Les mots de Coumarine - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

28 octobre 2009

L'arbre libre dans sa tête

Où donc se cache le fantôme de mon arbre
ce fantôme qui règne sans visage?
Inscrire sa présence
peut-être même son nom
puis le côtoyer un moment
l'interroger,
écouter ce qu'il a à me dire...
afin de pouvoir un jour enfin
me séparer de lui.
Pouvoir lui souhaiter bon vent
car j'ai à faire aujourd'hui
mon chemin personnel.

Alors je nommerai par une parole
ce qui n'a jamais été dit
ce qui a été tenu secret.
Alors l'arbre respirera
renouera avec le vent qui taquine
les feuilles, en ivresse, en liberté.
Un arbre, c'est fait pour danser dans le vent
pas pour se figer dans l'arrêt sur image
surtout si l'image est transparente et vide
d'un nom, d'une photo, d'une parole
d'une histoire qui ne s'est jamais dite...

divers_050
Photo Coumarine

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21 octobre 2009

La Dame de Trèfle

dame_de_tr_fleeLa Dame de Trèfle, un matin de grand soleil, s'est mise à compter ses cartes. Elle était atterrée: il en manquait tellement.
Il manquait les cartes petites et tendres. Les cartes des petits chiffres. Les cartes de l’enfant jolie. Qu’à cela ne tienne :  la Dame a mis les rescapées sur la table, cartes sur tables…
Chez la fourmi sa voisine, qui collectionne tout, même l’extravagant, elle a piqué les cartes qui lui manquaient si cruellement. Les a collées sur des pages blanches. Les a planquées dans un livre.
Bingo !
Les cartes ont retricoté une histoire à l’endroit… une histoire de poupée qu’on avait autrefois stupidement habillée à l’envers.
La Dame de Trèfle devine tant de choses, son nez est très habile ma foi et elle est capable désormais de se défendre, de parler haut s’il le faut, ce qui ne l’empêche pas de chuchoter des mots ardents dans l’oreille du Roi de coeur intuitif et chaleureux.

C’est vrai, il faut bien le reconnaître, elle s’y entend pour brouiller les cartes. On pourrait croire qu’elle joue au poker menteur, mais ce n’est pas vrai, elle joue simplement à… brouiller ses cartes. Question de survie…

Silence s’il vous plait! La Dame tapie dans ses combats lui tambourinant sans cesse les tympans, joue à la réussite.
La réussite en solitaire le plus souvent.
A deux ça va mais plus, c’est trop souvent la bataille : la Dame a horreur des combats en rangs serrés, elle étouffe, elle est peut-être claustrophobe ou quoi !

Faut dire que la Dame n’est pas très grande dans son corps de dame, elle doit regarder les autres en levant la tête. C’est fatiguant à la fin, quand on reste longtemps debout.
Alors assise à une table.. elle préfère.
Là sur cette table, étendues comme des coquettes qui font de l’œil pour se faire remarquer, il y a les cartes des mots, à l’allure si fière. Elle aime les cartes des mots d’un très grand amour. Elles sont colorées et vivantes, infiniment.
Elle joue beaucoup de réussites avec les mots, elle lance une carte de mots au loin… et… comme c’est étonnant, celle-ci revient en boomerang. Toujours. Enfin, le plus souvent !
La Dame joue du matin au soir. Et même la nuit parfois! Elle collectionne des mots dans sa grande Toile.

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19 octobre 2009

Je suis morte (suite de hier)

floralfAujourd’hui  madame, je suis morte.
Non non ! Pas morte et enterrée dans un cercueil et tout ça..
Morte, c’est encore pire…

Z'ont pas d’yeux madame, z'ont pas d’oreilles, z'ont pas d'cœur.
Aujourd’hui madame, je suis morte, une fois de plus.
Je suis morte comme hier et avant-hier et tous les jours de la semaine dernière.
Depuis six mois que je suis ici madame, je suis morte tous les jours.
Je suis assise sur la mort. Elle me brûle les fesses, même quand il fait froid.
Quand personne ne vous regarde, madame, on n’existe pas.

Savez pas ce que c’est vous. Avec votre jolie tête bien coiffée et vos p’tites boucles d’oreilles, savez pas ce que c’est.
Moi je suis là, avec ma tête de rom et le bébé dans les bras et je tends la main.
Et tu sais quoi madame, je vois rien que des jambes, des jambes qui s’arrêtent jamais devant moi. Ça défile. Un carrousel de jambes pressées.
J’ose pas trop lever la tête, avec mon fichu et mon châle. Mais je tends la main madame. On ne peut pas ne pas la voir, ma main qui supplie. Comme ça, madame et je dis : j’ai faim,  une petite pièce SVP madame, SVP monsieur.
Je me dis c’est pas possible, quelque chose va frémir en eux, une lueur, une petite étincelle, un petit rien qui va me sortir du brouillard, de l'invisible.
Ben non. Rien.
Ou plutôt c’est pire que rien.
La haine. Le mépris. Le rejet.
Je les dérange moi madame. Je leur rappelle  tout ce qui en eux est moche, sale, misérable, faible, souillé, tout ce qui fait peur aussi… On regarde pas ce qui dérange. Hop on passe sans me regarder.
Alors je meurs madame…

Lui il m’a dit ce matin : aujourd’hui tu me ramènes quarante euros. Pas un de moins. Sinon…
Et je vais faire comment j’ai dit? Tu te démerdes il a dit. Et il m’a déposée dans le passage en plein courant d’air.
Je connais la chanson, j’aurai pas les quarante euros. Je les ai jamais! Alors ce sera les coups et les autres mecs qui me passeront dessus. Je le sais. Je résiste même plus. D’ailleurs je suis pas là, puisque je suis morte.
Faut que je ramène du fric et pas des sandwiches ou des biscuits ou des trucs à manger comme on m’en donne parfois. Ça arrive une fois pas semaine. Je veux pas des sandwiches, madame. Je veux de l’argent, du fric, de la thune. C’est ça ou les coups…

Les gens étaient pressés aujourd’hui madame. Tous à regarder ailleurs comme d’habitude. Moi assise par terre, eux les yeux perdus au dessus de moi, vers leur vie propre et bien rangée.
Si j’osais, je me lèverais. Je marcherais vers eux. La main devant moi. Debout. A égalité. Je les arrêterais, je les forcerais à me donner quelque chose. Mais avec le môme qu’ils m’ont fourré dans les bras et que c’est même pas le mien et que je dois le droguer pour pas qu’il pleure, pour pas qu’il coure partout… c’est pas possible
Un enfant, un petit enfant qui dort, ça doit faire pitié quand même ? Ben non. Z’en ont rien à foutre. Ils regardent pas.

Parfois j’en vois une qu’a l’air gentille, je vois qu’elle me regarde, je tends la main : s’il vous plait madame, une petite pièce, il a faim. S’il vous plait…
Et ben tu sais quoi madame ? La dame elle détourne la tête. Elle a l’air dégoûtée, elle dit dans ses dents : z’êtes la dixième aujourd’hui !
Cette après-midi,  il y avait même un mec qui faisait signer une pétition pour que je rentre chez moi : on veut pas de toi ici. Tu pollues il disait. Tu entends? TU POLLUES...
C’est pas vrai madame, je sens pas mauvais.
Je sens pas mauvais.
Mais après tout, peut-être, peut-être que je sens quand même un peu mauvais…
Puisque je suis morte depuis six mois…

Nicole Versailles

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20 septembre 2009

Cosmogonie

La Parole.
Puissante. Omniprésente.
La Parole d'un seul tenant. Non! Coupée en deux. Non! Morcelée, déchirée, divaguée
Mille éclats de paroles.
Mille éclats de paroles dans la bouche, qui s'emmêlent les pinceaux.

La Parole est enceinte de sa parole.
Grossesse difficile. Surveillée de près par la bouche encombrée.
Non.
La Parole est dans le ventre. Un ventre sans nombril.
Un ventre troué. percé. ouvert aux grands vents, zéphyrs et typhons.
Non.

Retour sur image.
La bouche est serrée, sans lèvres, sans sourire.
La Parole a perdu la parole et gronde dans la tempête du ventre. Plus bas que le ventre. Là où explose le plaisir. Là aussi où la souffrance taraude, modèle, pétrit jusqu'à plus soif.

Jusqu'à plus soif.
A BOIRE!
La bouche a soif d'une parole ronde sucrée veloutée une parole à sucer tranquillement entre les lèvres rouges gorgées de santé, de vin...
De sang! Le sang des commencements.
Nausée. La Parole va sortir en jets puissants.
Ou lamentables.
Non.

La bouche avale la parole qui restera secrète
Elle fera son chemin au plus profond de son antre
Pour surgir quelque part de l'autre côté de son souffle...

Au ras du sol. Au ras du désir.
La femme ouvre les cuisses et L'Etre-sans-visage la féconde dans un cri puissant.
La Parole explose en mille morceaux de paroles. Silence.

Silence tellement silencieux que plus personne ne l'entend.

Juste un papillon blanc qui poursuit sa quête un peu désordonnée, deci, delà...

papillon_blanc

Photo trouvée sur Flickr

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13 septembre 2009

Une chose importante

Ce sentiment très fort qu'elle a, de cheminer depuis si longtemps, seule, à côté de quelque chose de très important qu'elle ne voit pas. Mais dont elle a la certitude pourtant que cette "chose" existe. Elle le sait de source sûre... de celle qui sourd au plus profond d'elle-même.

Quand elle regarde le ciel au cours de ses balades, ou quand elle s'enfonce dans ses pas pressés,  ou quand elle écoute quelqu'un lui parler de n'importe quoi, ou quand elle se concentre alors qu'elle écrit une ou deux phrases très ordinaires... soudain, et de manière toujours inattendue, elle touche du cœur cette chose qu'elle ne peut nommer. Elle est prête d'ailleurs à la saisir, à la serrer contre elle, à s'en nourrir avidement, à la respirer, à la laisser couler dans toutes les fibres de son corps.
Je crois bien qu'à ce moment-là, il suffirait de peu qu'elle ne s'envole...

Mais chaque fois, cette chose si importante dont elle ne connaît même pas le nom, dont elle ne sait s'il s'agit d'un être ou d'un événement qui la comblerait, se dissout, s'échappe, s'enfuit comme un animal effarouché, comme un fantôme trop discret...
Lui laissant une sensation étrange de vide inexpliqué, alors qu'il s'en était fallu de peu qu'elle entre -enfin- dans la réunion de ses morceaux disloqués.
arbres
Photo Coumarine

PS. Merci à Incertaine pour son billet sur mon livre "L'enfant à l'endroit, l'enfant à l'envers".

Ce billet me touche beaucoup, non pas d'abord parce qu'il parle (en bien) de ce livre qui représente beaucoup pour moi, mais parce que je me suis sentie rejointe dans sa compréhension de qui je suis, de qui j'essaie d'être

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01 septembre 2009

Les jonchets du mikado

jonchets

Les bâtonnets du mikado jonchent en vrac la table de bois poli.
Ils attendent en silence, presque sans respirer, comme assoupis.

Mais il ne faut pas croire...
L'angoisse les enserre au creux de leur attente.
Ils guettent encore et encore la main magicienne qui d'un mouvement sûr et sec, les invitera à rejoindre le monde des vivants.

Le bâtonnet du dessous envie le bâtonnet du dessus. Car il est écrasé, pressé de toutes parts. Il suffoque, c'est sûr, il va mourir étouffé...
Car ici comme ailleurs, c'est la loi du plus fort, du plus habile, du plus rapide, du plus retors, du plus nanti, du plus...
Hélas, il sait bien lui, qu'il est le moins...

Mais
La main de l'enfant est venue le cueillir doucement.
Le bâtonnet du dessous ne le savait pas, mais il avait un petit quelque chose, un presque rien, qui a fait battre le cœur de l'enfant... Et l'enfant a remarqué le bâtonnet du dessous, pourtant bien dissimulé, et il l'a aimé


*********

Dans les mains racées et fières du chef d'orchestre, un bâtonnet étrange, cerclé d'un halo blanc, envoûte, comme un charmeur de serpents, des milliers et des milliers de personnes.
L'homme les emmène chaque soir, et encore la nuit, au plus profond d'eux-mêmes, rejoindre le cœur de leur vérité

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31 août 2009

Ad vitam aeternam. Amen.

Ceci n'est pas un texte, aurait dit  Magritte

Ce sont quelques mots que j'ai écrits un jour de manière volontairement spontanée...

J'ai déjà parlé de ce type d'écriture que j'aime pratiquer, qui me mène vers ses propres chemins.

Un premier jet donc, sans (trop) réfléchir, à partir de quelques mots qui me lancent, m'élancent...
Puis le travail de relecture, d'aménagement des phrases, en fonction surtout de la musicalité de l'ensemble. Oser des alliances de mots inattendues et parfois audacieuses, mais sans que cela ne fasse superficiel ou prétentieux.

Puis je lis tout haut et j'écoute: je supprime impitoyablement tout ce qui heurte mes oreilles.

J'aime faire ça, je vous l'ai dit, et le résultat me surprend toujours. Il me parle bien souvent d'une étrange  façon... même si tout ça ne veut pas dire grand chose, du moins à première vue. A moi cela parle mais c''est un peu mon secret, comme une sorte de mystère, dont moi seule détiens la grille de lecture

Mais à  chacun son interprétation finalement, c'est cela que j'aime dans un texte  de ce genre, c'est que les lecteurs peuvent faire jouer leur imagination, à partir des mêmes mots offerts...

Essayez, et voyez ce que cela donne...

Au matin, le verre était vide.
Vide. A terre. Brisé. Traversé de ses éclats.
Miroitant ça et là de ses fragments dérisoires. Sémaphore strident tellement aigu qu’il en est inaudible.

Il est l’heure de rêver à l’envers, l’heure de passer de l’autre côté du miroir, l’heure d’oser le pas d’une danse nouvelle.
La bête dans l’abîme s’est endormie de son pesant sommeil. Elle a déserté la tour cruelle dans laquelle le Roi Guerrier a enfermé sa femme jolie. Avec sa  blanche robe déchirée de nombreux coups de dents gourmands.

Dans la forteresse, le repos du guerrier. Et la femme jolie. Lacérée. Mutilée peut-être. Oui c'est ça, mutilée de ses questionnements les plus mordants.

Et dans les ravins sombres, sur un terrain d’indicibles, veille la bête: elle attend son heure, passive mais déjà cruelle. Éclairs dans la nuit. Le secret est bien gardé.  Ad vitam aeternam. Amen.

Au matin le verre était brisé, c’est vrai.
Mais ce soir, ce soir, la femme jolie chevauche la lumière, orpheline volontaire de tous ses vieux mirages.

qui gisent au pied de la tour comme des pantins sans vie...

chateau2

Photo trouvée sur flickr
 

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21 août 2009

Eternelle nomade

Je vais de chemin en chemin, éternelle nomade.
Je m'accroche obstinément au chemin que j'emprunte aujourd'hui, espérant qu'à chaque détour je trouverai la plénitude dont j'ai si soif, dont j'ai si faim et qui creuse mes reins, inlassablement.

Je marche.
Un pas, puis un pas, puis encore un pas.
Sur le côté du chemin, deux ou trois coquelicots m'offrent leur sourire de fleur éphémère.
Elles oscillent lentement dans le vent qui les malmène.
Leur fragilité me rassure: elles sont de ma famille!
Elles toisent le vent effrontément, mais se fripent hélas sous ses assauts et finissent par mourir au crépuscule.

Mourir... peut-être pour renaître, ailleurs, autrement...qui sait?

oiseaux
Photo Coumarine

Je marche.
Un pas puis un autre...
Je guette l'adret et ses étincelles de soleil qui plissent mes yeux aveuglés, mais je me perds dans l'ubac et ses ombres denses, mystérieuses, inquiétantes, dans lesquelles je finis par me dissoudre, sans avoir soupçonné qu'elles m'offraient tant de possibles.

Je marche.
Je vais de chemin en chemin, nomade perpétuelle.
car tous ces chemins ne se conjuguent qu'à l'éphémère...

Y a-t-il un endroit où les coquelicots fragiles, les tendres colza et les bleuets sensibles ne meurent pas en même temps que le jour?

champ_de_colza__Amaily_
Photo Marie-Aude

Faut-il changer de route, faire volte-face, brutalement s'il le faut et bifurquer d'un seul coup vers d'autres horizons? Sans un seul regard en arrière?

Je marche,
je cherche inlassablement.
Peut-être que je fuis, sans même m'en rendre compte...
Je cherche...suis-je sûre de vouloir trouver?

Mes chemins de nomade creusent ma faim, mais m'apportent l'aventure
Peut-être m'ennuierais-je à mourir sur un chemin sans bosses et sans fosses...

plaine_de_jeu_010

Photo Coumarine

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17 août 2009

Petit poème en forme de plume

plume

J'étais enceinte sans le savoir
d'une petite plume précaire
et je l'ai mise au monde...
Elle s'est mise à danser
je l'ai baptisée dans le vent:
elle s'appelle Espérance

Elle m'invite à muser
ma chanson personnelle
mon air de liberté...
et les notes et les mots
montent en bulles de silence
traversées par le soleil.

Elle m'invite à tricoter
avec une infinie patience
les mailles d'une parure
de Reine incognito.

Et dans mes yeux écarquillés
s'allument doucement
mille et une lucioles
sentinelles attentives
dans l'herbe des soirs d'été

C'est la danse sacrée
des mots qui s'étincellent
et vont se lover en berceau
au cœur de mon cœur
au profond de mon ventre
N.V.

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10 août 2009

Les coquelicots m'accompagnent...



Quelques jours de pause...


Merci à tous pour votre fidélité

coquelicots_de_Telle
Photo de Telle, qu'elle m'a offerte il y a un ou deux ans, sachant combien les coquelicots font partie de ma vie ;-))

Posté par Coumarine à 10:11 - Les mots de Coumarine - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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