La mauvaise rencontre - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

08 novembre 2009

La mauvaise rencontre

Je viens de terminer la lecture de "Mauvaise rencontre" de Philippe Grimbert
Autant j'avais vibré profondément à son roman précédent "Le secret" (j'ai moins aimé le film qui en a été tiré) autant ce roman m'a laissée de marbre. (Le titre par contre est bien choisi!)
C'est un roman pour rien je trouve... un de ces romans qui sans doute n'a trouvé d'éditeur que par la relative célébrité de l'auteur. (Je serais curieuse de voir sur les blogs de lecture ce que les blogueurs en ont pensé...j'irai voir)

Ce roman parle d'une amitié qui a mal tourné...
Ce roman parle donc de l'amitié

Et il dit quoi sur l'amitié? Sur ce lien profond qui peut unir deux êtres pendant de longues années? Et peut-être pour la vie?
Rien ou si peu...
On ne sait pas pourquoi ni comment ces deux garçons sont amis, ce qu'ils partagent en commun, ce qui les lie si fort, il n'y a aucun passage fort ou interpellant qui parle de leur amitié qu'on pourrait se dire en le lisant: ah oui! je comprends tellement tout ça!

Je pourrais parler de l'amitié, mais alors vraiment de l'amitié et non me contenter de raconter des petites anecdotes que deux amis peuvent vivre, mais pas vraiment significatives du lien si profond qui peuvent les unir.

Je pourrais parler de l'amitié je le crois vraiment: j'ai eu deux très grandes amies, de celles avec qui on partage beaucoup. Surtout de son intériorité, dans l'assurance qu'on sera comprise et entendue...
C'est tellement important de se sentir vraiment écouté et compris pour qui l'on est!
C'est tellement important de donner aussi à un ami cette expérience si positive d'être vraiment écouté et compris...
Sans jugement, dans l'acceptation totale de ce qu'on est! De qui l'on est!
C'est si rare, si précieux...
Dès qu'il y a un sujet tabou entre amis (un sujet tabou = dont on se refuse à parler ou que l'autre refuse d'écouter)... pour je ne sais quelle bonne (ou mauvaise) raison, je sais pas vous, mais pour moi je n'appelle plus ça amitié. C'est du copinage tout au plus.

J'avais deux amies, je les ai perdues toutes les deux.
Par trahison toutes les deux.
La première j'en ai parlé là, je ne vais pas raconter à nouveau cette histoire douloureuse.
La seconde, non je n'en pas parlé, mais dix ans après la rupture, la blessure est encore vive
La blessure de la perte de mon amie.
La blessure surtout d'avoir été trahie.
parce que maintenant cela m'est très difficile d'entrer en confiance dans une amitié. Je me tiens désormais au bord de l'amitié, sans y entrer vraiment
Méfiance... je ne veux plus me laisser brûler. Et quelque chose de moi "sait" comment ça peut finir!

Bien sûr on pourra m'objecter cent fois que cette amie n'était pas vraiment pas une amie, puisqu'elle m'a laissée tomber!
Et bien si! C'était mon amie. Et j'étais son amie. Avec la confiance qui va avec, avec l'ouverture de son soi intérieur le plus profond sans peur d'être jugée et rejetée..
Jusqu'au jour où l'impensable s'est produit: j'ai été jugée et condamnée sans espoir de retour!
Je dois être sa "mauvaise rencontre". A moins que ce ne soit l'inverse...

Les ruptures d'amitié sont très douloureuses. Très.

divers_048

Photo Coumarine


Commentaires

    Je n'ai pas lu ce livre, ni entendu d'écho (mis à part le tien) sur ce sujet...

    L'amitié est un sujet bien vaste. Contrairement à toi, je ne pense pas avoir connu l'Amitié. Déjà parce que je n'ai pas de personne qui soit restée suffisamment dans ma vie pour tisser une telle relation.

    Ensuite, parce que je suis toujours dans la réserve, dans la crainte de trop en dire et que cela me joue des tours, que cela se retourne contre moi.

    L'Amie que j'essaie d'avoir c'est moi pour l'instant. Mais voilà une quête bien ardue là encore...

    Posté par Louloute, 08 novembre 2009 à 12:39
  • Que ce billet me parle....
    Une nuit durant une insomnie mise à "mort" d'un de mes contact msn ! et oui, me voilà meurtrière en un clic....supprimé l'imposture !
    Je ne verrai plus son prénom dans ma liste de contact, je n'attendrai plus un signe d'elle qui ne viendra jamais. Je suis fatiguée de cette comédie, de cette pseudo amitié.
    C'est souvent dans les moments décisifs de notre vie que l'amitié se révèle et se consolide ou s'absente comme dans ce cas précis. Elle peut avoir existé, (ça, je veux bien le croire un peu même si...)avoir été sincère et forte et s'anéantir parce qu'elle aura manqué à l'un de ses principes fondamentaux, la fidélité ! c'est à dire cette constance dans le verbe, cette présence qui ne doit jamais faire défaut.
    Quelle illusion ! comment vais-je faire maintenant pour prévoir les métamorphoses de l'amitié, ses errances, ses revirements ou sa fidélité et son intégrité, comment la reconnaître?
    Je ne comprends pas ou ne veut pas comprendre.
    Je m'en veux d'avoir été si naïve, de m'être ouverte trop souvent. Je croyais avoir une amie...
    Elle m'a fait douter comme je lui en veux...Comme je t'en veux !
    J'ai fait fausse route avec elle...Tant pis pour moi, encore une leçon !
    Je veux croire que notre route est faite de belles rencontres et que tant de chemins sont encore à croiser....( rectification, je ne crois pas, j'en suis sure !!!).
    "La véritable amitié, je crois sait être lucide, quand il faut, aveugle quand elle doit".F.Blanche.
    T'arrive-il parfois d'être "bancal" dans la vie? Tu sais le style d'occasion où un faux pas magistral,où des propos que l'on aurait dû taire...en somme faire "la gaffe ou la boulette du siècle" l'écart de conduite monumental. Si cela t'es déjà arrivée, tu sais à quel point on se sent mal...et on aimerait s'évaporer dans l'atmosphère, pouvoir disparaître sous terre à cet instant. L'erreur est humaine jusqu'à preuve du contraire....certaines personnes sont promptes à nous juger et même à nous clouer au pilori...comme si elles avaient tjs véçu une vie exemplaire....mais nos véritables amies eux sont les premiers à venir à notre rescousse, parfois, même prenant le risque de passer pour des imbéciles.
    L'amitié n'est pas de la politique, ni une forme de solidarité aveugle, c'est tout simplement de la loyauté à l'oeuvre....c'est une qualité importante dans le cadre de relations humaines amicales ou sentimentales ! D'ailleurs, c'est lors de moments cruciaux de notre vie que nous voyons réellement "la loyauté" de nos amies.
    J'accorde une place de choix dans mon coeur, dans ma vie,à mes véritables amies sincères, peu importe leurs origines, leurs clases sociales, leurs niveaux d'instructions etc..."seul" ce qui est dans leur coeur à l'épreuve du temps est précieux !

    Posté par bernie.83, 08 novembre 2009 à 13:46
  • @Louloute...
    j'aime beaucoup ta phrase:
    "L'Amie que j'essaie d'avoir c'est moi pour l'instant. Mais voilà une quête bien ardue là encore..."
    Je crois en effet qu'aimer l'autre de manière inconditionnelle passe d'abord par s'aime soi de cette manière
    On n'a jamais pensé de s'y exercer...

    @bernie...tu mets l'accent sur la fidélité dans l'amitié
    (moi je mettais plutôt l'accent sur le non-jugement)
    La fidélité, oui, est un élément important pour juger de la valeur d'une amitié
    C'est facile de dire, sous le coup de l'enthousiasme de la nouveauté, qu'on sera toujours amis...
    La fidélité met l'amitié à l'épreuve du temps...
    Autre chose; tu dis que l'ami vient à la rescousse, même au prix de passer pour un imbécile
    Je crois en effet qu'un ami se tient inconditionnellement à nos côtés, ne nous lâche pas en cas de coups dur...
    Mais un ami peut aussi nous secouer, nous dire ce qu'on n'a pas forcément envie d'entendre
    Mais il le fait par amitié, parce qu'il ou elle croit en nous, pas pour nous démolir, voilà toute la différence...

    Posté par Coumarine, 08 novembre 2009 à 14:00
  • Désacraliser l'amitié

    L'amitié et la trahison... que cela me parle ! J'ai l'impression que ma vie entière aura été marquée par ça. Sauf que... je ne veux plus. Je veux me sortir de ce traumatisme lancinant qui a, jusque-là, empoisonné mon existence et contaminé ma façon d'entrer en relation.

    J'avais peur de la trahison, parce que, comme tu dis, « je sait comment ça peut finir ». Mais de le savoir n'empêche rien. Et il se peut même qu'au contraire cette crainte aboutisse à sa réalisation !

    Aujourd'hui je remets tout en question : j'ai envie de ne vivre mes amitiés qu'au présent, sans penser au lendemain, sans penser aux "trahisons" qu'il n'appartient qu'à moi de ne plus considérer ainsi. La vie change les êtres, les évènements peuvent nous faire réagir de façon inattendue, imprévisible. Ce n'est pas forcément une trahison que de changer par rapport à ce qui a existé.

    Seul le moment présent compte et une amitié tient sa valeur à l'instant où elle existe. Je ne veux plus ternir le souvenir de mes amitiés passées sous le prétexte qu'elles n'existent plus.

    Je ne veux plus que les ruptures d'amitiés puissent me faire aussi mal et c'est à moi de changer de regard pour qu'il en soit ainsi. Je cherche à désacraliser l'amitié...

    Merci Coumarine pour ce beau billet

    Posté par Pierre, 08 novembre 2009 à 14:07
  • Entièrement d'accord.
    c'est quelqu'un qui te dit ce qu'il doit te dire pas ce que tu veux entendre...
    J'ai une petite anecdote :
    J'avais mis en pseudo sur msn : "qu'est ce qu'un ami sinon quelqu'un qui supporte vos nerfs?" et curieusement les gens m'ont répondu alors que je n'attendais aucune réponse...
    1--" c'est quelqu'un qui vous fait supporter les siens."
    et un copain(que je ne soupçonnais pas d'une telle sagesse) m'a dit :"c'est quelqu'un qui vous donne les paroles quand vous avez oublié la chanson."

    Posté par bernie.83, 08 novembre 2009 à 14:36
  • très beau billet !
    il m'est arrivé de faire "une boulette" et comme le dit Bernie :"certaines personnes sont promptent à nous juger et même à nous clouer au pilori"...
    très difficile l'amitié...pour ma part, je cherche encore...

    Posté par nicole, 08 novembre 2009 à 15:23
  • Je me méfie de ce mot : AMITIE ce terme noble est trop dévoyé trop vendu, trop vendeur, j'évite de l'utiliser.

    Mais peu importe le terme. Récemment, je me suis senti cocu. Un bon camarade, enfin ce que j'appelle un bon camarade m'a chié dans les bottes, oh pour une futilité... mais une petite chose de trop.
    Mais je suis absolument convaincu qu'il a tort, que c'est un imbécile il m'a perdu, c'est terminé.

    Bleck

    Posté par bleck, 08 novembre 2009 à 16:48
  • Ton billet me touche en plein coeur car j'ai vécu moi aussi un chagrin d'amitié très douloureux dont j'ai mis plusieurs années à me remettre et dont je ne suis pas sortie indemne.
    Ce qu'il m'a été le plus difficile à vivre au final, en dehors bien sûr de la blessure amicale proprement dite, c'est le peu d'empathie de l'entourage quand il s'agit d'un chagrin amitié.
    Oui il me semble que le chagrin d'amitié n'est pas du tout reconnu dans la société par rapport au chagrin d'amour.
    J'avais alors besoin d'écoute et je n'ai trouvé que des discours du type "çà ne m'étonne pas" ou "secoue toi car, après tout, ce n'était qu'une amie, tu en trouveras d'autres des amies".
    J'ai alors pu constater que les gens sont prompts à compatir quand il s'agit d'un chagrin d'amour mais minimise totalement l'intensité de la souffrance quand il s'agit d'amitié.
    A la différence de toi, Je ne crois pas à la "mauvaise rencontre" mais plutôt à une évolution différente des deux personnes, une évolution où non seulement on ne va pas dans le même sens mais où l'on devient irrémédiablement incompatible, ce qui fait que la relation devient impossible.
    En effet, au moment où tu rencontres la personne, il se produit quelque chose, un lien se crée, et si tu fais un bout de chemin amical avec elle, c'est que pendant ce bout de chemin chacun y trouve son compte.
    Mon critère premier désormais quand je rencontre les gens (qui deviendront peut être avec le temps des amis), c'est de ne m'entourer que de gens BIENVEILLANTS.
    Oui, car quand les gens sont bienveillants, même si parfois ils manquent d'écoute, même si parfois ils sont maladroits, ou même s'ils ne comprennent pas, leur bienveillance leur donne cette intelligence du coeur qui fait qu'ils se gardent de faire souffrir leur prochain.

    Posté par Claire-Lise, 08 novembre 2009 à 16:54
  • Tes photos de l'automne sont magnifiques. J'adore cette saison, même si elle me fait passer des heures à ramasser les feuilles dans mon jardin.

    Posté par Jean Botquin, 08 novembre 2009 à 16:57
  • Je pense qu'hélàs le chagrin d'amitié est aussi inévitable que le chagrin d'amour. Je l'ai vécu aussi, mais, plus âgée sans doute que vous tous ici (j'ai 61 ans, lalala!), j'ai accepté, et ai d'ailleurs constaté que cette amitié me pesait de plus en plus, quelque chose avait changé de son côté et m'inquiétait (disons qu'un sujet d'intérêt commun que nous avions tournait subitement à l'obsession chez elle).

    L'âge apporte bien de la sagesse, emballée dans ce papier de soie froissé que sont les rides

    Tu as raison de ne pas avoir accroché à ce roman qui me semble avoir utilisé l'amitié comme appat superficiel, sans effectivement en décrire les saveurs vraies.

    Posté par Edmée, 08 novembre 2009 à 17:38
  • J'ai lu ce livre et contrairement à toi je l'ai beaucoup apprécié, il m'a même bouleversée.Mais je l'ai vu sous un tout autre angle non tant sous l'angle de l'amitié mais sous l'angle d'une psychopathologie.
    La pathologie psychique grave dont souffre un des deux garçons n'est révélée que par toutes petites touches au fil des pages mais on n'y prend pas garde , on ne veut pas voir et on tombe dans le piège de cette amitié possessive excessive ( qui met mal à l'aise) mais la pathologie est là bien présente...
    Ce livre est très bien construit et personnellment il m'a donnée quelques clés qui m'ont permis de mieux comprendre la maladie dont souffrait mon frère ( décédé)

    Posté par charlotte, 08 novembre 2009 à 18:11
  • c'est intéressant de mettre en parallèle ton appréciation sur ce livre, et l'appréciation de Charlotte.
    Comme quoi finalement la notion de « bon livre » est toujours excessivement subjective...

    Il y a un commentaire qui titre « désacraliser l'amitié ». Je suis bien d'accord. Au sens que nous projetons souvent sur nos amitiés une sorte d'idéalisation du concept-même. Si bien que l'on finit par faire porter à l'ami supposé des fardeaux qu'il n'est pas à même de prendre sur lui.
    Que devient donc l'ami(e) à qui l'on confie (par exemple) nos turpitudes inavouables ? Sous prétexte de nous en décharger...ou de rechercher une compréhension qui risque de virer à la complicité impossible.
    On risque de mettre sur ses épaules l'insupportable.
    pour cela, il y avait dans le temps les confesseurs ; et aujourd'hui les thérapeutes de tous poils....

    l'amitié durable est une construction lente. Elle est tout aussi complexe que l'amour.

    Posté par alainx, 08 novembre 2009 à 18:52
  • Je me reconnais dans ton texte car je suis (j'étais) très exclusive en amitié, je donnais tout et j'attendais tout! Et la vie et l'expérience me font dire maintenant que j'apprécie beaucoup les personnes mais que je n'ai pas vraiment d'amie, si ce n'est... mes soeurs et une en particulier. Pourquoi, parce que le lien du sang génère une confiance et un fonctionnement qui n'est pas remis en question, quelles que soient les différences qui peuvent s'inscrire dans nos choix. L'entente est tacite, les difficultés partagées, ainsi que les joies et les souffrances... Je n'ai pas d'amies mais j'ai des amies irremplaçables et je ne remercierais jamais assez mes parents de m'avoir offert un frère et quatre soeurs!

    Posté par Delphine, 08 novembre 2009 à 19:05
  • Bisous ma Coum. Les chagrins, ça ne sert qu'à mieux aimer après.

    Posté par claire, 08 novembre 2009 à 19:15
  • Ce billet me parle aussi. Je sais des amitiés fortes, vraies quand elles étaient, qui ne sont plus. Le pourquoi du comment est difficile à cerner. Tout au plus, je crois, arrive-t-on parfois à émettre des hypothèses sur les raisons de la rupture. Et une première difficulté est là, quand l'amitié était, tout pouvait être entre dit. Quand on est en rupture, on ne peut plus tout se dire ... et donc on se réduit à supposer. La deuxième difficulté est d'avoir la lucidité de se poser les vraies questions et encore plus de se construire les vraies réponses sur la responsabilité de la rupture. Je ne parle pas ici de culpabilité, de faute ou de je ne sais quoi. Je parle de cette réponse à donner au pourquoi? Sans concession, ni hargne que ce soit vis-à-vis de soi, de l'autre ou des autres qui sont intervenus dans la relation brisée (c'est, à mon avis, souvent dans un subtile mélange d'une relation à deux avec interférence que se fonde la rupture). La troisième difficulté est de revivre sans cette amitié... et c'est parfois cette difficulté qui est la plus grande. On se sent amputé d'une part de soi-même, d'une part profonde de soi-même et notre image à nos propres yeux en est altérée pour toujours... Je crois, en tous cas ...

    Posté par fc, 08 novembre 2009 à 19:52
  • "J'ai été jugée et condamnée sans espoir de retour!
    Je dois être sa "mauvaise rencontre". A moins que ce ne soit l'inverse..."

    Ca me parle bien ce que tu écris là.

    Pas pris le temps de lire les commentaires. Je reviendrais.

    Posté par Annick, 08 novembre 2009 à 20:25
  • @Pierre...pour te lire régulièrement sur ton blog, je sais le cheminement qui est le tien...
    Je ne comprends pas trop le sens que tu donnes au mot "désacraliser" et que Alain reprend plus loin
    Veux-tu dire par lui cesser de l'idéaliser?
    Mais on idéalise l'amour aussi et tous les beaux sentiments...
    Idéaliser pour moi, c'est espérer vivre l'amitié (ou l'amour) du mieux qu'il est possible de le faire, et croire justement que c'est possible
    Si on ne tente pas ça, ne risque-t-on pas de virer dans le désabusement (oups on va dire que le mot existe!!)

    @bernie... )

    @nicole... je pense que un ami normalement ne cloue pas au pilori... mais voici... les amis aussi ont leurs limites, hélas
    Et comme je crois que dit Pierre on idéalise l'amitié!

    @bleck... j'adore ta franchise, tu es direct...
    Ah oui! ton "ami" ne sait pas ce qu'il a perdu en te chiant dans les bottes... mais quel con!

    @Claire-lise...bienvenue
    Oui tu as entièrement raison: il y a des chagrins qi sont minimisés
    Comme le chagrin d'amitié, rares sont les gens capables de compatir, d'ailleurs en général on ne raconte pas ce chagrin, sûrs qu'on est que on sera pas vraiment compris!
    Un autre chagrin qui est vraiment minimisé, c'est le chagrin consécutif à une fausse couche: les gens ont de ces consolations à l'emporte pièce et la femme se retrouve très souvent très seule

    Posté par Coumarine, 08 novembre 2009 à 22:37
  • @Jean... merci. J'aime aussi bcp mes photos, je les trouve très réussies ben oui!

    @Edmée, mère et grand mère je suis comme toi du côté de la sagesse... )
    Mais la sagesse adoucit-elle les chagrins d'amour et d'amitié?
    Je ne crois pas, non vraiment pas...
    Du moins si on ne se protège pas dans une carapace...

    @Charlotte, bien sûr... tu as lu ce livre avec en toile de fond ton vécu. Et ce livre t'a parlé...
    Comme moi j'avais lu "le secret" avec mon vécu à moi et il m'avait à ce point parlé que je n'avais plus aucune mot pour en parler à mon tour
    Oui nous abordons les êtres, les choses, les livres et l'art avec notre vécu, et cela fait toute la différence pour aborder et apprécier les livres ou les films...

    @alain... ton commentaire est éclairant pour moi.
    J'ai compris que sans doute j'avais fait porter à mon amie un fardeau trop lourd pour elle et que j'attendais d'elle une compréhension idéale et totale, qu'elle n'a pu me donner
    Moi je n'avais pas à le charger sur elle.
    Je n'en dis pas plus ici et ton commment. me permet d'aller plus loin

    Posté par Coumarine, 08 novembre 2009 à 22:48
  • @Delphine... je n'ai pas de soeur et je le regrette énormément. Je vois la complicité qu'il y a entre mes quatre filles... et je les envie parfois
    Je n'ai pas cette complicité avec mes frères
    Au contraire...;-((

    @Clairette.. quelques mots seulement de toi, et un paquet d'amour. Merci!

    @fc... je n'ai pas bien compris non plus les raisons de la "trahison" de mon amie
    J'en devine mieux les contours après les commentaires que je reçois ici... Ce n'est pas plus facile pour autant mais c'est éclairant. Et rien que ça ...
    Tu sais j'ai encore toujours envie de renouer avec mon amie...je me surprends à écrire dans ma tête des lettres pour nous expliquer
    Mais je sais que ce n'est plus possible, et que c'est bien comme ça
    J'ai à nettoyer mon coeur de la rancune qui y stagne encore

    @Annick... tu sais que tu es la bienvenue, je t'attends )

    Posté par Coumarine, 08 novembre 2009 à 22:56
  • Oui, les ruptures d'amitié sont très douloureuses, parce que c'est un sentiment qui peut être aussi fort que l'amour. Une certaine dépendance, des illusions, des désillusions, une souffrance, toujours, si ça doit s'arrêter, à la mesure de ce que l'on a donné.J'ai appris, il y a peu, combien il est parfois compliqué de comprendre comment fonctionne l'autre, et comme il est difficile de réaliser qu'on n'a pas la même conception de l'amitié...Mais courage, on peut rencontrer des gens extraordinaires tout au long de sa vie.
    Célestine

    Posté par celestine, 08 novembre 2009 à 23:24
  • Coumarine, oui, en parlant de "désacraliser" l'amitié je pensais à quelque chose de l'ordre l'idéalisation. Considérer une amitié comme "sacrée" (= absolument fiable et indestructible), c'est prendre le risque d'aller au devant de très cruelles désillusions. Mieux vaut rester plus modéré )

    Posté par Pierre, 08 novembre 2009 à 23:48
  • Oh là là qu'est ce que j'ai pu être triste de voir ma meilleure amie devenir l'amie de ma "pire" cousine et soudain me laisser tomber comme une vieille chaussette . Des années et des années de chagrin . Mon ex-amie est la marraine de ma fille . Elle est devenue dix ans après la marraine du fils de ma "pire" cousine . Et cette pire cousine est la fille du frère jumeau de ma mère ! Vous arrivez à suivre ? Et cette pire cousine m'a rejetée de chez elle il y plus d'un an quand son père était très malade ( toujours le jumeau de ma mère , donc ) disant que c'était son père et pas le mien !
    Le choc , je vous dis pas ! Un truc de fou , moi j'y comprenais rien ...j'ai été très choquée par ce rejet alors que j'aimais beaucoup mon oncle ...et je suis tombée malade juste un mois après . Un cancer !
    Personne de la famille n'a osé prendre parti ouvertement . J'étais seule , avec mon chagrin et c'est ensuite , quelques mois après , qu' un à un les membres de ma famille sont venus discrètement à moi pour dire " c'était pas juste et que j'avais été victime d'un règlement de compte et de jalousie " . Mais pas un membre de ma famille pour dire cela tout haut . Tous préféraient garder le silence ! Et me sacrifier , en quelque sorte .

    J'ai compris, par un travail sur moi, que je vivais quelque chose de l'ordre d'une mémoire familiale , mêlant amitié et fraternité .
    C'était de l'ordre de la trahison et de l'exclusion du clan familial . A n'y rien comprendre avant de le vivre . Oui, j'ai dû le vivre pour mieux comprendre toutes ces choses que nous portons dans notre inconscient et qui nous poursuivent .
    Et quand j'ai croisé mon ex meilleure amie il y a deux ans , j'ai eu un tel choc à nouveau que je me suis fait "piquer" mon portefeuille dans le quart d'heure où je l'avais croisée ... Vrai de vrai !
    Oui, je suis marquée au fer rouge par la perte amicale ... Cette amie était comme une jumelle pour moi . Vous me suivez toujours ( ma mère était jumelle avec son frère )
    Et vous me croirez ou vous ne me croirez pas ,mais à la suite de ce vol de portefeuille , un déclic s'est fait et j'étais guérie de ce chagrin d'amitié perdue . Quand je l'ai recroisée par après j'ai éprouvé une certaine tendresse pour elle en la voyant , parce que j'ai vu comme elle était gênée et donc encore préoccupée par cette histoire . Moi, c'était fini. Et c'est le vol qui m'a fait comprendre que j'étais abusée !
    Entre-temps cette ex-amie a "abandonné" ma pire cousine aussi maintenant .

    Maintenant ma famille se met à parler, les langues se délient chez mes vieilles tantes . Et il ressort qu'il y en a des trahisons fraternelles et des amitiés trompées dans l'histoire familiale .
    C'est dans toutes les familles , je crois . J'ai réalisé que c'était inconscient et qu'il y a quelque chose que je dois porter en moi qui fait que l'on me rejette ou que l'on cherche à m'exclure du clan ... ou que l'on cherche à me piquer mes amis , mes amies et même mes amours . A chaque fois ! Je porte cette histoire familiale en moi . Mon ex amoureux m'a confirmé cela à propos d'une autre cousine encore , parce que j'ai voulu en avoir le coeur net et que je l'ai revu pour lui en parler , il y a six mois maintenant ...dans le cadre de mon travail sur moi
    Mon ex mari m'a parlé de cela par rapport à une autre cousine encore . Cela en fait déjà trois ! Et moi, je ne voyais rien du tout ... Je ne pouvais pas m'imaginer la trahison dans la relation tant amicale qu'amoureuse .

    Allez comprendre ...l'amitié et la fraternité . Je pense que ceux qui vivent des grandes déceptions qui entraînent des ruptures amicales doivent porter en eux une mémoire de ce genre . Je le pense vraiment .
    Je ne suis plus fâchée, je ne suis plus triste maintenant et l'amitié m'est toujours autant précieuse et je garde deux très bonnes amies , qui ne m'ont jamais trahies ....Curieusement elles n'ont jamais voulu rencontrer ma famille . Tiens , tiens c'est en l'écrivant que je le réalise , Coum.
    C'est mon expérience de l'amitié . Et de la famille !

    Posté par Julie, 09 novembre 2009 à 00:28
  • Je n'ai pas du tout apprécié ce livre rempli de vide. En 30 ans j'ai perdu 2 amies, du moins je croyais qu'elles l'étaient.

    Posté par mab, 09 novembre 2009 à 05:32
  • Je n'ai pas lu ce livre de Philippe Grimbert, j'ai toujours un problème avec l'actualité et je découvre bouche bée ce que tout le monde sait depuis déjà plusieurs mois... Un secret, j'avais bien aimé, mais moins que d'autres livres que j'ai pu lire sur le même sujet... Bref, ce n'est pas ce qui me faisait intervenir ici.
    Je ne sais pas si l'on peut vraiment dire qu'on a "perdu" ses amis. Je crois qu'on les a eus, à un moment donné, et qu'il n'y a peut-être que des moments d'amitié, de partage, de complicité et de compréhension mutuelle. Je ne suis pas sûre que l'amitié, intense et fusionnelle, (comme l'amour d'ailleurs)soit appelée à durer. Ce qui ne veut pas dire qu'à un moment ou à un autre, elle n'a pas existé, n'a pas éclairé notre vie. Il faut se dire, j'ai eu un/e ami/e, un amour, et sans doute n'est-ce déjà pas si mal...
    Cela dit, je ne suis pas une spécialiste du sujet...!

    Posté par Amélie, 09 novembre 2009 à 08:38
  • 3 amitiés.3 ruptures.

    La première rupture m'a fait souffrir. J'étais jeune (20 ans). C'était de ma faute. Des mots que je n'aurais pas du dire (tu sais comme je me méfie de "mes mots" ; cela vient peut-être de là, de cette première expérience). J'ai été malheureuse, habitée d'un chagrin immense.

    La deuxième rupture m'a fait énormément souffrir aussi (c'était en février dernier). Toujours un problème de "mots". Mais l'amitié a été plus forte que tout. Nous nous sommes expliqués. L'amitié est ressortie intacte, enrichie, avec plus de compréhension mutuelle.

    Quant à la troisième rupture, elle vient de se produire.
    Pas un problème de mots cette fois-ci. Un problème de silence (dont j'avais besoin) de ma part. Un silence qui n'a pas été accepté (ou compris).
    Comme dit dans les commentaires : "Je me suis sentis jugée et condamnée".
    Je me suis sentie accusée. Et tant pis pour les mots, il a bien fallu que je les utilise pour me défendre. Un dialogue de sourd. Je n'ai pas été écoutée (en tout cas c'est ce que je ressens au plus profond de moi).
    Tout cela s'est terminé par quelques mots brefs "Tu ne m'intéresses plus". Ca fait mal. Accusée, utilisée, réduite à un objet qui n'intéresse plus, un objet devenu inutile.
    Pour moi l'amitié n'est pas faite d'intérêts. C'était certainement "une mauvaise rencontre" (comme tu l'as écrit), même si de très beaux moments ont été vécus.

    Posté par Annick, 09 novembre 2009 à 08:48
  • Comme beaucoup ici, l'amitié est un thème qui m'est particulièrement sensible en ce moment. D'ailleurs, cela fait longtemps que je veux en faire une note, mais je n'y arrive pas.
    Je ne sais pas si j'ai vraiment des ami(e)s, et cela me perturbe un peu (beaucoup...). j'ai vécu moi aussi une "rupture d'amitié", ce n'est pas évident, surtout que je me sens coupable.
    Heureusement, je ne suis pas seule, loin de là, mais c'est une petite musique désagréable dans ma tête.

    Posté par sel, 09 novembre 2009 à 10:00
  • @Célestine, tu écris:
    "J'ai appris, il y a peu, combien il est parfois compliqué de comprendre comment fonctionne l'autre,"
    Je crois en effet que tu soulèves qqch d'important là: on ne fonctionne pas tous de la même façon, et c'est tant mieux, c'est cela qui apporte la richesse ds les relations
    mais en même temps, cela apporte parfois bcp de malentendus: on ne comprend pas le fonctionnement de l'autre, si différent du sien, et on aurait tendance à le condamner comme moins bon...

    @Pierre, oui d'accord, pouvoir rester plus modéré c'est une solution
    Mais, est-ce qu'on peut commander cela quand comme moi, on a tendance à vivre les choses à fond?
    Et autre chose, rester modéré, n'est-ce pas vivre "petitement" étroitement?

    @Julie, j'ai lu avec attention ton commentaire qui est surtout un témoignage.
    Je suis frappée de lire combien l'amitié chez toi s'entremêle avec la famille (tes cousines pires et un peu moins mais pires qd même à ce que je lis...)

    @mab... ben voilà... on se rejoint je crois!

    @Amélie, tu as je crois une attitude de "juste", celle qui apprécie le moment présent, sans trop se faire du tort ou du chagrin avec ce qui s'est passé. L'amitié a été, elle a donné de beaux moments...pourquoi ne pas simplement reconnaître cela et l'apprécier à sa juste valeur
    Le chagrin de la rupture ne s'efface pas pour autant, mais on peut le vivre de manière plus sereine..

    Posté par Coumarine, 09 novembre 2009 à 10:19
  • @Annick... quand on est responsable d'une rupture d'amitié qui fait mal, on a double chagrin je trouve...
    Se faire jeter comme un objet inutilisable ou indésirable, est-ce que cela correspond à la réalité? Ou est-ce un ressenti personnel?
    A creuser...

    @sel... voilà quand on se sent coupable, cela augmente encore le chagrin, qui se double d'une vague culpabilité...oui je crois que c'est très vrai

    Posté par Coumarine, 09 novembre 2009 à 10:23
  • Le chocolat, cela doit aussi marcher pour les ruptures d'amitié. Enfin les ruptures entre filles car, pour les garçons, je verrais plutôt saucisson.

    Posté par Prax, 09 novembre 2009 à 11:23
  • Tout ou presque a été dit précédemment ! Et je me retrouve un peu dans chaque com' ...
    A partir du moment où on "tombe en amitié" (oui, oui, comme on tombe amoureux !) on prend aussi des risques : celui dêtre déçu, trahi, pas à la hauteur.... Alors oui, il faut désacraliser l'amitié ! Et puis ne pas la regretter surtout quand elle s'en va puisqu'elle aura laissé de jolis souvenirs malgré tout et qu'elle nous prépare aux amitiés qui viendront par la suite !

    Posté par liaht, 09 novembre 2009 à 11:30
  • beaujour coum.

    Certainement parc'que la vie ne m'avait pas donné l'occasion de soeur ou fraterniser, j'ai toujours recherché auprès des autres l'affection, une relation forte en amitié. J’ai découvert de vraies beautés d'âmes et de coeurs, me je me suis aussi beaucoup, brûlé les ailes... comme un fard0, je porte sur les épaules tout un a priori d'idées préconçues qu'offre mon nom de famille,,,, et trop souvent, moi qui croyais l'amitié forte ai découvert à mes dépens l'amitié intéressée, calculatrice,,,, il y a de ça encore 3 semaines, j'ai pris en pleine face le revers d'une amie calculatrice, et du coup j'ai le coeur qui saigne... je n'aime pas cet état de méfiance, mais de plus en plus, je mure la porte de mon coeur et me fais violence à ma spontanéité affective.
    C’est moche, car je n'aime pas cette couleur grise !
    douce semaine à toi aussi

    Posté par rsylvie, 09 novembre 2009 à 14:14
  • Hello Coumarinette !
    Si tu veux quelques commentaires, voici ceux repris sur amazon.fr :

    http://www.amazon.fr/product-reviews/2246756618/ref=sr_1_2_cm_cr_acr_txt?ie=UTF8&showViewpoints=1

    Mitigé.
    A jeudi !!! Je t'embrasse très très foorrrt

    Posté par Filo Filo, 09 novembre 2009 à 15:49
  • @Prax... ah! le chocolat! noir de noir de préférence, c'est plein de magnésium

    @liaht...oui très vrai: dès que l'on VIT on prend des risques.
    Sans risques on est mort!

    @sylvie... peut-être peut-on aimer vraiment en n'étant plus si naïve... oui je sais,pas si facile

    @Filo... j'ai été voir sur des blogs lectures... oups l'avis est plus que mitigé!!!par endroits carrément négatif!!

    Posté par Coumarine, 09 novembre 2009 à 21:07
  • J'ai des amies, plusieurs, celle à qui je raconte ceci, celle à qui je confie celà, celle avec qui je marche, et celle avec qui je parle boulot. Ensemble, elles forment une amie idéale qui serait parée de toutes les qualités. Séparément, elles ont toutes un petit manque qui les rendent imparfaites. Comme moi.

    Posté par Berthoise, 09 novembre 2009 à 21:51
  • @Berthoise... mais oui! il fallait y penser, tout simplement...

    Posté par Coumarine, 09 novembre 2009 à 22:58
  • Je suis un peu comme Berthoise. Il y a la complice de lectures et de coup de coeur musicaux, il y a celles avec qui je marche et je m'émerveille devant les beautés de la nature, il y a celle à qui je confie mes préoccupations professionnelles, il y a celle avec qui je peins et parcours expos et musées...
    Peut-être parce que je n'ai jamais trouvé celle à qui je pouvais confier tout cela à la fois. Peut-être parce que je suis trop idéaliste ?

    Posté par naline, 10 novembre 2009 à 08:44
  • En amitié , comme toi , j'ai pris de la distance
    J'ai vécu un trahison aussi , un malentendu , des choses qui m'ont fait gamberger des mois
    Alors quand ça ronge et quand ça fait mal , je prends de la distance
    Je comprends très bien ce que tu as vécu , l'amie , on en a besoin , c'est précieux , si précieux
    Mais les rivalités existent , elles ressurgissent parfois , exclusivité , jalousies
    Je me suis un peu éloignée des amitiés de femmes , et j'ai trouvé autre chose , aussi auprès des hommes (complexe aussi )
    Etrangement je me suis liée de forte amitié avec une blogueuse très lointaine ,ça ne s'explique pas
    Ton billet me touche aussi

    Posté par Jeanne, 10 novembre 2009 à 09:29
  • Je comprend tellement ce que tu as écrit !...

    et je pourrais aussi faire miennes les 2 dernières phrases de louloute ;" être sa propre amie pour ne pas être trahie",
    mais pas toujours si évident malgré tout que cela parait au premier abord...

    Posté par LOulotte2, 10 novembre 2009 à 23:32
  • "Qu'est qu'un ami ? Une âme en deux corps." Aristote
    Il a tout résumé.

    Posté par BEcassine, 12 novembre 2009 à 21:33
  • merci encore aux derniers commentateurs pour vos mots toujours si riches...

    Posté par Coumarine, 12 novembre 2009 à 22:37
  • Tout pareil, "Un secret" est magnifique, "Mauvaise rencontre" plat, sans relief...très déçevant. C'est comme Eric Emmanuel Schmitt, il s'essouffle.

    Posté par Bérangère, 13 novembre 2009 à 13:58
  • ouf ouf Bérangère, suis donc pas la seule à trouver ça!

    Posté par Coumarine, 13 novembre 2009 à 16:19
  • Que sont mes amis devenus...

    Les maux ne savent seuls venir;
    Tout ce qui m'était à venir
    M'est advenu.
    Que sont mes amis devenus
    Que j'avais de si près tenus
    Et tant aimés ?
    Je crois qu'ils sont trop clairsemés
    Ils ne furent pas bien semés
    Ils m'ont failli.
    De tels amis m'ont bien trahi
    Lorsque Dieu m'a assailli
    De tous côtés.
    N'en vit un seul en mon logis
    Le vent je crois, me les a pris,
    L' amour est morte.
    Ce sont amis que vent emporte,
    Et il ventait devant ma porte
    Les emporta.

    Ruteboeuf

    Posté par Fille de l'Eau, 19 novembre 2009 à 14:02
  • @fille de l'eau
    ah oui! Ruteboeuf
    il a bien chanté ces amitiés perdues!

    Posté par Coumarine, 21 novembre 2009 à 08:53

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