L'oiseau sur l'épaule gauche - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

18 janvier 2010

L'oiseau sur l'épaule gauche

La tradition amérindienne raconte que nous avons un oiseau perché sur l'épaule gauche qui tous les matins, au moment d'entamer notre journée, nous pose la question:

Et si c'était pour aujourd'hui... es-tu en paix?

C'est Marie de Hennezel que j'ai rencontrée ce WE qui a raconté cela, rappelant qu'il est important de se mettre en paix (à tout moment, pas simplement au moment de sa mort qui d'ailleurs peut subvenir de manière impromptue) avec son existence, d'alléger ses valises remplies de poids divers de culpabilité, de remords, de regrets...

Ce matin en me levant, j'ai imaginé cet oiseau sur mon épaule gauche (ah oui que ce soit la gauche a un sens, mais je ne sais pas exactement lequel, peut-être le savez-vous?) Et je me suis posé la question: si je mourrais aujourd'hui, suis-je en paix?

Non, je reconnais que non, malgré le chemin parcouru, il reste des zones d'ombre dans ma vie, que je ramène au jour tous les matins que je me lève, et je sais bien qu'il me faudrait avoir le courage d'enfin les affronter... il y a des valises que je trimballe, alourdissant ma marche, la rendant caduque, et parfois remplie de tristesse...il y a des pardons à faire encore, des regrets regarder en face...et peut-être même des remords..

Mais je me dis toujours que ce n'est pas aujourd'hui que je mourrai (mais qu'en sais-je?), que j'ai le temps, que demain, oui demain je m'y mettrai, téléphonerai, écrirai, réfléchirai et ferai une paix intérieure complète et libératrice

t_coucherdesoleil


Commentaires

    Pas à pas...

    Et bien voilà, ton oiseau est bien perché sur ton épaule gauche maintenant, et demain c'est donc aujourd'hui... Pas à pas, comme sur la photo! Amitiés

    Posté par Cé, 18 janvier 2010 à 18:04
  • Je me dis aussi que je peux mourir demain.....mais j'ai une bonne "trousse de secours"...dedans, j'ai mis : des lunettes, un élastique, un pansement, un crayon, du fil, de la gomme, un bisou en chocolat, un sachet de thé.
    Tu te demandes pourquoi toutes ces choses?
    Les lunettes...sont pour voir toutes les qualités des gens qui m'entourent.
    L'élastique....pour me rappeler d'être flexible lorsque les gens ou les choses ne sont pas comme j'aurai aimé.
    Le pansement....pour guérir ces sentiments blessés, tant les miens que ceux des autres.
    Le crayon...pour noter tout ce qui m'arrive de bon au quotidien ( et il y'en a bcp à écrire)
    La gomme...pour me rappeler que chacun de nous commets des erreurs et que j'ai l'occassion de les effacer.
    Le fil...pour attacher les personnes qui sont réellement importantes dans ma vie et que le quotidien peut faire oublier...
    Le bisou au chocolat...pour me rappeler que tout le monde a besoin d'un bisou, d'un câlin et d'un mot tendre chaque jour et finalement le sachet de thé...pour qu'à la fin de la journée je me repose, me relaxe et réfléchisse à tout ce qui manque dans ma trousse de premiers secours.

    Posté par bernie.83, 18 janvier 2010 à 18:36
  • L'oiseau posé sur l'épaule gauche.. côté "coeur"...
    Près de toi, Coumarine.... tes écrits sont tellement forts, d'une telle profondeur, beaux... que l'émotion se fait trop envahissante ! Le silence s'impose ! Désolée de cette absence de partage, désolée !

    Posté par chantal, 18 janvier 2010 à 18:39
  • Tes articles sont très mélancoliques pour l'instant... Je me retrouve assez bien dans l'esprit positif du commentaire de Bernie. Du passé, il ne faut se souvenir que des bons moments et oublier le reste. Il faut vivre pleinement le présent (et je conseille à nouveau à tous de lire "Célébration du quotidien" de Colette Nys-Mazure qui le raconte beaucoup mieux que moi). Quant à l'avenir, il faut essayer de ne pas trop y penser, même si c'est plus facile à dire qu'à faire. Allez Coumarine, ne te laisse pas abattre... Est-ce que tu seras en séance de dédicace à la Foire du Livre de Bruxelles début mars?

    Posté par Un petit Belge, 18 janvier 2010 à 18:49
  • oups ! ben là j'suis sure

    ... suis pas prête !

    Posté par rsylvie, 18 janvier 2010 à 18:50
  • Yesssssss !!!!!!Bernie !!!!

    Posté par alberte, 18 janvier 2010 à 18:57
  • Un billet qui rencontre mes préoccupations actuelles. J'ai recherché en vain "La mort intime" dans ma bibliothèque (prêté?) - je pensais à Marie de Hennezel après une visite dans un service de soins palliatifs.
    Jolie tradition, cet oiseau du matin. Je lui joindrais un oiseau du soir qui aide à se réveiller en paix le lendemain : ne pas s'endormir sans s'être réconcilié avec quelqu'un qui nous est cher - demain, il sera peut-être trop tard.

    Posté par Tania, 18 janvier 2010 à 19:17
  • De mon côté, il y a encore du travail à faire aussi.

    J'aime beaucoup le commentaire de Bernie, je le trouve très pertinent.

    Et celui de Tania me parle beaucoup aujourd'hui, avec le décès d'un de mes proches. Pas pour le pardon, mais même pour rappeler son affection, demain il sera peut être trop tard.

    D'où vient la photo? Elle est très jolie. Très inspirante...

    Bonne continuation

    Posté par Louloute, 18 janvier 2010 à 20:13
  • @Cé...heureuse de ton passage ici...

    @bernie... merci pour la trousse de secours et tous les objets que tu y as mis...
    mais tu vois quand on perd vraiment quelqu'un qui meurt alors qu'on ne s'y attendait pas... pas de trousse de secours possible
    Mieux vaut s'interroger sur le "est-ce que je suis en paix si je meurs aujourd'hui?

    @Chantal... et pourtant un petit mot de toi me touche si fort, je crois que tu ne t'en rends pas compte...
    jumelle...j'en m'en souviens tu sais... c'est si fort!

    Posté par Coumarine, 18 janvier 2010 à 20:53
  • @Petit Belge... je ne sais as si je suis mélancolique. Mais passer un WE avec Marie de Hennezel qui parle de la mort de manière si proche de la vie, mène bien sur à réfléchir à ce thème...
    Tu as raison de parler de "la célébration du quotidien" de Colette NysMazure... elle le célèbre de magnifique façon...
    En ce qui concerne la Foire du Livre, j'y serai sans aucun doute, mais pas comme auteur cette année, n'ayant rien publié en 2009...
    Peut-être s'y verra-t-on? Ça serait bien...)

    @sylvie... ça t'effraie de parler de la mort? comme beaucoup de gens, c'est pourtant le seul moyen de se familiariser avec elle!

    @alberte... ou Bernie?

    @

    Posté par Coumarine, 18 janvier 2010 à 21:02
  • Intéressant ce billet. Il me parle, tu t'en doutes. J'aime l'idée de l'oiseau qui se pose sur l'épaule. Il y a une délicatesse à nous rappeler de la sorte qu'il y a toujours urgence à faire la paix avec nous-mêmes ... et donc avec d'autres qui nous sont proches ou devenus éloignés. Il vient le matin, pas la veille, le jour même et on n'a plus le temps de se préparer ... sauf qu'il vient tous les jours et qu'il nous faut apprendre à l'écouter pour enfin se mettre en route vers nous-même, pas à pas!

    Posté par fc, 18 janvier 2010 à 21:14
  • Question qui flotte... je suis en paix, presque. Même avec le fait que j'ai décidé de couper des gens de ma vie, pour des raisons que je trouve valables. La plus grande merveille de ma vie, celle qui m'a donné des ailes et donc la liberté, ce fut de réaliser que je pouvais aimer mes parents en dépit de ces milliers de choses qu'ils ont faites ou pas faites ou pas bien faites, en dépit de ces stupides sottises ou actes égoïstes qu'ils ont commis...

    Savoir qu'ils n'avaient pas besoin d'avoir été parfaits, irréprochables, exemplaires. Parce qu'au fond, ils ont été de bons parents. Ils ne m'ont pas noyée, battue, reniée, abandonnée... même quand ils se sont, peut-être, demandés ce qui leur avait pris d'avoir des enfants, ils ont accepté ce poids dans leur vie - après les joies des guiliguili et premiers pas et premiers mots délicieux, si faciles à aimer - jusqu'à ce que le poids redevienne un bonheur.

    C'est alors qu'on se dit "je suis aimée" et qu'on peut rendre et rendre autour de soi, et oui, je suppose que pour le moment, je pourrais mourir demain s'il le fallait sans m'en affoler.

    Mais je préfère rester encore un peu...

    Coumarine, tu es dans un berceau gris, pour le moment. Triste et fatiguée. Alors laisse-toi un peu bercer, laisse les larmes monter quand elles le veulent. Des jours meileurs succéderont à ceux-ci. Tu n'as pas besoin de penser à la mort, c'est elle qui pense à nous...

    Courage...

    Posté par Edmée De Xhavée, 18 janvier 2010 à 22:31
  • une légende qui me plait bien et que je ne connaissais pas ! merci .

    Posté par wictoria, 18 janvier 2010 à 22:37
  • S'excuser est aussi une bonne manière de faire la paix et d'être en paix. J'ai tendance à éclabousser mes proches avec des sautes d'humeur, mais je m'excuse auprès d'eux. Je tiens cela de mon père: lui ne s'excusait jamais.

    Posté par Damien, 18 janvier 2010 à 22:54
  • Ben, j'ai du boulot, moi !!!

    Posté par teb, 18 janvier 2010 à 23:02
  • oups

    j'ai été interrompue alors que je vous répondais... à demain pour le suite...

    Posté par Coumarine, 18 janvier 2010 à 23:58
  • Ce qui me questionne est : pourquoi le matin ?
    Si je faisais ce type d'introspection, je le ferais plutôt le soir.
    La matin, cela veut dire consacrer ses efforts à être en paix ?
    Le soir, remettre les choses en perspective pour s'apaiser ?

    Posté par Prax, 19 janvier 2010 à 09:08
  • J'espère bien que l'oiseau va m'oublier encore longtemps ! Je suis tout sauf en paix et paradoxalement je n'ai pas envie l'être .... Il me semble que ce sont justement mes sentiments de révolte, de tristesse, de désamour, mes zones d'ombre.... qui me font me sentir vivante et que le jour où je me sentirai en paix c'est que j'aurai déjà lâché prise...

    Posté par liaht, 19 janvier 2010 à 09:15
  • @Tania...oui c'est mon cas aussi, le sujet me parle beaucoup en ces moment, sans doute parce que j'avance en âge...Je pense que La mort intime se trouve maintenant enlivre de poche, ainsi que d'autres livres de cet auteure.. merci pour ton passage

    @Louloute...c'est ça qui fait la vie...le "travail" de croissance jamais terminé
    La photo est prise sur le Net, je n'en connais pas l'origine...

    @fc...oui je me doute très bien que ce billet te parle, comme tous ceux qui ont vu la mort de près..
    Quand Marie de Hennezel qui a une telle expérience des gens en fin de vie,nous a raconté cette légende amérindienne, je me suis dit qu'il y avait là un trésor de vie plus que de mort, et que j'avais envie de vous le partager...

    @Edmée... je me suis mise en paix avec mes parents en écrivant "L'enfant à l'endroit, l'enfant à l'envers". Cette écriture, pourtant romancée de trois générations de femmes m'a "lavée" de bien de questionnements restés sans réponse... et m'a(comme toi) permis une réconciliation avec eux. Mais a provoqué une incompréhension grave avec mes frères qui perdure encore aujourd'hui...et qui me désole...
    Tu me trouve (ainsi que Petit belge) mélancolique? Oui je le suis, mais je sais aussi, compte tenu de mon tempérament que cela ne durera pas...

    @Wictoria...merci pour ce petit clin d'oeil )

    Posté par Coumarine, 19 janvier 2010 à 09:39
  • J'ai toujours pensé que c'est à l'ombre que l'on apprécie le plus la lumière. mais je suis une indécrotable optimiste ! Bonne journée et bonjour à l'oiseau !

    Posté par Bérangère, 19 janvier 2010 à 09:53
  • @Damien...s'excuser oui, pour des broutilles..mais pouvoir demander pardon pour des choses plus importantes...
    Je crois que la "victime" d'un tort a besoin que le "coupable" reconnaisse le tort qu'il a fait. Ce qui est rarement le cas. Il faut pour cela une vraie grandeur d'âme
    Que tu t'excuses quand tu as exagéré... et bien c'est relativement rare et bénéfique pour l'entourage...

    @teb... ben il suffit de s'y mettre alors, mais seulement si tu le sens comme important pour toi!

    @Prax...finalement que ce soit le matin ou le soir, n'a à mon avis que peu d'importance... le tout est de rester dans la conscience de sa vie...

    @liacht...je ne vois pas les choses comme toi. Ou alors c'est simplement une question de vocabulaire. Etre dans le dynamisme de la vie, avec des révoltes, des colères causées par ex par l'injustice... je crois aussi comme toi, que ce n'est pas s'endormir, c'est vivre pleinement!
    Mais par contre, garder en soi des rancœurs inexprimées, qui rongent, des regrets amers pour ce qu'on a fait ou pas fait... je crois que ce genre de sentiments nous met dans un chemin de mort...

    @Bérangère... je ne suis pas une indécrottable optimiste, tu vois... Je dois décider de voir les choses d'un point de vue positif, ce qui pour moi signifie d'être et de rester dans "l'amour"

    Posté par Coumarine, 19 janvier 2010 à 10:41
  • Si je devais mourir aujourd'hui, j' aurais de la peine ,non parce que je ne suis pas en paix mais parce que je ferais souffrir ceux qui m'aiment.
    J'avais un ami. Il me disait : Il ne faudra pas être triste quand je mourrai car je serai heureux d'être auprès de Dieu.
    J'ai quand même été triste pendant bien longtemps de l'avoir perdu (de vue, d'entente, de toucher et de sentir) c'est cela qui est douloureux c'est l'absence de présence matérielle physique .

    Posté par charlotte, 19 janvier 2010 à 10:51
  • Je ne sais pas si c'est important l'épaule gauche ou l'épaule droite...
    En revanche, se poser la question le matin ou se la poser le soir, ce n'est sans doute pas la même dynamique.

    Le soir, elle a quelque chose d'un bilan du jour.
    Pour moi elle signifie : est-ce que j'ai accompli ma journée en conformité avec ma conscience profonde ?
    Ce qui me met en paix, ce n'est pas de répondre : oui ! C'est... De répondre en vérité... D'entrer dans l'acceptation humble de mes lumières et de mes ombres.

    Le matin, elle me mettra plus facilement dans une dynamique d'action.
    Quels sont les fonds de tiroir poussiéreux qu'il faudrait enfin que je me décide à nettoyer ?

    L'évocation de la mort, c'est un simple petit moyen pédagogique me semble-t-il.
    Du genre : faudrait quand même enfin te décider à agir avant qu'il ne soit trop tard !

    Parce que, la mort en tant que telle...
    Y être prêt ! ?
    Est-ce vraiment possible ? Dans le quart d'heure qui précédera peut-être, si toutefois on a encore un brin de conscience ?
    Parce que, être prêt pour mourir, 20 ou 30 ans avant que cela n'arrive... À mon avis c'est déjà s'interdire de vivre... Et attendre la mort... Bêtement !
    Je ne me vois pas disant chaque matin : voilà je suis prêt ! Bon alors... Qu'est-ce qu'elle attend la Camarde pour se pointer ! Houhou !! J'ai dit que j'étais prêt !! Alors quoi... Ça vient ?? mais qu'est-ce qu'elle fout bon sang !! Oh la mort !! Tu dors ou quoi ??

    Posté par alainx, 19 janvier 2010 à 11:34
  • Travail sur soi

    Les derniers billets publiés ici forment un joli portrait mosaïque... et nous voyons apparaître une âme en quête, quête, de paix, ou d'harmonie, quête du meilleur en soi, en tous cas. C'est sûrement un travail de longue haleine, mais le tout est de le regarder en face, et de ne jamais renoncer. Beaucoup de paix se dégage de ce billet, c'est beau.

    Posté par Cameron, 19 janvier 2010 à 12:00
  • Oh! j'aime beaucoup cette histoire! je vais essayer de vivre, maintenant, en accordant davantage d'attention à cet oiseau sur mon épaule gauche... Merci

    Posté par Amélie, 19 janvier 2010 à 14:00
  • Haïti ... Allumer une chandelle dans l'obscurité

    Mieux vaut allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité (Confucius).
    Pour transmettre cette petite flamme qui allumera d’autres chandelles, je vous propose de bien vouloir relayer mon appel aux francophones d’Europe en faveur des « ONG » : ces organismes disposent de « collaborateurs merveilleux d’idéal » si efficaces sur place, qu’il faut soutenir.
    je suggère de déclencher une action « Boule de Neige » d’émission d’ordres financiers mensuels permanents en leur faveur d’un montant léger, à peine sensible dans un immédiat de crise et de budget difficile pour tout le monde, que sa fréquence rendra important en fin d’année et qui présentera l’avantage d’être déductible fiscalement. L’ampleur de la tâche est telle qu’il faudra beaucoup de temps et de moyens pour guérir cette blessure de notre temps.
    Voulez-vous bien relayer cet appel dont toutes les coordonnées et modalités sont sur mon blog : (cliquer sur doulidelle)
    Seriez-vous d’accord de soutenir cette initiative (éventuellement en la corrigeant ou la complétant) par un « copier/coller » de mon texte sur votre blog … ?

    Posté par doulidelle, 19 janvier 2010 à 16:36
  • JE serais curieuse de savoir quel oiseau chacun a imaginé sur son épaule gauche en lisant le texte de Coumarine la première fois.
    Moi j'ai imagé un corbeau. C'est sans doute par extrapolation des films, des contes, des récits où ces oiseaux sont synonymes de malheur. Et puis un corbeau qui parle ça ne me choque pas plus que ça.
    C'est vrai que chaque jour, on peut mourir. Chacun ses croyances et je trouve ici que répondre à cet oiseau est difficile. Si l'oiseau venait me voir, je lui répondrais que je ne suis pas en paix et que j'ai encore des tâches non accomplies. Je n'ai pas fini mon travail ici. J'ai encore à faire.
    Je ne vois pas de mélancolie dans cette histoire, au contraire, je vois plutôt un message de rappel à l'ordre "eh toi, avance, as-tu fait tout ce que tu voulais faire? Tu traînes un peu dans ts actions ces temps-ci. Bouge-toi donc un peu." Alors moi je veux bien que mon oiseau devienne mon ami et vienne m'encourager chaque matin. C'est une belle image pour commencer une bonne journée.
    A ta réponse à Edmée, il me tarde de plus en plus de lire tes ouvrages.

    Posté par Chris, 19 janvier 2010 à 19:57
  • @Charlotte...alors moi, je serais très triste de te perdre...!!!!

    @Alain... j'aime beaucoup ton approche de l'oiseau du soir et de celui du matin...
    c'est vrai qu'on peut y trouver ces significations spécifiques, qui me conviennent très bien
    Marie de Hennezel insistait bcp sur le fait que la meilleure façon de se préparer à la mort, c'était de vivre pleinement sa vie...ça rejoint la 2ème partie de ton commentaire!

    @Cameron... suis contente que c'est de la Paix qui se dégage de ce billet... c'est là ce que je cherche avant tout... la vrai Paix, pas l'indifférence et le refus de mener les vrais combats

    Posté par Coumarine, 19 janvier 2010 à 21:03
  • @Amélie.. oui j'ai décidé d'essayer aussi... )

    @doulidelle... beaucoup de monde passant ici a vu votre message...
    la meilleure façon de faire boule de neige est aussi de mettre des messages de ce type sur Facebook: il y a je crois pas mal de groupes qui se mobilisent là pour Haïti
    Je crois aussi, qu'une aide efficace (financière) est une aide sur le long terme, càd faire des ordres permanents, pas uniquement un don dans l'émotion du moment
    Merci pour votre message! Il parle de solidarité... il porte espoir!

    @Chris..ah oui! tiens ! quel est donc l'oiseau que chacun a imaginé? Moi j'ai pensé à la colombe blanche, telle que celle qui apparaît sur la peinture de Françoise Collandre qui se retrouve sur mes pages...
    Je suis comme toi... avec une forte conscience que je n'ai pas fini mon "travail" sur cette terre...
    (quant à mes livres... oui, surprise!!!!
    mais suis contente que tu les liras, très! surtout l'Enfant...!

    Posté par Coumarine, 19 janvier 2010 à 21:11
  • Ce qui est bien quand on lit les com, c'est que ça aide à clarifier ses propres réactions, ça aide à approfondir la réflexion aussi ...
    Première réaction chez moi à ton texte, c'est celle de rsylvie, oups, pas prête, alors ... ensuite, je ne dis pas que je peux approfondir, surtout avec une aussi jolie liste de Bernie...
    Je trouve jolie aussi l'histoire de l'oiseau sur l'épaule , mais elle m'effraie un peu, relent de culpabilisation moralisatrice ? d'introspection judéochrétienne mal vécue ? Pourtant dans le domaine introspectif, j'ai une sacrée expérience ! dans celui de la culpabilisation aussi d'ailleurs, et ceci explique peut-être celà.
    Ou bien peut-être que finalement je ne suis pas si pessimiste que ça et que le petit côté "la fin du (ou de votre) monde est pour demain" de ton histoire me fait fuir ?
    Allez, Coum, on pense à toi, ne lâche rien, accroche toi, y'a trop de monde qui compte sur toi !
    bises

    Posté par pierreline, 19 janvier 2010 à 22:26
  • Coumarine, ma sombre, mon abyssale, ma ténébreuse, écoute la voix de ta céleste , papillonnante et aérienne Célestine, te parler de douceur, de lâcher prise, et d'optimisme indécrottable.Au prix d'un énorme travail intérieur, je réussis enfin peu à peu (avec quelques ratés encore de temps en temps), à me dépêtrer de ce manteau de culpabilité poisseuse qui a empoisonné mon premier demi-siècle. Ma grand - mère me disait toujours (mais à l'époque je ne mesurais pas la sagesse de ces paroles) "A quoi bon regretter ou se faire de la bile pour le mal que l'on a pu faire? Ceux qui ne nous aiment pas s'en moquent comme de l'an quarante, et ceux qui nous aiment nous ont pardonnés depuis longtemps, alors..."Et si, comme moi, tu essayais de vivre avec, en permanence, un papillon sur l'épaule, dont le frôlement soyeux des ailes t'apprenne au quotidien la fragilité du bonheur et la beauté des choses ?

    Posté par celestine, 19 janvier 2010 à 22:59
  • Curieux que tu dises que de faire la paix avec tes parents t'a éloigné de tes frères: mon frère m'en veut terriblement aussi. Il veut rester "fâché" et se dire qu'il est un martyr méritant ...

    Je n'ai pu m'empêcher de sursauter à la lecture de ta réponse! Je viens aussi d'aller voir "les lectures de Martine" et la présentation de ton livre!

    Posté par Edmée De Xhavée, 20 janvier 2010 à 00:09
  • Ce que je vais dire n'est pas profond, par avance mes excuses, mais j'ai la phobie des oiseaux donc il est absolument im-po-ssi-ble que j'en ai un posé sur l'épaule gauche ! Vraiment impossible !

    Posté par ms, 20 janvier 2010 à 11:20
  • Ah, c'est fait le stage chez Marie de Hennezel ! Elle n'a pas de groupe de formation en Belgique. Par contre, il existe un groupe d'accompagnement de personnes en fin de vie à Wavre. Une amie du zen m'a raconté ça jeudi passé. Elle va se renseigner et on envisagerait alors d'y suivre une formation à deux ... Affaire à suivre !

    Posté par Filo Filo, 20 janvier 2010 à 11:38
  • @Pierreline...l'oiseau est vraiment bienveillant...il nous emmène sur le chemin de la paix intérieure...

    @Célestine...un papillon dis-tu? un tendre papillon aux couleurs de Célestine?
    Oui il me tente ce papillon-là!

    @Edmée... Martine en effet a fait une "lecture" de mon livre, mais aussi bien d'autres blogueurs/ Tu en trouves la liste à droite dans la colonne 'L'enfant à l'endroit etc'
    Oui mon livre a été mal accueilli par mes frères qui m'accuse d'avoir tronqué la vérité
    Mais...qu'est-ce que la vérité?
    Les récits de vie sont en général mal accueillis par la famille d'origine... il faut le savoir
    Moi je ne le savais pas... j'ai donc durement encaissé
    En son temps j'en ai parlé ici. Raison aussi pour laquelle je suis devenue très prudente et réservée dans la tenue de ce blog...

    Posté par Coumarine, 20 janvier 2010 à 16:01
  • @ms... ben oui! ça me paraît évident... on peut être phobique des oiseaux, et donc cette légende n'est pas pour toi... j'ai souri en te lisant )

    @filo...tu me tiendras au courant...
    je t'embrasse

    Posté par Coumarine, 20 janvier 2010 à 16:04
  • J'avais aujourd'hui un livre entre les mains (cadeau de Noël) qui rappelait que selon Saint Cyran nul ne sera heureux dans le ciel s'il ne l'a été sur la terre... ("les ruines du ciel" de Christian Bobin) Je n'ai pas fini d'assimiler cette phrase... mais pense que je pourrai la faire mienne un jour, si je suis capable à voir en tout le bon côté des choses...

    Posté par delphine, 20 janvier 2010 à 20:25
  • @Delphine... j'ai un petit choc en lisant cette phrase...elle me semble si VRAIE...
    C'est dans Bobin?

    Posté par Coumarine, 20 janvier 2010 à 22:47
  • absente quelques jours, je retrouve ton billet ce soir, tellement d'actualité !

    "ne pas s'endormir sans s'être réconcilié avec quelqu'un qui nous est cher - demain, il sera peut-être trop tard", j'aurais besoin aussi de la valise de Bernie !...

    j'aurais dû (oui j'aurais dû) taire ma colère, ma souffrance aussi à ma mère (102 ans) que je suis allée voir cet après midi et qui a déchiré la photo de son mariage sur l'arbre généalogique que nous lui avions fait avec photo pour ses 100ans. Je n'expliquerai pas ici ses raisons mais c'était une symbolique et quoi qu'elle fasse ou qu'elle nous dise, nos racines ne changeront pas !

    Elle n'a pas compris ma réaction, j'aurais dû comprendre la sienne et ce soir, je ne suis pas sereine même si avant de repartir de la maison de retraite, nous avons fait la paix, du moins je le crois, elle souffrait et moi aussi, différemment...

    c'est un peu intimiste, mais cela fait du bien d'en parler ici;
    merci.

    Posté par becassine, 22 janvier 2010 à 22:19
  • vieillir bien, oui, mais trop vieillir, non, non, et non ! (je dois trop fréquenter les maisons de retraite, les gentils, les loufoques, les qui s'emm.., les qui râlent tout le temps (je pense souvent à la chanson de Brel, si magnifique et si touchante).

    quant à Marie de Hennezel, j'ai lu aussi la Mort intime" mais aussi plus souriant "la chaleur de nos corps empêche nos corps de rouiller". c'est une femme que j'aimerais rencontrer, tu as de la chance Coumarine; bisous à toi

    Posté par loulotte2, 22 janvier 2010 à 22:28
  • @bécassine... tu écris là quelque chose de très émouvant... je suis avec toi dans cette souffrance qui n'a pas de nom...
    Oui quoiqu'on fasse, les racines restent les mêmes
    Mieux vaut les accepter, surtout pour ceux qui nous suivent...
    merci pour ta confiance

    @loulotte...oui j'ai eu de la chance de passer deux jours avec marie de hennezel... elle nous a bcp parlé du "bien vieillir"... sur base de son livre dont tu donnes le titre...

    Posté par Coumarine, 22 janvier 2010 à 22:38

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