Au bout, il y aura toujours l'énigme... - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

02 février 2010

Au bout, il y aura toujours l'énigme...

Je me disais autrefois qu'au bout de ma vie, j'aurais enfin toutes les réponses aux questions qui peuplent sans relâche mes jours et mes nuits, surtout mes nuits parfois.
Je pensais sincèrement (naïvement plutôt) que la fin de ma vie serait la fin d'un voyage souvent difficile, parfois hasardeux, mais aussi avec ses tranches de soleil, de confiance, de grâce, de magie...

Et que tout au bout, il n'y aurait plus de questions, que des évidences, que des solutions....

J'avance inexorablement en âge, que cela me plaise ou non (et que j'ai une voix jeune, comme vous le dites, n'y change rien!)
Et de plus en plus je réalise qu'au bout de mon voyage de vie, ne m'attendront que les énigmes, les points d'interrogations, les points de suspension...

Et que c'est très bien comme ça
Parce que c'est comme ça que ça doit être...

Bien sûr je trouve que c'est frustrant, quand un récit par exemple est ouvert, sans fin véritable, quand  la chute laisse place au doute, quand  toutes les possibilités restent ouvertes: au lecteur alors de choisir celle qui lui convient, ou celle qu'il a comprise... le lecteur est responsable en quelque sorte.

Dans certains films aussi la fin est ouverte: je me souviens de la fin du film "Le grand bleu" qui laissait la porte ouverte à  deux interprétations possibles, défendues fougueusement par les deux clans qui étaient tous deux sûrs d'avoir compris la vérité vraie...

On n'aime pas trop ça, quand rien n'est défini, rien n'est clair une fois pour toutes. C'est pour cela que les religions ont édifié leurs morales: non, vous ne pouvez pas faire ça! Oui ça c'est permis! C'est rassurant! Il m'a fallu du temps pour oser quitter les sentiers balisés et écouter ma petite voix intérieure, qui savait ce qui était bon pour moi!

Et il m'arrive d'avoir envie qu'on me dise ce qu'il faut faire... dis-moi toi qui sais, dis-moi, ne me laisse plus dans le doute, ne me laisse pas m'endormir avec cette énigme...dis-moi ce que je dois faire, ou être, ou penser...

Et pourtant il est tant et tant de questions complexes qui ne se résolvent pas par des opinions tranchées, assénées avec la conviction hautaine de celui qui est persuadé qu'il a la solution et qu'il a raison, bien entendu!

Je ne cherche pas à avoir raison, en rien, ça m'est égal. En fait ce que je veux, c'est de continuer à chercher simplement, à cheminer sur mon chemin d'humanité.  C'est ça que j'aime finalement, et qui fait pour moi l'aventure de ma vie, cheminer sur MON chemin d'humanité, même si nulle part dans aucun manuel de morale, de philo, de psycho, de science, je ne vais trouver de solutions toutes faites. Les vrais chercheurs restent des chercheurs, ils n'assènent aucune vérité.

Or donc je cherche, et je suis de plus en plus persuadée que rien ne sera dit de manière définitive, qu'il y aura toujours à grandir, à chercher et que même quand je penserai avoir trouvé ou compris quelque chose, ce ne sera qu'une étape avant de me (re)mettre en route à nouveau pour continuer le chemin

Je crois que partout ne m'attend que l'Enigme
Et cela ne m'angoisse plus... au contraire, je vis bien davantage que si je suivais un plan préconçu et préfabriqué.

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Commentaires

    je n'aime plus les nuits car je m'y retrouve avec moi-même, avec mes questions sans réponse, mes doutes, mes inquiétudes pour mes proches, ce que tu écris résonne comme un écho en moi !
    le jour, on peut donner le change, essayer du moins.
    l'auto-analyse ne m'apporte rien, que de la frustration sur ce qui ne peut être ; alors, oui, je te comprends.

    vivre selon sa conscience, seulement cela !
    amitiés.

    Posté par loulotte2, 02 février 2010 à 23:37
  • Ma chère, c'est là tout le charme du libre-arbitre.
    S'il existait UNE vérité à laquelle nous pourrions nous référer (quelque soit son domaine), nous ne serions plus que des robots...

    Posté par papet Croûton, 03 février 2010 à 06:10
  • Un bien beau billet Coum'

    Il parle de l'humilité face à la vie, il parle de foi quelle que soit sa forme et de chemin, un pas après l'autre.

    Ce doit être pour ça que la Terre est sphérique, quel que soit la direction que tu prends, il y a toujours quelque chose derrière à découvrir, jamais de but, jamais de fin.

    Posté par Luc, 03 février 2010 à 08:11
  • @loulotte... les nuits qui me laissent éveillée devant le mystère de ma vie, de LA vie, avec ses énigmes justement, ne me laissent plus angoissée... parce que je sais que là où il y a questionnements, il y a vie.
    Ce qui n'empêche pas de savourer à fond les moments de "grâce", vrais moments cadeaux

    @papet... voilà c'est çà! ne pas être des robots..Cela n'a rien d'enviable..pourtant il y a des gens qui cherchent à être des robots bien programmés...;-(

    @Luc...j'aime beaucoup ce que tu dis au sujet de la terre RONDE...ce qui fait qu'on n'est jamais au bout du chemin... ah oui! cette comparaison me parle très fort!

    Posté par Coumarine, 03 février 2010 à 09:01
  • Il m'arrive encore de penser que je comprendrai certaines choses quand je serai plus grande... jusqu'à ce que je me rappelle que je suis adulte et que je n'ai pas tout compris pour autant.

    Posté par Hermione, 03 février 2010 à 09:56
  • Ton texte est intéressant, d'abord parce qu'il parle de toi, ensuite parce qu'il évoque une problématique complexe de l'humain.
    En le lisant, je ressentais une approbation sur certains points, en même temps qu'un inconfort sur d'autres.
    . Approbation de tout ce qui concerne l'être en chemin permanent, accomplissement sa route d'existence, sans certitudes absolues, sans pouvoir véritablement se raccrocher à des dispositifs extérieurs (morale, religion...), mais avec la conviction de son humanisation et de ses avancées.

    . Inconfort sur quelque chose qui m'apparaît comme binaire : - la perte de la croyance qu' " au bout, il n'y aurait plus de questions, que des évidences, que des solutions....", d'une part - au profit d'une nouvelle certitude, d'autre part : "qu'au bout de mon voyage de vie, ne m'attendront que les énigmes, "
    et la finale relativement forte : « je crois que partout ne m'attend que l'Énigme ».

    Et là, pour ma part, je ne m'y retrouve pas tout à fait. Normal ! On n'est pas tous construits sur les mêmes schémas de pensée, ce qui fait l'intérêt de la diversité des êtres.

    Mais, bon, je ne voudrais pas investir l'espace de commentaires par des considérations personnelles sur ce sujet.
    Je dirai simplement que je fais une distinction entre divers « etats du moi ».
    Le "moi" qui pose des questions et cherche des réponses. (L'Enigme et dans cette dynamique-là : la recherche d'une réponse)
    le "moi" qui se vit en "état de questionnement" (ce qui n'est pas la même chose que se poser des questions), et donc ne cherche pas des réponses, mais un axe d'avancée. (Le Mystère est dans cette dynamique-là : une "portante" qui ne génère pas une réponse).
    Ces deux états coexistent en nous. Mais ils n'ont pas la même fonction.
    Je dirais que Enigme et Mystère ne sont pas sur le même plan.
    Ce n'est pas du tout une question de jouer sur les mots. Ce sont deux réalités distinctes.
    Et donc, je crois qu'il faut faire attention de ne pas les confondre, les mélanger.

    (Je ne dis pas que c'est ce que tu as fait... Je précise simplement ma propre perception, qui n'est pas une critique de la tienne. Et elle n'engage personne d'autre que moi...).
    - désolé d'avoir fait long et envahi ton espace -

    Un dernier truc : (encore!!!!)
    J'aime beaucoup ce style-là de tes textes.

    Posté par alainx, 03 février 2010 à 10:02
  • j'aime beaucoup ce billet...
    Plus j'avance en âge moi aussi et moins j'ai de réponses aux questions qui me trottent dans la tête depuis longtemps.... et parfois, elles trottent bien bruyamment !!!
    Et curieusement, je supporte de moins en moins les gens pétris de certitudes, ceux qui prétendent faire votre bonheur malgré vous, tous les donneurs de leçons et tous ceux qui savent...

    Posté par liaht, 03 février 2010 à 10:28
  • C'est bien comme ça ?

    A 80 ans, je devrais être au bout de ma vie … mais je ne le crois pas …et je veux vivre encore beaucoup parce que je sais si peu et que j’ai encore tant de choses à découvrir … « Les réponses aux questions qui peuplent sans relâche mes jours et mes nuits » comme dit Coumarine, je les rechercherai sans doute toujours … et je ne trouve pas que « c’est bien comme ça » …

    Posté par doulidelle, 03 février 2010 à 10:50
  • Quel beau texte, Coumarine !
    Je croyais, moi aussi, qu'avec l'âge... Ben non, les questions se sont multipliées et les certitudes n'étaient que peaux de chagrin.

    Toujours autant de questions, de doutes, mais une façon plus souple de les aborder.
    Je ne crois pas que ce soit la sagesse, c'est plutôt une forme de philosophie quotidienne. Je me conseille : ce que tu peux changer, change-le - ce que tu dois supporter, accepte-le... Inutile de t'encombrer de bagages disparates et encombrants.

    Belle journée !

    Posté par agnès, 03 février 2010 à 11:02
  • C'est pour cela que je déteste les apriori, les clichés, la pensée unique, les préjugés qui sont dans l'immobilisme, la mort en quelque sorte.
    La recherche est toujours en mouvement donc en vie.

    Posté par charlotte, 03 février 2010 à 17:36
  • Un billet qui me parle beaucoup... et j'ai l'impression que plus le temps passe, plus je me pose des questions.
    Questionnements incessants... qui viennent aussi troubler mes nuits.

    Posté par naline, 03 février 2010 à 19:58
  • Ton billet est très beau.

    Quand ma maman est décédée, je croyais que c'était parce qu'elle avait trouvé toutes les réponses à ses questions et qu'elle n'avait plus de "raisons" de vivre.

    Mais finalement, comme toi, je crois que toutes ces hésitations, ces questionnements, ces énigmes... Font le charme de la vie.

    Bonne continuation

    Posté par Louloute, 03 février 2010 à 20:16
  • @Hermione...oui cette impression de rester si jeune dans sa t^te, je l'ai aussi... et je crois que c'est bien de se rendre compte (et d'accepter)qu'on n'a pas tout compris! et qu'on ne comprendra sans doute jamais tout!

    @alain..merci pour ce commentaire si éclairant, dont tu as le secret... je pense que j'ai voulu parle de Mystère plus que d'énigme...
    Le moi qui pose (se pose) des questions cherche des réponses, et c'est son droit... il lui arrive de les trouver d'ailleurs
    Mais comme tu le soulignes si bien, l'état de questionnement est pas définition un état qui n'attend aucune "réponse" nette et définitive.
    Tu as raison de faire la distinction, je vois bien les choses comme ça...

    @Liaht et Naline... c'est étrange ...comme vous dites que avançant en âge, les certitudes sont de moins en moins évidentes
    Merci, je me sens moins seule...)

    @

    Posté par Coumarine, 03 février 2010 à 20:17
  • @doulidelle... pour moi, oui, c'est bien comme ça, car comme je l'ai dit je n'aimerais pas ne plus me poser des questions...
    Quand je vous lis, Doulidelle, je me dis que en effet vous avez encore beaucoup de choses à dire et donc à écrire...
    Des tranches d'histoire passionnantes!!!

    @agnès, merci pour ton passage... ainsi toi aussi tu rejoins la cohorte des gens toujours en recherche...ça me rassurerait de savoir qu'on est nombreux...

    @charlotte..ah oui! ça m'étonne pas que tu rejettes tout ça en bloc...avec ton caractère bien trempé!!!

    @Louloute... suis touchée par ce que tu dis de ta maman...
    Les questionnements, sont-ils le "charme" de la vie? ou plutôt ne font-ils partie inhérente au fait même de vivre?

    Posté par Coumarine, 03 février 2010 à 20:24
  • Je trouve ce billet fabuleux et tellement apaisant
    pourquoi toujours chehcer à savoir ,à comprendre , je suis comme toi de plus en plus , je me laisse porter , sur un bateau , un peu à la dérive et quand j'acoste , mes pieds touchent toujours terre

    Posté par Jeanne, 03 février 2010 à 20:45
  • c'est étrange...

    mais moi aussi combien de fois ai-je regardé une personne d'un âge avancé en me disant: "à cet age est-on rassurée, sereine, sait-on comment prendre les choses de la vie comme elles viennent, s'adapter plus facilement?
    Et plus j'avance en âge,et surtout, puisque j'ai la chance d'avoir des parents trés âgés, j'ai pu me rendre compte, et me préparer à l'idée, que nous restons ce que nous sommes, c'est-à dire des êtres humains, avides certes de savoir, mais surtout avec un besoin d'amour, besoin d'exister pour d'autres, et que finalement cette quête nous poursuit toute notre vie, et qui sait donne un sens à notre vie...
    ( je ne sais si je me suis faite comprendre, mais merci pour ce texte qui m'a aidée à me comprendre un peu plus!)

    Posté par framboise, 03 février 2010 à 20:45
  • @Jeanne...j'aime beaucoup la façon "zen", calme dont tu exprimes ce que j'ai voulu faire passer...merci

    @framboise...oui framboise tu te fais très très bien comprendre. Je relève cette phrase que tu écris et qui me semble si parlante:
    "nous restons ce que nous sommes, c'est-à dire des êtres humains, avides certes de savoir, mais surtout avec un besoin d'amour, besoin d'exister pour d'autres, et que finalement cette quête nous poursuit toute notre vie, et qui sait donne un sens à notre vie."
    Merci à toi

    Posté par Coumarine, 03 février 2010 à 22:20
  • Quel beau moment de réflexion tu nous offres là, Coumarine!

    Pour moi, l'âge n'a pas fait taire les questions, mais j'ai une certaine indifférence au fait que les réponses sont rarement "certaines". Il y a des choses auxquelles je crois "dur comme fer", par exemple j'ai la foi (et ne vais pas à l'église et bouffe d'ailleurs du curé et de la nonette avec entrain), et n'ai pas envie d'expliquer pourquoi. Je ne suis pas un apôtre. Avoir la foi me convient. Mais ça ne me dérange pas qu'on ne l'aie pas, si on est heureux.

    Et il y a plein de choses que je ne sais pas, qui me "turlupinent" mais comme d'autres ... j'en ai pris mon parti: je partirai sans savoir grand chose.

    Mais je pense que l'âge apporte justement cette acceptation nonchalante: on verra bien quelles réponses me seront offertes ... pour le reste... c'est pas grave!

    Posté par Edmée De Xhavée, 04 février 2010 à 00:26
  • @Edmée...est-ce une acceptation nonchalante, comme tu l'appelles, ou une résignation paisible?
    En tous cas, je suis dans cet état d'esprit: la foi m'a souvent posé question de ce genre de questions existentielles qui ne laissent pas l'âme en paix...
    Aujourd'hui elle me laisse en paix, parce que simplement j'essaie de VIVRE et que cela me suffit bien...

    Posté par Coumarine, 04 février 2010 à 09:29
  • Une réflexion intéressante qui se termine en point d'interrogation.
    Je n'ai pas aimé, ou pas compris, Le Grand Bleu, ce film-culte qui donnait pour modèle la fuite de la réalité vers un possible illusoire, une forme de paradis.
    Le paradis, c'est ici qu'on doit le construire, au prix d'efforts démesurés, sans cesse remis en question par notre environnement, notre entourage et notre nous profond. Un équilibre précaire entre deux tourments !
    Chacun doit suivre son chemin, avec ou sans questions, l'important, au fond n'est-il pas de trouver en soi une sérénité bienveillante et d'en faire profiter les autres ? Et chaque jour vécu ainsi est inestimable.

    Posté par Saravati, 04 février 2010 à 10:08
  • Si dans la vraie vie, les questions ne trouvent pas toutes des réponses à la fin, ce que j'aime en littérature, c'est que l'histoire finisse, que l'auteur aille au bout de son projet et place un point final.

    Posté par Prax, 04 février 2010 à 12:07
  • Maintenant je sais

    Ton billet m'a fait pensé à la chanson de Gabin :


    Quand j'étais gosse, haut comme trois pommes,
    J'parlais bien fort pour être un homme
    J'disais, JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS

    C'était l'début, c'était l'printemps
    Mais quand j'ai eu mes 18 ans
    J'ai dit, JE SAIS, ça y est, cette fois JE SAIS

    Et aujourd'hui, les jours où je m'retourne
    J'regarde la terre où j'ai quand même fait les 100 pas
    Et je n'sais toujours pas comment elle tourne !

    Vers 25 ans, j'savais tout : l'amour, les roses, la vie, les sous
    Tiens oui l'amour ! J'en avais fait tout le tour !

    Et heureusement, comme les copains, j'avais pas mangé tout mon pain :
    Au milieu de ma vie, j'ai encore appris.
    C'que j'ai appris, ça tient en trois, quatre mots :

    "Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau,
    j'peux pas mieux dire, il fait très beau !

    C'est encore ce qui m'étonne dans la vie,
    Moi qui suis à l'automne de ma vie
    On oublie tant de soirs de tristesse
    Mais jamais un matin de tendresse !

    Toute ma jeunesse, j'ai voulu dire JE SAIS
    Seulement, plus je cherchais, et puis moins j' savais

    Il y a 60 coups qui ont sonné à l'horloge
    Je suis encore à ma fenêtre, je regarde, et j'm'interroge ?

    Maintenant JE SAIS, JE SAIS QU'ON NE SAIT JAMAIS !

    La vie, l'amour, l'argent, les amis et les roses
    On ne sait jamais le bruit ni la couleur des choses
    C'est tout c'que j'sais ! Mais ça, j'le SAIS... !


    Paroles: Jean Dabadie et Philipe Green ( 1974 )

    Posté par julie, 05 février 2010 à 09:41
  • Oups . m'a fait penseR ....

    Posté par julie, 05 février 2010 à 09:42
  • SAvoir ce qui est bon pour moi

    Bonjour
    Plus je prends de l'âge, plus je constate que mes certitudes sont envolées....
    Et ce que j'avais vue comme juste pour moi était parfois une erreur... oui le chemin qui nous semble juste est parfois le chemin de la tristesse et de la mort... dont on ne revient pas... Restons sage
    Sincèrement
    jean

    Posté par Jean, 05 février 2010 à 10:45
  • Comme Jeanne, je me laisse porter... Et les gens qui croient connaitre toutes les réponses, ça m'agace!
    Bisous!

    Posté par tilleul, 05 février 2010 à 11:16
  • je connais ce très beau texte parlé/chanté par Jean Gabin et mon mari l'a copié pour sa petite fille Sacha car il est très explicite et il va tellement bien avec ton texte Coumarine; Il résume superbement toutes nos réflexions !

    Posté par becassine, 05 février 2010 à 13:17
  • @Saravati...comme toi je pense qu'il vaut mieux construire maintenant, si pas un "paradis", du moins un endroit de "sérénité bienveillante"...

    @Prax... la littérature dite moderne, préfère les textes qui n'ont pas de fin nette...
    Je suis plutôt comme toi, je préfère quand l'histoire se termine dans un dénouement clair

    @Julie Merci de mettre ici les paroles de cette chanson... car en effet elles résument très bien l'objet de ce billet. Et tout le monde en profite!

    @Jean... on change aussi, on évolue, ce serait dommage de rester figés dans nos certitudes tranquilles...

    @tilleul... ben ça m'étonne pas de toi...!

    @bécassine...) elle aimera ça la petite Sacha...!

    Posté par Coumarine, 05 février 2010 à 14:30
  • mais tu imagines comme la vie serait triste si on avait des réponses...et alors les doutes, les questions, les ébauches, les rêves, les attentes, les suggestions, les "si", les peut-être. Très beau texte.

    Posté par Bérangère, 05 février 2010 à 14:42
  • SACHA connait ce texte de Gabin depuis deux ans au moins car lorsqu'on lui expliquait quelque chose, elle disait toujours "je sais, je sais" - à présent, elle a grandi, elle commence à comprendre qu'on ne sait jamais et que l'on a toujours à apprendre des autres, (pas toujours si évident que cela y paraît à cet âge, ni à tout âge... d'ailleurs !).

    bisous Coumarine

    Posté par becassine, 06 février 2010 à 16:24
  • merci Bérangère...)

    et bisous becassine... oui en effet on ne sais jamais, on a toujours à apprendre...

    Posté par Coumarine, 07 février 2010 à 15:36

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