31 décembre 2009
Je vous souhaite une voix comme celle-là...
Ce soir... J'aurais grand besoin d'entendre une voix qui me dirait calmement : je n'en sais pas plus que toi sur le monde et le mal, la souffrance et l'avenir, je n'ai aucune réponse, je ne suis ni plus intelligent ni plus grand que toi, je suis juste comme toi quelqu'un qui s'interroge...
J'aurais grand besoin d'entendre une voix qui me dirait calmement: je n'ai aucune solution à t'apporter, aucune religion à te proposer, aucune croyance imparable, aucune assurance pour la vie, pour la mort, aucune assurance pour le monde, notre monde...
J'aurais grand besoin d'une voix qui ne me console pas aussitôt que je parle de mes inquiétudes les plus profondes, celles justement qui touchent à la vie et la mort, une voix profonde et calme qui ne me distrairait pas vite fait bien fait, par des rires ou des occupations futiles ou même utiles.
J'aurais grand besoin d'une voix d'homme ou de femme qui me raconterait ses propres expériences, ses propres trajets de vie, ses angles de vue et ses chemins de traverse et me dirait ensuite : mettons en commun ce que nous avons appris de la vie, faisons un bout de chemin ensemble... nous avons des choses à apprendre l'un de l'autre.
Je n'ai pas besoin d'un chapelet de réponses enfilées en vitesse, qui me seraient assénées avec autorité sous peine de condamnation éternelle. Je n'ai aucun besoin d'opinions tranchées qui m'obligeraient à me tordre le cou ou les pieds pour suivre un chemin que je ne pressens pas comme le mien...
Je ne veux aucun catéchisme quel qu’il soit, ni d'une autorité suprême. Je veux des gens qui cherchent à vivre dans leur vérité, à qui on peut parler simplement sans craindre une condamnation sans appel, je cherche des voix assez simples pour me dire: je n’en sais pas plus que toi... mais ensemble, apprenons la vie...
et vivons-là..pleinement
C'est ce que je vous souhaite à tous et à chacun, à vous les lecteurs fidèles ou qui passez en silence. Je commence à croire que le blog peut-être en lui-même un facteur de réflexion et donc de remise en cause et donc de changement.
C'est ce que je vous souhaite à vous, les blogamis que je fréquente et ceux que je ne connais pas encore. Oui, je veux croire qu'à notre toute petite échelle, nous sommes facteurs de changement, par nos partages de photos, d'écrits, de compte rendus de livres, de témoignages de vie, d'appels à une citoyenneté responsable, de tout ce qui fait le meilleur de nos vies, de tout ce qui nous grandit, même dans la souffrance, puisqu'elle fait intrinsèquement partie de la vie...
C'est ce que je souhaite aussi à mon blog... je serais très fière d'être un facteur de changement, j'aurais l'impression d'apporter ma petite pierre à la construction d'un monde meilleur
Ce ne sont pas des grands mots, ce sont simplement des mots d'espérance, comme celle qui envers et contre tout, continue à palpiter au rythme de mon cœur.
Merci à nous tous qui continuons de croire comme des fous que nous sommes, que nous pouvons être aimants et vivants
Matisse
Commentaires
Coumarine,tu me prends par les sentiments là! Matisse est mon artiste de coeur, j'aime profondément ce qu'il fait, et le thème que tu abordes aujourd'hui, dans sa gravité, est peut-être un des seuls qui mérite qu'on s'y attarde. La souffrance physique ou morale, la solitude, la douleur, la seule chose que je peux te dire et que j'ai constatée est que, lorsqu'elle est acceptée, elle apporte une beauté intérieure toute en sensibilité et ouverture qu'il est difficile de trouver sans elle. Elle se transforme alors en vraie richesse. Et je crois que ton ouverture et ta sensibilité sont de réels facteurs de réflexion et de changement et d'espoir
Merci pour tout ça!Ecouter, partager, s'ouvrir à l'autre. C'est si simple, si chaleureux et si bon. Qu'y a t-il au coeur de ces échanges? Une légéreté, une relation fraternelle, comme un ange qui passe....
L'homme seul n'existe pas car il ne serait pas pleinement humain : nous nous construisons à travers notre relation à l'autre. Le partage de nos diffèrences et de nos talents respectifs nous enrichit et nous accomplit.
Découvrir l'autre, vivre avec l'autre, se laisser façonner par l'autre, ce n'est pas perdre son identité ou rejeter ses valeurs, c'est accepter l'idée que l'autre est peut-être porteur d'une vérité qui me manque.
D'abord en changeant son regard : Le voyons-nous ce nouveau venu que nous croisons dans notre quartier? Un salut, un sourire, une visite puis desrencontres personnelles : les préjugés cachés en nous-mêmes tombent et nous construisons la fraternité par les actes simples de la vie quotidienne.
Faire tomber les barrières, changer de regard, quel cadeau !
Et n'oublions pas l'amour....Aimer, bien sûr, c'est le sourire des enfants, les caresses du père, le sein de la mère, les nuits blanches passées pour quelqu'un. C'est avoir mal pour un autre. C'est ouvrir les bras pour accueillir et les rouvrir pour laisser partir libre. Non pas prendre et retenir, mais se livrer et recevoir. Aimer, c'est partager le pain quotidien de la vie, parfois tendre comme la mie, parfois dur comme la croûte. C'est panser les blessures du coeur et être là sans rien dire. Aimer, invite à rejoindre le coeur de l'autre au-delà des peurs et des masques, au-delà du temps et du quotidien,et pourtant dans le quotidien, au-delà de moi-même. Goûter l'abime de mystère au fond de l'autre, de moi.
Aimer, c'est un mystère qui rejoint le sans fond, l'insatiable en chacun de nous. On ne définit pas le mystère, on ne l'analyse pas, mais on l'approche, on le sonde, on le contemple. L'amour dans notre vie respire comme l'air frais : on réalise sa présence dans une bonne bouffée d'air, dans la brise légère ou dans son absence. Le manque d'air, l'air pollué étouffent, provoquent la mort même, fragile comme un papillon, l'amour, mais plus fort que la mort. L'amour est toute la vie, c'est notre vie. Il se pétrit de mille gestes quotidiens, de battements de coeur, de regards, de souffrances. Il est caché au fond du coeur et pourtant présent au bout des doigts, au bord des lèvres...
Je me permets....A tous tes lecteurs(rices)...
Que cette nouvelle année vous apporte la réussite dans tout ce que vous entreprenez.
Que les difficultés de cette année nouvelle vous soient toutes épargnées.
Que le bonheur soit au rendez-vous, dans vos coeurs et dans ceux de vos proches.
Bonne Année, et que tous vos désirs se réalisent.Puissions-nous en 2010 être aimants, plein de respect et de compassion, prompts à s'émerveiller, à rendre grâce et à partager le beau et le bon.
Je te rejoins tout à fait quand tu parles de "facteurs de changement". A. de Saint-Exupéry ne disait-il pas : "Les vrais miracles font peu de bruit" ! On peut rêver, et quitte à paraître présomptueuse, pourquoi pas rêver qu'on puisse être des faiseurs de petits miracles !
Meilleurs voeux, Coumarine !je n'en sais pas plus que toi
..mais ensemble, continuons à écrire puisque dans les mots palpitent les coeurs. Et ces coeurs en touchent d'autres qui ont justement besoin de mots pour vivre mieux, ou autrement, ou sur la même route, et à qui nous communiquons l'espérance. Oui, le blog peut être un lieu de réflexion.Tu en es l'exemple.
Merci pour ces voeux différents, chère Coum, ils ouvrent devant nous une année de compréhension et d'amitié. Je t'embrasse,J'aimerais pouvoir être cette voix, car la seule chose dont je sois sure c'est que je n'ai pas toutes les réponses. Maintenant, il me semble que les réponses ne sont pas les mêmes pour tous. Alors je te souhaite pour cette année de continuer à cheminer en t'interrogeant et en croisant d'autres voix sur ton chemin, celles qui accompagnent. Je ne laisse pas toujours de com, impressionée par tes textes, ce que tu dis, et parce que tu m'amènes aussi à m'interroger
) Très heureuse année Coumarine.Coumarine, tu sais que toi et plusieurs blogamis m'ont aidée lorsque "dans ma vie il faisait vide", j'avance doucement et parfois ... je recule ou je m'égare mais je trouve (presque)toujours dans un blog ce dont j'ai justement besoin à ce moment-là. J'ai parfois l'impression de vampiriser la pensée et les sentiments de ceux qui me font du bien, alors je voudrais vous dire à tous Merci et continuez, j'aurai encore besoin de vous pour avancer dans ma vie et retrouver le monde des vrais gens.
Coumarine, je te souhaite de trouver cette année amour, amitié et partagesLe monde dans lequel nous vivons est un monde de progrès et de technicité galopante qui a pu apporter à l'homme bien-être et amélioration de vie considérable. Les cent dernières années ont vu apparaître sur terre des inventions insoupçonnables dans les domaines de la communication, de la santé, des transports et du confort de la vie quotienne. L'homme moderne a à sa portée mille fois plus de moyens d'accéder au bonheur que ses ancêtres vivants aux siècles derniers.
Oui, mais voilà, l'homme moderne ne peut pas être heureux parce que la peur le ronge. La peur de perdre son travail, la peur de ne pas y arriver, la peur d'être malade, la peur de vieillir. Et comme si ce n'était pas assez, il suffit d'ouvrir son poste de radio, sa télé ou son journal pour entendre ou pour lire des journalistes qui mettent tous leurs talents à alimenter d'autres peurs : la peur de la grippe Ah1 n1, la peur du terrorisme, la peur du banditisme, la peur de la pollution de la planète et j'en passe...
Tout est vrai et tout peut arriver.
De nos jours, il faut avoir le coeur bien accroché et le système nerveux en bon état pour ne pas se laisser emporter par le chant de ces nouvelles sirènes et ne pas s'échouer tous dans une psychose mortifère.
Nos ancêtres les gaulois avaient peur que le ciel leur tombe sur la tête, nous, maintenant, on nous incite à avoir peur de tout.
Nous devons lutter tous seul à vaincre nos peurs. C'est peut-être cela le défi de l'homme moderne, je parle de celui qui a la chance de vivre sur le bon continent, à l'abri sous un confortable toit.
Toute petite, ma grand-mère essayait de vaincre la peur dans une cave au milieu des locataires de leur immeuble à chaque fois que la sirène avertissait d'un bombardement.Elle répétait inlassablement la phrase"je vous salue Marie".
Plus tard, elle avait peur du noir et se cachait sous les couvertures. A dix ans, le bruit courait que les russes allaient envahir l'Europe, on disait même dans la cour de mon école qu'ils allaient violer femmes et enfants. Mes petites copines et moi, nous avions la pétoche.
Les années ont passé et la confiance a pris le dessus sur la peur. Bien sûr, elle est revenue lorsque pendant deux ans, ma grand-mère a craint que l'algérie ne lui rende pas vivant l'homme de sa vie, guettant chaque lettre datant plus d'une semaine. Même en la recevant rien ne garantissait qu'il était encore en vivant.
La peur était tjs là.
D'autres années ont passé, il ne pouvait plus rien arriver...
Puis de tribulations en tribulations, j'ai traversé la vie sans avoir le temps d'avoir peur, juste le temps de vivre ma vie. Le temps d'assurer le quotidien et de faire face aux revers et aléas de la vie. Cette vie, j'ai même failli la perdre, il y'a dix ans avec un cancer. Quand on a failli ne pas vieillir, on a même plus peur de vieillir et de prendre des rides.
Depuis, tout est du rab. Pour avoir frôlé la mort, on se rend compte que la vie est un cadeau. Depuis, je privilégie la thèse du verre à moitié plein au verre à moitié vide.
Je cultive l'optimisme au lieu du catastrophisme. J'ai confiance en l'homme qui possède en lui l'instinct de survie qui l'aide à trouver des solutions aux situations extrèmes. Je fais confiance en la société qui comporte certes des voyous mais aussi bon nombre de Mère Theresa ou d'Abbé Pierre anonymes et inconnus qui dévouent chaque jour pour soulager les défavorisés. Ceux-là, on n'en parle pas dans les journaux. Je fais confiance à tous ceux qui se préoccupent du sort de la planète, à tous ceux qui dénoncent les injustices,à tous ceux qui se battent pour que justice soit faite. Je fais confiance à ceux qui ne jugent pas les hommes suivant leur couleur de peau.
Je fais confiance à tous ceux qui ne se laissent pas paralyser par la peur, qui ne baissent pas les bras et osent aller de l'avant.
Je crois en un monde meilleur et je crois que c'est l'homme qui est capable de le rendre meilleur. L'avenir si menaçant soit-il, nous apportera encore de belles surprises grâce au génie de l'homme.
Ainsi, en ce dbut d'année 2010, au risque de te paraître utopique, inconsciente ou demeurée, j'ose te dire "même pas peur."Merci Coumarine pour ta voix qui résonne en moi avec beaucoup de confiance, d'écho, de partage et de rencontre. Je t'offre la mienne en ce premier jour de 2010 et ce, pour tout le temps que nous resterons ensemble. Je nous (à toi, à moi, à tous)souhaite une belle année 2010 qui commence avec un texte magnifique et nous apprendrons ensemble, j'en suis sûre. Je t'embrasse Coumarine.
Bonne année, Coumarinette ! Longue vie à ton blog qui remue les méninges, fait bouger bouger les mots, les idées, bouscule des préjugés.
Surtout, je voudrais sincèrement te souhaiter que tes projets de vie prennent forme, s'incarnent sinon aboutissent déjà, pour certains, en 2010, même les plus fous. Giga-smack et ... à jeudi !J'aimerais...
oui j'aimerais tant vous répondre un petit mot venant du coeur à chacun d'entre vous...
Mais vous êtes venus nombreux (merci, cela me touche vraiment beaucoup...) et je ne pourrai pas le faire
Alors MERCI à chacun d'entre vous
Je vous lis tous avec énormément de bonheur, vos mots me parlent et me font du bien...Qui a toutes les réponses,
toutes les formules magiques, toutes les incantations réconfortantes? Personne ... Nous sommes tous ballottés dans les doutes, aveuglés par la souffrance, la nôtre ou celle des autres dont on n'est pas avare de nous montrer la couleur à la TV...
Nous avançons tous dans le doute, mais nous suivons tous une lumière, chacun la nôtre. Et ensemble, la lumière grandit et s'affermit. Si l'une vacille, les autres restent là...
Merci pour ce texte qui exige l'honnêteté!
Bonne année, chère Coumarine!Toujours chou...
... tu nourris notre méditation de début d'année, tu ouvres des espaces d'échanges, tu forces les portes du coeur profond et la sympathie... Choumarine, je t'embrasse et je m'embarque avec toi pour tout ce que cette année nous apporte, en souhaitant le partager beaucoup et ce soit le plus heureux possible.
Merci Coumarine pour ce billet. Ma voix te dit que je n'en sais pas plus que toi et je viens ici pour justement continuer à apprendre ce qu'est la vie, ce que sera un monde meilleur auquel, sois en certaine tu y amènes ta petite pierre...je suis triste ce matin car je viens de voir qu'Alain avait besoin de prendre du recul...Il me manque déjà et je rajoute cela pour simplement te dire combien vos blogs sont nourrissants, enrichissants, plein d'amour...encore Merci!
Après la pluie, le beau temps comme le dit si bien myriam, on peut dire aussi, la roue tourne.
@Bernie : On a tous à un moment donné des épreuves, certains plus que d'autres mais j'espère que pour vous les nuages vont s'éloigner de votre paysage.
Je voudrais tant utiliser une baguette magique pour que mes ami(e)s aillent mieux.
Tous mes voeux de bonheur Coumarine, je croise les doigts à défaut de baguette magique et qui sait, cela va peut-être marcher.Tous mes meilleurs voeux pour l'année 2010...
Mes blogs
http://passionnature78.canalblog.com/ & http://passionphotos78.canalblog.com/


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