16 mars 2010
Solitude chérie...
J'ai besoin de solitude...
Pas d'un isolement qui serait une mise à l'écart des autres, par manque de contact. On souffre de l'isolement, on ressent un vide qu'on souhaite combler, sans savoir comment le plus souvent. L'isolement est une affaire d'impuissance... et donc de souffrance.
La solitude, c'est autre chose.
La solitude je la souhaite, je la recherche, je la désire pour elle-même. J'ai un besoin vital de ces moments de retrait pour me ressourcer. Pour pouvoir reprendre contact avec mon intériorité et partant, avec ma créativité.
Si je n'ai pas ma dose de solitude, je deviens irritable. Je supporte alors de moins en moins qu'on me dérange, surtout si c'est pour un prétexte futile. Quand j'essaie de me concentrer sur ce que j'écris, une interruption me vaut un quart d'heure de remise en route... je perds le fil et l'écriture qui coulait fluide et déliée, s'accroche à ma concentration perdue. Je m'essouffle, je ahane et je râle..
Pendant des années j'ai été à la disposition exclusive des autres. Femme qui s'est "sacrifiée" volontairement par vertu mal comprise. J'ai renoncé à écrire, à prendre du temps pour cela. J'ai même par moments renoncé à lire. Mère aux nombreux enfants, toute dévouée et remplie d'amour pour eux, je suis devenue stérile à ce point de vue. J'ai oublié pendant des années combien l'écriture faisait partie de ma vie. J'ai fait abandon de la part de moi qui se savait "écrivaine". Je l'ai muselée, empêchée de sortir de sa boite, lui imposant le silence, la traitant de prétentieuse...
Aujourd'hui, j'ai appris à être égoïste. Non pas à moins aimer... je reste accueillante, comme je l'ai toujours été. Mais j'apprends à dire non quand la famille est trop présente, à fermer ma porte, à demander qu'on respecte mon retrait. Je me blottis dans une solitude qui me donne à vivre, à retrouver le souffle dont j'avais négligé l'importance.. Il m'arrive de partir deux ou trois jours pour me refaire des forces intérieures..
C'est pas grand chose, mais ça change tout
Commentaires
@teb... je vais te dire
Je venais de rallumer mon ordi...pour supprimer ce billet, le trouvant trop "épouse et mère indigne".
Je me disais que s'il n'y avait pas de commentaire, hop! je le supprimais!
Et te voilà...
Et en plus tu me dis me comprendre, parce que toi aussi...
Et bien, voilà, ça m'a rassurée
Alors je te dis merci!Bonjour Coumarine,
Voilà, ils viennent de partir à l'école et aujourd'hui, jusque 14h00, je suis seule chez moi. Et idem le vendredi car je travaille à temps partiel! Et je le crie bien fort : j'aime être seule chez moi! J'ai deux filles et je leur apprends aussi à aimer être seule car je pense que c'est la force d'une femme. Ne pas attendre l'autre et profiter de sa solitude. Bien sûr, il y a toujours le risque que le retour du mouvement dérange. Mais s'il vous plaît, ne parlons pas du "sacrifice" d'avoir donné de son temps. Je déteste ce mot! Le vrai sacrifice aurait été de ne pas avoir eu l'occasion d'en donner! Mais je comprends très bien , c'est juste que ce mot me dérange! Mais à vous lire, je suis sans doute privilégiée. car je ne me suis jamais donnée exclusivement pour les autres! pas de culpabilité, juste un constat!
Je m'excuse de ne pas être à la hauteur de votre don de l'écriture, mais en même temps, j'ai envie de m'exprimer (et tant pis pour les fautes!)@mab... quand je ne m'accordais pas mes indispensables moments de solitude, je n'en menais pas large: j'ai pas mal psychosomatisé...
@mimi...merci de venir t'exprimer, tu le fais très bien. Et tu ajoutes une réflexion intéressante liée au mot "se sacrifier". Je comprends que ce mot te dérange, moi aussi il me dérange. Je ne me suis pas sacrifiée, j'ai simplement sacrifié mon temps de ressourcement dans la solitude. Je ne m'en sentais pas trop le droit
Mais qd je me retrouvais seule dans la maison, je respirais le bonheur. Puis j'étais contente de les revoir tous
Aujourd'hui ils ont tous quitté la maison, mais il y a les coup de téléphone (parfois interminables), les visites à l'improviste.. Je suis contente de les voir, mais contrariée parfois dans mon emploi du temps...
@Annick... voilà c'est ça, j'aime des moments de solitude, ne pas être dérangée pour avancer dans mon travail, l'esprit libre...@kabotine... bienvenue dans cet espace...
oui
) solitude aidée par l'isolement , ça aide évidemment
)
@Mamzelle Hérisson... bienvenue aussi...
c'est vrai ce que tu dis,on en vient à pénaliser ceux que l'on aime car en se gommant, en niant ses besoins, on développe de l'irritation qui n'est pas bonne évidement...Coumarine, j'ai eu l'impression que ton texte parlait de ma vie, de mon immense besoin de solitude, des années passées à donner aux autres, à m'oublier... Pour ce texte, merci. Merci d'être toi (je te connais à peine, mais je te perçois).
Je t'offre le début d'un de mes recueils (paru en 2005, épuisé)
Je t'embrasse.
Poème à crier !
Tant de fois
tu as consolé écouté
tant de fois tu as été
le nid qui repose
celle qui offrait
la conque de ses mains
pour protéger la flamme naissante
pour élever la tige trop frêle
ou redresser l'instable.
Tant de fois tu t'es tendue
vers le manque vers le vide
vers ce qui t'effrayait tant
tant de fois tu aurais aimé
être bercée.---------
Femme qui s'est "sacrifiée" volontairement par vertu mal comprise.
Aujourd'hui, j'ai appris à être égoïste. Non pas à moins aimer... je reste accueillante, comme je l'ai toujours été. Mais j'apprends à dire non
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Je relève ces deux phrases, mais je ne voudrais pas barber avec un long commentaire...
. Sur la première, tu as déjà à plusieurs reprises évoqué ce thème de la femme sacrifiée à l'éducation des enfants. (Si j'ai bien compris...). Évidemment, nul ne peut réécrire son histoire. En revanche, chacun peut la réinterpréter à la lumière de ce qu'il comprend mieux aujourd'hui.
Et je me demande si ce n'est pas cela qui te manque parfois. Une relecture avec un regard sous un autre angle. Pas celui des regrets de ce qui ne fut pas, mais celui du sens de ta vie, celle de mère, comme celles de femme. Ta vie... Toute la vie... Pas un "morceau" de celle-ci.
À nos âges avancés (*sourire*) c'est un regard plus large auquel nous sommes appelés.
Et puis sans doute faudrait-il encore distinguer entre « se sacrifier », et toute la dimension négative de l'expression, et « faire le sacrifice de... », qui a une dimension de vie. Je veux dire par là qu'on est toujours amené dans l'existence à "faire le sacrifice" de quelque chose pour un plus grand bien à l'instant T, le jour J, les années A.
Ce plus grand bien n'est pas toujours « soi-même ». Mais il nous transcende dans ce que nous sommes appelés à vivre dans ce monde, ce petit univers qui est le nôtre, chacun.
. Sur la deuxième phrase, c'est quoi cette histoire d'égoïsme ? D'autant que tu restes accueillante. Il ne faut pas oublier que "dire non" est une nécessité de croissance et de développement dans la relation : mère/enfant adulte. Nous ne cesserons pas de conduire nos enfants vers « leur adulte ». La technique si on peut parler ainsi, reste toujours la même : celle de la frustration...
Ainsi, juste pour illustrer, une mamie n'a pas vocation à être la nounou gratos de ses petits-enfants, qui plus est disponible dans l'heure... Vu que c'est bien connu : une mamie n'a rien à foutre de sa vie de femme ! Pensez donc ! À son âge ! Elle va quand même pas se mettre à vivre "comme une femme" ! Qu'elle continue donc d'être une sorte de mère prolongée dans des petits enfants...
C'est juste un exemple.
Et donc : continue d'apprendre à dire non ! Pour le bonheur de tous, sois en convaincue !
Ceci n'a rien d'égoïste. C'est une dynamique du vivant.
Il y a comme une nécessité évidente pour moi que les enfants adultes entrent dans la perception que leurs parents sont autres chose que papa/maman, qu'ils sont aussi homme/femme, avec leur vie indépendante désormais.
Voilà... Désolé d'avoir était long...
Moi qui n'aime pas trop que les boîtes à commentaires se transforment en boîtes à discours !...Voilà, je rejoins celles qui avouent "être comme toi" quant à cet amour de la solitude.
Elle est nécessaire à tous. C'est l'endroit où nous sommes "nous". Pas fille de, mère de, femme de, secrétaire de, boss de. Nous.
Je suis très contrariée aussi quand mon mari interromp mes rares moments que je réclame comme étant les miens.Comme ils sont précieux ces moments de solitude choisis!
Mais c'est vrai que parfois, j'aimerais bien qu'elle soit interrompue, je ressentirais peut être moins le spectre de l'isolement (mais je ne suis ni en couple, ni maman et donc vivant seule j'ai bien plus de moments de solitude !)...
Bonne continuation !J'aime beaucoup ta différenciation entre solitude et isolement, bien que j'aurais dit l'inverse. Pour moi, c'est l'isolement qui est bénéfique, celui de la réflexion, du retour sur soi, que l'on s'accorde comme un luxe. L'isolement, c'est se retrouver seul avec soi-même sur une colline ou face à la mer, peu importe. Plus aucun être humain aux environs. La solitude en revanche, est le pire des maux.C'est n'avoir personne dans sa vie, personne à qui parler, personne à prendre à témoin de sa vie, et l'on peut en souffrir au milieu d'une foule, peut-être même davantage même dans ces moments-là.
Mais ne pinaillons pas sur la sémantique, je partage totalement le fond de ta pensée. J'aime à m'isoler dans mon "donjon" comme le disent mes proches, j'en ressors toujours grandie, apaisée, et prête à donner encore et encore.
Les grands esprits se rencontrent sur le blog de Coumarine... Clin d'oeil à Alainx, il comprendra.Sans doute avons-nous tous -non, pas tous, pourtant- besoin de ces moments-là, tu ne crois pas. La vie avec l'autre et les autres, et comme tu le dis, pour les autres amène parfois l'envie de moments de retrait et de solitude, de moments "pour soi". Je crois même que ces moments-là sont indispensables à l'équilibre. Alors l'idée de "mère ou épouse indigne, tu la mets à la poubelle.
Chaque année, moi je pars une semaine seul, sans ma tendre compagne. Non "contre" elle, mais "pour" moi. Et c'est aussi ce moment, non de solitude mais de "sans l'autre" qui permet de bien être ensemble lorsque nous sommes ensemble.
Alors non, tu n'es pas la seule à avoir envie de ces moments-là... seule ou pas seule, mais hors de l'ambiance quotidienne, que ce soit quelques minutes, quelques heures... ou quelques jours de temps en temps.Ben voilà
J'aurais été extrêmement déçue que tu effaces cette note .... qui m'aurait privée du commentaire d'Alain !!!
Qui remet les pendules à l'heure sur le "sacrifice" des femmes.
Et avec qui je suis aussi d'accord sur le paragraphe suivant...
Après, reste à OSER...
Oser dire non, oser vivre sa vie, oser être soi même, vraiment !!!Que te dire? Qu'au moment où je voulais t'écrire un commentaire, mon Grand s'est planté à côté de moi sans rien dire (dans mon espace tu sais là où c'est trop près et où il y a intrusion) -rappel à l'ordre- et la journée est loin d'être finie. Mais comme tu l'as vécu, la vie de mère au travail et puis à temps plein à la maison laisse bien peu de temps pour soi. Le blog a été pour moi le compromis entre ne plus du tout écrire et pouvoir s'exprimer. Auparavant, j'écrivais des textes bien plus travaillés, aujourd'hui je ne peux plus me concentrer, faute de temps pour moi. Alors j'ai trouvé ce canal magnifique qui est un excellent entre-deux. Merci pour ce beau billet. J'avance au rythme des "je recommence" et tu es très présente...
Tout d'abord merci à Teb d'avoir vite répondu à ce message pour que tu ne l'effaces pas. Culpabilité passée de tes envies de te sentir seule? Apparemment c'est un sentiment que nous sommes nombreuses à partager ou à avoir ressenti. Heureuses sont celles qui réussissent à la dépasser.
"Sacrifier" n'est pas un joli mot pour moi surtout en parlant de la vie de maman. Le débat sur le métier de maman serait un long débat fort intéressant, je pense. Un autre sur la place de chacune dans son couple le serait tout autant.
Solitude choisie, ça c'est chouette. Parfois j'ai tellement besoin de ces moments. Il est difficile pour moi de m'y consacrer entièrement. J'ai toujours une oreille tendue vers l'extérieur dans ces instants. On ne sait jamais, on aura peut-être besoin de moi. Je ne réussis pas encore à me plonger entièrement, pour moi,que pour moi, dans des moments de solitude. Pourtant je crois en leur puissance et en leur ressource. Je réussis depus peu à me consacrer des moments pour MES envies et ça, c'est très bien. Je sais aujourd'hui dire non aux personnes que j'aime sans avoir peur de les perdre et aux autres aussi sans avoir peur de pas être aimée. Mais je ne sais pas encore apprécier pleinement les moments de solitude choisie.
Je crois aussi que pour vivre sereinement une solitude choisie, il faut paradoxalement être bien entourée. Oui, de mon côté, je réussis de mieux en mieux à vivre des choses pour moi parce que j'ai trouvé un certain équilibre dans ma vie et même si je partais à l'autre bout du monde pour vivre une envie, à mon retour il sera là, son amour aussi donc mon équilibre ne sera pas ébranlé. Je crois que je peux apprécier la solitude si je suis certaine dès le départ de pouvoir en sortir quand je veux. Sinon, la solitude deviendra subie et ça, c'est mon pire cauchemar.
Belle photo du désert.@agnès... merci pour ce beau poème... je m'y retrouve, tu t'en rends bien compte...
@Berthoise... bienvenue au club
)
@Alain...c'est un long et précieux commentaire que tu fais là
Tu me connais depuis longtemps maintenant, tu sais en effet que de temps en temps c'est un thème récurrent chez moi, celui d'avoir eu pendant longtemps l'impression d'avoir été obligée (moralement) de sacrifier mes dons pour élever ma famille
Non on ne peut refaire le passé, et je sais que à recommencer, je m'y serais prise autrement. Je suis à même aujourd'hui de mieux comprendre le vrai sens du DON qui n'a rien à voir avec un quelconque sacrifice, je suis bien d'accord
Mais tes remarques sont utiles, c'est une piqure de rappel
Quand à la 2ème partie de ton commentaire, je crois que mes enfants vivent très bien le fait que ces dernières années, j'ai une activité épanouissante et personnelle, qui n'a plus rien à voir avec eux:ils sont plutôt fiers de moi
En fait je voulais surtout parler d'être dérangée très (trop) souvent dans une même journée, par des sollicitations qui viennent de l'extérieur, et qui m'obligent à déployer de l'énergie pour me reconcentrer@Edmée... je ne voulais pas le dire plus explicitement... mais mon mari est de ce type:me déranger pour un oui, pour un non...et comme parfois c'est par pure gentillesse, difficile de lui dire que...il me dérange...mais ça passe à travers mes soupirs et autres manifestations d'énervements!
@Louloute...sans mari, sans enfants, en effet tu es plus que moi (et certaines des commentatrices)susceptible d'être sujet à l'isolement...
@Célestine... oui on aurait pu inverser les mots...mais nous nous rejoignons pour le sens...
(oui, les grands esprits se rencontrent...
)C'est bien là toute la difficulté de mener une vie de famille normale et de se préserver un espace intime pour écrire ... Et comme tu le dis si bien le quart d'heure de plus qu'il faut pour se reconcentrer ...
Mais je crois qu'à partir d'un certain moment, il faut savoir se préserver des moments tranquilles et le faire comprendre à son entourage.
Cependant c'est plus facile à dire qu'à faire !
@psyblog...j'aime beaucoup ta formule:
"....Non "contre" elle, mais "pour" moi."
Mon mari aussi part randonner avec des amis pendant une semaine chaque année...cela lui fait grand bien, et à moi aussi.
merci d'être venu donner ton éclairage...
@petit Belge... tu fais en quelques mots un bon résumé de la Vie
)
@teb... c'est grâce à ton commentaire que j'ai gardé mon billet
)
Tu mets en avant un mot important: OSER
(je viens de voir l'émission sur F2... qui parle de l'audace de la rébellion
J'ai à réfléchir là dessus!
@Delphine...voilà c'est exactement ça ce que tu dis et que je vis si souvent: cette impossibilité de pouvoir faire qqch sans être sans cesse dérangée...je crois qu'on se comprend très bien, pour le vivre..
(ça m'impressionne de savoir que tu es en train de lire mon livre...un peu peur quand même...
)@Chris...je me retrouve si bien dans ces mots:
"Il est difficile pour moi de m'y consacrer entièrement. J'ai toujours une oreille tendue vers l'extérieur dans ces instants. On ne sait jamais, on aura peut-être besoin de moi."
Je me demande si pour l'homme, il n'est pas plus facile de refermer la porte de son bureau en faisant le vide sur ce qui se passe à l'extérieur
Je me souviens que, jeunes parents, mon mari dormait sur ses deux oreilles...moi j'avais tjrs une oreille éveillée, tendue vers les pleurs éventuels d'un enfant...
)
@myriam...quand je dois m'interrompre dans l'écriture d'un article ou autre... je perds le fil et je mets un quart d'heure pour retrouver la veine de mon inspiration...
Se préserver des incursions extérieures, c'est en effet plus facile à dire qu'à mettre réellement en place, du moins pour moi, avec mon tempéramentBonjour Coumarine
Hier soir, sur France Inter, j'ai écouté une émission dont certains propos m'ont fait penser à toi et à ton besoin de solitude créative.
C'est ici.
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/humeurvagabonde/
C'est donc l'émission du 17 mars 2010. En ligne pendant une semaine environ(c'est le principe de France Inter).
Je crois bien d'ailleurs que je vais la réécouter tranquillement aujourd'hui, car hier soir je n'ai pas pu tout entendre.
Passe une bonne journéeBjr Coumarine. Bien qu'ayant lu ton article suivant, je préfère répondre sur celui-ci qui me parle davantage car l'émission je n'ai même pas voulu la regarder.
Par contre, je comprends parfaitement ton désir de solitude car celui-là, je le connais, comme d'ailleurs beaucoup de tes lecteurs et lectrices.
Et ce que tu dis est vrai, il faut savoir dire non et c'est d'autant plus difficile quand durant toute une partie de notre existence nous avons été aux petits soins pour les autres, pour nos conjoints, pour nos enfants. Difficile pour eux aussi de comprendre ce besoin de solitude qui nous attire à un moment donné de notre vie....et quand ils comprennent que c'est pour notre bien à tous, que ce n'est pas de l'égoïsme...alors on a franchi un pas vers cette solitude désirée qui nous conduit vers une grande liberté (pas celle de faire n'importe quoi) qui paradoxalement nous rapproche de ceux qu'on aime. Il me semble qu'on les aime encore mieux qu'auparavant...cette solitude j'en ai eu besoin pour me reconstruire, pour pouvoir repartir vers ceux qui croyaient que je les laissais tomber...il était pourtant indispensable que je vive ainsi car ce qu'ils ne savaient pas c'est que je pouvais me sentir terriblement seule tout en étant accompagnée...mon corps était là et mon esprit ailleurs...je voulais leur parler et je ne pouvais plus. C'est donc de cela que je voulais te faire part Coumarine, c'est dans la solitude que je me suis retrouvée, c'est dans la solitude que j'ai retrouvé le plaisir d'aimer, le plaisir de partager...la solitude ne me prive pas ni de ma famille, ni de mes amis et de tout ce qui va avec c'est à dire la chaleur humaine, la tendresse...bien au contraire...je vis actuellement seule mais reliée aux autres et je pense que c'est le fait que j'aime la vie, j'aime ma famille, j'aime mon compagnon qui me permet de ne jamais me sentir seule. J'ai comme l'impression de m'appartenir et sans cette solitude désirée (même si au début ce n'était pas vraiment le cas)je ne sais pas comment je m'en serais sortie! Je t'embrasse Coumarine et à te lire je sais que tu n'es pas une égoïste et que tes proches peuvent compter sur toi...Je comprends tout à fait ce besoin de solitude que tu éprouves, Coumarine. Ce n'est pas de l'égoïsme, c'est un besoin, un moment pour te retrouver, un moment à toi, et ainsi pouvoir, ensuite, être plus disponible aux autres.
J'ai moi-même besoin de solitude, de silence, de temps pour moi, mais ce n'est pas toujours évident de le faire comprendre à ceux qui nous entourent...




22:02
- 
Sur ce point là nous nous ressemblons...
à faire valoir mon droit à la solitude...
))
Je commence, aussi (il serait temps, à 58 ans
Mais pour moi, solitude = échappée belle obligatoire car presque tous mes enfants habitent dans un rayon de 500 m, et Mama à 300 m... alors, ma solitude, quand j'la veux, j'ai intérêt à mordre
J'aime bien ce texte qui, quelque part, me rassure... (je ne suis plus la seule "mère indigne" à revendiquer la paix de temps en temps !!!