Qui connaît-on vraiment? - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

07 septembre 2009

Qui connaît-on vraiment?

Dans son commentaire à mon billet qui parle de son dernier livre "Tu ne jugeras point", voici ce qu'Armel Job écrit:
"Mon idée à moi, c'est qu'on ne sait pas qui sont les autres, qu'on vit plus ou moins chacun dans sa bulle, qu'il est impossible d'entrer dans la tête ou dans le cœur d'autrui, fût-il le plus proche de nos proches. C'est assez évident comme idée, mais nous vivons malgré tout la plupart du temps, comme si nous savions pertinemment qui sont les autres. Nous les munissons en général d'une petite étiquette et nous les rangeons dans les tiroirs de la commode bien commode qui nous sert de jugement. La tâche du romancier, qui par la fiction a accès aux secrets de tous, c'est d'ouvrir les tiroirs, d'arracher les étiquettes, afin de nous faire prendre conscience de la précarité de nos opinions."

Ses personnages qu'on imagine comme ci ou comme ça... finissent toujours par nous surprendre. Ils se sont pas en définitive, comme nous avons cru qu'ils étaient, comme nous les avons un peu trop vite jaugés, jugés...
Cela désinstalle, désarçonne... qui est cet autre qu'on croyait si bien connaître?
Et  si rien des "secrets" intérieurs de l'autre n'apparaît au dehors, parce qu'il a décidé de se taire, ou pour tout autre bonne ou mauvaise raison... alors à fortiori, on croit connaître et aimer quelqu'un qui est bien différent de celui (ou celle) qu'on imagine de bonne foi aimer et connaître tel qu'il est...

C'est ce thème qui apparaît de manière récurrente dans tous les romans de Armel Job...
Et cela me parle très fort.
J'ai connu des gens qui à la suite d'une "confession" ou d'une "indiscrétion" sont apparus à cent mille lieues de ce qu'on croyait connaître d'eux, dans le positif comme dans le négatif.
Moi-même, qui apparaît ici avec toutes les qualités de coeur que vous soulignez (et merci pour cela...) savez-vous qui je suis réellement?
Mes secrets indicibles qui seront enterrés en même temps que moi et pourriront dans ma tombe?
Mes petites lâchetés et autres jalousies dont je ne parle guère sur ce blog?
Mes belles petites actions dans l'ombre dont je ne parle pas davantage parce que ... parce que.. c'est comme ça!

Et ici il s'agit de la Toile ouverte à tous les vents du monde entier... on peut imaginer qu'on se protège du tout venant en taisant ce qui ne doit pas se savoir!
Mais dans le quotidien de ma vie, mes proches les plus proches ont-ils une idée réelle de la personne que je suis au fond de mon cœur?
Et moi? est-ce que je sais qui ils sont en réalité?

"je te connais comme ma poche"
Je te connais comme si je t'avais fait" ai-je si souvent.entendu... moi-même, je crois avoir fait le tour de mes enfants et conjoint...
Je crois vraiment que ce sont là des paroles inconscientes et prétentieuses.

_tang_003


Commentaires

    Souvent, je me suis fait la réflexion de ne pas savoir qui sont les autres. Et parfois, heureuse surprise... ou déception, un coin supplémentaire du voile se soulève.
    Mais est-ce que JE me connais en profondeur ? Ne suis-je pas parfois surprise moi-même d'une réaction que j'ai pu avoir, d'un élan de tendresse ou d'une part d'ombre qui surgit dont on ne sait où...
    Connais-toi toi-même : un travail d'envergure qui est loin d'être terminé !
    Mais c'est cette découverte perpétuelle qui fait la richesse de la vie et des relations humaines.

    Posté par naline, 07 septembre 2009 à 15:56
  • se connaît-on soi-même, je ne crois pas, la tromperie est inconsciente sans doute

    Posté par mab, 07 septembre 2009 à 16:07
  • J'aime bien ce billet... C'est en effet une grave erreur de croire que l'on peut connaître l'autre " comme sa poche". Déjà que soi-même, on a bien du mal à se percevoir pour ce que l'on est...
    Mieux vaut dire et répéter sans cesse à l'autre... "J'ai le désir de te connaître..."
    C'est souvent ce que l'on dit dans les premières rencontres, qu'elle soit amoureuse ou non... : « j'aimerais bien te connaître »... Bien souvent on m'a dit cela, comme je l'ai dit à d'autres...
    J'aimerais bien en moi que ce désir-là ne s'éteigne jamais, soit de plus en plus vivace... Que l'autre, connu et côtoyé depuis tellement d'années, soit toujours un peu comme une première rencontre.
    Il y a des personnes avec qui je vis vraiment cela. Ma compagne en particulier, chaque matin je la regarde cette manière, dans ce désir d'être présent au mystère de son être, de toute sa personne, de son corps comme de son âme. C'est sans doute cela qui fait que je trouve sans cesse des attraits nouveaux à sa personne et que je ne me suis jamais lassé de la relation. Et si je dis ainsi, c'est qu'au final je me trouve plus « gagnant » que procéder autrement...

    Il en est d'autres pour qui je vis la même tension désirante. Ce désir de connaître dont je sais qu'il n'a pas d'aboutissement, pas de fin, et que l'on peut aller parfois de surprise en surprise...

    Mais il en est aussi pour lesquels j'ai « jeté l'éponge »... Non pas que je crois en avoir fait le tour, mais ce désir de connaître s'est émoussé, et parfois il s'est éteint. Je vis dans le désintérêt de leur dynamique de vie.
    Ton entrée me donne le goût d'aller voir pourquoi je les ai ainsi « chosifiés », comme des objets trop familiers sur lesquels on ne se retourne même plus...
    C'est triste quand j'y pense... Et c'est même quelque peu « inhumain »...
    J'ai encore bien des progrès à faire...

    Posté par alainx, 07 septembre 2009 à 16:21
  • et puis il y a ceux qu'on ne désire pas connaître, peut-être à tort...rien que d'après une première impression, peut-être faussée, déformée, par nous-même et l'état dans lequel nous étions lors de cette "rencontre" loupée.

    Posté par wictoria, 07 septembre 2009 à 16:46
  • Agissons-nous de la même façon lorsque nous sommes avec notre famille et lorsque nous sommes en compagnie d'ami(e)s? Notre famille ne connaît qu'une facette de notre personnalité.
    Au fond, nous croyons connaître les autres et qualifions leur revirements d'aberrations, de coups de folie, mais nous avons sûrement tort. Ces revirements sont plutôt les instants les plus vrais de leur vie.
    On croit connaître ceux qu'on aime, puis on s'aperçoit du contraire. C'est alors une douleur, une dure découverte non pas au sujet de l'être cher mais au sujet de soi-même.
    Je pense que se connaître est dépendant des embûches que nous rencontrons et des solutions que nous y apportons....le tout est de rester en tout premier lieu cohérent et conséquent envers nos propres valeurs....et pour cela, il faut penser par soi-même en tout premier lieu car seul, nous savons ce qui est bon pour nous....personne d'autre.

    Posté par bernie.83, 07 septembre 2009 à 16:48
  • Seulement nos actes montrent qui nous sommes plus profondémént.

    Posté par bernie.83, 07 septembre 2009 à 16:53
  • Parfois cela m'arrangerait bien que quelqu'un me "connaisse comme sa poche".... ainsi pourrait-il m'expliquer à moi-même le pourquoi du comment et lever certaines de mes inquiétudes !!!

    Posté par liaht, 07 septembre 2009 à 17:03
  • Il me semble qu'on connait pourtant trés bien deux ou trois personnes de son entourage immédiat, qu'on les "sent", qu'ils ne peuvent pas tricher longtemps... tout de même oui, je connais bien deux ou trois personnes. Après que chacun aie son jardin secret, sa face cachée... c'est à souhaiter, il me semble.

    Bleck

    Posté par Bleck, 07 septembre 2009 à 18:13
  • L'un des quatre évangélistes, je ne sais plus lequel, fait dire ceci à Jésus : "Il y a toujours parmi vous quelqu'un que vous ne connaissez pas."

    Posté par Chr. Borhen, 07 septembre 2009 à 18:32
  • Il est bien vrai qu'on ne peut pas prétendre connaître quelqu'un, fut-il très proche.

    De même que se connaître soi est déjà une entreprise de longue haleine.

    De mon côté, j'ai pris le parti de tenter de redécouvrir l'autre chaque jour: cela me permet de ne pas rester campée sur mes "acquis".

    Nous évoluons, les autres aussi, il ne faut pas l'oublier.

    Et puis nous avons aussi chacun notre jardin secret, ce qui fait sans doute toute la richesse des rencontres et des rapports humains!

    Bonne continuation!

    Posté par Louloute, 07 septembre 2009 à 19:23
  • Passionnant ! J'aime ce billet , j'aime les commentaires . On touche là du profond , profond . L'autre , cette part d'ombre et de lumière en nous ! Comme l dit Naline : c'est cette découverte qui fait la richesse de la vie et de la relation humaine . Il y a matière à aventure pour toute une vie dans la découverte de l'autre . On ne s'en lasse jamais de découvrir l'autre dit Alainx et cela me parle quand il dit qu'on sort gagnant si on a la volonté de découvrir l'autre . C'est une sacrée aventure que l'aventure humaine et je me sens chanceuse d'y participer .

    Posté par Julie, 07 septembre 2009 à 19:29
  • @Naline...tu as raison...on est parfois surpris de découvrir différemment quelqu'un, mais c'est parfois nous-mêmes qui nous étonnons dans nos réactions, ou nos ressentis...
    Se connaître soi-m^me...on n'a jamais fini, en effet

    @mab...s'agit-il de tromperie? ou simplement de méconnaissance de soi-même?

    @alainx, si mon billet est intéressant, ton commentaire l'est tout autant!
    Il interpelle...
    Etre capable de garder un regard toujours neuf sur la personne qu'on aime (ou les autres en général...) être capable de garder sa capacité d'émerveillement...finalement comme tu l'écris: on est gagnant en faisant cela.
    Certes il y a des jours de découragement, de déception très forte...
    mais voilà, cela doit être possible...

    Posté par Coumarine, 07 septembre 2009 à 20:45
  • @wictoria...il parait qu'on se forge une opinion d'une personne dans les quelques premières minutes d'une rencontre, et qu'ensuite il est très difficile de changer son regard et son jugement...

    @bernie... ça fait réfléchir ce que tu écris ici:
    "nous croyons connaître les autres et qualifions leur revirements d'aberrations, de coups de folie, mais nous avons sûrement tort. Ces revirements sont plutôt les instants les plus vrais de leur vie."
    Cela arrive bien souvent en effet qu'on qualifie de coup de folie une décision qui est vitale pour celui qui l'a prise... et à laquelle on ne s'attendait pas du tout...
    Nos actes sont révélateurs de notre intériorité...oui je crois... mais parfois une personne est capable de garder très longtemps un secret sans que personne ne le soupçonne

    @liacht...ah là alors, je suis très différente de toi; je n'aimerais pas que quelqu'un me connaisse comme sa poche, me devine avant même que je ne parle
    Mais je crois que ce n'est pas ce que tu as voulu dire, mais plutôt être aidée ou guidée dans la compréhension de toi-même, quand tu ne te comprends pas...

    Posté par Coumarine, 07 septembre 2009 à 20:53
  • @bleck... oui il est important aussi de garder son jardin secret... un endroit rien que pour soi, tout au fond de soi...

    @Christophe...intéressante cette citation... dont je ne me rappelle pas... peut-être pourriez-vous dire où elle se trouve? (je vais tenter de chercher sur gogole)

    @louloutte...c'est vrai ça: nous évoluons, l'autre aussi et si nous campons sur nos idées toutes faites concernant l'autre, faut pas s'étonner qu'on prenne des chemins parallèles ou carrément différents...

    @julie...j'aime ton enthousiasme...moi aussi j'ai découvert avec plaisir et intérêt chaque commentaire et j'ai pris plaisir aussi à écrire un petit mot de réaction à chacun...
    J'aime bien quand les échanges se font profonds...j'ai de la chance, c'est souvent le cas

    Posté par Coumarine, 07 septembre 2009 à 20:59
  • Connaître n'est-ce-pas naître avec ?

    je ne connais personne, je devine, j'anticipe, je subodore, j'imagine, je flaire...

    Beau billet

    Posté par Bérangère, 07 septembre 2009 à 21:41
  • @Bérangère...bienvenue à toi (mais je me souviens plus si c'est la première fois que tu viens ici...)q
    ouiiiiiii
    connaître, c'est co-naître...naître avec...
    et tous les verbes qui suivent que tu as mentionnés!
    Génial!

    Posté par Coumarine, 07 septembre 2009 à 21:56
  • "C'est effrayant de penser que NOUS, les hommes sommes capables de faire ça" Ce sont les paroles prononcées par un rescapé juif d'un camp de concentration...
    Tu le dis, nous sommes capables du pire comme du meilleur... Il m'arrive parfois, après coup, de penser "mais pourquoi j'ai dit ça? Ou pourquoi j'ai fait ça?" Je ne me reconnais pas...
    N.B. Demain je file acheter le livre d'Armel Job!

    Posté par tilleul, 07 septembre 2009 à 22:34
  • On pense connaître les gens car on peut anticiper, prévoir certaines de leurs réactions. Parfois l'idée de manipulation peut surgir...

    Mais connaître, reconnaître quelqu'un vraiment, non je ne pense pas que cela soit possible.

    Posté par Fauvette, 07 septembre 2009 à 22:46
  • Figure-toi que, pas plus tard qu’en cette fin de matinée, je me suis fait gronder ! Oui ! Je dis bien « gronder » !
    J’ai la fâcheuse habitude d’enfouir certains objets usuels au fond de mes poches qui deviennent ainsi des sacs à oublis. Un geste rapide et mécanique qui effleure le tissu.
    Par contre, je n’enfonce jamais mes mains dans mes poches ! Pourquoi ? Je ne saurais le dire…
    Et ce matin, une petite voix m’interpela :
    -Où sont les clés de la boite à lettres ?
    Je n’ai pas encore osé répondre :
    -À leur place !

    Posté par TJ, 07 septembre 2009 à 22:59
  • @tilleul, c'est paul (le saint) qui dit qu'il fait les choses qu'ils ne veut pas, et ne fait pas les choses qu'il voudrait...
    Comme pour toi, c'est assez vrai pour moi...
    c'est grave?

    @Fauvette... si on "anticipe" certaines des actions des gens parce qu'on croit bien les connaître, franchement, je crois qu'on peut parfois vachement se tromper!!

    @TJ tu m'as fait rire... donc ces clefs se trouvent à leur place...personne ne va te croire dis donc...distrait comme tout le monde croit que tu es surement!!!

    Posté par Coumarine, 07 septembre 2009 à 23:59
  • passionnant il me semble de reconnaître qu'on ne connait pas vraiment l'autre, car sinon y aurait-il encore grand intérêt à vivre ensemble et à se découvrir ?
    l'autre est un monde à part entière dont je ne perçois que certaines facettes, dont je m'approche plus ou moins, l'autre est en quelque sorte une planète extra-terrestre qui me fait envie, ou indifférence, ou horreur (en fonction de ma grille d'évaluation, et de mon ressenti)

    pour moi la rencontre peut être fascinante, dérangeante, mais jamais ennuyeuse, car je me sens comme exploratrice de l'autre et de son univers

    dans la sphère plus privée, et surtout familiale, c'est une toute autre paire de manches, puisque là assez souvent les scénarios sont figés
    nous sommes inscrits dans la description d'un personnage, et nous inscrivons aussi les membres de notre famille dans cette pantomyme bien huilée, et trop souvent douloureuse
    comment alors évoluer aux yeux de l'autre lorsque les places et rôles sont tellement pré déterminés ?

    Posté par Tisseuse, 08 septembre 2009 à 09:15
  • @Tisseuse, tu as tout dit et bien dit, faisant la part entre l'autre en général et celui qui s'inscrit dans la sphère familiale...
    Merci pour ce commentaire que je l'espère beaucoup liront...

    Posté par Coumarine, 08 septembre 2009 à 09:44
  • non ce n'est pas la première fois mais ça y est je t'ai mis dans mes favori(te)s...donc on se reverra !

    Posté par Bérangère, 08 septembre 2009 à 10:05
  • Je voudrais avoir les "yeux" d'une apprentie, un regard délesté de toutes certitudes, avoir l'humilité d'accepter que la connaissance de l'autre est improbable ; le voile ne sera jamais totalement levé, notre regard s'enrichira en fonction de nos angles de vue, de nos perspectives. Mais, il y aurait tant en dire... difficile de faire court, précis, synthétique.
    Belle journée à vous.

    Posté par Frederique, 08 septembre 2009 à 10:11
  • ....★

    ...
    Billet passionnant et il y a tant à dire...

    Mon père me répétait souvent qu'il me "connaissait", il le disait de telle façon que j'avais le sentiment qu'il savait à l'avance les erreurs que j'allais faire et même il me donnait le sentiment de mieux savoir que moi ce qu'il me fallait... Les parents ont parfois cette attitude abusive qui poussée à l'extrême finit par "clouer"l'enfant sur place lui enlevant la sensation essentielle de confiance en ses propres émotions et en la valeur de son discernement...
    ...

    Beaucoup ont cette arrogance, et nous l'avons tous eu un jour ou l'autre. Cette façon de penser qu'on voit l'autre mieux qu'il se voit lui-même, c'est parfois d'une volence extrème et très dévalorisant voir humiliant pour celui qui reçoit cette certitude "divine" d'un "pauvre" humain comme lui finalement... Il y a là un rapport de force qui nuit à l'altérité...
    et comme le dit "je ne sais plus qui, pardon!" les revirements dont on peut faire preuve parfois dans notre vie, sont des instants où l'on sent, où l'on se perçoit, se (re)connait et qui nous font prendre des "bonnes" décisions et qui pourtant vont nous faire recevoir l'étiquette implacable de "girouette" par certain de nos proches... triste et banal... Bon mon commentaire est chargé d'expérience douloureuse personnel, rire..mais dans l'ensemble, bien que l'on puisse se targuer de bien connaitre certain proche, je crois qu'il faut vraiment veiller à garder une fluidité dans les mots, dans les paroles qui peuvent vite devenir des jugements sans appel et très présomptueux si on n'y prend garde. Non je crois qu'on ne connait jamais vraiment quelqu'un, il n'y a qu'à regarder le mal que nous avons à gérer parfois ce que nous sommes, nos fluctuations, la houle de nos émotions, l'indicible du ressenti...alors comment peut-on prétendre le faire pour l'autre? Il me semble que "connaître" l'autre c'est un mouvement perpétuel, qui peine mais progresse dans l'amour et la joie, et cherche à s'accorder à notre propre mouvement perpétuel... les grandes lignes sont sues, mais les petits (ou grands!) écarts sont toujours imprévisibles!

    Posté par julie M, 08 septembre 2009 à 11:24
  • Faisons plus ample connaissance, Coumarinette, ET INSCRIS-TOI à l'atelier d'AMT ! Nooon, pas la pression, noon, à peine (LOL).

    Ton billet m'interpelle à fond et MERCI de l'avoir déposé sur la toile. Déjà, se cerner soi-même, pfffft, faudrait plusieurs vie pour y arriver, mais alors, connaître l'Autre, d'Autres, comme sa poche : Tintin ! Il m'arrive souvent de regarder mon amoureux, ma fille, mon fils, des amis, des collègues, et de me dire : "Qui sont-ils ? Je ne perçois que la partie émergée de leur iceberg, et pourtant, j'aimerais tant communiquer avec eux en profondeur, d'âme à âme, en quelque sorte ... (Soupir).
    Alors, j'ai une boulimie d'apprendre à mieux les connaître depuis quelques années et cette faim est fabuleuse parce que j'en apprends plus sur moi par leurs effets miroir.

    Dernièrement, je me suis mise à bouquiner sur l'analyse transactionnelle et sur la systémique : passionnant !
    BRAVO pour ce billet, Coumarinette ! Smacks.

    Posté par Filo Filo, 08 septembre 2009 à 11:30
  • beaujour COUM.

    la vie, et le temps qui passent nous apprennent bien souvent que l'on ne connait pas l'autre.
    au détour d'un virage c'est la surprise, la réaction inattendue ou la confirmation d'une idée. mais jusqu'à quand ?
    Bien souvent, nous qui vivions dans une région envahit par l'obsession du dévouement à sa patrie tout autant que l'esprit de trahison à ce même pays, je me demande ce que j'aurais fait... dans quel camp je me serais rangée ?
    alors non, on ne se connait pas nous même...
    qu'elle prétention de croire connaitre l'autre.
    et puis, des fois, n'est-il pas mieux de ne pas connaitre, tout connaitre de l'autre ?
    mais cela risque aussi de nous faire croiser Madame TROMPERIE, et ce sentiment de s'étre fait berner est plus que désagréable !
    alors,,,,,
    alors, j'ai pas d'réponse

    douce journée COUM.

    Posté par rsylvie, 08 septembre 2009 à 11:31
  • j'aime bien la réponse de bernie
    "Seulement nos actes montrent qui nous sommes plus profondémént"

    Posté par rsylvie, 08 septembre 2009 à 11:35
  • @Bérangère..ah! ok..d'accord...

    @Frederique...bienvenue ici..
    c'est vrai qu'il y aurait tant à dire, à développer sur ce sujet. C'est une amorce commencée ici et à laquelle vous apportez tous un petite pierre. Merci pour cela!

    @Julie...ah! Julie! comme j'aime ce que tu écris là, avec ta fougue habituelle...
    Et spécialement ton dernier paragraphe qui parle beaucoup
    Et plus encore cette phrase que je relève:
    "Il me semble que "connaître" l'autre c'est un mouvement perpétuel, qui peine mais progresse dans l'amour et la joie, et cherche à s'accorder à notre propre mouvement perpétuel..."
    Je crois en effet qu'autant SE connaître que tenter de connaître l'autre ne peut se faire que dans un véritable amour (càd respect, écoute..)

    Posté par Coumarine, 08 septembre 2009 à 21:55
  • @Filo...on perçoit de l'autre la partie immergée de l'iceberg, et trop souvent on en fait une étiquette ferme et définitive..
    c'est dommage, on rate plein de trucs
    (pas comme toi avec ta boulimie d'apprendre hein!)

    @Sylvie...non c'est vrai on n'a pas de vraie réponse, ni à "qui suis-je?", ni à "qui est l'autre"?
    crois-tu que des fois il vaut mieux ne pas tout connaître de l'autre? qu'on pourrait être très déçu si on savait tout?
    Je t'embrasse

    Posté par Coumarine, 08 septembre 2009 à 22:00
  • Non, Coumarine, je suis de ton avis, il est impossible de vraiment connaître quelqu'un. Il y a la face que l'on montre, et il y a la face cachée, celle qui est au fond de nous - la femme sauvage, parfois, qui n'arrive pas à s'extérioriser, et qui reste enfouie - et que l'on ne connaît même pas soi-même.
    D'autres disent "Je te connais comme si je t'avais fait(e)"... Quelle prétention, quel pouvoir se donnent-ils ! Personne, personne n'est capable de connaître l'autre à ce point, jamais de la vie ! On me l'a déjà faite cette expression, et je pense à ce moment-là : "Mon dieu, comme tu me connais mal, pourtant...".
    Thème très intéressant que celui que tu évoques ce soir, Coumarine. Merci.

    Posté par Françoise, 08 septembre 2009 à 23:01
  • J'aime bien ta manière de parler de ce livre. Je ne l'ai pas lu, mais le thème me parle, comme à beaucoup, bien sûr.
    Et puis ton billet m'amuse, parce que pendant les vacances, j'ai écrit un petit texte qui évoque un autre livre (l'histoire d'une petite fille qui parle à sa grand-mère)et qui commence par "je ne connais rien d'elle" !!!
    Bonne journée.

    Posté par incertaine, 09 septembre 2009 à 08:12
  • T'as entendu à la radio belge , Coum ? ! Armel Job va parler de son dernier livre " Tu ne jugeras point" . Aujourd'hui à midi sur la RTBF1 .
    Bon, je sors ...
    Non- vite quand même dire que les commentaires sont géniaux par ici . C'est un sujet passionnant que tu as abordé . Merci. Tu fais avancer" le smilblick ".

    Posté par Julie, 09 septembre 2009 à 10:59
  • Qui connaît qui? Il ya des jours où je ne me reconnais pas par rapport à la veille.C'est une autre femme, parfois même une petite fille de 5 ans qui aurait encore besoin d'un papa.
    Il y a des jours aussi où je me dis: c'est pas possible, c'est pas l'homme que j'ai épousé, c'est un autre.C'est qui cet homme là?
    Il y a encore des fois où je me dis : c'est incroyable ,on(?) m 'a changé mon enfant , il ne disait pas , il ne pensait pas ainsi, du temps où il était à la maison.Qu'est ce qu'il a changé ?
    Et moi je change aussi!
    Bref on n'en finit jamais de chercher à se connaître et à connaître les autres.

    Posté par charlotte, 09 septembre 2009 à 12:08
  • @Françoise,tu écris:
    "On me l'a déjà faite cette expression, et je pense à ce moment-là : "Mon dieu, comme tu me connais mal, pourtant...".
    Oui moi aussi je me dis ça parfois, je me dis: si il ou elle savait...

    @incertaine...contente de te voir revenue, j'espère que tout va bien...
    oui c'est amusant ce que tu racontes...(c'est pas le livre de Milena Angus...?)

    @Julie merciiiiiiiiii
    oui j'ai écouté et j'ai trouvé l'interview très intéressante
    mais Armel est PASSIONNANT quand il parle de ses livres...

    @Charlotte...eh oui, on fluctue souvent selon les jours, et notre entourage pareil...oh la la!

    Posté par Coumarine, 09 septembre 2009 à 17:36
  • Quel contraste entre ce titre "Petites paroles inutiles" et leur contenu si profond...J'aime beaucoup cette réflexion qu'il me faudra d'ailleurs relire. Et méditer...
    Je viens aussi de découvrir les livres publiés par
    "Traces de vie." Il me semblait bien que cela me disait quelque chose. J'ai en effet un article qui parle de ces tables d'écriture autour des récits de vie.
    A un prochain passage chez vous...Amicalement.

    Posté par Petit Poucet, 11 septembre 2009 à 08:46
  • @petit Poucet, merci pour votre visite et bienvenue chez moi
    J'ai l'impression en allant feuilleter votre beau blog qu'on se connait peut-être?

    Posté par Coumarine, 11 septembre 2009 à 09:50
  • j'ai aussi entendu cette expression, et comme toi, je me suis dit " comme tu (vous) me connais mal. On se met un masque parfois, c'est pratique !
    quelquefois on peut avoir peur de ce qu'on pense, certains jours. Heureusement, tant qu'il y aura "demain est un autre jour",on pourra toujours réviser ou conforter son jugement Quant à connaître les autres ?...

    Se dévoiler peut aussi se rendre vulnérable par rapport aux autres, surtout dans le milieu professionnel, mais pas seulement.

    En tout cas, tu nous fais réfléchir et nous plonger en nous-mêmes (houps) !

    Posté par loulotte2, 11 septembre 2009 à 22:50
  • @loulotte, eh oui! je fais réfléchir, mais avant tout je ne cesse de réfléchir moi-même...
    J'aime ça )

    Posté par Coumarine, 11 septembre 2009 à 23:02
  • Cette photo est si belle que ça donne envie de peindre! douce journée à toi! bisousssssssssss

    Posté par nicole, 16 septembre 2009 à 14:45
  • @nicole... oh merci! et bonne peinture..!

    Posté par Coumarine, 16 septembre 2009 à 14:59

Poster un commentaire