30 septembre 2009
Une garde-robe extensible...
Quand j'ouvre ma garde-robe, immanquablement je choisis toujours de mettre les mêmes vêtements. Ceux dans lesquels je me sens vraiment à l'aise, ceux que j'aime bien...ceux qui me vont bien.
Cela fait quelques vêtements, pas beaucoup en somme.
Et le reste?
Le reste reste là, suspendu interminablement sur des cintres bien rangés.
Jamais mis ou si peu, enfilé pour du semblant un jour ou deux, juste pour me donner bonne conscience. Parce que quand même, ces vêtements je les ai achetés et ... faut pas gaspiller n'est-ce pas?
Donc dans ma garde-robe, quelques tenues que je mets et aime mettre... et le reste qui se languit en attendant que je les remarque et les choisisse enfin!
Mais moi je passe à côté, je ne les vois même pas.
Sauf quand comme ce soir, je prends la peine de regarder ce qui se passe dans mon armoire: plein de vêtements accumulés au fil des années, dont j'ai peine à me défaire...
Vous comprenez, un jour j'en aurai besoin, qui sait?
Ou j'aurai un peu maigri, et ils m'iront à nouveau très très bien!
Ou j'aurai envie de les remettre, les gouts peuvent changer, évoluer, et je serai contente de les retrouver, n'est-ce pas?
Il y a aussi l'un ou l'autre vêtement que je n'ai jamais mis. Mauvais achat comme on dit.
Très mauvais faut le reconnaître car sitôt arrivée à la maison, et essayant à nouveau le vêtement en question... c'est la consternation: je ne m'aime pas, mais alors pas du tout avec ce truc sans couleur et sans forme, qui me grossit ou accentue mes défauts, mais comment j'ai pu acheter un machin pareil, c'est la faute de la vendeuse qui insistait, disant que ça m'allait très bien, évidemment elle doit vendre mais s'en fiche complètement de moi.
C'est malin... comment j'ai pu me laisser influencer comme ça?
Furieuse sur moi que je suis me demandant ce que je vais faire de ces fringues pas mettables
Je dois sûrement être la seule dans la blogosphère à faire des mauvais achats!
Mais alors pourquoi je n'en fais pas un paquet pour les donner à qui ils plairont?
Parce que...quand même... me débarasser d'un vêtement neuf et jamais mis, c'est presque indécent...
Je préfère vivre de la douce illusion qu'un jour viendra, on ne sait jamais ... j'aimerai très fort ce pantalon, ce pull ou autre écharpe...
Finalement quand je réfléchis un peu plus loin, il y en a combien de ces casseroles que je n'utilise plus jamais, de cette vaisselle idem, de tous ces objets inutiles qui encombrent mes armoires?
Combien de livres que je ne relirai plus jamais, et qui ne sont pas des livres chéris, de CD que je n'écoute plus jamais, des gadgets que j'ai achetés comme ça, petit coup de foudre, mais aussitôt remisés quelque part au fond d'une armoire...?
Bon il faudra que je pense à acheter quand il sera temps, un cercueil à plusieurs étages, pour y caser tous les objets inutiles dont je suis incapable de me séparer...
Oui bon je sais, la photo n'a aucun rapport avec mon billet... mais j'ai tellement de photos dans mon PC dont je suis incapable de me débarasser, que voulez-vous, alors je mets celle-ci... me suis dit qu'elle pourrait toujours servir...
27 septembre 2009
Mon étoile était encore muette...
J'ai huit ans je crois.
C’est un jour d’été. Il y a la plage, tellement vaste qu’elle s’en va loin là-bas, jusqu’au bout du monde. Il y a les cris des enfants. Et ceux des adultes qui les appellent. Il y a les mouettes qui piquent un sacré vol plané sur la mer. Il y a le vent iodé qui siffle aux oreilles et que c’est pas facile des fois de marcher comme ça. On voit les gens qui avancent tout de travers, complètement penchés en avant à lutter contre le vent, ou alors en arrière poussés par lui. C’est rigolo, comment ils tiennent debout !
Il y a les pieds qui s’enfoncent dans le sable mouillé tout neuf à peine déserté par la mer. Attention de ne pas se blesser aux coquillages éparpillés ! Parfois, ils sont tous cassés ! Petits débris dérisoires, mais qui compliquent ma marche de petite fille aux pieds nus, écorchés déjà… aïe ça fait mal !
Mais je veux continuer, parvenir jusqu’au bord de l’infini, là où la mer commence son voyage bruyant dans les retombées de ses vagues fougueuses, fracassées d’étincelles blanches.
J’ai la tête remplie des odeurs et des sons assourdissants du vent. J’entends dans le lointain les appels répétés de ma mère qui m’ordonnent de revenir immédiatement vers la sécurité, vers le sable mou et les beaux coquillages restés entiers, des coquillages qui ne blessent pas les pieds… Mais mon oreille est sourde, car je continue d’avancer jusqu’aux vaguelettes qui viennent s’échouer à mes pieds.
Là, je m’arrête, le cœur battant mille chamades, figée dans une attente presque douloureuse…
Je sens qu'il se passe quelque chose d'important, qu’il faut que je laisse le soleil, et l’air piqué d’iode, et le vent un peu sauvage, et les embruns qui volent, prendre possession de mon corps tout entier, jusqu’au bout des doigts, afin qu’ils finissent par atteindre mon âme…
Et soudain j'ai su…
J'ai su ce que personne autour de moi ne semblait savoir, ce que personne sans doute ne pouvait un seul instant imaginer. C'était comme une étincelle qui soudain renaît d’un feu que l’on croit éteint. Comme le goût particulier d’un légume précis que la langue attentive repère soudain dans une soupe aux ingrédients mixés. Comme la voix dont le timbre particulier surmonte le chœur indistinct de la foule. Comme quand on écarte les tentures de velours opaque pour laisser d’un seul coup entrer un soleil puissant.
Soudain j'ai su… parce que je savais déjà…
Ce jour-là, bien ancrée sur le sable mouillé, malgré les coquillages brisés qui me blessaient le pied, j’ai tellement respiré aux dimensions de cet horizon prodigieux, que je me suis agrandie jusqu’à me sentir faire UN avec la mer et le ciel qui s’unissaient au loin dans une vivante étreinte bleue.
J'ai su que j'étais différente, porteuse désormais d’une marque qui me faisait l'enfant d'un univers tellement plus vaste que l’univers restreint d’une maison maussade, d’une classe aux murs étriqués, d’une rue encombrée de ses mille médiocrités.

Soudain j'ai su que j'étais une enfant sauvage, une petite louve rebelle et qu’il me faudrait lutter contre moi-même avant tout, pour ne jamais, jamais l’oublier…
Oui j'ai su qu’il me faudrait répondre à cet appel qui n’en finirait pas de creuser la faim au fond de moi. Au fond du profond de mon être.
Ou plutôt qu'il me faudrait danser sur le fil funambule qui reliait à la lune, mon étoile encore muette…
Photos trouvées sur Flickr
25 septembre 2009
Question de poids
Quand autrefois un de mes enfants petits, s'endormait sur mes genoux, il se faisait beaucoup plus lourd que le poids de son corps...
S'ajoutait le poids de son abandon confiant...
Renoir
J'aimais faire des câlins à mes enfants, je les serrais contre moi, et ce corps à corps nous faisait du bien, à moi comme à l'enfant. Je faisais, avec bien du retard sur mon enfance, des provisions de douceur tendre... et c'était BON
J'aimais beaucoup quand ils venaient vers moi, demandaient mes genoux et s'y endormaient parfois, leur abandon m'arrachait des larmes: quelqu'un s'abandonnait en confiance à moi, sans défiance, sans méfiance, c'était comme un petit miracle
Maintenant encore mes enfants et moi, on peut se serrer longuement dans les bras... simplement savourer cet intense instant de présence l'un à l'autre, dans lequel bien des choses passent sans les mots.
Et puis... l'homme aussi, j'aime le garder contre moi, j'aime me serrer contre lui.
Quelqu'un m'a dit un jour, que j'étais une "toucheuse"... C'est vrai je crois, dans le plus beau sens du terme.
22 septembre 2009
Sérénité
Aujourd'hui, j'ai marché...
Pas loin de chez moi (j'en ai parlé ici et là) il y a tout ce qu'il faut pour une promenade "nature": un parc, des arbres, un petit étang (pas si petit que ça...), quelques canards, et oies blanches (non non...c'est pas moi...). Un héron aussi quand il daigne montrer le bout de son bec. Digne et solitaire.
Aujourd'hui en plus il y avait le soleil et le ciel bleu bleu bleu tout déployé au dessus de la tête.
Et dans l'air quelque chose d'indéfinissable qui ressemblait à la sérénité.
La sérénité, j'en ai besoin ces jours-ci. Alors je suis allée la chercher là où je sais la trouver...
J'ai laissé les choses à faire à la maison... j'ai chaussé mes baskets et suis partie un bon moment.
D'abord je me suis placée bien en face du soleil. Et je l'ai laissé m'envahir.
Je lui ai présenté mon front, j'ai fermé les yeux: le soleil s'est concentré entre mes deux yeux, là où l'on s'accorde à dire que se trouve un point de chakra important, le troisième oeil (ou l'œil intérieur, ou l'œil de l'âme
Je me suis offerte, ouverte au soleil. Je l'ai laissé consciemment m'envahir. Il a caressé mon front et peu à peu a irradié dans mon corps jusqu'aux extrémités de mes doigts. Je me suis sentie gonflée de cette lumière, et me suis élargie aux dimensions de... du monde. Oui j'ose le dire...parce que c'est cela que j'ai vécu, comme un embrasement accepté librement.
Puis je me suis baissée et j'ai ramassé ce qui s'offre là gratuitement en ce moment. J'ai cueilli quelque marrons tout ronds, tout luisants, tout beaux, tout colorés de cette couleur et senteur de l'automne naissant. Un pour chaque main, et quelques-uns dans ma poche.
Et je les ai roulés indéfiniment dans mes mains, tout en continuant ma marche. Petit massage improvisé, mais tellement bon, comme si le grand marronnier voulait me communiquer un peu de sa force. Je l'ai acceptée avec gratitude et lui ai dit merci.
Enfin, je me suis plantée devant l'eau frissonnante de l'étang. J'ai regardé deux ou trois canards qui nageaient tranquillement, quelques mouettes blanches qui planaient au dessus des eaux avec un majesté silencieuse: comment font-elles pour ne pas connaître l'inquiétude, l'anxiété qui désordonnerait leurs amples et puissants mouvements?
Je lei ai interrogées longuement... et elles m'ont répondu...
Je suis rentrée régénérée
Et me suis sentie...BIEN
20 septembre 2009
Cosmogonie
La Parole.
Puissante. Omniprésente.
La Parole d'un seul tenant. Non! Coupée en deux. Non! Morcelée, déchirée, divaguée
Mille éclats de paroles.
Mille éclats de paroles dans la bouche, qui s'emmêlent les pinceaux.
La Parole est enceinte de sa parole.
Grossesse difficile. Surveillée de près par la bouche encombrée.
Non.
La Parole est dans le ventre. Un ventre sans nombril.
Un ventre troué. percé. ouvert aux grands vents, zéphyrs et typhons.
Non.
Retour sur image.
La bouche est serrée, sans lèvres, sans sourire.
La Parole a perdu la parole et gronde dans la tempête du ventre. Plus bas que le ventre. Là où explose le plaisir. Là aussi où la souffrance taraude, modèle, pétrit jusqu'à plus soif.
Jusqu'à plus soif.
A BOIRE!
La bouche a soif d'une parole ronde sucrée veloutée une parole à sucer tranquillement entre les lèvres rouges gorgées de santé, de vin...
De sang! Le sang des commencements.
Nausée. La Parole va sortir en jets puissants.
Ou lamentables.
Non.
La bouche avale la parole qui restera secrète
Elle fera son chemin au plus profond de son antre
Pour surgir quelque part de l'autre côté de son souffle...
Au ras du sol. Au ras du désir.
La femme ouvre les cuisses et L'Etre-sans-visage la féconde dans un cri puissant.
La Parole explose en mille morceaux de paroles. Silence.
Silence tellement silencieux que plus personne ne l'entend.
Juste un papillon blanc qui poursuit sa quête un peu désordonnée, deci, delà...
Photo trouvée sur Flickr
16 septembre 2009
Une question qu'elle est intéressante ;-))
"Les blogueurs font-ils évoluer leurs blogs ou ceux-ci sont-ils doués d'une vie propre qui fait évoluer leur créateur? Au bout de quelques années de blog, on en vient à se le demander.."
En voilà une question qu'elle est intéressante...
Elle a été posée dans un commentaire ici par Pascale, une nouvelle venue ici dont j'ai découvert le petit monde... à la fois très différent du mien, et cependant plein de connivences... elle et ses "complices" illustrent des mots, les mettent en page avec une créativité qui m'émerveille, elles font du scrapbooking une passion aussi passion que celle que j'ai pour les mots, c'est dire!
Revenons à la question... vous en pensez quoi?
Qui est le vrai maître du jeu?
Le blogueur (on pourrait le croire) qui écrit au jour le jour sur son blog qu'il chouchoute et aménage à son gré ou au contraire qu'il néglige selon les périodes, ou même qu'il décide d'abandonner s'il le juge bon ou un jour de déprime?
Ou le blog qui au fil du temps emmène le blogueur sur des chemins qu'il n'avait pas imaginé prendre au départ: chemins qui l'émerveillent (par les rencontres et amitiés qui se créent), ou au contraire qui le déçoivent, l'incitant à abandonner l'aventure...? En d'autres mots, le blog fait-il évoluer le blogueur, en tant que personne? en tant que blogueur?
J'ajouterais une question subsidiaire: qu'est-ce qui fait qu'un lecteur de blogs, qui se promène de-ci de-là en ajoutant dans les commentaires son grain de sel ma foi fort utile et intéressant, choisit de ne pas créer son propre blog?
Y aurait-il une autre raison que le manque de temps? ou la peur éventuelle de se lasser au bout d'un moment, la peur de ne pas pouvoir assumer, la peur de se sentir obligé de devoir écrire régulièrement (mais quoi? comment?) pour survivre en tant que blog apprécié et donc fréquenté?
Peinture Françoise Collandre
15 septembre 2009
Un homme en danger
Lu aujourd'hui
"Un homme qui tombe, un homme à terre est un homme en danger: il réveille des instincts féroces et excite le rire avant la pitié"
Primo Levi Lilith
13 septembre 2009
Une chose importante
Ce sentiment très fort qu'elle a, de cheminer depuis si longtemps, seule, à côté de quelque chose de très important qu'elle ne voit pas. Mais dont elle a la certitude pourtant que cette "chose" existe. Elle le sait de source sûre... de celle qui sourd au plus profond d'elle-même.
Quand elle regarde le ciel au cours de ses balades, ou quand elle s'enfonce dans ses pas pressés, ou quand elle écoute quelqu'un lui parler de n'importe quoi, ou quand elle se concentre alors qu'elle écrit une ou deux phrases très ordinaires... soudain, et de manière toujours inattendue, elle touche du cœur cette chose qu'elle ne peut nommer. Elle est prête d'ailleurs à la saisir, à la serrer contre elle, à s'en nourrir avidement, à la respirer, à la laisser couler dans toutes les fibres de son corps.
Je crois bien qu'à ce moment-là, il suffirait de peu qu'elle ne s'envole...
Mais chaque fois, cette chose si importante dont elle ne connaît même pas le nom, dont elle ne sait s'il s'agit d'un être ou d'un événement qui la comblerait, se dissout, s'échappe, s'enfuit comme un animal effarouché, comme un fantôme trop discret...
Lui laissant une sensation étrange de vide inexpliqué, alors qu'il s'en était fallu de peu qu'elle entre -enfin- dans la réunion de ses morceaux disloqués.
Photo Coumarine
PS. Merci à Incertaine pour son billet sur mon livre "L'enfant à l'endroit, l'enfant à l'envers".
Ce billet me touche beaucoup, non pas d'abord parce qu'il parle (en bien) de ce livre qui représente beaucoup pour moi, mais parce que je me suis sentie rejointe dans sa compréhension de qui je suis, de qui j'essaie d'être
11 septembre 2009
Je les ai rêvés sans doute...
Je me souviens de Zacki
Zacki et son immense amour des arbres... tellement grand qu'à l'époque il me l'a communiqué un peu et que j'ai commencé à regarder les arbres autrement. Comme des êtres vivants, si forts et si fragiles et qui racontent des secrets incroyables juste à ceux qui veulent bien les écouter. Et c'est pas tout le monde...
Zacki écrivait à la Zacki, d'une manière faussement enfantine pour raconter ses petits et grands chagrins... surtout ses grands. Et Zacki disait que les trains l'attiraient parfois... Mais c'était pour rire...enfin je le crois...
Zacki un jour a dit au revoir. Et il a fait pleurer ses lectrices qui l'aimaient, qui l'aimaient beaucoup. Faut dire qu'il était séduisant Zacki. Sans le faire exprès. Enfin...sans le chercher... Enfin je le crois.... Il est parti pour revenir sous d'autres pseudos...puis reparti encore, secrètement. Oui, Zacki est un homme très secret et peut-être il ne sera pas content que je le mette soudain en pleine lumière.
Zacki pour toujours, fait partie de mes nostalgies...
Je me souviens aussi de Emile
Emile qui a accouché d'une petite Sidonie et qui nous a tenus en haleine durant tout le temps de cette grossesse si spéciale.
Emile et son coeur d'or.. parti lui aussi quand le temps fut venu de la métamorphose. Alors il s'est envolé loin dans les airs, nous parlant de cette ivresse de survoler des paysages fabuleux. Et ses photos nous faisaient croire que nous aussi, lecteurs frileux, nous pouvions voler loin, haut...dans l'ivresse des grands horizons et des décisions qui remettent les pendules à l'heure de soi-même.
Combien de vies possède un chat? Sept ou neuf? Je dis NEUF... Comme mon ami Emile...
Emile qui a osé devenir lui-même... après avoir dessiné dans son sourire une petite fleur pour booster son courage
Peut-être ai-je révé Zacki et Emile?
Peut-être...
mais ce furent des rêves heureux...qui m'ont chacun en son temps apporté un élan de vie...
NB... Je sais... on n'est jamais très clair quand on n'est pas explicite.
Fait rien. je me suis fait plaisir en écrivant ce billet.
09 septembre 2009
Un lieu hors du temps
Aussi cruelles ou désastreuses que furent les vies...
aussi bruyantes et bourrées de cacophonies,
même si elles furent des tornades ou des tsunami...
étrangement dans les cimetières, règne toujours un silence bienfaisant qui circule paisiblement autour des pierres solennelles, des photos austères souriant au passant recueilli, des cailloux qui crissent doucement sous les pas, des hauts arbres qui se balancent et tanguent leur infinie nostalgie...
Un cimetière est parfois un endroit de paix dans la ville, où il fait bon se promener...
La mort et la vie rassemblées en un même endroit,
là où sont nos morts qui ne peuvent plus parler, mais ont tant de choses à nous dire encore.
là où des vivants viennent un instant se pencher sur une tombe pour arranger des fleurs, regarder pensivement une photo, rêver au passé, écouter battre leur cœur, interroger les arbres et s'interroger dans le même mouvement. Ou marcher tout simplement en se laissant imprégner de ce lieu intemporel.
Des dates, des noms, des mots doux... tant de secrets rôdent dans ces lieux étrangement habités...
Cimetière du Père-Lachaise, photo trouvée sur le Net






