Coumarine, Petites paroles inutiles - Page 66 - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

24 mai 2006

Emmène-moi danser le tango

Il y a des idées noires à partager ce soir, des fessées données comme ça soudain en public Le clan palpite et rit autour de tasses de thé...c'est rigolo les fessées données aux malfaisants... Ecoute... Parfois quand je m'aventurais sur le sable neuf à marée basse Je m'y lançais les pieds en fête, à corps pressé, à coeur heureux, Et soudain, je me pliais en deux  en marchant sur des coquiillages, beaux comme des dieux mais qui coupaient, coupaient, coupaient... Il y a ce soir lutte ridicule entre moi et... [Lire la suite]
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22 mai 2006

Le pavé sur la route qui mène à Hurtebise

Je rentre d'Hurtebise, où j'ai emmené 8 participants écrire une nouvelle...Moments denses en rencontres chaleureuses autour d'une table d'écriture où nous nous acharnons (c'est  le mot qui convient, on "travaille" beaucoup...) à sortir de notre imaginaire, des histoires ou des récits souvent drôles, parfois émouvants, toujours imprévus ou imprévisibles, qui nous étonnent nous-mêmes la plupart du temps... J'avais beaucoup préparé ce WE qui a un enjeu important pour les participants (certains du moins) et donc pour... [Lire la suite]
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18 mai 2006

Sourde...parfois

D'ailleurs les morts sont morts et bien morts... (mais parfois, c'est comme s'ils me chantonnaient quelque chose dans le coeur ou le ventre... heureusement que je ne suis pas tout le temps sourde mais parfois seulement... parfois...)
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15 mai 2006

Une petite fille trop impatiente

Une petite fille prépare à l'école, le cadeau qu'elle offrira à sa maman pour la fête des mamans. Cette petite fille est très impatiente d'offrir son beau cadeau à sa maman. Tellement impatiente, que malgré la consigne du silence, les mots lui sortent quasi de la bouche deux ou trois jours avant la date. Cela se passe dans la cuisine familiale. Le frère de la petite fille lui donne un coup de coude lui enjoignant de se taire...la petite fille est confuse, elle regarde sa maman, se demandant si celle-ci a entendu quelque chose,... [Lire la suite]
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13 mai 2006

Je suis QUI au fond?

Journée riche en émotions pour moi Je rentre de Couvin, à la remise des Prix de l'Eau Noire, qui est un concours de nouvelles organisé tous les deux ans, par un auteur belge que j'apprécie beaucoup, et dont j'ai déjà parlé ici: Patrick Virelles. J'ai remporté le Prix de la Promotion des Lettres, Prix dont je suis très fière, je suis revenue avec au moins quinze livres, oups j'ai donc de la lecture sur la planche...! Mais ce qui m'a fait un plaisir incroyable c'est que, parmi les 6 nouvelles lauréates, deux ont été choisies... [Lire la suite]
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11 mai 2006

Ecriture automatique ou inspirée...

Le sens que je donne à l’écriture automatique est bien évidemment celui que lui ont donné les surréalistes et en particulier André BretonEt non pas cette écriture que le courant ésotérique entend utiliser pour entrer en contact avec les morts (hum hum !)   A l’école, de mon temps (oups ça fait vieux ça tout à coup.. !) on devait faire des dissertations. Pour faire des dissertations, il fallait faire des plans avant d’écrire…c’était donc une écriture rationnelle, bien structurée, une écriture issue de nos cinq centimètres... [Lire la suite]
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10 mai 2006

Quand la pluie s'en mêle

Je me réveille en sursaut...encore une fois ce rêve, le seul dont je me souvienne au réveil: une pluie féroce sur la maison...on se calfeutre, on baisse la tête, on penche le coeur, on attend que ça passe. Et puis je vois que l'eau coule le long des murs, je monte et l'étage du dessus est déjà quasi sous eau, la pluie tombe en rayons drus et raides au travers du toit qui s'est ouvert sous la pression. Je tremble, je me dis que la pluie aura raison de ma maison, de mon refuge...à moins que je ne me dise rien, mais j'encaisse les coups... [Lire la suite]
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08 mai 2006

S comme...Soeur de pacotille

Elle était mon amie...elle était  la soeur que je n'avais pas...allez, j'ose le dire, elle était comme une soeur jumelle pour moi... D'ailleurs on se ressemblait, d'ailleurs on avait le même type de famille, d'ailleurs on se disait tout, d'ailleurs on était dans la même classe, d'ailleurs on habitait le même quartier, d'ailleurs tous les soirs après l'école on revenait ensemble et on parlait, on parlait...d'ailleurs on s'aimait... A 18 ans, elle la scientifique, moi la littéraire, on a pris d'autres chemins, mais on est... [Lire la suite]
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07 mai 2006

Je l'ai vue arriver de loin

Je l'ai vue arriver de loin. Juste derrière l'homme qu'elle s'efforçait de suivre. Lui ne se préoccupait guère d'elle, il allait son chemin sans doute pressé par le temps ou l'ennui. Je l'ai vue arriver de loin et ce que j'ai vu d'abord c'est un mouvement, ou plutôt des mouvements déhanchés et maladroits, des mouvements de vieille qui cherche son équilibre et son aplomb, qui s'efforce de ne pas tomber, qui bute sur les difficultés de sa marche saccadée Je l'ai vue arriver de loin, silhouette  sans forme, presque difforme,... [Lire la suite]
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04 mai 2006

Rien que des bras de bâton...

Au croisement des détresses humaines, dans un sol dur et crevassé d’impatience, il se tient droit et fier.Son regard est tourné vers ses pensées, tambourinées  par les tempêtes. Il rêve dans son vieil habit du dimanche, étriqué, délavé, risible à force de s’être effiloché au fil du temps, au fil du vent.Il chantonne doucement un air de vieille polka. Mais son chant est de silence, car il est condamné à se taire. Sa bouche est cousue en zig zag de fils noirs.Il lance vers le ciel des bras de bâton dans l’espoir d’atteindre les... [Lire la suite]
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