Les mots de Coumarine - Page 5 - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

18 janvier 2009

Vide ou espace?

Parfois je ne sais pas... c'est comme si tout était vide en moi Mon blog.. j'aimerais y écrire des choses belles, des choses humaines... ou alors de ces petits trucs sans importance mais qui sont pourtant si importants vu que plein de monde s'y reconnait... des choses qu'il me plairait d'écrire, des choses qu'il vous plairait de lire... et rien ne vient ou alors je commence et j'écarte aussitôt impitoyablement: trop intime, trop banal, trop osé ...vous voyez, quoi... Et je peux rester là pensive, pendant de... [Lire la suite]
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28 décembre 2008

C'est une illusion peut-être

tant de rires perdusentre les éclats d'horreur sur les sols des maisons ensanglantées...j'ai vu cependant un étang gelé qui scintillait sous la morsure du soleil d'hiver, c'est une illusion peut-êtretant de rêves écraséset les voix qui se cognent lamentablement en pauvres plaintes de mort là bas oh! pourquoi, pourquoi...j'ai vu cependant les yeux rêveurs tout enrobés de tendresse d'un petit Peter Pan étrange, c'est une illusion peut-êtretant de corps laminéstirderoquettés par les haines justicières de droite et les colères vengeresses... [Lire la suite]
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26 décembre 2008

Quand Coumarine rencontre Origène...

"Essaie de boire toi aussià la source de ton esprit. A l'intérieur de toi-mêmeil y a le principe de "l'eau vive",il y a les canaux intarissableset les fleuves gonflés du sens spirituel,pourvu qu'ils ne soient pas obstruéspar la terre et les déblais."Origène Photo Coumarine Ces mots ont été écrits au troisième siècle. Il y a longtemps...Je les rencontre aujourd'hui, au hasard d'une lecture et ils soulèvent mon âmeJe sais...Oui je sais qu'à l'intérieur de moi-même, il y a une source vive.Je la rencontre... [Lire la suite]
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22 décembre 2008

Quand je serai vieille, le soir à la chandelle...

Elle pense qu'elle peut mourir demain.Ou après-demain. Et que si elle meurt demain (ou après-demain) cela causera du chagrin à ceux qui vivent avec elle et qui l'aiment.Et aussi à ceux qui vivent proches d'elle, dans son entourage, et qui l'aiment. Y compris son entourage virtuel...Ils se souviendront pendant quelque temps de celle qui a été leur épouse, leur mère, leur grand-mère, leur amie.Qui a été quelqu'un d'important pour eux.Ils s'en souviendront avec des larmes, beaucoup de larmes au début, dans les premiers mois.Ils se diront... [Lire la suite]
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20 décembre 2008

Quand les queues s'énervent (ouais, bon...)

Ce matin...Dans un petit coin commercial pas loin de chez moi. Les magasins regorgent de monde et de victuailles, toutes plus appétissantes les unes que les autres.Les librairies, ou alors les parfumeries, ou alors les boulangeries, ou alors les boucheries, tous les magasins de ce coin de ma ville clignotent en rouge, en bleu ou en blanc de toutes leurs paillettes alléchantes pour inviter à la fête.C'est la crise, mais il y a du monde dans chaque magasin, dans chaque magasin il y a des queues aux caisses. Dans chaque magasin, il y a... [Lire la suite]
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18 décembre 2008

Frites-boulettes-sauce tomate

Il pique et repique les aliments dans son assiette. cela fait de gros tas.Il porte la fourchette à la bouche, enfourne les morceaux goulument, les pousse entre les dents en se servant de sa fourchette.A chaque bouchée, il se penche en avant, parce que la fourchette est bourrée d'un amas disparate. Il se penche pour ne pas perdre ce qui se trouve sur sa précieuse fourchette, en équilibre instable. Il se penche parce à chaque fois tout risque de s'effondrer, de retomber platch dans son assiette. D'ailleurs, c'est arrivé. Une fois, deux... [Lire la suite]
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11 décembre 2008

Le chant funambule

Je n'oublierai pas le chant de mes années noires, celui des âmes affamées, celui qui rejoint le chant douloureux, rauque, lancinant de toutes les femmes du monde, serrées dans leur gangue, muselées dans leurs révoltes, souffletées, mutilées, figées dans leur béatitude de  prèt-à-porter... Je n'oublierai pas davantage le chant profond, grave et pourtant joyeux, qui toujours en moi cherche obstinément ses racines et les sillons où circule la source vive. Ce chant primordial des espérances, qui resurgit... [Lire la suite]
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30 novembre 2008

Les gentils villages et la sombre forêt

D'un côté, il y a les villages groupés autour d'un clocher. On en croise des dizaines comme ça, blottis dans de verts paysages, quand on se déplace en train. Seule change la couleur de la pierre : grise au Nord, elle rosit sous le soleil plus généreux du Sud.Dans ces villages sécurisants, les gens se regroupent autour de leurs maisons, autour des églises qui  partout pointent leurs clochers fièrement vers le ciel. Pas de village sans église... ni sans café en face pour rassembler les hommes le dimanche. Dans ces petits hameaux,... [Lire la suite]
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28 novembre 2008

Quand je rêve que je cours

Je rêve souvent que je cours.Et dans mon rêve, je ne sais pas trop pourquoi je cours... Suis-je pressée? Oui sans doute, il y a comme un sentiment d'urgence: je cours pour aller plus vite que si je marchais. Jedoisimpérativementmerendre dans un lieu, parce que "ça" va fermer, ou parce que je dois rejoindre une personne déjà loin devant moi, ou pour rattraper le temps perdu (à quoi? je ne sais...), ou pour retrouver mon chemin, ou pour partir loin, très loin... Parfois je cours pour fuir. Quoi? je ne sais pas... [Lire la suite]
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21 novembre 2008

En haut le regard...

Je veux...Je veux garder les yeux accrochés vers le haut, c'est je crois, une question de survie...Parce qu'en bas, sur les trottoirs de ma ville, sur les sols sillonnés un peu partout de tant de détresses, c'est gris, c'est sale, c'est béton, c'est poussière, c'est chimique.En bas, il y a les mégots écrasés, les chewing-gum collants, les crachats séchés, les taches d'urine contre les murs et les poteaux, les crottes des chiens impolis. Et les arbres qui agonisent...En bas, mille problèmes plissent les visages, voutent les dos,... [Lire la suite]
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