Plaire ou déplaire... - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

31 janvier 2010

Plaire ou déplaire...

Je suis dans une période de questionnements
et de doutes aussi
(Non pas des doutes concernant la foi. Quoique.)
Des doutes concernant l'avenir de ce blog, ou plus exactement le bien-fondé de mon écriture sur ce blog.

Je ne sais plus qui est Coumarine
Si elle écrit léger, une partie de mes lecteurs le déplorent
Si elle écrit littéraire, une autre partie de mes lecteurs le regrettent
Si elle parle d'elle, tout simplement d'elle, certains lui reprochent son "indécence", on ne se dénude pas sur la place des blogs...

Le censeur intérieur de Coumarine est féroce aussi: toujours prêt à lui souffler qu'elle est nulle nunuche, naïve...

Alors depuis deux ans déjà, je me "surveille" pour que mes billets soient un peu de tout... ni trop l'un, ni trop l'autre, afin qu'ils puissent convenir ou plaire à tous

Et c'est là que je suis en train de me perdre, c'est ce qui provoque mon relatif silence depuis le début de cette année.

Écrire pour plaire... pour qu'on aime me lire, pour qu'on vienne me lire... je suis enfermée dans cette problématique, elle me freine, elle me sangle, au point de me donner parfois des frissons d'angoisse ou de découragement, de lassitude et de désir de tout envoyer promener.
Elle me pousserait à (éventuellement) fuir ailleurs sous un autre pseudo, afin de retrouver la liberté de me laisser écrire comme mes ressentis ou mes pensées m'y conduiraient.

Mais perdre ce que j'ai construit ici depuis presque six ans, (perdre aussi le pseudo Coumarine  ou Coum' auquel je me suis quasi identifiée depuis tout ce temps, certains ne m'appellent que comme ça, même des gens de la vie réelle) me serait très difficile. Ce serait comme un deuil, une perte... Un renoncement pénible.

La publication de mes livres surtout l'Enfant à l'endroit, l'enfant à l'envers, tellement mal accueillie par ma famille d'origine, m'a énormément freinée pour parler encore de mon intime, y compris ici. J'ai fait l'expérience douloureuse que parler de son intime est dangereux, qu'en faisant ça, on se fait rejeter, juger. critiquer.. Et aussi qu'en étant vraie dans la simplicité, on peut  blesser des personnes qui ne s'attendaient pas à découvrir la vérité (une partie du moins) de la personne que je suis.

Alors bien sûr, je pourrais ne pas en tenir compte et continuer mon chemin. D'autres le font. Moi avec ma sensibilité,  je ne peux pas. Il y a toujours bien cachée au plus profond de moi l'angoisse de l'abandon. Je supporte difficilement de me sentir rejetée, et là je l'ai été effectivement par une partie de ma famille.

Du coup je n'ai jamais fait de pub pour ce livre, même mes voisins de quartier ne sont pas au courant de mes publications.
Du coup aussi je suis extrêmement prudente pour la continuation d'écrits plus "intimes" autant dire que j'y ai renoncé.

J'avoue que je ne vois pas clair, j'ai décidé d'en parler en toute franchise. Avec bien présent dans ma tête que j'ai peut-être choisi de mettre ce sujet sur le tapis pour justement obtenir des retours de lecture positifs, des commentaires nombreux... Vous voyez, je suis lucide...

J'aime écrire, vous l'avez deviné, je suppose que cela se sent...
Je ne donne ici aucun de mes textes de fiction qui sont publiés ailleurs... Je ne trouve pas que ce soit l'endroit, ou alors de temps en temps (et je ne critique pas du tout ceux qui le font...moi c'est mon choix de ne pas le faire)

J'écris au jour le jour des pensées ou des ressentis divers et variés. Sous forme de prose poétique ou d'une écriture "normale"
Mais je reconnais que je suis préoccupée (trop!) par le besoin de plaire, de vous plaire et que, avant d'écrire un billet, me voilà en train de réfléchir à la possibilité qu'il déplaise Si je juge que c'est le cas, qu'il est trop ceci, trop cela, trop sel ou trop poivre, je le laisse dans mes brouillons. Il y a ainsi plusieurs billets qui se sont perdus dans mes brouillons, sans doute définitivement...

Je ne parviens plus (pour le moment) à simplement écrire, rester dans l'authenticité de qui je suis, et d'être reconnaissante et heureuse si vous me faites la joie de venir me  lire, et de mettre un commentaire

Voilà ce qui me freine dans la continuation des Petites Paroles. J'y réfléchis sans avoir encore clarifié les choses en moi. Je suis secouée par des retours contradictoires et qui me déstabilisent. Je sais que je ne devrais ne me fier qu'à ma petite voix intérieure, mais voilà, pour le moment elle se tait...

Je voudrais revenir à mes motivations originelles: écrire de l'humain, du "moi" sans être pour autant centrée sur mon nombril et être reconnaissante si ces mots éveillent vos retours d'écoute

Peut-être que supprimer les commentaires m'obligerait à retoucher ce fondamental, avant tout
Mais je n'aime pas non plus me retrouver dans une absolue solitude d'écriture...

collandre612

Peinture de Françoise Collandre


Commentaires

    Ah, comme

    je te comprends... parce que mon chemin a été un peu parallèle...

    Mon premier blog est né tout à fait par hasard : je m'ennuyais un dimanche devant mon ordi... j'ai cliqué, créé, écrit...

    Puis quelle ne fut pas ma surprise de voir arriver des commentaires, puis de l'interactivité, puis des rencontres...

    Et je me suis perdue une première fois : j'écrivais ce que mes lecteurs attendaient... j'ai donc mis fin à ce premier blog...

    Puis j'ai navigué pendant très longtemps avec deux blogs parallèles... mais une fois que je n'ai plus été anonyme, sont arrivés des gens de mon entourage proche... à qui je n'avais pas nécessairement envie de confier ces choses-là...

    Et maintenant, je blogue toujours... beaucoup moins... en fonction de mes envies... et peu importe le nombre de lecteurs : c'est leur amitié et leur fidélité qui m'importent... et ce lien profond - même si virtuel - qui s'est créé au fil du temps...

    Naturellement, comme la vie, ce n'est jamais figé... et qui sait ce que nous réservera demain ?

    Je te souhaite une excellente fin de dimanche... bizzz

    Posté par Turquoise1960, 31 janvier 2010 à 16:44
  • Il est bon de se poser des questions mais là tu te tortures et ce n'est pas bon. Tout le monde ne peut pas nous aimer, mais ceux qui viennent nous lire ne sont pas obligés de venir: s'ils le font, c'est de leur plein gré, parce qu'ils aiment ce qui, dans tes écrits, transpire de ta personnalité riche et complexe.

    Je me sens un peu interpellée par ton billet, parce que je t'ai dit que je te préférais comme ci plutôt que comme ça. Mais ce n'est qu'une opinion personnelle, qui ne doit pas t'empêcher d'écrire ce que tu veux, comme tu le veux. Et d'ailleurs, le piège de tous les pièges, pour un auteur, c'est de penser à ses lecteurs. Ecrire est un acte intime et individuel, peu importe qui lira: le tri se fait tout seul. Il y a ceux qui aiment, et ceux qui n'aiment pas. Pour ces derniers, que t'importe ce qu'ils vont penser? Ressaisis-toi, Coumarine , laisse toi guider et bercer par le vent de tes envies, et de tes états d'âme, sois légère quand tu le souhaites, sois grave quand tu le veux, mais sois vraie tout le temps. Tu perdras sûrement quelques "amis" virtuels comme réels, mais ceux qui ne sont pas à même de te comprendre et qui ne font que te juger, ceux là méritent-ils vraiment le nom d'amis? Sois heureuse que dans leurs commentaires, ceux qui te restent continuent à te dire ce qu'ils pensent,d'accord ou pas avec toi, sois heureuse que la complaisance n'ait pas droit de cité dans ces pages, et que personne n'ait envie de pratiquer la langue de bois si insupportable dans les médias.On t'aime comme tu es, Coumarine, pour ta plume si fine et si aiguë, et je te reste ta plus fidèle commentatrice.
    Celestine

    Posté par celestine, 31 janvier 2010 à 17:36
  • Je pense que tu devrais commencer par ne pas réagir à tous les commentaires et à ne pas te justifier lorsque çà ne plaît pas à quelqu'un. J'ai personnellement de temps en temps des critiques sur mon blog (surtout quand j'évoque des sujets plus politiques) mais je n'y réponds pas. Mon point de vue est dans l'article ; je n'ai pas à justifier chaque phrase et à perdre mon temps à argumenter.
    Quant aux sujets de tes articles, fais-toi tout simplement plaisir, ne pense pas à l'opinion de tes lecteurs (même si tu sais mon point de vue sur des allusions à la vie de famille), et dis-toi bien qu'il est impossible de plaire à tout le monde. Supprimer ton blog, ce serait dommage car il est très agréable à lire.

    Posté par Un petit Belge, 31 janvier 2010 à 17:40
  • Désir bien légitime de plaire.
    Mais je me souviendrai toujours des paroles d'un de mes premiers patrons qui me disait : "n'oubliez pas : vous ne pouvez pas plaire à tout le monde en même temps !".
    Et souvent, je repense à lui !

    Posté par naline, 31 janvier 2010 à 17:46
  • Je rejoins Célestine... Bien que je comprenne qu'écrire des choses plus intimes risque de t'apporter la grogne de personnes qui voient ces évènements sous une autre lumière (ou veulent les garder dans l'ombre...), s'ils viennent sur ton blog, c'est librement. Curiosité ou envie de râler, c'est leur problème au fond. (Il y a des gens qui adorent trouver de quoi entretenir la colère ...).

    Mais personnellement, même si je ne viens pas depuis très longtemps, je pense que la variété de tes humeurs n'est pas dérangeante. Certes, chacun a ses préférences, peut-être. Moi pas, j'aime juste ton écriture. Peut-être que si tu écrivais un papier que je trouvais super barbant (un sujet technique ou trop engagé vers quelque chose qui ne m'intéresse pas...) je me dirais "Bof... j'espère que le prochain article sera différent", mais ne ne remettrais pas ton style en question. Que j'aime tant!

    Oui, que j'aime tant!

    Posté par Edmée De Xhavée, 31 janvier 2010 à 18:06
  • Il faut

    continuer à écrire ce qui te pousse : c'est un peu comme sentir le vent, pouvoir se dérouler dans le temps, dans l'instant, ici ou ailleurs, il faut pouvoir s'épanouir quelque part...si l'écriture te donne une nouvelle dimension (et un large lectorat) il faut n'en prendre que le meilleur, c'est ainsi que je procède moi-même, car j'ai besoin de m'épancher dans mon blog qui est devenu une partie de moi-même. Jusqu'à quand ? peu importe.

    Posté par wictoria, 31 janvier 2010 à 18:13
  • Coumarine, SOIS TOI-MEME! C'est ainsi que tu plairas à ceux qui t'apprécient pour ce que tu es ou que l'on perçoit de toi à travers tes écrits. tant pis pour les autres, c'est qu'ils n'en valent pas la peine. Célestine et PB ont très bien résumé cela. Surtout, surtout, ne te fais pas de bile. Courage, va de l'avant et surtout écris, sur quelque support que ce soit. Je crois que tu en as vraiment besoin. Je pense bien à toi.

    Posté par delphine, 31 janvier 2010 à 18:55
  • Eh bé... que de triturations de méninges douloureuses pour une activité qui se devrait d'être, avant tout, libre et génératrice de plaisir et de bien-être.

    Mais je comprends parfaitement ce que tu veux dire, ce besoin qu'on nous renvoie un reflet positif, cette angoisse de l'abandon, cette nécessité vitale de se sentir aimé, apprécié, estimé...

    Perso je n'ai jamais vraiment eu ce problème, parce que je n'ai jamais du de blog "à succès". J'ai pourtant un de mes blogs ouvert depuis... ouh là, je sais plus, mais longtemps. J'y viens peu, mais j'y viens quand même encore avec une certaine régularité. C'est plutôt un blog d'information et de réflexion sur des sujets qui me tiennent à coeur, pas un blog "intime", même si parfois j'y parle de l'intime aussi. Étonnamment, il a toujours eu un trafic relativement intéressant, il est visité pas mal de fois tous les jours, il est référencé un pas mal de fois par ci par là, avec même des éloges parfois... mais ne génère quasiment jamais de commentaires ! Au début je me suis sentie un peu "ostracisée", je me suis demandé pourquoi... et puis je m'y suis habituée, et j'ai continué mon p'tit bonhomme de chemin bloguesque sans plus me poser de questions à ce sujet.
    Ce qui fait que, naturellement, je n'ai pas de problème existentiel comme les tiens

    Quand j'ai ouvert, plus récemment, mon blog d'écriture, plus "intime", je n'ai naturellement pas attendu de commentaires, j'étais habituée à parler dans le silence. Donc chaque fois que j'en reçois un, c'est bonus, ça me fait très plaisir, mais c'est tout. Et j'y dépose absolument ce que je veux, ce que je sens... c'est mon coin à moi.

    Je pense que tu te rends bien compte du piège de continuer à écrire pour le retour que tu en reçois, au risque d'y perdre ton âme et ta liberté d'être. Tu réalises vers quoi ça risque de te mener, et le peu de satisfactions que cela t'apporterait. Donc je pense que, passée cette période de doute et de questionnement, tu finiras par voir tout ça de manière plus "philosophe" et par lâcher prise sur ce sujet.
    Cesser de vouloir jouer un rôle, "être", tout simplement...

    Amicalement,

    Posté par Tinuviel, 31 janvier 2010 à 19:28
  • Et si... elle écrivait "elle", tout simplement ?
    Sans s'occuper de ce que pensent les autres ???
    (ou, je sais, c'est moi qui dis ça... et c'est plus facile à dire ....)

    Posté par teb, 31 janvier 2010 à 19:59
  • Je lis tes doutes Coumarine et je te comprends parfaitement . Moi aussi aujourd'hui j'ai envie de fermer "je crie, j'écris". J'écris encore beaucoup mais je ne le fais plus du tout de la même façon.Mon blog a duré deux ans et a eu sur moi un effet thérapeutique formidable. A ma façon, j'ai crié et j'ai écrit ce que j'avais à crier et à écrire. Maintenant, c'est fini. J'écris encore mais je n'ai nul besoin de le "crier" sur la place publique. Je n'ai pas besoin d'être publiée ni sur un blog ni dans un livre. J'écris à mes amis, aux gens à qui j'ai quelque chose à dire où pour moi seule..
    Étonnant , non ?

    Posté par catherine, 31 janvier 2010 à 20:21
  • continues Coumarine, continues, écris comme tu penses, ceux qui aiment, aiment, ceux qui n'aiment pas te l'écrives, je trouve au contraire que c'est sain, il n'y a pas (du moins en ce qui me concerne) une quelconque mièvrerie ou flatterie ; tu nous fais réagir, commenter, réfléchir et je n'ai trouvé cela nulle part ailleurs.
    C'est vrai que quelquefois on livre de son moi intérieur mais ce n'est jamais indécent ni égocentrique, alors, après, c'est à toi de prendre ta décision, mais à toi seule.

    (en douce, j'aurais du mal à ne plus te "rencontrer", amie que je n'ai jamais vue. Tu es importante (pour moi). voilà, je l'ai écrit.
    bisous

    Posté par loulotte2, 31 janvier 2010 à 20:36
  • Coumarine, je me demande comment tu vas obeir à : "Coumarine, SOIS TOI-MEME!" ? ))

    Quant à moi j'ai d'abord pensé : Coumarine se fait des noeuds dans le cerveau et puis un peu plus avant je me suis dit que lorsque les circonstances nous écartèlent, nous cherchons notre MOI dans le regard de l'Autre, dans le regard croisés des autres. Simplement, lorsqu'il s'agit d'unifier, de pacifier cette multitude de miroirs nous sommes seuls à pouvoir le faire.

    Pour ce qui est de l'écriture dans un blog je n'ai aucune expérience, je peux juste te répéter que tes écrits m'ont aidée et m'aident encore. Pour le reste, toi seule sauras ce qui est juste pour toi lorsque tu choisiras et je m'en voudrais d'influencer ta décision. Ton blog est un espace de liberté pour tes lecteurs et je peux comprendre que cela soit lourd pour toi ( il m'est même arrivé d'en abuser).

    Coumarine, puis je te le dire ? J'ai peur d'être intrusive, voire blessante ... Je ne parviens pas à réunir en une seule personn, ta voix, ton visage et tes écrits. Cela n'engage que moi, c'est l'expression de mon ressenti et de l'interprétation que je m'autorise à donner à tes écrits. Encore une raison pour me donner envie de te rencontrer " en vrai".

    Bonne semaine à toi.

    Posté par nicole 86, 31 janvier 2010 à 20:38
  • Eternelle question, plaire ou suivre ses envies ?
    Vraiment, la première chose qui me vient en lisant votre article : N'écrivez SURTOUT PAS pour les autres ! Ecrivez pour vous, toujours, ne vous formatez pas en fonction de ce que préfèrent vos lecteurs, même si - il est vrai - c'est une tentation très facile.
    J'écris moi aussi sur un blog (autobiographie/réflexions/introspections), et la question de savoir vers quoi orienter mes articles m'est quelque fois venu à l'esprit. En effet, écrire sur un blog en ligne, ce n'est pas tout à fait comme écrire dans un journal intime : nous sommes directement exposé au regard des autres, aux commentaires, aux critiques... Et c'est une chance ! Dites-vous que vous avez déjà beaucoup de chance d'avoir des commentaires digne de ce nom (ce qui n'est pas vraiment mon cas je le crains). S'il y a commentaire, il y a forcément un intérêt pour ce que vous écrivez (et ça, ce n'est pas rien !). Non, définitivement, on ne peut pas plaire à tout le monde... Et est-ce le but ? Je ne crois pas. Plaire à tout le monde, c'est enfermer son écriture, et ne plus laisser libre notre esprit créatif... Rien de pire ! C'est d'une banalité à pleurer mais (finalement pas tant que ça) : soyez-vous même ! Là est la vraie force...
    Maintenant, oui, c'est normal d'être quelque peu destabilisée voire attristée par certains commentaires, par certaines critiques, et que cela a tendance à décourager. Dites-vous que le but de ces gens n'est absolument pas de vous décourager, mais bien au contraire de vous faire avancer (du moins je l'espère). Après, il y a les critiques sans fondements, et là, autant ne pas y prêter attention. C'est le succès qui veut ça
    Bref, tout ça pour dire, évitez de vous faire du mauvais sang, et j'espère que vous retrouverez vite votre énergie créative

    Amicalement,
    Ariane.

    Posté par Ariane, 31 janvier 2010 à 20:41
  • Marrant, Coum, comme on se retrouve parfois avec des questions parrallèles avec des gens pourtant différents. Moi je débute sur la toile et je me pose déjà cette question du pour qui, pour quoi, et est-ce qu'un deuxième blog serait opportun ? J'aimerais par exemple aborder des histoires de mon boulot, mais alors il me faudrait anonymer bien plus mes écrits et du coup rouvrir un blog sous un autre pseudo... En même temps, les blogs c'est bouffeur d'énergie et de temps. Et puis c'est vrai qu'on se demande pourquoi on écrit, et que publier signifie aussi désir d'être lu, et donc une certaine mise en forme du discours, voire de son contenu. Et puis il y a une certaine ambivalence, je prends un pseudo mais je publie ma photo, et je raconte mes galères intimes.
    Peut-être qu'elle est là la réponse, ou une partie du moins, dans ce que le net permet d'ambivalence entre le public et le privé, la vérité et le mensonge, le besoin d'écrire pour soi et le désir d'être lu ...
    Faut-il toujours trancher ?

    Posté par pierreline, 31 janvier 2010 à 21:38
  • La remise en question? C'est tellement normal et tellement déstabilisant, souvent même dans les moments où l'on n'est vraiment pas bien avec soi-même, comme si nous aimions moins notre «moi»... Le doute, c’est le propre des gens sensibles et vrais! Passage obligé…
    Légères, sérieuses, graves, tristes ou gaies... tes petites paroles me parleront toujours Coum! Elles me rassurent aussi un peu, car elles nous font nous sentir accompagné et moins seul dans telles ou telles réflexions que l'on peut se faire à te lire ; en effet on y retrouve très souvent des choses très familières de notre «moi».
    Peut-être est-ce juste "la banalisation" de poster régulièrement qui te coince quelque part...
    Je viens moins souvent, mais quand je passe, c'est toujours des sujets intéressants que je découvre chez toi avec en prime beaucoup de plaisir à te lire, car tu sais bien expliquer tout ça, tu « peins » avec les mots les sentiments, des sujets "éternels" du quotidien que tu traites à ta manière et avec beaucoup de finesse.
    Bonne continuation!
    Je l'espère sincèrement!

    Posté par Magel, 31 janvier 2010 à 22:25
  • Chère Coum je trouve que dans ce billet tu poses excellemment le diagnostic!

    Je constate que cette fois tu dis que le désir de plaire à tous finit par être pour toi une entrave, contribue à ce que tu te perdes, à ce que tu ne sache plus qui est vraiment Coumarine.

    Plaire à tous est impossible et d'autant plus que ton lectorat est important et de provenance variée. Pour plaire vraiment il faut accepter aussi de déplaire, sinon il y a le risque de se couper les ailes, ici de se couper les mots, concrétement ce sont ces billets que tu laisses en stand by parce que tu crains qu'ils ne déplaisent à certains. Comme c'est dommage! (ce qui ne veut pas dire qu'il faut tout publier, certains textes intimes n'ont pas à être publiés évidemment mais pas parcequ'ils risquent de déplaire, on est dans un autre registre).

    Tu connais ma position sur ces questions dont nous avons souvent parlé, parfois en étant en désaccord. Et comme beaucoup te l'ont dit en com, je te dirai aussi: écris d'abord pour toi, sois toi-même, ne te focalise pas sur les commentaires ou les appréciations.

    Mais tu rappelles aussi que ta sensibilité particulière, liée à ton histoire, à ta peur de l'abandon fait que tu as du mal à passer outre aux critiques qui pourraient t'être faites ou simplement à l'impression que tu vas déplaire à certains, que tu risques d'être moins aimé d'eux.

    C'est donc à toi de voir, entre ces deux écueils potentiels pour toi, celui qui pèse le plus. Je comprends parfaitement que se puisse être le second et dans ce cas il te faut suivre ton ressenti profond, ne pas aller contre.

    Mais peut-être aussi que de l'avoir posé comme ça, va t'aider pour la suite à être moins dépendante du regard d'autrui et plus libre dans ton expression. C'est ce que je souhaiterais naturellement et pour toi (parce que ça signifierait une plus grande confiance en toi, en profondeur) et pour nous lecteurs . Mais c'est toi seule qui juge et qui ressent.

    Je t'embrasse et bonne semaine à toi

    Posté par valclair, 31 janvier 2010 à 22:37
  • Si ce qui te pose problème est l'avis des lecteurs, pourquoi ne supprimes-tu pas les commentaires ?

    Mais si tu apprécies les commentaires, parce qu'ils enrichissent et complètent tes textes... alors il te faudra accepter qu'ils t'influencent. Parfois dans un sens encourageant, parfois dans le sens inverse.

    Il y a un choix à faire.

    Pour ma part j'ai deux espaces d'écriture, avec et sans commentaires. Les deux ont leurs avantages. Les commentaires ont celui de me mettre face aux lecteurs et me renvoient une image de moi qui me fait toujours "avancer"... même si c'est parfois de façon un peu douloureuse.

    Bonne continuation )

    Posté par Pierre, 01 février 2010 à 00:56
  • il n'y a pas grand-chose à ajouter : tu as parfaitement posé les éléments de ta problématique.

    Je ne reprendrai que des concepts généraux et qui à mes yeux ont valeur de loi :

    - écrire pour plaire est mortifère, toujours. (tout comme chercher à plaire dans la vie ordinaire, puisqu'alors on se met dans la dépendance du regard des autres...c'est une des plus fortes aliénations de l'humain).
    - écrire pour « dire soi » fait vivre. Et les gens « normaux » recherchent la compagnie des vivants...
    - « dire soi » déplaira forcément à bien des gens... Tant mieux ! Qu'ils aillent de se faire voir ailleurs...

    Posté par alainx, 01 février 2010 à 09:31
  • juste une copie de mon texte d'hier dont je n'enlèverai pas une virgule, seulement une rectification suite à une ENORME faute d'orthographe que je ne supporte pas; alors, garde celui-ci. merci; bisous tout blancs ici depuis deux jours.


    "continues Coumarine, continues, écris comme tu penses, ceux qui aiment, aiment, ceux qui n'aiment pas te l'écrivent, je trouve au contraire que c'est sain, il n'y a pas (du moins en ce qui me concerne) une quelconque mièvrerie ou flatterie ; tu nous fais réagir, commenter, réfléchir et je n'ai trouvé cela nulle part ailleurs.
    C'est vrai que quelquefois on livre de son moi intérieur mais ce n'est jamais indécent ni égocentrique, alors, après, c'est à toi de prendre ta décision, mais à toi seule.

    (en douce, j'aurais du mal à ne plus te "rencontrer", amie que je n'ai jamais vue. Tu es importante (pour moi). voilà, je l'ai écrit.
    bisous"

    Posté par loulotte2, 01 février 2010 à 11:56
  • Il me semble difficile d'écrire sur internet et de ne pas du tout se préoccuper de ses lecteurs ! comme vous le conseillent certains commentaires. Car alors, autant écrire sur des carnets qu'on garde chez soi !
    Je comprends très bien votre dilemne, je ne sais pas s'il a une solution....
    J'apprécie ce que vous écrivez, grave ou léger. Et cela me donne envie d'aller un peu plus loin, découvrir vos "vrais" livres. Une parole qui engage met toujours un peu en danger, ou fragilise. Les commentaires sont vite écrits, on ne peut pas regretter une parole maladroite, c'est déjà trop tard....
    Bien amicalement à vous !

    Posté par Anne, 01 février 2010 à 13:27
  • je suis passée te déposer quelques bisous .

    Posté par julie, 01 février 2010 à 14:46
  • Toi seul sait quel est ton désir.
    Mais ce que je remarque c'est que le mot "plaire" revient plusieurs fois dans ton texte.

    Posté par charlotte, 01 février 2010 à 15:41
  • Justesse et lucidité dans ce billet. Les "vieux" blogueurs finissent par être victimes de leur "succès" et derrière ce mot, je mets beaucoup d'humilité. On se prend quelquefois à écrire pour faire de l'audimat. Mais contrairement à toi qui est une "vraie" écrivain (j'entends qui à publier) si je ne sens pas mon sujet, je suis incapable d'écrire. Disons que c'est du pipi de chat...Quelquefois je lis sur des blogs des réflexions pertinentes sur la Politique ou d'autres sujets. Mais ce n'est pas mon truc. Je reconnais mon seuil d'incompétence dans l'écriture. Je publie des choses que j'ai vécues, qui m'ont émue. J'essaie de faire que tout cela soit le plus joli possible à lire, à regarder (j'attache une grande importance à la mise en page) et je dépose sur la toile...

    "écrire de l'humain, du "moi" sans être pour autant centrée sur mon nombril et être reconnaissante si ces mots éveillent vos retours d'écoute"
    finalment on dit les mêmes choses!

    Posté par Bérangère, 01 février 2010 à 18:28
  • Volontairement

    Je ne vous ai pas répondu personnellement
    Mais vous pensez bien que vos commentaires me sont très précieux, très!
    Il me reste bien des points à réfléchir, à éclaircir
    Cela viendra, j'en suis sûre...

    Posté par Coumarine, 01 février 2010 à 23:39
  • Un peu tardivement...

    Je crois que quelque part, on ne peut pas rester dans l'écriture entre ce que l'on a envie de dire et ce que l'on réfrène...
    Tu écris Coumarine et nécessairement tu plairas à certains et déplairas à d'autres. Cet espace, paradoxalement appelé "Petites paroles inutiles", c'est toi qui le créé et s'il ne plaît pas à certains, j'aurais tendance à te dire que c'est leur problème.
    Je crois que le plus important c'est d'être toi Coumarine, pas comme tu imagines que tu dois être pour nous plaire.

    Posté par myriam, 02 février 2010 à 11:23
  • Il n'y a pas que les vieux blogueurs, qui risquent d'être dépassés par l'ampleur de leur succès. Mais il y a plusieurs problématiques dans ton article: le désir (et le regret) de ne plus pouvoir écrire de façon intime et personnelle comme tu le faisais au début et comme certains de tes vieux amis, blogueurs au long cours l'ont fait...

    Et il y a cette question de plaire, du succès, du répondant, des commentaires. Peut-être que la solution de Pierre est la bonne, mais elle n'est pas à la disposition de tout le monde. Un nouveau blog où l'on recommence tout (mais cela ne dure pas longtemps, on redevient vite soi-même), c'est un endroit à apprivoiser, à aimer, comme on doit apprendre à aimer sa maison, son quartier, etc.

    Supprimer les commentaires, je trouve cela inutile. (Je dois dire que ça m'agace un peu, quand je découvre un blog que j'ai l'habitude de lire, avec les commentaires fermés... Sauf si le blog est abandonné - là, c'est une autre problématique)... (Je me dis, peu charitablement, que le blogueur fait 'encore' sa crise, ce qui est un peu fort surtout que j'en ai fait aussi, des crises, mais soit). Lucidement, je sais que c'est aussi une recherche pour mieux se sentir, pour mieux être.

    Il y a des nouveaux blogs qui sont aussi confrontés à un succès direct, ou qui enfle très vite et cela doit être vraiment hallucinant (personnellement, je n'ai pas eu cette chance o mais je ne veux pas parler de chance, s'il faut pour cela beaucoup souffrir - quelle valeur, dans ce cas, a le succès? On préférerait de loin être heureux et bien dans sa peau ou en parfaite santé.

    En fait, mon commentaire n'apporte pas vraiment de suggestion, ni de conseil (que je n'ai d'ailleurs pas à donner), pas plus que je ne veux souffler ce que j'aime particulièrement ou moins, mais de toute façon, quel que soit ton choix, sois tranquille...

    On ne t'abandonnera pas. Et on trouvera toujours le moyen de te faire un petit signe d'amitié. Car après tout, au-delà du blog, des mots, de la qualité de l'écriture, du fond ou non, des comms et j'en passe, l'essentiel n'est-il pas dans l'amitié que l'on se porte ?

    Posté par Pivoine, 02 février 2010 à 12:43
  • Coumarine, juste... Reste toi, reste en accord avec toi, avec tes pensées. Si écrire sur ton blog devient une corvée ou un casse-tête, parce qu'obligée de réfléchir à tout ce que tu dis, ce n'est plus du plaisir. Où en est l'intérêt, alors ?
    Ecris ce que tu as envie d'écrire, et comme certains l'ont dit, et je le pense aussi : on ne peut pas plaire à tout le monde. Sinon, tu vas te perdre. Reste toi, avant tout. Le seul problème, c'est par rapport à ta famille. Là, je ne sais que te dire.

    Tu sais, je t'ai dit récemment que je voulais écrire un billet sur les "signes", concernant l'un de tes articles. Et bien, j'ai un peu le même problème que toi... je n'ose pas trop en parler sur mes blogs déjà créés, et je me demande si je ne vais pas en créer un autre, sous un autre pseudo, pour ne pas, justement, être obligée de me censurer... Finalement, je te dis de faire d'une façon, et moi, je ne suis pas sûre de faire de cette façon. Contradictoire, je suis, et oui... sourire
    Bonne soirée à toi, Coumarine. Ne te prends pas trop la tête...

    Posté par Françoise, 02 février 2010 à 22:28
  • @myriam...justement c'est là mon questionnement: qu'est-ce que "être moi-même" dans un endroit qd même assez bien fréquenté?
    L'écriture n'est plus vraiment intimiste, mais publique, est-ce que cela me plait comme ça?

    @Pivoine, tu dis bien des choses intéressantes...mais tu sais, il n'est pas question que j'abandonne ce blog, du moins pour l'instant. J'ai juste besoin de temps en temps de faire le point...

    Françoise...eh bien voilà! c'est EXACTEMENT ça!
    Tu voudrais parler de qqu chose de vraiment important pour toi, et tu ne te sens pas vraiment libre de le faire...
    Oh! que je te comprends...

    Posté par Coumarine, 02 février 2010 à 22:41
  • Ces questions ont eu raison de mon blog finalement... (enfin il vivote, rien à voir avec mes débuts)
    Félicitations à toi de continuer, c'est une belle longévité pour un blog aussi humain !...
    Je t'embrasse petite Coum

    Posté par celinextenso, 03 février 2010 à 16:05
  • Coum... quelle clarté dans ta manière de poser le problème. Tout est dit, et très lucidement.

    Ah, si on était sûr de garder les amitiés nées grâce aux blogs, on les fermerait, pas vrai ? (quitte à recommencer ailleurs)

    Même questionnement ici, je n'ai plus de voix, je ne la trouve plus (au sens propre, au sens figuré, et même avec un e)(enfin, pour le blog, le reste ça va, merci)

    Posté par telle, 04 février 2010 à 23:25
  • Bonjour ma chère Coumarine,
    Tu dis que tu n'y vois pas très clair, tout au moins à l'écriture de ce billet. Il est vrai que je trouve moi aussi le questionnement fort complexe, en lui-même.
    J'ai l'impression de ne pas partager une équation rapide qui sous-tend certaines réponses : "ne pas écrire pour ne pas déplaire" = "écrire pour plaire".
    Je crois que je vois ce que cela peut-être, chez chacun, "écrire pour plaire". Et j'ai l'intime conviction que c'est un risque ou un écueil pour tous, y compris pour qui est bien convaincu de ne pas s'y livrer.
    "Ne pas écrire pour ne pas déplaire", la trouble question de "l'auto-censure" me semble plus complexe et non réductible à "écrire pour plaire". Je pense que ton livre et les réactions qu'il a pu parfois susciter en sont un bon exemple. Ce qu'elles ont révélé n'est pas le problème de "déplaire", il me semble. Je n'ai pas le sentiment que les choix que tu aies fait illustrent une volonté de plaire "au plus grand nombre". Ce qu'elles ont mis à jour, ce serait : des mécanismes de violence, de rejet, d'exclusion. C'est quelque chose de beaucoup plus complexe. Qu'est-ce qu'on fait de cette violence ? De cette agression ? C'est compliqué parce que : cette violence et cette agression sont directement adressées à l'auteur des textes, elles s'expriment de manière très personnelle. Le plus souvent, qui réagit ainsi violemment s'est lui-même (ou elle-même) senti(e) agressé(e) par le texte. Je crois pourtant qu'une personne extérieure au "conflit" voit presque toujours en quoi le texte ne constitue pas une violence envers quelqu'un. Mais quelqu'un le lit, et se heurte à la situation, à ce que le texte met en branle, à la violence de l'écriture même qui n'est pourtant pas violence dirigée sur quelqu'un, mais violence du vivant qui refuse qu'on l'enterre trop tôt. Et tout se déplace. Tout glisse. Et la violence devient très personnelle.
    Qu'est-ce qu'on fait avec ça ?
    Perso, je ne sais pas encore. Car il n'est peut-être même pas besoin d'écrire purement et directement sur de l'intime pour déclencher cette violence. Il suffit peut-être de "prendre la parole", la sienne, avec les risques que cela comporte comme... "se donner le droit à l'erreur", la sienne, les siennes, vouloir préserver ça. Je ne sais pas, je pense souvent à ça. Depuis le début.
    Bon, je ne sais pas à mon tour si je dis quoi que ce soit de fort clair dans mon billet, car, tu vois, je n'ai pas de réponse.
    Pour d'autres raisons, je partage un questionnement très proche.
    Mais je ne peux que rester relativement absent de la toile jusqu'en juin. Je sais que je n'ai pas le temps nécessaire pour penser bien cette question, et je verrai cela à ce moment-là. Quitte à arrêter ou suspendre de mon côté et ne plus rester que lecteur. Je ne sais pas.
    Je ne sais pas non plus si je te raconte quelque chose qui nourrira ta propre réflexion ou si je suis encore trop brouillon.
    Tu me diras
    Dans tous les cas, j'essaierai de faire mieux plus tard, et je te souhaite bon courage.
    Et je t'embrasse fort

    Posté par D&D, 09 février 2010 à 12:09
  • D&D si contente de te voir
    merci pour ton commentaire
    Je t'ai mailé...
    Et je t'embrasse

    Posté par Coumarine, 09 février 2010 à 22:33
  • Je te comprends tout à fait, ce sont des questions tout à fait pertinentes... Avoir commencé mon blog m'apporte beaucoup mais depuis je n'ai plus de temps pour écrire. Alors ??? Alors je ne sais pas !.....
    Je suis très heureuse d'avoir découvert ton blog, je sens que je vais en devenir une fidèle.... Merci beaucoup pour ce très beau texte... Reste toi même je pense que c'est le plus important !!!

    Posté par L'or des chambre, 17 février 2010 à 21:48
  • merci L'or des chambres...
    C'est agréable de découvrir d'autres écritures, d'autres univers...
    Je viendrai chez toi dès que possible..

    Posté par Coumarine, 17 février 2010 à 21:54

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