Un entrainement quotidien - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

01 juin 2009

Un entrainement quotidien

MurakamiJe lis un livre passionnant de Haruki Murakami  (romancier japonais dont l'imagination sort vraiment de l'ordinaire...)

C'est une sorte de journal autobiographique dans lequel il compare son entrainement de course à pied avec son "entrainement" comme romancier...Autoportrait de l'auteur en coureur de fond  chez Belfond

Tous les jours il s'astreint à courir une heure
Tous les jours il s'assied à sa table de travail pour écrire pendant trois heures son futur roman en chantier

 

 

Même les jours où il ne le "sent" pas.
Même les jours où il est fatigué.
Même les jours où... il y a toujours cent mille bonnes raisons pour justifier qu'aujourd'hui on se donne congé, mais demain... ah ce demain magique où tout se fera, où on aura tous les courages, pour commencer, pour continuer, pour terminer...pour recommencer...

Murakami cultive au jour le jour sa patience, sa concentration, sa persévérance, dans ces deux tâches: courir et écrire
Quand il s'arrête de courir pendant quelques jours, ses muscles  se mettent à  "oublier", il rétrograde dans sa forme physique
Il constate que c'est la même chose pour son travail (qui est aussi sa passion) de romancier: il perd beaucoup en s'arrêtant d'écrire pendant un petit temps

Je me retrouve beaucoup dans les mots de Murakami: très modestement, je marche tous les jours pendant 45' et j'écris aussi tous les jours pendant une heure ou deux. Je fais cela comme lui, par choix, par motivation personnelle, par plaisir.
Si j'arrête l'un ou l'autre pendant quelques jours, je perds beaucoup du bénéfice de mon "entrainement".

Pour tout ce qu'on entreprend et qui nous tient à cœur, on n'a pas encore trouvé mieux que la persévérance... sans elle, on ne tient pas, on abandonne, on procrastine

Et finalement c'est  la Vie tout entière qui est une affaire de persévérance, de courage au quotidien.
C'est mon avis et je le partage ;-))


Commentaires

    Il me semble bien me souvenir que tu nous avais parlé de cette question de la persévérance telle que tu la vis.
    Je crois même que c'est un billet qui nous emmenait vers (un) "opter"...
    Bonne semaine, ma Reine,
    Je t'embrasse fort

    Posté par D&D, 02 juin 2009 à 01:43
  • j'apprécie beaucoup aussi cet auteur et c'est ce que je dis toujours à mes petits quand ils abordent une nouvelle activité "faut s'entraîner, encore et encore!"

    Posté par mab, 02 juin 2009 à 06:47
  • La persévérance, la ténacité, la volonté, la niaque
    , je vois ce dont tu parles, même si je ne m'y astreins pas toujours.

    Posté par Berthoise, 02 juin 2009 à 07:24
  • Qui ne s'astreint pas, ne progresse pas ! Ainsi va la vie. Certains le comprennent tôt, d'autres très tard, d'autres, jamais.

    Posté par gballand, 02 juin 2009 à 07:40
  • Et moi je suis admirative !!!!
    La procrastination a trouvé chez moi un terrain de prédilection où elle s'épanouit d'année en année !
    Alors, oui... je culpabilise et j'envie ceux qui savent prendre sur eux pour s'astreindre à une certaine discipline qui devient aussi un art de vivre !

    Posté par liaht, 02 juin 2009 à 08:22
  • La persévérance est une grande qualité un peu trop sous estimée de nos jours. Certes elle ne remplace pas le talent, mais elle lui permet de s'épanouir. Je relisais récemment les premiers livres de Yasmina Khadra, et j'ai été très frappée de constater l'évolution de son style et la maitrise de la langue après dix années de travail d'écriture.
    Persévérance et entrainement...

    Posté par incertaine, 02 juin 2009 à 08:36
  • patience et persévérance...
    je marche moi aussi, la marche est le déclencheur de mes idées...Si je ne marche pas...je suis perdue.
    en marchant, je sens que je progresse pas à pas.

    Posté par Béatrice, 02 juin 2009 à 10:22
  • Un petit mot pour dire que je lis aussi les mots de Coumarine. Il est vrai, je suis volage et je me laisse distraire ; mais chaque fois que, lors de ma promenade, je vois le domaine de Coumarine, j'entre tout de suite... Ainsi, nous apprenons à lire et à écrire...

    Posté par Jacques, 02 juin 2009 à 10:38
  • Je suis d'accord avec cette nécessaire continuité, cette persévérance, ce rythme.
    Il y a dans l'écriture une forme d'ascèse. C'est toujours le fruit d'un travail, une évolution lente.
    L'écrivain est un gastéropode... ! Une limace qui traîne son écriture de page en page... Laissant sa trace, et son frêle espoir d'arriver à « son » écriture...

    Lorsque j'entends certains qui écrivent parler en vérité, j'oscille souvent entre l'admiration et le dérisoire. L'admiration de la lenteur du cheminement pour arriver à écrire quelque chose qui laisse des traces,... (Hormis quelques rares génies qui se comptent sur les doigts d'une main ...), et le dérisoire de croire que le lecteur accordera une importance à ces mots alignés, au-delà des quelques minutes qu'il aura prises à survoler toutes ces pages achevées, fruit de tant d'années de balbutiements de l'auteur...

    Nous avons lu des milliers de pages... Combien d'entre elles nous ont véritablement marqué ? Saurions-nous au moins en compter 50 ?

    Et puis, la force des mots primera-t-elle sur la valeur des actes ?

    Je pense tout à coup à Aragon (oui, tout le monde le sait, c'est mon copain !!), qui oscillera bien souvent entre désespoir et espérance...

    "Ce ne sont pas les mots d'amour
    qui détournent les tragédies
    ce ne sont pas les mots qu'on dit
    qui changent la face des jours"

    (Le Roman inachevé - Les Mots qui ne sont pas d'amour)

    Posté par alainx, 02 juin 2009 à 12:47
  • Ce n'est pas la force, mais la persévérance qui fait les grandes oeuvres.

    Dans son cas, la course l'aide à cultiver la persévérance, l'endurance etc....que demande le métier de romancier, elle
    Corps et esprit sont intensément liés. Courirl'aide aussi à garder une bonne hygiène de vie.
    C'est un homme obsédé par la course, certes, mais justement intéressant à cause de cette obsession.
    Est-ce que ce livre est un roman ou bien un récit de vie? le récit d'une pratique : la course à pied.
    On a l'habitude de dissocier le corps et l'esprit. C'est je pense une mauvaise habitude.
    Corps et esprit sont intensément liés. Courir, pour lui, c'est tout un roman.
    S'il écrit et qu'il court, il doit avoir la curieuse impression de s'entendre )
    Toi, tu écris des romans, et je me dis que tu devais t'intéresser aus modes de comportement des autres. Et aussi, tu vois, pour moi, un écrivain, c'est qqu'un qui, avant de porter un jugement sur une conduite ou un événement donné, va l'apprécier purement et simplement dans l'intégralité de sa forme. L'accepter, disons, si l'apprécier n'est pas le mot juste.

    Posté par bernie.83, 02 juin 2009 à 13:29
  • Persévérante

    Persévérante... je ne sais pas si tu avais lu mon billet "requalification".
    Persévérante.. "Je suis persévérante, vivante, sensitive."
    Persévérante.. ca m'était venu tout seul.

    Il en faut de la persévérance pour "avancer" dans la Vie. Les tentations de "ne pas faire" sont tellement nombreuses...

    Posté par Annick, 02 juin 2009 à 14:03
  • J'aimerais avoir cette discipline. L'écriture, l'imagination, c'est comme un muscle qu'il convient d'entretenir. Si l'on arrête, on se rouille et la reprise est plus dure...

    Posté par Traou, 02 juin 2009 à 14:04
  • J'ai vécu avec persévérance pendant des années : pour le sport, pour le travail, pour les enfants, et même pour les loisirs....Pour créer et développer peu à peu une autre activité que mon métier initial d'enseignante.
    Puis, est-ce la crise de la cinquantaine ou autre chose, je ne sais, mais je dois " m'arracher " chaque jour pour vivre simplement la journée. Plus rien ne coule de source et plus rien ou presque ne se fait même en y mettant de l'énergie. Sauf ma nouvelle activité dans laquelle je me sens compétente et fluide. Alors, la persévérance, oui, si elle est possible....

    Posté par martine, 02 juin 2009 à 14:39
  • bien que je sois une foutue dilettante, l'écriture au quotidien m'est vitale, pour mon équilibre !
    alors, vive la persévérance )

    Posté par Tisseuse, 02 juin 2009 à 14:52
  • La persévérance:je crois en ces bienfaits dans tous les domaines. Rien ne tombe du ciel ...Bien que... quand j'y pense ... mais c'est une autre histoire qui n'a rien à voir avec le sujet d'aujourd'hui.
    Donc le persévérance oui la désespérance non.

    Posté par charlotte, 02 juin 2009 à 17:47
  • Parfois...

    ... je me pose la question : que ferai-je, quand je ne serai plus contrainte d'organiser mes journées en fonction des contraintes scolaires et autres ? A quoi ressembleraient mes heures, si elles n'étaient rythmées par mon devoir d'état ? Irais-je vraiment vers ce que je choisirais maintenant, là, quand j'y pense, entre mes sacs de courses, la lessive et les papiers urgents pour l'école ? Tu m'apportes des éléments de réponse, merci pour ce billet précieux entre tous !

    Posté par Myosotis, 02 juin 2009 à 18:55
  • Persévérance, courage... OUi, facile à dire, Coumarine.
    Mais j'ai l'impression que la vie est de l'ordre du commandement, de 'Il faut que je m'applique, que je comble les trous, que je travaille autant d'heures".
    Et l'envie personnelle, où est-elle ? Le ressenti, cette flamme qui surgit de l'intérieur et qui dit que c'est bon, le bon moment.
    Toute ma vie, j'ai contrôlé mes activités, m'obliger à faire de l'exercice (pour mon bien), à marcher, à remplir mon devoir de bonne maman...et me voilà, à ne plus savoir programmer. Dès qu'il y a addiction, il y a détournement comme si je ne pouvais plus prévoir, préparer, appréhender.
    Ma réussite est de vivre mes activités dans le moment destiné pour mon être. Pour justement ne plus 'procrastiner', ne plus être déçue de ne pas avoir 'accompli' mes promesses.
    Cela ne tient qu'à ma vie, bien-sûr, que j'ai voulu diriger à la baguette...
    Depuis peu, j'ai trouvé cette solution qui satisfait mes enfants et mon insatiable besoin de cumuler les tâches (et de les barrer avec un fluo).
    Je suis tout court, du moins, je l'essaye vivement !
    Mes plus grandes réussites, ma créativité la plus profonde sont arrivées lorsque je m'y attendais le moins, le moins préparé, le moins escompté ! On ne se met jamais sur son 31 pour accueillir l'improviste ! Il est là, cash, vrai !
    Ca me réussit et je ne cogite plus toute la nuit pour penser au nombre de minutes consacrées à mon écriture, à la marche exercée pour le bien-être de mes muscles.
    Et en agissant de la sorte je me rends compte que j'en fais plus !
    Certaines personnes doivent être 'boostées'....Le 'faire' m'a bousillé mon énergie et quand j'en ai, je l'accueille comme du pain béni. Energie qui, finalement, s'intensifie au fur et à mesure où je ne m'accroche plus !

    Posté par Alessandra, 02 juin 2009 à 21:27
  • Encore une chose : le mot 'persévérance' revient partout.
    Je dirais plutôt 'motivation' !
    Avec la motivation, on peut déplacer des montagnes...

    Posté par Alessandra, 02 juin 2009 à 21:29
  • @D&D...tu as une lecture attentive de mes mots ))
    bon d'accord! je vais tâcher de me renouveler, pour ne pas qu'on me prenne pour une vieille rabâcheuse...)

    @c'est vrai mab...l'apprentissage en trois mois et sans effort, ça n'existe pas...comme les pub mensongères veulent nous le faire croire

    @Berthoise, gballand, Liaht...la persévérance..oui, nous sommes bien d'accord...

    @incertaine...tu relèves quelque chose de très intéressant: oui, l'écriture au fil des jours s'améliore, pour autant qu'on ne cesse pas d'écrire. Je l'ai constaté plus d'une fois chez les participants à mes ateliers d'écriture...
    Ceux qui écrivent régulièrement font de réels progrès...

    Posté par Coumarine, 02 juin 2009 à 22:45
  • @Béatrice...voilà c'est ce que Murakami explique dans ce livre...
    pour moi aussi la marche quotidienne est devenue quasi indispensable...elle allume mes idées...

    @coucou Jacques non pas le fataliste, mais le volage... (euh, c'est toi qui le dit hein!)
    Je me demandais si tu poussais encore la porte de cette humble maison...me voilà rassurée!

    @Alain...c'est un commentaire un peu désabusé, un peu sombre que tu fais là!
    Oui les mots ont leur importance, même si on ne se souvient plus trois semaines après du roman qu'on a lu...ils ont leur importance pour le bon moment qu'on aura passé, si le roman est bon, divertissant, intelligent ou émouvant
    Je ferai la comparaison avec le diner que l'on prépare tous les jours: aussitôt mangé, aussitôt oublié! On pourrait dire...alors à qui bon préparer à manger, puisque le dîner est mangé si vite?
    Préparer le diner fait partie de la vie, fait partie de l'amour que l'on porte aux autres
    tu écris:
    "Et puis, la force des mots primera-t-elle sur la valeur des actes ?"
    Les mots permettent bien souvent de réfléchir aux actes que l'on pose, ils permettent de conscientiser le pourquoi du comment de nos actes
    Bien sûr comme le dit Aragon que les mots d'amour ne détourneraont pas les tragédies...
    mais si à cause des tragédies, on ne prononce plus jamais de mot d'amour... quelle plus grande tragédie encore...celle qui conduit à la sécheresse...

    Posté par Coumarine, 02 juin 2009 à 22:57
  • @bernie...apparemment tu as lu le livre dont je parle...
    De plus en plus on voit la corrélation entre corps et esprit
    Lui explique que cette course quotidienne lui a énormément appris sur la patience, la concentration qu'il met dans l'écriture de ses romans...

    @Annick...tu as raison les tentations de ne pas faire, de reporter à demain sont nombreuses...

    @Traou...coucou...suis contente de te voir
    Oui je sais pour moi-même que ma plume se rouille quand elle reste endormie

    Posté par Coumarine, 02 juin 2009 à 23:02
  • @Martine...peut-être est-ce la motivation qui est la plus importante en ce qui te concerne
    Peut-être que la persévérance n'est pensable que parce qu'il y a motivation: sinon cela n'aurait aucun sens de s'acharner, et mieux vaudrait simplement abandonner?

    @Tisseuse...ben voilà, c'est la motivation qui te motive ))

    @Charlotte, rien à faire, pour arriver à un résultat, faut travailler! (tu le sais toi, comme artiste...)

    @Myosotis...je n'ai plus comme autrefois un horaire strict dicté par "le devoir d'état" comme tu l'appelles
    C'est à moi de me réguler, de m'imposer un rythme, sous peine de me dissoudre...

    @Alessandra...oui j'ai lu ton commentaire avant de répondre à chacun et j'ai utilisé plut^to le mot "motivation" qui me semblait très juste
    Au fond tu illustre parfaitement que nous sommes tous différents, et que toi tu t'es sentie enfoncée dans tes obligations obligatoires si je peux parler ainsi!
    Tu illustres aussi combien le vrai lâcher prise peut être important pour une belle créativité...

    Posté par Coumarine, 02 juin 2009 à 23:11
  • Coumarine, ta métaphore ne reflète pas le sens de mes propos. Pour garder celle-ci, il faudrait parler de la préparation d'un excellent repas gastronomique, exceptionnel et auquel le cuisinier a réfléchi pendant des années, que les convives mangeraient en quelques instants, la tête ailleurs, regardant la télé, en laissant la moitié dans l'assiette, puis partiraient sans même remercier le/la cuisinier/cuisinière...
    Tel est me semble-t-il le sort le plus courant de l'écrivain qui a transpiré des années pour écrire ses feuillets, et dont l'oeuvre, à 80 %, finit au pilon... !

    Posté par alainx, 03 juin 2009 à 09:13
  • Oui Alain, c'est évident...
    tu mets le doigt sur quelque chose qui m'est douloureux
    C'est le sort que mes livres ont subi...tant d'efforts pour si peu de "résultats" et au final...plus d'indifférence que de réel intérêt. A perdre toute confiance en soi...
    Et à présent, vu mon âge avancé (ben oui!) j'ai perdu toute motivation pour écrire encore
    A quoi ça sert...cela ne me rend même plus heureuse...
    Oui, je suis sombre et découragée ce matin, mais j'ai lu que tu l'es aussi...

    Posté par Coumarine, 03 juin 2009 à 12:02
  • Je voulais juste dire ceci :" Aujourd'hui, je considère mon âge comme un merveilleux privilège. Après tout "vieillir est la seule solution que nous ayons trouvé pour vivre longtemps."
    Après tant d'années, je suis devenue aujourd'hui la personne que j'ai tjs voulu être. J'ai des amis(es) fantastiques, une vie paisible et heureuse, de merveilleux souvenirs que je n'échangerais jamais pour qqs cheveux gris en moins. Plus j'avance en âge et plus je deviens ma meilleure amie, et ce qui est plaisant, c'est que cette amie ne me contredit jamais ou presque....)
    Je me permets de manger un petit peu trop à l'occasion et de faire ce qui me plaît quand ça me plaît !
    J'ai connu trop d'amis(es) qui sont partis bien avant d'avoir les cheveux gris....
    Au cours de ma vie, j'ai eu le coeur brisé bien des fois mais... comment ne pas l'avoir quand on perd un être cher ou qu'on voit souffrir un des siens...
    Franchement, qui ça regarde si je décide de lire ou de jouer sur mon ordinateur jusqu'à 4h du matin et de dormir jusqu'à midi, oui, il m'arrive de danser toute seule sur une musique rétro en me remémorant de bons moments...
    Mais, avoir mal, m'a donné la force d'être plus compatissante et plus humaine envers les autres. Je me sens tellement privilégiée d'avoir vécu jusqu'à maintenant et d'avoir des cheveux grisonnants...Même si mes sourires ou mes chagrins me creusent de nouveaux sillons dans le visage à chaque fois...
    Il y'en a tellement qui n'ont jamais rit dans leur vie et qui sont morts avant d'être vieux...
    Aujourd'hui, j'ai le grand privilège de pouvoir dire oui et celui de pouvoir dire non. En vieillissant, c'est facile d'être positif. Il suffit de décider de son propre bonheur...
    Chaque matin, je peux passer un moment dans mon lit et me remémorer les difficultés rencontrés dans ma vie, ou me lever et remercier le ciel pour les bons moments...
    Je ne m'occupe plus de ce que les autres pensent, je ne me questionne plus sur moi-même.
    Finalement, ce n'est pas si mal d'être vieux !
    Je ne vivrais pas éternéllement mais comme je suis encore là, je ne vais certainement pas perdre mon temps à me lamenter ou à m'inquiéter de qq chose que je ne peux changer.
    Pour être heureuse, je libère ma tête des soucis, vis simplement,donne plus et...m'attends à recevoir moins.
    Je n'oublie jamais....la vie à ce merveilleux pouvoir de nous ramener aux justes valeurs, ce que nous fuyons, nous rattraperas tjs.
    Aujourd'hui, je considère mon âge comme un merveilleux privilège !

    Posté par bernie.83, 03 juin 2009 à 14:04
  • Moi je tiens pour le mot persévérance qui va au-delà de la motivation, qui implique que parfois, alors que la motivation semble se dissoudre, on se fiche des coups de pied au cul pour s'accrocher quand même.
    Cela dit il faut aussi se garder du risque de l'enfermement, lorsque la persévérance devient excessif entêtement qui empêche d'être disponible, d'accueillir l'improviste comme dit Alexandra.

    Quant au résultat de ce qu'on produit, la façon dont s'est accueilli, il ne faut pas attendre trop pour éviter la déception et cette douleur et découragement que tu évoques Coum dans le dernier com. Comme dit mon prof de yoga : agir en apprenant à se détacher du fruit de l'action.

    Enfin à propos de Murakami, tout à fait d'accord, c'est un écrivain remarquable que je découvre depuis peu, je viens d'achever "la ballade de l'impossible" après "au sud etc...", j'ai fait un billet sur le premier bouquin et j'en ferai sûrement un sur le second.

    Posté par valclair, 03 juin 2009 à 14:40
  • "Je ne m'occupe plus de ce que les autres pensent, je ne me questionne plus sur moi-même."scribit Bernie.
    Cela me pose question cette phrase, ne fonctionnant pas du tout comme çà.

    Posté par charlotte, 03 juin 2009 à 15:02
  • C'est vrai que courir libère l'esprit j'ai découvert cela il n'y a pas longtemps, on ne peut pas courir en pensant à quelque chose de précis il faut se concentrer sur sa course. Ecrire est par contre autre chose au contraire il faut se concentrer , penser... La persévérance... oui mais comme c'est dur parfois
    Amitiés

    Posté par manoudanslaforet, 03 juin 2009 à 17:12
  • trop fainéante pour être perséverante mais ca fait mon charme dixit Alainx
    Bisous à toi et à lui que je cite.

    Posté par Claire, 03 juin 2009 à 17:43
  • Persévérer... une chose apparemment simple mais combien exigente !
    Et durant mes quelques jours de repos, j'ai persévéré à lire, marcher... et dessiner et peindre.
    Belle soirée !

    Posté par naline, 03 juin 2009 à 18:59
  • Coumarine, depuis que je te lis, je sais que tu es une femme de persévérance, que tu es habitée d'une force intérieure et d'une créativité qui ne fait pas de doute. Et que tu sais mener des projets jusqu'au bout. Ce qui a toujours fait mon admiration...

    Mais les plages de découragement, pour les raisons que tu dis et d'autres que tu as nommées ces derniers temps dans tes entrées, sont inévitables. Incontournables. Nul n'y échappe je crois !
    Voilà pourquoi il faut continuer l'entretien quotidien. Mais le risque serait de se crisper, de ne pas croire fondamentalement qu'il est "bon pour l'écrivant".
    Cela dit, peut-être faut-il parfois choisir délibérément et volontairement de poser la plume... L'espace de quelques temps... ?

    mais bref, ce que je voulais dire, c'est en quelque sorte : que le découragement ne te décourage pas !...
    Il ne porte pas atteinte, ni à ta personne, ni à ton potentiel.
    C'est juste un « phénomène interne » avec lequel il faut savoir composer.
    (Enfin, je ne sais pas si je me fais comprendre...)

    Posté par alainx, 03 juin 2009 à 19:51
  • Justement, mon fichu boulot m'oblige à suspendre mon entrainement quotidien et ça m'AGACE profondément! Plus moyen de caresser ma plume dans le sens du poil! Mon travail "officiel" me tient loin de ma passion et ça m'ENERVE...
    Ah! oui, je bénis l'entrainement quotidien. Vivement que je puisse m'y remettre!

    Posté par fabeli, 03 juin 2009 à 21:20
  • Il y a quelques jours, j’ai lu tes lignes et je m’étais dit que tu avais raison. Je n’ai pas changé d’avis depuis. J’ai essayé de me poser devant le clavier et j’ai écrit.
    Peu.
    Voire pas du tout.
    Pas envie, pas de mots, pas d’idées.
    Ils étaient sans doute présents, là, quelque part ! Mais ils étaient cachés par le robinet du garage du garage que je devais remplacer, par le congélateur qui me donnait des sueurs froides avec ses bouffées de chaleur, par la voiture à reprendre au garage,…
    Un plein panier de ces petites choses qui mangent, engloutissent, dévorent, grignotent, absorbent, avalent, ingurgitent, gobent le quotidien.
    Il me faut d’abord emplir ma journée avec elles, les dorloter, les bichonner, les exécuter, jusqu’à les faire disparaître.
    Alors le soir, sous la fenêtre ouverte vers la Terre qui se décide enfin à ne tourner que pour moi, je peux m’installer dans mon bureau, les doigts sur le clavier…
    Et je tente de répondre à toutes celles et ceux qui ont eu la gentillesse de passer chez moi afin d’y déposer quelques mots.
    Le temps passe ainsi, de mot en mot, d’heure en heure, de jour en nuit profonde.
    Je me rends compte que je n’ai toujours rien écrit.
    Demain, j’irai marcher deux ou trois heures comme j’aime le faire. Puis je m’obligerai à écrire quarante cinq minutes.
    C’est possible !
    Ah ! J’oubliais ! J’aime aussi te lire mais là, c’est un plaisir !

    Posté par TJ, 03 juin 2009 à 22:31
  • @bernie...tu me fais un merveilleux commentaire sur l'art de vieillir...à lire et à relire...c'est si vrai tout ce que tu dis
    Merci pour ce beau témoignage

    @Valclair, oui cent fois oui!
    Persévérer, sans s'entêter inutilement, est en effet tout un art..
    Ce que dit ton prof de yoga est très juste...mais pas si évident que ça à appliquer au quotidien...
    Suis trop sensible moa)
    Quant à Murakami...la ballade de l'impossible je ne l'ai pas encore lu, mais bien Kafka sur le rivage, et l'oiseau ressort
    Son imagination est proprement délirante, mais où va-t-il cherché tout ça?

    @Charlotte...ne plus s'oocuper de ce que les autres pensent, rejoint ce que le prof de yoga de Valclair dit, je crois que c'est la sagesse...

    @manou...Murakami court...et prétend que cela a développé sa concentration dont il a besoin pour écrire et imaginer des scénarii

    @clairette, ma clairette, ton charme est grand, moi je le sais... bisous à toi

    @Naline...tu peins et dessine aussi? tu as donc plein de talents...!!! (bon retour de vacances...

    Posté par Coumarine, 03 juin 2009 à 23:10
  • @Alain, ton commentaire me fait chaud au coeur...je n'en dirai pas plus...MERCI à toi!

    @fabeli...je crois que ton "entrainement" quotidien d'écriture ne te pèse pas du tout, au contraire: tu es dans une belle et grande phase de créativité pour le moment...profites-en bien!

    @TJ...j'aime beaucoup beaucoup ton commentaire...comme il sonne vrai! toutes ces petites choses obligatoires à faire mais qui mangent du temps et de l'énergie!!
    Et tu viens écrire ici un merveilleux commentaire, avec tes mots à toi, à lafois simples et qui touchent à l'essentiel
    Et tu sais? cela me fait plaisir que tu aimes venir ici...beaucoup!

    Posté par Coumarine, 03 juin 2009 à 23:17
  • "La Vie tout entière qui est une affaire de persévérance, de courage au quotidien."
    C'est une phrase qui me parle Coum, surtout que mon entrainement à moi en ce moment c'est le boulot à fond, et sans ma détente de blogueuse! Petit coucou en passant! Et bonne (continuation)... euh! persévérance à toi, toujours un plaisir de passer!

    Posté par Magel, 04 juin 2009 à 00:21
  • Paresse punie

    Je partage aussi ton avis. Flemme de faire mon yoga quotidien, (bloguer est parfois plus amusant)et le résultat est que toute la souplesse que j'avais acquis est partie. A refaire!
    C'est pareil pour la mémoire, tout est entraînement et régularité.
    ...pourtant le progrès est source de plaisir, alors pourquoi le néglige t-on?
    Bonne nuit Coumarine!

    Posté par Yog, 04 juin 2009 à 00:53
  • tout pareil

    je le partage aussi, ton avis ...

    Bonne journée à toi Coumarine.
    Hélèna

    Posté par helenablue, 04 juin 2009 à 08:34
  • L'instant

    Intéressant ce fil de commentaire. Merci Coumarine aussi de parler de ce livre, tu donnes envie de le lire.

    Cependant, moi qui n'ai jamais rien publié, je m'insurge sur cette vague de découragement qui point dans les derniers commentaires. J'ai du corriger un millier de copies, et elles sont allées à la benne... Tes écrits ils laissent une trace, et l'émotion que l'on y trouve, même fugace, en vaut la peine.

    Et je ne parle même pas des milliers d'assiettes que j'ai du laver dans ma vie. Comment ça ça n'a rien à voir ?

    Posté par ada, 04 juin 2009 à 12:40
  • Une belle leçon de vie le commentaire de Bernie.83.Bravo !!!!
    Et vous,Coumarine toujours égale à vous même, bravo également !!

    Posté par annie du06, 04 juin 2009 à 16:37
  • Perso, j'aime le mot motivation s'il comprend l'idée que ce qui me pousse à écrire, c'est le sens que peut prendre pour moi l'écriture réalisée, que j'ai une capacité qui préexiste, à un stade à déterminer ou non, peu importe, mais que cette capacité à entreprendre l'écriture est là, au fond de moi et qu'enfin je garde le contrôle de mon travail d'écriture ... Le travail d'écriture est alors motivant ... et nécessite... de la persévérance. Quant au travail de lecture qui n'est plus celui de l'écrivant, c'est une autre histoire!

    Posté par fc, 04 juin 2009 à 17:57
  • @magel, yog, héléna, annie
    merci pour votre passage, j'aime toujours recevoir vos mots

    @ada...contente que tu aies poussé la porte de mes petites paroles...
    merci pour ce que tu dis là:
    "Tes écrits ils laissent une trace, et l'émotion que l'on y trouve, même fugace, en vaut la peine. "
    parfois on a simplement besoin de mots comme ça...

    @fc...tu sais, il m'arrive parfois de douter même de ça: que cette capacité d'entreprendre l'écriture est là, au fond de moi...
    merci à toi comme toujours

    Posté par Coumarine, 04 juin 2009 à 21:02
  • Tiens tiens, toi aussi tu pratiques la marche rapide ?

    (tu as raison, la persévérance... ah... mais parfois j'aimerais que tu aies tort)

    Posté par telle, 05 juin 2009 à 00:25
  • Merci Coumarine, je la pousse souvent ta porte virtuelle tu sais... même si je ne laisse pas de traces ! Tu vois qu'on ne mesure pas les effluves que l'on laisse chez les autres !

    Posté par ada, 05 juin 2009 à 09:29
  • Eh, Procrastine toi-même !!

    Je suis tout le contraire un dilettante, un amateur, un badaud et un désangagé dans tous les segments de ma vie... Envis-je les persévérancieux... je ne saurais dire !

    Une bise,

    Bleck

    Posté par bleck, 05 juin 2009 à 11:14
  • Et bien merci ma jolie Coum, tu viens de me donner une idée de cadeau pour ma fille. Merci

    Posté par kaliuccia, 05 juin 2009 à 12:34
  • @Telle..oui la marche nordique plus exactement...avec les bâtons (dont je ne peux plus me passer, j'adore...)

    @ada...il y a pas mal de monde qui pousse la porte de cette maison sans que j'en sache rien...
    j'aime d'autant plus quand un(e) habituée silencieux met un petit commentaire

    @bleck.;on est (heureusement) différent les unes des autres, c'est cela qui fait la richesse des contacts

    @kali...ravie...pense aussi aux ROMANS de Murakami...passionnants!

    Posté par Coumarine, 05 juin 2009 à 14:13
  • Génial !

    Coumarinette, la lecture de ce livre m'a fait découvrir le dénominateur commun entre mes trois activités de prédilection, à savoir la méditation Zen, le jogging et l'écriture / lecture : c'est LA RESPIRATION ! Enfin, c'est ma conviction profonde.

    Posté par Filo Filo, 06 juin 2009 à 19:11

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