21 février 2010
Au commencement était le verbe
Chercher laisser venir creuser rêver penser chercher encore ne pas trouver s'acharner taper des mots au hasard râler un coup se décourager reprendre la tâche avec courage recommencer au début au commencement était le verbe au secours où se sont cachés MES verbes plonger dans les silences qui font perler des larmes de rage interroger le ciel aussi gris que la mémoire guetter l'éclaircie déchiffrer des images vieillies les scruter les yeux plissés les détailler les fouiller leur tordre le cou les faire valser à travers la pièce puis les reprendre avec tendresse les confier à d'autres yeux leur demander la clé se terrer dans un coin d'une douleur oubliée rappliquer en vitesse fermer tout non reprendre le clavier le frapper puis le frapper encore et encore il est têtu il refuse d'avancer faut le frapper pour qu'il comprenne enfin...
Au bout de la journée, quelques phrases, quelques fragments,,...
Un peu étourdis de naître à l'air libre...
Commentaires
Bravo ! J'ai déjà essayé d'écrire des lignes comme ça sans majuscule, sans ponctuation, sans belle construction . Eh bien je n'y arrive jamais. Déformation professionnelle peut-être. Alors je te dis bravo. En plus mes ressentis par rapport à cet écrit jeté sauvagement sur ton clavier, j'adore. ça me parle beaucoup. J'écris j'efface, je jette, je recommence, j'écris, je jette....Tu vois, impossible d'écrire sans mes foutus ptits points de suspension que je mets partout, mes virgules que j'utilise à tout va et mes belles majuscules... (encore ...)Il n'y a que le brave c cédille que je ne sais absolument pas mettre en majuscule sur un clavier, mais ça me gêne de le mettre ainsi, ça ne coule pas. Allez bisous Coumarine.
@teb... oui! ce verbe... il m'a servi ce WE!
@Chris... j'aime beaucoup essayer d'autres façons d'écrire... celle-ci (sans virgules, sans ponctuation) a pour but de traduire la hâte, et la rage d'écrire, de courir après les mots qui s'échappent.
Forcément ce n'est peut-être pas aussi compréhensible que des phrases normalement agencées... mais essayer vaut la peine...vas-y, vois ce que ça donne!!
@Louloute...ah oui! le verbe ETRE... j'aime beaucoup que tu résumes mon petit texte à ce verbe-là!!!naître et renaître, en phonétique : n''être' et 're-n'être"
la conclusion s'impose
n arrive tous à "ETRE". Ce n'est pas par hasard.
Ton texte est incroyable et très difficile à rédiger, une telle énumération que l'on pourrait croire sans suite logique et qui en réalité est tout le contraire, tout est imbriqué et parfaitement cohérent. Bravo, tu es vraiment douée.
(Je me dis que pour moi ce serait mission impossible, enfin, j'essaierai quand même...)@Delphine...merci!
@Berthoise... il y a tant de choses dans les mots en effet...
@Nicole... j'aime ta formule "c'est toi qui es moi"
C'est ça accepter ce qu'on écrit parfois dans la fièvre...
@bécassine... oh là! pour savoir si tu es ou non capable d'écrire ce type de texte, faut essayer!
Après tu diras
Mais on n'est libre aussi de ne pas aimer ce type d'écriture... il semble brouillon, même si MOI je sais que tout s'enchaine...Zut, alors, je lisais et je me disais :"mais qu'est-ce qui cloche?...pas de virgule, pas de point,aucune ponctuation...ça fait "bizarre"...
Loin des vieux livres de grammaire, écoute comment un beau soir, ma mère m'enseigna les mystères du verbe ëtre et du verbe avoir.
"Parmi mes meilleurs auxilliaires, il est deux verbes originaux.
Avoir et Etre étaient deux frères que j'ai connu dès le berceau. Bien qu'opposés de caractère, on pouvait les croire jumeaux, tant leur histoire est singulière. Mais ces deux frères étaient rivaux. Ce qu'Avoir aurait voulu être, Etre voulait tjs l'avoir. A ne vouloir ni Dieu ni maître, le verbe ëtre s'est fait avoir. Son frère Avoir était en banque et faisait un grand numéro, alors qu'Etre, tjs en manque souffrait bcp dans son égo. Pendant qu'Etre apprenait à lire et faisait ses humanités, de son côté sans rien lui dire Avoir apprenait à compter. Et il amassait des fortunes en avoir en liquidités. Pendant qu'Etre, un peu dans la lune s'était laissé déposséder,Avoir était ostentatoire lorsqu'il se montrait généreux,Etre en revanche, et c'est notoire,est bien souvent présomptueux. Avoir voyage en classe affaires. Il met tous ses titres à l'abri. Alors qu'Etre est plus débonnaire, il ne gardera rien pour lui. Sa richesse est tout intérieure, ce sont les choses de l'esprit. Le verbe Etre est tout en pudeur et sa noblesse est à ce prix.Un jour à force de chimères pour parvenir à un accord, entre verbes ça peut se faire, ils conjuguèrent leurs efforts. Et pour ne pas perdre la face au milieu des mots rassemblés, ils se sont répartis les tâches pour enfin se réconcilier. Le verbe Avoir a besoin d'Etre parce qu'être, c'est exister. Le verbe Etre a besoin d'avoirs pour enrichir ses bons côtés. Et de palabres interminables en arquties alambiquées, nos deux frères inséparables ont pu être et avoir été."A BERNIE
@bernie
ces mots que tu mets ici sont les paroles d'une chanson de Yves Duteuil
Il faut mentionner tes références IMPERATIVEMENT
Déjà sur un des précédents billets, tu as donné comme le tien un texte qui circule sur le Net: celui du tablier de la grand-mère
Je suis responsable du contenu de mes billets, commentaires compris!
J'accueille volontiers TES commentaires, pas ceux d'un autre que tu fais abusivement passer pour les tiens...merci au visiteur inconnu
tu sais que j'écris maintenant sur une nouvelle adresse?
c'est ici:
http://coumarine.blogspot.com

18:40
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Un verbe ????
Ben, câliner, bien sûr !!!