La lettre sur le dos - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

30 octobre 2009

La lettre sur le dos

Y aurait-il, épinglée sur mon dos depuis toujours, écrite par un ancêtre, aïeul ou parent, une lettre que je ne puis lire (forcément!) et qui m'étiquette, me conditionne...?
Je soupçonne que cette lettre se trouve sur mon dos, elle pèse si lourd, elle pèse des tonnes... me donne des maux de dos, de tête, de cœur, de pieds qui n'avancent pas... mais j'ignore ce qui se trouve écrit là, je ne puis le lire moi-même...
Et si quelqu'un m'en parle, parce qu'il a tenté de déchiffrer cette lettre si mal écrite, ses mots seront déformés, accommodés à sa sauce personnelle...

Tiens je me demande tout-à-coup...
Ce qui est vrai pour moi, l'est-il pour mes enfants, le sera-t-il pour les enfants de mes enfants...?
Quelle est la lettre que dans mon inconscient (mon inconscience) j'ai épinglée sur leur dos à eux, à laquelle ils n'ont pas accès librement, et qui leur donne maux de dos, de ventre, de pieds qui n'avancent pas...?

Où se trouve la liberté de chacun d'entre nous?
Peut-on un jour déchirer cette lettre (est-ce souhaitable d'ailleurs, peut-être que cette lettre est notre colonne vertébrale...) et réécrire une histoire qui serait vraiment la nôtre?

divers_049

Photo Coumarine


Commentaires

    Peut-être as-tu déjà lu le livre que j'aimerais te conseiller, je l'ai trouvé très intéressant: "Aïe mes aïeux" de Anne Ancelin Schützenberger. Il m'a bien éclairée sur certaines situations...

    Posté par chrichrine, 30 octobre 2009 à 15:46
  • @chrichrine... d'abord bienvenue à toi!
    oui j'ai lu ce livre(il y a déjà un certain temps...) Très intéressant!Merci de le signaler
    Et en plus tu vois, mon livre (qui est épinglé là à droite...) c'est ça: une démarche psychogénéalogique...
    Je suis passionnée par cela, j'en ai déjà souvent parlé sur mon blog...et de temps en temps j'en remets une couche!!! (sourires)

    Posté par Coumarine, 30 octobre 2009 à 16:16
  • Dis, Coume, tes "petites" questions là, il faut tout un livre pour y répondre et plein de recherches à mener à bien (enfin, l'espoir de trouver des réponses est une excellente motivation).
    OK, OK, je ne t'aide pas beaucoup, alors ---> je m'en vais faire un tour et prendre le train ;D

    Posté par Filo Filo, 30 octobre 2009 à 16:21
  • @filo... je vais te dire..
    Je ne cherche pas vraiment de réponses...
    Juste envie de susciter un questionnement
    Bon We à toi...et surtout ne rate pas ton train!!!!

    Posté par Coumarine, 30 octobre 2009 à 16:23
  • J'aime bien ta photo, surprenante.

    J'aime bien aussi ce que tu dis des injonctions familiales qui conditionnent notre vie à l'insu de ceux qui les ont transmises... et que nous même ne parvenons que péniblement à décoder.

    Posté par Pierre, 30 octobre 2009 à 17:35
  • Je me suis souvent demandée (entre autre) comment une histoire du passé, bien souvent ignorée ou oubliée de tous pouvait-elle être transmise de génération en génération?...

    Posté par bernie.83, 30 octobre 2009 à 18:00
  • Tu ne cherches pas de réponse mais tu poses une question ? Des fois, c'est mignon les formulations.
    Bon et bien je vais répondre quand même et émettre un point de vue personnel sur ton texte : On n'arrache pas la lettre qu'on a dans le dos, par contre, on l'inclut dans notre propre alphabet dont on se sert pour raconter notre propre histoire. Et c'est comme dans tous les alphabets : il y a des lettres plus ou moins utilisées (personnellement le moins possible la lettre Z )

    Posté par Prax, 30 octobre 2009 à 18:46
  • On colle des lettres, des noms, des mots, des surnoms aux autres et ça colle longtemps , longtemps, longtemps. On leur colle souvent notre propre mal-être comme si on voulait s'en débarrasser, mais ce n'est pas un bout de sparadrap. C'est plutôt comme un virus : ce n'est pas parce qu'on le refile qu'on s'en débarrasse.
    Claire Freud
    bisous

    Posté par Claire, 30 octobre 2009 à 18:52
  • Ton billet me fait penser à la punition de " la page arachée". Dans ces temps anciens, l'élève qui avait particulièrement mal écrit et accumulé les taches devait se promener pendant toute la récréation avec cette page agraphée dans son dos. La punition était assortie de l'obligation d'aller faire voir la dite page aux élèves des autres classes et à la directrice. Ce traitement n'entrainait alors aucune protestation des parents. C'était juste "pour ton bien".

    Nous sommes le fruit des projections de tous ceux qui nous ont précédé et aussi de ceux que nous avons mis au monde, sans compter les carcans que nous nous fabriquons et que nous appelons selon le cas, règles de vie, idéal ...
    Bon week-end Coumarine.

    Posté par nicole 86, 30 octobre 2009 à 19:16
  • Ah, ces choses qui vous collent à la peau. Des transmissions bien encombrantes parfois...

    Posté par naline, 30 octobre 2009 à 19:17
  • C'est curieux que tu ne cherches pas vraiment de réponses , Coum . Je ne comprends pas très bien alors pourquoi tu te poses des questions ou que tu veux susciter des questionnements ? Il doit y avoir quelque chose qui m'échappe , parce ce que je me heurte à un non-sens en te lisant là .

    Posté par Julie, 30 octobre 2009 à 19:56
  • Voilà ce qui est écrit dans ton dos : ton nom et tu as bien de la chance car c'est un très beau nom propre qui n'évoque que des splendeurs. Mais sans doute tes enfants y lisent Maman, ton homme, Nicole, tes lecteurs, Coumarine et moi le nom de quelqu'un de précieux qui m'a remis sur le chemin de l'écriture.

    Posté par charlotte, 30 octobre 2009 à 20:29
  • @Pierre, on n'a jamais fini de décoder les injonctions qui viennent de loin parfois et dont on n'a pas vraiment conscience, sinon que cela fait souffrir par les limitations qu'elles suscitent...
    Tu sais, j'aime faire des photos (comme toi...) et celle-ci est un peu trafiquée par photofiltre...

    @bernie... c'est bien là toute la question, comment cet héritage se transmet-il?
    Pas mal de livres parlent de cette problématique... faut faire une recherche sur psychogénéalogie
    C'est passionnant tout ça...

    @Prax... je ME pose des questions... c'est très différent de je pose des questions (sous entendus à vous les lecteurs nombreux et fidèles si si)
    Me poser des questions, pour témoigner de mon intérêt dans ce domaine qu'on explore depuis peu plus en profondeur...
    Je lis bcp à ce sujet... et figure-toi j'ai écris moi-même à ce sujet...
    Mais j'aime que VOUS mes lecteurs (nombreux et fidèles si si!) me donniez votre avis à vous!

    Posté par Coumarine, 30 octobre 2009 à 21:21
  • @Prax encore... maintenant j'aime bcp ta manière d'intégrer la lettre par l'alphabet à "conjuguer" (oups!) dans notre vie...

    @Claire Freud... oui c'est pire qu'un sparadrap dont on ne parvient pas à se débarrasser... hihihi pour la comparaison!

    @nicole... c'est terrible ce que tu rappelles: comme si humilier était éduquer! c'est d'une crauté sans nom!!
    Bon WE à toi aussi

    Posté par Coumarine, 30 octobre 2009 à 21:26
  • @Naline...tu as reconnu l'endroit où j'ai pris cette photo? (mais je l'ai trafiquée...)

    @charlotte... tu me fais un commentaire qui me touche là, tu sais ça?
    Merci à toi...
    Que j'ai pu aider qqun à révéler le don qu'il a en lui... cela m'aide en retour à croire en moi...
    Tiens, je t'embrasse fort là...

    @Julie, que deviens-tu? tu n'écris plus... tu manques...
    Alors c'est mon billet lui-même que tu mets en cause
    Je vais te dire comment a surgi ce billet:
    Je pense à ce sujet de la psychogénéalogie suite à un événement familial de ces derniers jours
    Je commence à écrire à ce sujet... en faisant comme je fais souvent: plutôt qu'affirmer ou constater, je pose des questions, pour moi avant tout
    Puis je réalise que je soulève un sujet dont l'ampleur me dépasse du moins en ce moment: il faudrait des pages pour en parler... d'autres l'ont fait avant moi? Je ne suis pas qualifiée non plus pour écrire là dessus
    Quant à écrire de manière plus perso... je ne peux plus, ou alors je ne me donne pas la permission quand je devrais parler de tiers,
    Je deviens donc fort limitée tu vois?
    Et j'ai mon billet a tourné court...
    Mais il m'a valu le plaisir de ta visite... me fait plaisir!

    Posté par Coumarine, 30 octobre 2009 à 21:34
  • Grande question !!!
    Je me la pose souvent, mais pas de cette manière ...
    Je me demande souvent, de tous les poids qui pèsent sur moi... quels sont ceux dont je PEUX me libérer...
    Et pas pouvoir au sens de "être capable de", mais pouvoir au sens de "est ce que j'ai le droit (moral) de le faire" ....

    Hue... je me penche sur la réponse à ta question précédente dès que je peux, mais je ne peux pas le faire en 5 mn )

    Posté par teb, 30 octobre 2009 à 22:13
  • La psychogénéalogie est nouvelle pour moi mais elle m'intéresse beaucoup. Je sais que l'histoire d'une famille est ponctuée de dates symboles, d'événements répétés reliés les uns aux autres par une logique transcendant le temps, et que chaque individu trimballe avec lui un gros sac de casseroles transmises par ses ancêtres. Pas simple d'être un humain, comme disait un de mes élèves, petit bout de chou extrêmement avisé pour son âge...
    La métaphore de la lettre mystère accrochée dans le dos est très juste. Elle contient cette part de nous inaccessible à quiconque et qui fait qu'on ne se connaît jamais parfaitement soi-même.
    Merci d'être passée sur mon blog et d'avoir laissé un commentaire touchant.
    célestine

    Posté par celestine, 30 octobre 2009 à 22:58
  • Je trouve cette image de lettre accrochée dans le dos très "parlante".
    C'est un vaste sujet de réflexion.

    "Peut-on un jour déchirer cette lettre (est-ce souhaitable d'ailleurs, peut-être que cette lettre est notre colonne vertébrale...)"

    Je pense qu'il y a du vrai dans cette remarque. On se construit de lien en lien, avec la génération précédente et le génération future. Par contre, je suis sûr qu'il est important de prendre connaissance de son histoire familiale, quelle qu'elle soit, de la mettre en mot, si possible, de façon à mieux la porter et mieux la transmettre.

    Posté par fabeli, 31 octobre 2009 à 07:45
  • Analogie ou hors sujet

    En vous lisant, immédiatement s'est imposée à moi, l'histoire d'Hester Prynne, l'héroïne malheureuse de la Lettre Ecarlate (The Scarlet Letter) de Nathaniel Hawthorne ! On ne se débarrasse pas facilement d'une lettre, qu'elle ait été brodée sur notre poitrine ou notre dos par la société ou qu'elle soit l'héritage d'un passé dont on n'est pas responsable...

    Posté par Gicerilla, 31 octobre 2009 à 09:04
  • ça fait peur hein quand on est maman... Vi, vi, vi... Je me pose parfois ces questions là, ces questions qui donnent mal au crâne et qui restent qu'entourées de peut être...

    Posté par Catherine, 31 octobre 2009 à 09:36
  • J'ai découvert la psychogénéalogie il y a environ 6 ans. J'avais même commencé avec une personne qui pratique un peu à essayer de trouver le début de "ma lettre", et surtout celle de ma fille.
    Cette personne est partie vivre ailleurs.
    J'ai cette proposition dans ma tête, mais je n'ai pas cherché à approfondir de nouveau

    Il y a tellement de choses qui m'intéressent dans la compréhension des êtres humains. Je me disperse sans doute de trop. Mais que veux tu (malgré mes petits airs timides) je suis une expérimentatrice (existe-t'il ce mot ? j'ai un doute en l'écrivant) mais je ne vais pas assez souvent au fond des choses.

    Et puis je crois que j'ai trouvé ma voie du moment : la biodanza qui me nourrit et m'apaise.. et je n'ai pas beaucoup de temps pour autre chose.

    Passe un bon week-end Coumarine.

    PS : magnifique les photos que tu nous proposes en ce moment.

    Posté par Annick, 31 octobre 2009 à 10:53
  • J'ai mieux compris , Coumarine et je te remercie pour tes explications . Décidément, j'ai l'impression que je te bouscule à nouveau , si tu penses que je remets en cause ton billet . Non, non j'essaie de te comprendre tout simplement . J'aime accompagner l'autre dans son cheminement de pensées et là quelque chose m'échappait alors je t'en ai parlé . Histoire de me retrouver sur la même longueur d'ondes que toi .
    Le problème était chez moi . Est ce que tu me comprends ? ( sourire) .
    Tu sais, je te trouve bien courageuse de te limiter .
    Bisous et à bientôt .

    Posté par Julie, 31 octobre 2009 à 13:01
  • Ouille !

    Bonjour !
    Je vais sans doute me faire traiter de bien des noms, mais et le libre-arbitre ? Qu'en faites-vous bonnes gens ?
    Ne craignez-vous pas que la psychogénéalogie ne soit la porte grande ouverte à : "C'est pas de ma faute !"
    Qu'il y ait une part de vrai, c'est très vraisemblable, mais je crains que cela ne soit qu'une bonne excuse pour ne pas se prendre en main (ou n'être pas capable de...).
    On peut transmettre bien d'autres saloperies, bien réelles, croyez-moi.

    Posté par papet Croûton, 31 octobre 2009 à 16:42
  • BOnsoir Coumarine,
    Nous avons tous le poids des mots et des maux de nos prédécesseurs à porter car ils nous sont transmis à travers leurs gestes, silences attitudes... Mais ne penses-tu pas que lorsqu'on sait réellement donner un sens à tous ces non-sens parce qu'on comprend l'origine de ces mots et maux, si on les accepte, on peut les apprivoiser et ils en deviennent léger? Comme tu le dis, ils font partie de nous finalement, à nous de les subir ou de les transformer en un nouveau poème.
    Delphine

    Posté par Delphine, 31 octobre 2009 à 18:09
  • @teb... je crois qu'on a le droit moral, et même le devoir de se libérer des chaines qui nous entravent
    Il le faut pour noi s enfants...pour qu'ils ne portent pas dans leur dos ce genre de lettre sans en savoir le contenu...!

    @célestine... bienvenue sur cet espace...
    C' est cela aussi la magie du Net: les amis de nos amis sont nos amis...
    si tu as le courage d'aller au tout début de mon blog (il y a cinq ans), tu apprendras pourquoi ton billet m'a fort touchée...)

    @fabeli... voilà c'est ça! mettre en mots notre histoire familiale, afin qu'elle ne pèse plus de man inconsciente, ni sur nous, ni sur nos enfants...

    @Gicerilla...un tout grand merci pour cette référence littéraire (que je ne connais pas... une occasion de découvrir! quelle chance!!)
    (Je me disais que je te tutoyais... et tu (vous) pas... on fait quoi alors?)

    Posté par Coumarine, 31 octobre 2009 à 20:57
  • @catherine... oui, je trouve aussi, parfois ça fait peur...comme si on était "responsable" de ce qui ne va pas (ou moins bien) chez nos enfants...

    @annick... oui tu es une expérimentatrice... tu cherches ce qui est bon pour toi...
    Alors on finit par trouver un chemin qui nourrit: c'est le cas pour toi avec labiodanza. C'est vraiment bien, on sent que ça te nourrit!

    @Julie...merci d'être revenue
    Je crois qu'il n'y a pas de problème, ni chez toi, ni chez moi...il y a simplement des occasions de mieux se comprendre...
    J'ai perçu ton questionnement, ton envie de comprendre mon intention
    pas que tu remettais en question mon billet
    Je le regrette d'ailleurs, il ne fait que toucher à un sujet ample et passionnant

    Posté par Coumarine, 31 octobre 2009 à 21:03
  • @papet crouton... bienvenue ici, et merci de me (nous)donner votre avis même s'il est un peu musclé.
    Non se pencher sur l'histoire de sa famille pour mieux en comprendre les mécanismes inconscients, n'est pas une solution de facilité,pour mettre sur les épaules des autres la responsabilité dont on veut se décharger
    Au contraire.
    C'est devenir plus conscient avec son corollaire, devenir plus responsables, briser des chaines mortifères...
    (j'ai vu en effet que vous avez votre dose de chagrin... de tout coeur je vous souhaite bon courage...)

    @delphine...je suis absolument convaincue qu'on peut briser pas mal de dysfonctionnement, de répétitions douloureuses en se mettant à l'écoute de notre "arbre" généalogique, en l'interrogeant, et en conscientisant ses endroits à maux!
    Oui c'est là l'objet de ce billet... nous inviter à y réfléchir... mais je crois avoir été maladroite ou du moins incomplète:je n'ai fait qu'effleurer le sujet...

    Posté par Coumarine, 31 octobre 2009 à 21:11
  • Mes excuses si j'ai pu paraître abrupt, mais je suis tellement las du "politiquement correct" du "cé-pa-ma-fôte"...
    Je me tais.

    Posté par papet Croûton, 01 novembre 2009 à 06:23
  • @papet Croûton... vous taire, c'est votre choix... mais sachez que votre "voix" ici est la bienvenue.
    Je voudrais simplement souligner que se pencher sur son arbre généalogique, ce n'est pas de la déresponsabilisation, mais au contraire une volonté de prendre sa vie en mains...
    Bonne journée à vous

    Posté par Coumarine, 01 novembre 2009 à 08:59
  • Alors c'est un peu pour ça que j'écris des histoires qui se passent sur plusieurs générations. Car les personnages n'ont certaines caractéristiques et ne font certains choix que parce que, d'autre part, leurs grands-parents ... etc...

    C'est impressionant comme question en fait, ça nous enlève pas mal de notre libre arbitre, et renforce l'idée de prédestination. Je sens, avec l'âge, s'installer en moi la personnalité de ma grand-mère maternelle, et de ma mère (même, pour cette dernière, des choses que je n'aimais pas du tout en elle, que je n'aime pas en moi, mais qui sont là, comme un gros nez ou un grain de beauté au milieu du front ...)

    Posté par Edmée, 01 novembre 2009 à 13:04
  • @Edmée...aie... accepter que l'on ressemble à sa mère (par exemple), qu'on n'est (nait?) d'eux, et que l'on ne s'est pas faite tout seul..
    pas si facile...

    Posté par Coumarine, 01 novembre 2009 à 13:55
  • Notre amie Tisseuse pourrait sûrement dire quelque chose là-dessus. En tout cas, Coum, c'est un de tes articles que je préfère. Peut-être parce qu'il entre en résonance exactement avec la question que je me pose. Je dirais même que c'est LA question et qu'à partir du moment où on se l'est posée, je me demande combien de temps il faut en effet pour réécrire une autre histoire -la sienne. Sans doute faut-il vivre avec son étoile jaune, si je puis me permettre cette comparaison sans mesure (si l'on est marqué, nous, on n'est pas condamné à mort pour autant), ou ce quelque chose qui nous conditionne...

    Maintenant, le transfert aux enfants ! On a sûrement transféré quelque chose mais c'est aussi un petit miracle de voir quand ils ont pu s'écrire leur histoire propre (c'est souvent ce que je constate avec mon fils et de ce fait, je vais d'émerveillement en émerveillement)...

    Ah! Je voudrais pouvoir rebondir là-dessus, mais je ne sais comment ni par où prendre ce problème...

    Posté par Pivoine, 01 novembre 2009 à 16:41
  • Libre-arbitre

    Il est difficile d'exercer un libre-arbitre avant l'adolescence, âge où traditionnellement, on s'oppose à ses parents. Avant, avant, c'est pas simple du tout, surtout si on a affaire à des parents aimants, qui croient et pensent bien faire et qu'on les aime aussi et qu'on a été élevé dans l'idée sacrée de l'amour et du respect des parents...

    Posté par Pivoine, 01 novembre 2009 à 16:43
  • hé hé hé il faut que je vienne chez toi pour lire enfin du Julie

    bon Coum je crois que beaucoup de choses ont été dites... peut-être un jour reviendras tu sur ce sujet sans te limiter et là ça deviendra encore plus passionnant...

    je t'embrasse.

    Posté par Le Chat, 01 novembre 2009 à 18:44
  • @Pivoine...on n'a jamais fini d'explorer ce chemin, de s'interroger au sujet des "transmissions"
    Je n'ai fait qu'explorer le sujet, je pourrais un jour le reprendre plus longuement...
    Si j'en ai le courage et le temps

    @Le Chat... mais comme je suis contente de te voir ici! Tu sais que je te lis régulièrement, mais pas toujours le temps de laisser un commentaire...
    Je sais, c'est pas bien ... ;-((

    Posté par Coumarine, 01 novembre 2009 à 22:44
  • très prise ce week-end je n'étais pas venue faire mon petit tour ici....

    évidemment un de mes sujets favoris, alors je craque pour un court commentaire )

    Coumarine, tu évoques avec brio ce qu'on nomme en psychogénéalogie les missions inconscientes et les fidélités familiales invisibles
    essayer de les mettre à jour est, au contraire de se déresponsabiliser, un des moyens de s'autonomiser et devenir adulte de façon consciente
    choisir enfin de faire vivre telle ou telle capacité de son être

    l'idée n'étant pas de tout jeter, car on risquerait de perdre une partie de ce qui nous a fondé, mais de choisir avec plus de lucidité et de conscience de développer ou explorer certaines voies
    l'idée aussi étant d'être plus clair dans la transmission orale à nos enfants de l'histoire familiale, sans compromission, sans idéalisation ou honte

    Posté par Tisseuse, 02 novembre 2009 à 16:31
  • MERCI Tisseuse
    tes commentaires sont toujours très intéressants...
    Il est vrai que c'est vraiment ton domaine et que tu en sais un bout là-dessus!!!

    Posté par Coumarine, 02 novembre 2009 à 23:31
  • Comme d'habitude ta note me touche profondemment...
    Qu'est ce que j'aimerai pouvoir lire cette lettre dans mon dos la froisser en garder certaines choses pour pouvoir les transmettre et repartir le dos léger... Mais c'est trop dur ...pour l'instant
    Bises

    Posté par manoudanslaforet, 05 novembre 2009 à 18:20
  • @Manou... je souhaite bon courage...

    Posté par Coumarine, 05 novembre 2009 à 22:05

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