: je ne m'aime pas, mais alors pas du tout avec ce truc sans couleur et sans forme, qui me grossit ou accentue mes défauts, mais comment j'ai pu acheter un machin pareil, c'est la faute de la vendeuse qui insistait, disant que ça m'allait très bien, évidemment elle doit vendre mais s'en fiche complètement de moi.
C'est malin... comment j'ai pu me laisser influencer comme ça?
Furieuse sur moi que je suis me demandant ce que je vais faire de ces fringues pas mettables
Je dois sûrement être la seule dans la blogosphère à faire des mauvais achats!
Mais alors pourquoi je n'en fais pas un paquet pour les donner à qui ils plairont?
Parce que...quand même... me débarasser d'un vêtement neuf et jamais mis, c'est presque indécent...
Je préfère vivre de la douce illusion qu'un jour viendra, on ne sait jamais ... j'aimerai très fort ce pantalon, ce pull ou autre écharpe...
Finalement quand je réfléchis un peu plus loin, il y en a combien de ces casseroles que je n'utilise plus jamais, de cette vaisselle idem, de tous ces objets inutiles qui encombrent mes armoires?
Combien de livres que je ne relirai plus jamais, et qui ne sont pas des livres chéris, de CD que je n'écoute plus jamais, des gadgets que j'ai achetés comme ça, petit coup de foudre, mais aussitôt remisés quelque part au fond d'une armoire...?
Bon il faudra que je pense à acheter quand il sera temps, un cercueil à plusieurs étages, pour y caser tous les objets inutiles dont je suis incapable de me séparer...
Oui bon je sais, la photo n'a aucun rapport avec mon billet... mais j'ai tellement de photos dans mon PC dont je suis incapable de me débarasser, que voulez-vous, alors je mets celle-ci... me suis dit qu'elle pourrait toujours servir...







