Jouer les terroristes... - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

09 décembre 2009

Jouer les terroristes...

Parfois j'ai peur...

Mes petits-enfants sont de chouettes enfants, ouverts, joyeux, curieux...
Ils sont élevés par de jeunes adultes (mes filles et leurs maris) qui leur donnent un cadre sécurisant, (càd qu'ils ne cèdent pas à tous leurs caprices), ferme (càd qu'ils restent inflexibles dans ce qu'ils permettent et défendent quand ils ont décidé que c'était bon pour l'enfant), mais aussi tendre, affectueux et surtout dialoguant (ils peuvent écouter et essayer de comprendre quand l'enfant parle de lui, de ses ressentis).
bref des parents par-faits! (Normal, ce sont mes filles et beaux-fils!)

Les enfants dont l'âge s'échelonne entre 12 et 8 ans, sont ...ex-tra! Normal ce sont mes petits-enfants!

Mais quand je vois le monde dans lequel ils évoluent, avec ses lois de la facilité, du tout tout de suite, mais aussi de l'agressivité qui sévit même à l'école, du je m'enfoutisme qui règne un peu partout, chez les adultes avant tout... j'ai peur pour eux.

L'éducation est certes importante, mais il y a aussi l'influence pas toujours bonne, des copains, et de l'entourage, école, profs. Des jeunes qui jouent à des jeux ultra violents sur les consoles de jeu, dans lequel le joueur est un terroriste qui doit lutter contre les forces de l'ordre, avec bien sûr les armes des terroristes, explosifs, tueries etc... tout cela en trois dimensions, ce qui rend les choses incroyablement réalistes...
Le joueur dans ce cas, n'est pas le bon qui doit éliminer les méchants (comme dans les bons vieux James Bond) mais le mauvais qui doit éliminer les bons... Comment s'y retrouver dans cette morale à l'envers...?

On se plaint de ce,que les jeunes sont violents... mais on leur met en main les "armes" pour le devenir... Ne suffit-il pas de regarder les journaux télévisés pour savoir combien la violence est omniprésente et ce qu'elle engendre comme souffrances de tous ordres? Pourquoi en faire un jeu ?
On leur donne des occasions de jouer les terroristes, les gangsters, les meurtriers...puis si le jeune passe à l'action, alors on table sur une politique sécuritaire et répressive... on multiplie les centres pour ado qui pètent les plombs...

Le problème est plus haut... bien sûr. Si des commerçants fabriquent et vendent ces jeux, c'est qu'il y a demande... POURQUOI? Mais POURQUOI donc...?

(pourquoi l'argent est-il à ce point le moteur du monde...? = question désespérée et sans réponse...)

art489


Commentaires

    Je ne sais pas pourquoi il y a tant de violence qui ressort acutellement et pourquoi il y a une demande de surcroit.

    Peut être parce que maintenant, on est "capables" (technologiquement parlant) de faire ces jeux et que donc on les demande.

    Quant à savoir quel est l'intérêt... Le défouloir peut être?

    Mais ne serait-il pas plus "sain" d'envisager d'autres exécutoires à la frustration, à la colère, etc?

    Quand je jouais aux jeux vidéos, j'aimais surtout les jeux d'aventures/réflexion/plateforme (les bon vieux Mario et Zelda quoi!).
    Maintenant, il n'y a plus grand chose qui me tente (en fait je regrette même la 2D c'est dire!). Mais je me rappelle aussi avoir adoré un jeu (Fallout pour ne pas le citer) qui sortait complètement de ce cadre là (jeu post apocalyptique où l'on pouvait faire n'importe quoi ou presque, dont des choses très barbares!) voire des jeux de combats plutôt violents (Mortal Kombat par exemple, assez gore pour l'époque).

    Ce sont des périodes de la vie d'adolescent (ou jeune adolescent) sans doute, mais que penser quand on y passe des heures? Quel est le message derrière tout cela? Quel est le manque à combler, le besoin à satisfaire?

    Je ne sais pas répondre à la question que tu poses. Et encore moins à la toute dernière (bien que je demeure convaincue qu'un jour le serpent se mordra la queue et qu'il faudra changer de paradigme...).

    Bonne continuation

    Posté par Louloute, 09 décembre 2009 à 15:53
  • Cela est, hélas, de tous temps! Les contes de fées de notre enfance font une large place à la méchanceté et à la cruauté... De ''Peau d'âne'' à ''Barbe Bleue'' en passant par ''Le Petit Poucet'' c'est la violence qui impose le héros!...
    Les jeux, de nos grands-parents jusqu'aux nôtres, n'étaient pas tendres... Jeux de guerre, gendarmes et voleurs, etc... (Voir La guerre des boutons) Combien de jouets cassés, brisés, décapités... avec délectation!
    La violence fait partie de nous! Il parait que ces jeux sont un moyen pour la décharger virtuellement...
    L'éducation parentale où scolaire est là pour mettre des limites aux instincts! Mais il est vrai qu'aujourd'hui elle laisse souvent à désirer! Nous ne pouvons que nous en remettre à la sagesse des créateurs de jeux! Laquelle se limite surtout aux bénéfices possibles... Regrétable mais vrai!
    Amitiés.

    Posté par Papa de Lili, 09 décembre 2009 à 16:29
  • Moi également j'ai peur, vraiment, j'ai la trouille pour demain... par ailleurs, je ne suis pas convaincu qu'il y ai plus de violence actuellement qu'il y a 20 ou 60 ans... la saloperie de violence est latente chez l'homme, elle se déplace, se transforme... m'empêche pas d'avoir peur...

    Bleck

    Posté par Bleck, 09 décembre 2009 à 17:16
  • "Autrefois" La violence existait, et elle était réelle. Quand on se collait des châtaignes, on ressentait la douleur de chaque côté ! Quand on déglinguait des jouets, il n'était pas rare d'y laisser un bout de peau, et les gamelles à bicyclette ? combien de genoux couronnés ?
    Seulement voilà, maintenant, on tue, on extermine du bout du doigt sans aucun rapport avec la réalité. Au nom de la précaution, on interdit également tout contact avec la réalité.
    J'ai longtemps approuvé les psy qui disaient que l'enfant défoulait son agressivité par les jeux vidéo. "Foutaise" dit le chien (Tolkien, Fäerie)

    Posté par papet Croûton, 09 décembre 2009 à 17:42
  • Quand j'étais enfant, on jouait au "gendarme et au voleur", je choisissais toujours "voleur" ! A la compagne chez ma tante, on se tapait dessus grave avec ceux de "l'autre bande"! Et comme je rentrais pissant le sang, mon oncle n'était pas aux anges !!
    Je dois dire que tout ça fait partie de mes meilleurs souvenirs..

    Bon, ben, suis pas devenu délinquant et j'ai guère eu de problèmes avec la justice....

    cependant aujourd'hui, ce genre de séquences en milieu urbain ferait l'objet d'intervention de la police, de procès-verbaux, de saisine du juge des enfants, d'interpellation des parents, d'interventions de la Ddass, etc.
    bref, il y aurait tous les ingrédients pour faire de moi un petit délinquant...

    Posté par alainx, 09 décembre 2009 à 17:59
  • Bonsoir
    Et les bien les nôtres vont de 9 à 16...
    Et nous réagissons comme vous....
    Nous avons peur pour eux...
    Qui saura les garder ?
    Sincèrement
    jean

    Posté par Jean, 09 décembre 2009 à 18:05
  • Le com' d'Alainx me semble tout à fait juste. Quand on me dit que les écoles sont violentes maintenant, je revois les bagarres des cours de récréation, les yeux au beurre noir, les "je t'attends à la sortie" de mon enfance, je ne vivais pouratant pas dans la zone, juste un bourg. Aujourd'hui et je suis bien placée pour le savoir, on ne permet pas le dixième de ces actes dans les écoles, et c'est tant mieux, car la violence ne doit pas être permise, mais doit-on pour autant prédire un avenir de délinquant après une première bagarre ou ficher les enfants de 3 ans parce qu'ils mordent ou donnent des coups de pied ? La violence ne doit pas être permise, mais prenons garde à ne pas devenir normatif et à ne pas tout "judiciariser" ( il arrive que des parents portent plainte pour un coup de poing).

    Posté par Berthoise, 09 décembre 2009 à 18:51
  • Je me rappelle aussi de jeux assez violents quand j'étais enfant (physiquement et psychologiquement).
    Et je crois quand même (ou je me dis ça pour me rassurer) que l'éducation est primordiale et qu'un enfant ayant une certaine "morale" (bouh le vilain mot) peut bien jouer à des jeux violents, cela ne le pervertira pas. Je crois... j'espère !

    Posté par madame de K, 09 décembre 2009 à 19:22
  • Les bagarres existent depuis longtemps mais avant on n'allait pas à l'école avec un couteau, un pistolet ou autres armes comme font certains jeunes maintenant. Ce n'est plus de petites bosses et bleus que reçoivent les jeunes mais carrément des blessures graves à tel point que certains sont envoyés à l'hôpital ou même à la morgue..
    Personnellement, je trouve ces comportements in quiétants, navrants et désolants. A qui la faute? Ne sommes-nous pas en train de payer aujourd'hui la facture d'une époque de politique du laxisme de l'éducation permissive ( il fallait dialoguer et ne pas réprimander ) de l'enfant roi et des parents démissionnaires ( ce n'est pas une généralité) et procéduriers. Le chômage ainsi que les violences verbales ( il n'y a plus de notion de respect) et physiques dont nous sommes aujourd'hui les témoins dans la vie de tous les jours (aussi bien dans la rue que sur des écrans) y sont aussi pour quelques chose et que cette violence est devenue malheureusement une banalité.
    Je crois que c'est toute l'éducation qui doit être remise en cause.
    Je ne crois pas aux vertus de la répression en matière d'éducation car toute répression est une violence susceptible de susciter d'autres violences. Je crois à la sanction, c'est à dire à la nécessité de confronter un enfant aux conséquences de la trangression qu'il a commise ou du comportement déviant qui a pu semer un trouble chez autrui. Je crois que les "adultes" et j'implique dans ce terme tous les parents, tous les enseignants, toutes les personnes décisionnelles de ce pays vont comprendre qu'il ne suffit pas de répondre aux besoins de survie d'un enfant( nourriture, vêture, sécurité physique, santé) mais qu'il est aussi important de répondre à ses besoins relationnels(besoin de se dire, d'être entendu, d'être reconnu, d'être valorisé, d'avoir une intimité et de pouvoir rêver que demain sera meilleur qu'aujourd'hui!) Qu'il ne suffit donc pas que l'école transmette du savoir et du savoir faire mais qu'elle puisse aussi transmettre du savoir être, il faut une sensibilation à l'écologie relationnelle dans tous les actes de la vie.
    Nous nous exprimons bcp mais nous communiquons mal. Nous avons développé une communication de cosommation au détriment d'une communication relationnelle.
    En perte de repère, les adolescents s'en prennent à cette figure de l'autorité qu'est l'école. Incivilités, racket, injures adressées aux enseignants, agressions....se multiplient. L'école concentre toutes les violences sociales.
    Les enseignants sont souvent mal préparés pour affronter des jeunes issus de familles déstructurées et qui semblent rebelles à toute autorité. Confrontés à des éléves aux origines socio-culturelles plus variées qu'autrefois, les enseignants ont vu leur rôle évolué. Formés pour enseigner une discipline, ils sont de plus en plus appelés à jouer un rôle d'éducateur...
    Les enseignants ne peuvent pas non plus gérer tous les maux sociaux.
    Ces enseignants qu'on abandonnent....c'est aussi des enfants qu'on abandonnent...

    Posté par bernie.83, 09 décembre 2009 à 19:45
  • Enseignante, je ne peux que réagir à tout ce qui est dit ici. La violence fait partie de l'homme. C'est son cerveau reptilien qui gouverne ses émotions, ses pulsions, on n'y peut rien. Mais ce qui le différencie de l'animal c'est son cortex, son intelligence qui lui permet de s'autocensurer, de réprimer ses pulsions et de les contrôler. Ce doit être le seul objectif de l'éducation: apprendre à l'enfant à contrôler ses pulsions, sans pour autant les nier.

    Alors il faut recentrer le débat: effectivement les enfants ont besoin de jouer au pistolet, à la bagarre, au gendarme et au voleur. Françoise Dolto, la grande psychanalyste spécialiste des enfants disait qu'un enfant qui avait beaucoup joué à la guerre avait bien plus de chance de devenir un bon père de famille pacifiste et c'est sans doute vrai. Les enfants savent bien, quand ils organisent leurs jeux, que c'est "pour du faux", et ils placent eux-mêmes les limites de leur violence. Certes, dans les cours d'école, il y a toujours eu des bagarres. La tendance actuelle est d'en exagérer l'importance au nom de je ne sais quelle "sécurité". Là encore, il y en aurait à dire sur les parents procéduriers et les normes européennes... A force d'élever les enfants dans du coton, de prévenir le moindre de leur geste, de leurs bobos, d'enrober les angles de tables et les coins de portes, de les empêcher de grimper aux arbres ou de jouer à saute mouton, on en fait des mous, des timorés et au final des faibles et des inadaptés de la vie.
    Alors, d'où vient le réel problème? Eh bien il vient des adultes qui utilisent cette violence "naturelle" des enfants en la pervertissant à seule fin de profit mercantile: les jeux vidéo hyper violents n'ont qu'un seul but: vendre, en titillant la fascination des jeunes pour le sang, la mort, la violence. Les fesses bien calées dans leur canapé, gavés de chips et de coca, ils sont apparemment"en sécurité" mais courent de bien plus graves dangers qu'en faisant de la varappe ou du karaté.
    Quant à la violence ordinaire que subit leur famille qui n'arrive pas à boucler les fins de mois, leur mère battue, ou leur père licencié, alcoolique ou harcelé moralement au travail, celle -là, ils la subissent de plein fouet et qui s'en émeut? Sûrement pas les politiques qui se contentent de réprimer sans chercher à comprendre. Agiter sa rolex et ses trois cent mille euros de salaire sous le nez d'un gosse de la rue, c'est pour moi la pire des violences.

    C'est pourquoi, chère Coumarine, il n'y a pas lieu de s'inquiéter pour tes petits enfants, ils grandissent dans le meilleur terreau qui soit: l'amour, l'équilibre familial, les vraies valeurs d'humanisme, l'intelligence et la force de l'éducation morale (non, ce n'est pas un gros mot) qui leur permettront de faire le tri toute leur vie durant, et de se sortir de tous les dangers de notre temps.C'est en ce sens que je crois à ma mission d'éducation et que je ne baisserai jamais les bras dans mon combat pour davantage de justice sociale. La véritable violence n'est pas dans les jeux vidéo, mais dans la vraie vie.

    Posté par celestine, 09 décembre 2009 à 23:47
  • Pourquoi ? C'est une question qui me tarraude depuis longtemps. Pourquoi l'argent est-il devenu le veau d'or ? Pourquoi ne revient-on pas à sa valeur primaire de moyen d'échange ?
    Heureusement, il existe encore des familles qui cultivent des valeurs de fraternité, de solidarité, d'écoute, de respect.
    Cela me fait penser à ce que maman ne cesse de répéter à propos de ses petits-enfants (de moins en moins petits d'ailleurs) : "j'espère qu'ils resteront gentils comme ça !"

    Posté par naline, 10 décembre 2009 à 06:35
  • Et si on y ajoute le climat qui dans 50 ans aura fait des dégâts irréversibles, on se demande si nos enfants ont bien fait de se perpétuer ainsi...

    Posté par mab, 10 décembre 2009 à 07:07
  • Le méchant terroriste et le bon policier : OK.
    Mais quand on jouait aux cowboys et aux indiens, c'étaient qui les bons et qui les méchants ?

    Posté par Prax, 10 décembre 2009 à 07:27
  • La violence a toujours existé et les enfants en ont toujours été témoins, qu'elle se passe au sein de la famille ou d'un état. Nos parents, grand-parents et tous les autres jusqu'à la nuit des temps ont été témoins de guerres, massacres, exécutions et violences de tous ordres, et ce n'était pas virtuel.

    Ce qui me semble intéressant c'est de nous demander pourquoi et comment nous la transmettons à nos enfants aujourd'hui. Ce n'est pas le jeu qui transforme tes petits enfants en terroriste virtuel, mais bien notre société qui leur a donné envie de jouer à ça plutôt qu'au pompier ou au docteur, alors qu'aujourd'hui on ne se massacre pas dans nos rues à la grenade ou à l'arme lourde et que les manifestations violente ont quasi disparues (je dis bien : chez nous !).

    Posté par Luc, 10 décembre 2009 à 08:21
  • Alainx est dans le juste, mon enfance n'est pas si éloignée de la sienne…
    Quant à la "demande"… je crois que tout est fait pour créer le besoin. Partout. Du jeu vidéo au téléphone portable, en passant par le bio.
    Pourquoi l'argent mène au profit ? La monnaie n'a qu'à peine trois millénaires d'existence. Et pourtant la notion de profit est née avec le néolithique: dès qu'un mec a entouré sa hutte d'un enclos et a dit: ceci est à moi, les moutons qui y paissent sont les miens, on a pris la mauvaise voie…

    Posté par Vertumne, 10 décembre 2009 à 08:54
  • j'sais pas ! mais moi, je crois qu'il ne faut pas avoir trop peur... Pour eux ! ça sert à rien. Faire confiance en l'avenir, faire confiance en leur humanité.... Les médias cultivent la peur, c'est un bon moyen de contrôler les masses. Ne nous laissons pas faire : parce que la peur engendre la méfiance, le repli, l'incapacité d'agir et la haine.

    Posté par Baladine, 10 décembre 2009 à 09:18
  • Je me suis beaucoup posé ces questions à propos de l'éducation des enfants( et me les pose encore souvent ). Pour avoir fréquenté assez longtemps les écoles et collèges , je sais que, quoi qu'on en dise, une violence insidieuse- et très nouvelle- a fait son apparition dans les salles de classe et qu'elle touche beaucoup d'enfants, puis d'adolescents, puis de jeunes adultes... C'est la violence gratuite. La violence qui se satisfait d'elle-même, celle qui n'a d'autre raison d'être que sa propre satisfaction. Les "jeux" violents ont envahi les cours de récréation : on lance un objet au hasard, une balle, une canette, et le pauvre qui est touché par cet objet se voit massacré à coups de pied, à coups de poing, par des angelots aux cheveux blonds auxquels on donnerait par ailleurs le bon dieu sans confession. Ils travaillent bien à l'école. Une fille de 12 ans est coincée par un "grand" de 14 ans dans les toilettes. Ça a toujours existé? Sans doute. Mais qu'en est-il des 15 autres du même âge qui filment en se marrant, puis qui diffusent largement les images sur le net, et qui répondent " ben on s'amuse" quand on leur en fait reproche? Quant aux braqueurs armés de 14 ans, qu'on retrouve à l'heure du goûter devant verre de lait et tartines de nutella... Oui, on peut toujours se dire : ça a toujours existé...
    Et je ne parle pas non plus de la violence sexuelle -sexiste?- même verbale (car la violence peut aussi être verbale) faite aux femmes et notamment aux plus jeunes, ni de cette espèce de complaisance avec laquelle on la diffuse, à la télévision notamment, dans des propos qui deviendraient presque ordinaires, presque de bon aloi,à des heures de grande écoute.
    Tout cela a-t-il toujours existé?
    Je ne suis pas sûre que le prétendre ne soit pas du déni, une façon de ne pas regarder les choses en face.
    Je crois que doit se poser aujourd'hui la question de la "responsabilité". (J'aurais aimé pouvoir souligner le mot).

    Bref, je te rejoins, et à moi aussi cela fait peur.

    Posté par Amélie, 10 décembre 2009 à 09:24
  • Absente hier...

    Je découvre TOUS vos commentaires ce matin!
    Ils sont passionnants et nourrissent le débat...
    Vous vous mettez d'accord sur le fait que la violence é toujours existé, et qu'il est même nécessaire que l'enfant puisse s'y confronter pour "grandir" et devenir un adulte responsable.
    Que ce n'est pas arce que, en tant qu'enfant vous avez été "violents" que vous êtes devenus des adultes délinquants.
    Vous tablez sur l'éducation...

    Je vous recommande la lecture des trois longs commentaires... bernie, Célestine, Amélie
    Célestine et Amélie sont (ou ont été) enseignantes: elles sont donc bien placées pour parler des enfants à l'école. Pourtant je constate qu'elles ont un langage qui diffère l'un de l'autre, Amélie mettant davantage l'accent sur la montée de la violence insidieuse et surtout GRATUITE, qui se justifie d'elle-même. Ce qui, je le crois, n'était pas le cas des jeux d'enfants (même très violents) de NOTRE temps, le plus vieux de la blogo: Alainx, Vertumne et moi-même...
    Je ne désire pas du tout trancher dans cet échange vraiment passionnant et dont je vous remercie..je souhaite qu'il puisse continuer au contraire, que ce soit une occasion pour ceux qui passent ici d'y réfléchir

    Si fcplume lit tout ceci, cela m'intéresserait qu'il en dise quelque chose, lui, qui a été confronté aux jeunes pendant de nombreuses années...

    Posté par Coumarine, 10 décembre 2009 à 09:44
  • je travaille dans un centre médico-psychologique pour enfants de 3 à 18 ans et je partage totalement ton avis.
    dans notre société, on dirait que tout est fait pour les fragiliser psychologiquement et physiquement, et tout ça pour l'argent. c'est vraiment terrible.
    en dix ans les prises en charge ont augmenté d'une manière inquiétante.

    Posté par mistouflette, 10 décembre 2009 à 13:42
  • Qui est le méchant?

    Je rejoins tout à fait les réflexions d'Alainx et Berthoise, mais quand Prax se demande qui, lorsque nous jouiions aux cows boys et aux indiens étaient les bons, on peut se poser les mêmes questions aujourd'hui... allez donc jeter un coup d'oeil sur le site de Pédagogie Nomade et voyez ce que peut représenter une perquisition en 2009!

    Posté par eneri, 10 décembre 2009 à 15:51
  • Qui est le méchant?

    Je rejoins tout à fait les réflexions d'Alainx et Berthoise, mais quand Prax se demande qui, lorsque nous jouiions aux cows boys et aux indiens étaient les bons, on peut se poser les mêmes questions aujourd'hui... allez donc jeter un coup d'oeil sur le site de Pédagogie Nomade et voyez ce que peut représenter une perquisition en 2009!

    Posté par eneri, 10 décembre 2009 à 15:51
  • Quand mes enfants étaient petits, j'avais peur aussi ....
    A l'adolescence, ils ont été confrontés à la violence, celle des autres mais aussi la leur... (Le mur de l'entrée garde encore la trace des phalanges incrustées du Chat, quelques portes à l'étage ne ferment plus....). Violences physiques mais aussi pressions, chantages, insultes... plus insidieuses...
    Aujourd'hui trois sont adultes et je me rends compte qu'ils ont parfaitement appris à canaliser leurs propres démons et à faire avec ceux des autres ! Ils n'ont pas peur, n'hésitent pas à monter au créneau (ce qui a valu un cassage de gueule en septembre à fille ainée !) mais savent aussi se tenir à 'écart quand la situation l'impose.
    Je crois qu'il ne faut pas tomber dans l'angélisme....L'être humain est violent, ce n'est pas nouveau...
    Ce qui l'est par contre, c'est cette volonté de tout maitriser, baliser, contrôler, niveler...
    On veut du bien lisse, bien comme il faut et du coup il n'y a plus aucun exutoire "soft" à la violence ... Une bagarre entre gamins ? Hop, on appelle les adultes ! Un enfant qui pète un plomb ? Hop, direction le psy !
    Je vais peut être à contre-courant, mais pour moi un enfant, ça crie, ça fait des caprices, ça se salit, ça casse ses jouets et ça essaie de piquer ceux des autres au bac à sable, par la force s'il le faut !!!!
    Un ado, ça fait la gueule, ça serre les poings pour éviter de cogner, ça fait dans la provoc, ça met la musique à fond, ça désobéit, ça prend des risques, ça contourne les règles !!!
    A nous adultes, de faire en sorte que tout cet apprentissage reste dans les limites de l'acceptable pour en faire des adultes responsables. Capables de ne pas accepter n'importe quoi par passivité mais de s'intégrer quand même à la vie en société.
    Mais bon.... ce n'est que mon point de vue !!!

    Posté par liaht, 11 décembre 2009 à 08:31
  • Comme toi, j'ai peur... Pourtant, mes fils et mes belles-filles sont des parents supers...
    Faisons confiance à nos petits-enfants! Le jour venu, j'espère qu'ils sauront choisir eux-mêmes ce qui est bien pour eux...

    Posté par tilleul, 11 décembre 2009 à 12:13
  • Bravo Mami ! Félicitation pour l' honneur sur canalblog.
    Karim

    Posté par bakrim76, 11 décembre 2009 à 14:53
  • merci encore

    pour vos avis complémentaires

    Un merci tout spécial à toi, Liaht
    ton avis est pour moi tout-à-fait intéressant!

    Posté par Coumarine, 11 décembre 2009 à 14:55
  • Mon premier petit fils a 18 ans. Ses parents l'ont bien éduqué . Mon mari et moi avons aussi fait de notre mieux pour bien éduquer nos enfants. Je n'ai pas peur pour lui .Je lui fais ai confiance .Quand je vois qu'il se trompe ,je le lui dis. Et quand il m'envoie un mail des USA (où il a reçu la chance de séjourner pendant 5 mois pour apprendre une nouvelle langue et découvrir un nouveau monde) qui me dit: "Merci de m'avoir dit ce que tu écris"( un sermon!)ou "Envoie moi un mail,Mimi, tu me manques" je suis contente, émue, et fier de lui.

    Posté par charlotte, 11 décembre 2009 à 16:00
  • je rejoins Liaht sur son analyse. merci ppour ce nbillet d'interêt général si je spuis dire

    Posté par Bérangère, 11 décembre 2009 à 18:10
  • J'aime à lire vos commentaires.
    Les traces de leur rage laissées dans les parages. J'imagine qu'ils ont tous claqué l'une ou l'autre porte, cassé l'un ou l'autre jouet et dépensé leur énergie dans les jeux terroristes.

    - Une question de confiance pour espèrer qu'ils restent dans les limites du raisonnable.
    - Une question de foi en soi pour définir cette fameuse limite

    Est-ce que 5 percings dans les oreilles est encore dans la limite?
    Ou bien est-ce que cette limite est modulable en fonction de l'âge, de l'endroit, de la mode?

    Bonne soirée

    Posté par fanfanc26, 11 décembre 2009 à 18:44
  • D'accord

    JE sui très en accord avec le commentaire de Liath. Sa vision me parait bonne et très réelle. Il est certes parfois difficile de vivre tout cela avec les enfants puis avec les ados. Mais c'est un passage, une construction que je pense nécessaire pour la vie.
    Coumarine, ton ressenti sur mon com(voir fin des com de "un billet en forme de boutade"))me ferait plaisir.
    Bon week end.

    Posté par Chris, 12 décembre 2009 à 17:32
  • hé oui... Je sais que Rémi ne regarde pas n'importe quoi à la télé. Je préfère pour lui, les CD des barbapapa, Petit Ours Brun, Bob de bricoleur que les dessins animés Japonnais qui ne pensent qu'à être fort, gagnant et bagarreurs. Beurk, beurk, beurk!!!
    J'ai une amie, son fils est très violent, elle se demande pourquoi...
    Hum, Je lui aurais bien dit que son gosse de 6 ans n'aurait JAMAIS du regarder son père aux jeux de la playstation interdit (aujourd'hui) au moins de 16 ans...

    Alalala, et tu sais quoi ?
    Parait-il que les psy ont pondu que c'était bon pour les gosses de se passer les nerfs là dessus, que ça éviterait la violence... hum, hum... je ne doute même pas. Je trouve ça complètement DE-Bile!

    Voilà un sujet qui m'énerve vraiment beaucoup, beaucoup...

    Posté par Catherine, 12 décembre 2009 à 17:44
  • Il ya des psy qui ne pensent comme ceux dont parle Catherine.Ceux là sont les bons.

    Posté par charlotte, 12 décembre 2009 à 18:03
  • Comme dans tout métier ou branche professionelle, il y a les bons et il y a les moins bons. C'est pour cela qu'il faut continuer à communiquer enter nous pour ne prendre que le Bon! C'est chouette de lire tous ces coms sur ce sujet.

    Posté par Chris, 12 décembre 2009 à 20:00
  • A tous

    Je réfléchis encore sur ce sujet... ce n'est pas encore très clair en moi
    Tous vos commentaires s'enrichissent les uns par les autres...merci

    Chris, je t'ai répondu en dessous de mon billet concerné!

    Posté par Coumarine, 12 décembre 2009 à 21:01
  • Merci, je l'ai lu et cela m'a fait rudement plaisir.

    Posté par Chris, 13 décembre 2009 à 09:53

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