Moi, personne ne m'influence...! - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

13 mai 2009

Moi, personne ne m'influence...!

Hier déjeuner au restaurant avec une amie.
C'est bon de se retrouver, on papote... on a tant de choses à se dire... ces moments sont rares et d'autant plus précieux!

couple___tableA la table à côté de la nôtre, un couple semble discuter de manière assez véhémente.
Enfin...c'est lui qui parle (qui impose sa parole), elle qui écoute (qui subit cette parole)

Il dit et répète le même refrain:
Moi, je ne me laisse pas influencer! Par personne! Personne! Personne ne m'influence!
Il accentue chacun de ces mots comme pour s'en convaincre lui-même.

Je le regarde alors qu'il redit sa chanson répétitive: son visage est catégorique,têtu, fermé, sans aucune ouverture en effet sur un extérieur qui pourrait lui apporter quelque chose de nouveau, une autre approche des choses, une richesse venue de quelqu'un d'autre

Moi, disait-il encore et encore, je ne me laisse influencer par personne!

Sa compagne le regardait, sans le regarder vraiment: elle a dû entendre ses mots catégoriques très souvent sans doute: elle a sans doute renoncé à lui parler, à lui expliquer, à lui partager son point de vue...
Et sa compagne regardait vaguement le contenu de son assiette dans laquelle le diner commandé se figeait. Comme mort...

Les deux visages figés eux aussi, dans une non-communication, chacun de l'autre côté de leur gouffre

Ça m'a fait mal de les voir: je me suis dit que s'ils se voyaient, que si lui voyait combien son visage était muré dans son affirmation péremptoire de ne se laisser influencer par personne, il aurait un choc!
C'est laid un visage qui n'est tourné que vers lui-même. Les yeux sont durs, coupants, cassants. La peau est tirée, cernée dans son enferment

La femme, émiettait son pain...je crois bien que c'était sa vie qu'elle émiettait ainsi...

Source de la photo: ici


Commentaires

    Ah oui, tu le décris bien le mâle... je me le vois d'ici muré dans sa certitude, bloqué dans sa croyance... doit souffrir le bougre !

    Quels sont les liens invisibles qui relient deux être aussi solidement que ça ? Qu'est-ce qui a retient elle, de se tirer là, de suite ? Bon, en même temps il faudrait avoir l'honnêteté, la patience de connaitre leur histoire commune, je n'ai pas marché dans leurs souliers...

    Bleck

    Posté par bleck, 13 mai 2009 à 16:43
  • j'aime bien ce petit récit, et la finesse d'observation.
    Et puis tu dis quelque chose d'essentiel : cet homme se prive de l'enrichissement qu'offre l'ouverture à l'autre, les synergies du partage, l'efficacité de l'altérité...

    Posté par alainx, 13 mai 2009 à 16:53
  • ....★

    Rien de pire que les gens obtus, plein de certitudes et qui n'écoute -forcement- pas les autres... Tant pis pour eux moi je dis! J'aime bien la photo... MOI personne ne me parle comme ça! Naan, j'rigole, ce que je veux dire c'est que..;ben oui en fait, j'aurais pas émietté mon pain, je crois que j'aurais carrément quitté la table! Moi c'est ce soir que je sors avec une amie Bonne soirée Coum.

    Posté par julie M, 13 mai 2009 à 19:57
  • La dame pense peut-être "tu as raison, à l'avenir je ne me laisserai plus influencer..." ou bien "cause toujours, je ne t'écoute même pas! Je ne resterai plus longtemps avec toi!" (Je préfère cette deuxième phrase, mais je ne connais pas l'histoire de ce couple...)

    Posté par tilleul, 13 mai 2009 à 20:20
  • Que c'est terrible, ces dialogues transformés en monologues sourds...
    Et ce serait tellement plus facile si chacun parvenait à exprimer clairement, avec délicatesse, ses besoins et ses attentes plutôt qu'à ériger des murs...
    Mais c'est tellement vite dit !
    Ah... la complexité des relations humaines.

    Posté par naline, 13 mai 2009 à 21:20
  • Tu dis que c'est laid quelqu'un de tourné vers lui-même, je n'aurais jamais pensé ça et puis... si, tu as raison.

    Posté par telle, 13 mai 2009 à 21:27
  • @Bleck...c'est vrai qu'il ne faut pas porter un jugement hâtif, je ne connais ni ces gens ni leur histoire
    Je les ai simplement observés, et puis j'ai écrit ce qe leur vue m'inspirait...

    @Alain...s'ouvrir à l'altérité, oui le mot "s'ouvrir" le dit bien...le contraire est fermeture, c'est ce que j'ai observé physiquement sur leurs visages

    @Julie...je veux bien le croire que TOI tu n'aurais pas émietté ton pain...
    Bonne soirée avec ton amie...c'est précieux les vraies amies, je n'en ai pas beaucoup!

    Posté par Coumarine, 13 mai 2009 à 23:23
  • @tilleul...oui elle se disait peut-être ça...ou alors, elle ne l'écoutait pas, plongée dans ses pensées et ses rêves (elle a peut-être un amant auquel elle rêve...)

    @Naline, ce qui m'a surtout frappée, c'est la suffisance du bonhomme, sur d'avoir raison...et forcément il n'y avait pas grand place pour sa compagne...d'ailleurs elle ne parlait pas

    @telle...oui, j'ai vu que le visage de cet homme, qd il répétait sans cesse cette même phrase, avait quelque chose de laid!

    Posté par Coumarine, 13 mai 2009 à 23:26
  • Il est peut-être plus à plaindre que l'émietteuse...

    Posté par mab, 14 mai 2009 à 06:20
  • MOI

    Déjà, c'est difficile de supporter quelqu'un qui commence ses phrases par MOI, MOI je, MOI on.
    C'est l'enfer. La personne en face n'en pense pas moins et doit se dire "cause toujours, tu m'intéresses"...

    Posté par maz, 14 mai 2009 à 07:06
  • Un portrait rapide mais très juste. En quelques traits essentiels la scène se dessine sous nos yeux. Et cette image de vie en miettes, j'aime beaucoup.

    Posté par fabeli, 14 mai 2009 à 08:18
  • Peut être que cet homme a un conflit intérieur pour affirmer de façon si péremptoire et répétitive que personne ne l'influence, où alors il était en colère.

    Tu sais, je me suis fait l'observation, depuis déjà quelque temps, qu'en de nombreuses occasions je répétais toujours deux fois quand j'avais quelque chose à dire. Et je pense que si je répète toujours deux fois c'est parce que j'ai toujours l'impression que je ne serais pas entendue, que personne ne m'écoute jamais.. un terrible manque de confiance.

    Le manque de confiance peut entraîner soit une grande discrétion générale de comportement (comme je le fais) soit au contraire une extériorisation exagérée.

    Ceci dit, si j'avais vu cette scène, je pense que j'aurais eu de l'aversion pour cet homme si autoritaire, si imbu de lui-même (sans chercher à comprendre).

    Je trouve cette scène d'une profonde tristesse, sans espoir.
    ______
    Hé bé.. cela faisait longtemps que je n'en avais pas écrit autant sur les impressions que m'évoquent tes articles

    Posté par Annick, 14 mai 2009 à 08:23
  • Le regard dur de l'homme dont les yeux lancent des éclairs aussi froids que la séparation qui guette.
    La femme dont l'expression est vide dans une tristesse inimaginable et qui ne peut joindre l'insensibilité de son conjoint.
    J'imagine la scène, soudainement mal à l'aise d'être 'voyant', observateur de ce couple aigri.
    Ou peut-être pas, bon nombre d'entre eux vivent dans le déni, dans la perversion, le pouvoir et l'emprise de l'autre (que ce soit l'homme sur la femme ou la femme sur l'homme).
    Rapport de dominant, dominé.
    Mais quand j'entends déjà une personne s'exclamer, sûre d'elle, qu'elle ne se laisse jamais influencer, cela me donne une mauvaise image d'elle.
    Qui est-elle pour oser se sentir supérieure ? Ou est-ce une façon de cacher ses complexes, un honte rentrée ?

    Posté par Alessandra, 14 mai 2009 à 10:25
  • On n'a pas les éléments ... mais...

    Dans cette scénette de la vie courante, on voit bien sûr ce qui se voit : la caricature d'une psychorigidité qui est loin d'être rare et pourtant. La passivité active de la femme m'apparaît comme une patience extrême ou une complaisance dont la nature nous échappe.Le fait est archiconnu : les couples "sadomaso" résistent au temps car ils ont le goût surprenant de se compléter inconsciemment pour des raisons qu'ils méconnaissent ou ne veulent pas admettre pour des raisons qui les regardent. C'est le témoin , le tiers qui est gêné dans l'affaire, en l'occurrence toi qui assistes à ce chef d'oeuvre de relation bipée et te retrouves à la fois sidérée et outrée par l'asymétrie apparente de l'échange. L'identification à la femme est immédiate et le pain en fait les frais . Quel gaspillage ! Tu aurais pu le lui dire : "Madame , il est inadmissible d'émietter ainsi son pain devant un homme aussi inquiet, non seulement il parle aux murs , mais il vous oblige à réfréner votre appétit, son influence vous dessert ne croyez-vous pas ? Vous reprendrez bien un petit apéro avec moi, je sens que nous allons nous entendre... A deux peut-être arriverons-nous à le décrisper ? Sinon, allons nourrir les oiseaux... les merles, pas les pigeons,hein ?...".

    Tu peux inventer la suite...

    Posté par Causeuse, 14 mai 2009 à 10:47
  • nous n'évoluons que grâce à des influences successives, comme par porosité, alors notre matière, notre être s'enrichit

    cet homme que tu décris réagit probablement ainsi car lâcher ses certitudes serait un grand danger pour lui de s'insécuriser, il est enfermé derrière ses convictions comme derrières des murailles épaisses

    Posté par Tisseuse, 14 mai 2009 à 12:55
  • cela m'arrive très souvent d'observer ces couples qui n'en sont plus et qui se trouvent l'un en face de l'autre au restaurant sans que rien ne les unisse. chacun a le regard perdu...je me demande pourquoi, ils viennent au restaurant ensemble...

    Posté par Béatrice, 14 mai 2009 à 14:01
  • Et puis...

    -Peut-être qu'il était particulièrement en colère contre quelque chose de précis mais s'excusera dans les heures qui suivront de s'être emporté. Peut-être même qu'il reconnaîtra que c'est stupide de dire "moi, rien ne m'influence"(ça, c'est la version optimiste),
    -Peut-être qu'elle-même n'écoutait pas, rongeant son frein pour raconter à son tour quelque chose, et là inversement des rôles, elle lui imposant une parole que lui n'aura pas envie d'écouter (ça, c'est une des versions pessimistes),
    -Peut-être qu'elle n'a jamais jamais essayé de s'exprimer (auquel cas elle est autant en "tort" que lui : les guillemets, c'est parce que malgré ce mot, je n'essaie pas de dire qui a fait bien ou mal, mais je ne trouve pas de terme)
    -Peut-être que ta note décrit justement les choses, après tout, pourquoi pas (lui borné (et pour cause, s'il prétend ne jamais être influencé par rien !), elle, patiente et impatiente sous l'orage)

    Souvent, quand je suis au restaurant avec mon ami, je me demande ce que les gens pensent...de nous (c'est mon côté égocentrique). Les scènes sont parfois assez différentes , et pour avoir vraiment une idée de ce que nous sommes ensemble, il faudrait nous voir à chaque fois, et encore (même si la guimauve domine, reconnaissons le:p)

    Quoiqu'il en soit, je suis bien d'accord avec ta dernière phrase : c'est dingue comme les visages peuvent être déformés (et enlaidis) par la colère ou par l'enfermement.
    Et quoiqu'il en soit derechef, que tout cela n'empêche pas les gens comme toi d'observer et d'en tirer des petites leçons de vies (et de nous les faire partager, c'est encore mieux !) : peu importe, en quelque sorte, ce qu'il en était de ce couple. Ce qui compte, c'est (entre autres) ces deux conclusions : l'enfermement peut enlaidir un visage et dans un couple (pas que, d'ailleurs), vive la com-mu-ni-ca-tion

    Posté par sel, 14 mai 2009 à 14:38
  • incroyable ce don d'écriture que tu as ; tu écris "en photographie" ;
    cette scène que tu expliques, nous la "voyons" ; après, seulement, les commentaires diffèrent selon les ressentis de chacun.

    moi aussi, je déteste les "moi, je" encore plus que les "moi, on", je redoute la "non communication" qui s'installe chez les vieux couples (presque inexorablement)...

    la suffisance de l'homme, l'indifférence de la femme qui occupe ses mains, à défaut d'occuper son esprit, triste constat !

    Tu nous en fais dire des choses Coumarine !

    Posté par loulotte2, 14 mai 2009 à 14:58
  • Miettes

    Très belle image de cette femme qui émiette son pain, des miettes qui alimentent la résignation ou la rancoeur. Combien de couples sont-ils ainsi confrontés à cette incommunicabilité évolutive jusqu'au silence complet de l'un face au monologue lancinant del'autre ?

    Posté par Saravati, 14 mai 2009 à 15:04
  • Certains dîners en tête à tête finissent parfois en tête à queue.

    Tellement de choses. Tellement trop. Tellement peu. Des regards. Ton regard, qui les scrute, qui les juge. Mais lui, non, jamais. Jamais se remettre en question. ça serait trop déstabilisant, parce qu'au fond, il est mal à l'aise mais il attaque, pour pas que ça se voit, avant que qqu'un d'autre le fasse, pour se sentir mieux, parce qu'au final, y'a que lui, y'a que lui qui compte et lui seul, pourquoi se préoccuper des autres? ça sert à rien. rien de bon. les sentiments. C'est pas pour lui qu'il dit. La compassion, il connaît pas, que la méchanceté. Sans jamais chercher à comprendre. Pourquoi faire? y'a que lui. Lui et son petit monde égocentrique. Y'a que lui.
    Mais, elle, elle n'est pas pareille, Elle, n'est pas comme lui. Elle ne vit pas comme lui. Elle ne vit pas pour lui. Elle l'ignore. Elle le méprise même. La tête haute. Le regard fier.
    Son avis, son jugement, elle s'en fout. Elle s'en fout parce qu'elle l'sait. Elle l'sait ce qu'elle vaut. Elle n'a pas besoin de lui pour se le dire. Qu'est-ce qu'il y connaît, hein? qu'est ce qu'il sait d'elle? de sa vie? rien. Et c'est tant mieux. Et ça la rassure. Parce qu'elle se dit que comme ça, elle est à l'abri. Parce que elle l'sais mieux que lui, c' qu'elle vaut. Et elle rit.Doucement, sûrement. De sa bêtise, de sa fourberie, de sa supériorité. Parce qu'elle l'est, supérieure à son esprit, parce qu'elle est diffèrente, et parce que c'est tant mieux....parce qu'elle n'a pas été fabriqué dans un moule. Parce qu'elle s'en souvient....et ne fais pas comme lui.
    Pourquoi pas????? :O)))
    Conclusion : il ne faut pas juger les gens sur la mine parce que cela risque de sauter :O))

    Posté par bernie.83, 14 mai 2009 à 16:46
  • A t-on besoin de répéter ce dont on est convaincu ? Au contraire, je crois que plus on répète une chose... plus on doute qu'elle soit vraie. Comme un autoconditionnement destiné à masquer ce qu'on ne veut ni voir ni montrer.

    Ce que je ressens chez cet homme (après tout puisque chacun y va de sa petite projection je me lance aussi, hé hé...), c'est une grande crainte de se laisser influencer. Un gros doute existentiel, un manque d'assurance qui est probablement compensé par une rigidité artificielle. Pour clamer ainsi que l'on ne veut pas s'ouvrir aux autres, faut avoir une sacrée trouille de ce qu'ils pourraient faire vaciller comme pauvres certitudes.

    Il est plutôt à plaindre ce pauvre homme...

    Posté par Pierre, 14 mai 2009 à 18:51
  • Pauvre gars...
    En plus ce genre de gars est généralement convaincu d'être dans le bon.
    Pauvre gars...
    A fuir.

    Posté par charlotte, 14 mai 2009 à 21:15
  • J'en ai épousé un. Je l'ai écouté 15 ans. Je suis partie et je "répare" ma vie...

    J'adore laisser traîner mon oreille au restaurant et je vois que je ne suis pas la seule. Zut, il va falloir que je m'exprime plus doucement :-p

    Posté par Catherine, 15 mai 2009 à 06:58
  • Intéressante, ton étude de cas à partir d'une phrase. Souvent, le Moi est si fragile qu'il ne peut se permettre de se laisser influencer sans penser s'effondrer.

    Posté par gballand, 15 mai 2009 à 10:21
  • Pauvres gens.
    Pauvre elle d'être éteinte et de supporter en silence.
    Pauvre lui d'être aussi fermé aux autres.

    Posté par Berthoise, 15 mai 2009 à 19:18
  • beausoir COUM

    de plus en plus, j'observe autour de moi, des gens qui vivent ensemble, se parlent, s'écoutent, mais ne s'entendent pas !
    et ils parlent, parlent et ne sont jamais d'accord... forcément puisqu'ils ne s'entendent pas.
    mon observation est simpliste, mais de plus en plus je souffre quand je suis parmi ces personnes
    car j'ai le sentiment de me cantonner à l'oreille attentive.. et c'est lassant.
    fort heureusement mon entourage proche n'est pas ainsi, mais je comprends le calvaire de ceux qui doivent vivre ainsi au quotidien.

    douce soirée à toi

    Posté par rsylvie, 15 mai 2009 à 22:27
  • S'il le disait si fort, c'était peut-être pas tout-à-fait vrai...

    Posté par catherine, 15 mai 2009 à 22:58
  • Bonsoir à tous

    Deux jours d'absence et tant de commentaires tous plus intéressants les uns que les autres...
    Encore une fois, pardon de ne pas vous répondre nommément!

    Juste dire:
    - à Annick que moi aussi j'ai parfois tendance à répéter deux fois la même chose, dans ma peur de ne pas être bien comprise, ou quand j'ai l'impression qu'on n'a pas bien capté ce que je voulais dire...je crois que c'est ch....pour l'entourage...

    - à Causeuse que tu m'as bien fait rire, et que c'est comme ça sans doute que se construisent certaines fictions qui n'attendent qu'un trait d'humour pour démarrer...

    - à Béatrice...que non seulement tu observes (comme moi tout ce qui est à observer dansla vie quotidienne...mais que tu croques aussi tout ça dans tes dessins...artiste complète!

    - à sel...j'ai bien aimé lire les différentes interprétations que tu donnes de ce comportement

    Posté par Coumarine, 15 mai 2009 à 23:16
  • Suite

    je continue...
    Je voudrais dire encore:

    - à plusieurs d'entre vous qui plaignez cet homme...moi aussi car j'ai bien perçu que ses mots péremptoires cachaient un manque de confiance en soi. C'était manifeste, il n'y avait que lui pour ne pas s'en rendre compte

    - à Bernie...je ne sais pas si elle avait la tête haute, je ne crois pas, je crois qu'elle était résignée, amère peut-être

    - à Catherine qui vient ici pour la première fois (parce qu'il y a une autre Catherine qui me visite régulièrement, voir plus bas...!) que je lui souhaite la bienvenue

    Merci à TOUS de donner votre avis sur cette scène de la vie ordinaire...

    A plus tard

    Posté par Coumarine, 15 mai 2009 à 23:24
  • Tu dessines superbement bien la scène, on s'y croirait...pour le reste tout n'est que supposition, on ne connait rien d'eux, ni de leur histoire, ni de leur passé, ni pourquoi cet homme a peur de se laisser influencer, peur d'être trahi? on pourrait réécrire la scène à l'infini, du genre: je recommence ..( j'adore ). 3ème accord toltéque: ne jamais faire de suppositions !!!

    Posté par clise, 16 mai 2009 à 17:33
  • Merci Clise...
    Tiens tu mefais penser que je vais écrire un texte en recommençant comme dans mon bouquin...
    (j'ai bcp appris des quatre accords toltèques, je vois que toi aussi...

    Posté par Coumarine, 16 mai 2009 à 17:56
  • j'ai fort pensé à toi Coumarine ce matin et je me suis dit, voilà encore un sujet qui la ferait écrire.
    j'explique :

    Un magasin d'alimentation, LUI qui tient le caddie et qui met des produits dedans ;
    ELLE, qui les reprend aussitôt et qui les remet dans les rayons en disant, bien haut, agressivement
    " y'en a pas besoin, y'en encore chez nous" ;
    elle a répété cela au moins 15 fois et lui, pas un mot ! RIEN !
    Moi, avec une seule envie, aller voir le pauvre Monsieur et de lui dire "tire-toi, laisse-la avec son caddie. Mais mais la caissière qui a enregistré leurs courses (ils étaient juste devant moi) et m'a dit : "elle lui fait le coup à chaque fois !" ;

    Quelle constance ! pourquoi entre t-il dans les magasins avec elle ?
    tu ferais des émules Coumarine? très modestement de ma part, mais c'était trop drôle et pathétique à la fois, alors j'ai voulu le livrer ici.

    Posté par becassine, 17 mai 2009 à 00:40
  • héééééééééééé
    Bécassine!
    c'est extra cette petite histoire...
    oups, je vois ça très bien...

    Posté par Coumarine, 17 mai 2009 à 20:53
  • N'avons-nous pas tous assistés à ce genre de scènes, et pire encore, n'avons-nous pas été acteurs, un fois dans notre vie, de ce genre de scènes, avec posés sur nous les yeux incrédules et affligés de notre voisin de table ? Je crains que si. Ce que nous observons chez les autres bien souvent, nous ne le voyons pas chez nous. C'est quoi déjà l'expression, la paille dans l'oeil du voisin... A nous de faire attention à tout moment. Tant de drames irréversibles ne se sont-ils pas noués parce que les protagonistes trop souvent oubliaient l'exemple du couple antagoniste qu'ils avaient observé la veille ?

    Posté par Gicerilla, 23 mai 2009 à 07:21

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