30 avril 2009
On va se bedonner
L'homme panse, la femme réfléchit
Citation de Coumarine
L'homme, quand il a un petit bedon (et cela s'observe bien souvent dès la quarantaine, oui monsieur!), je
disais donc que chez l'homme ça semble normal son bedon... même s'il est parfois très très proéminent, gros comme un ballon de géant (à se demander comment la petite chose en bas peut encore arriver là où elle est sensée arriver...mais bon, on voit tant de choses hein...qu'on va pas s'inquiéter pour si peu, hein!)
Donc il ajuste sa ceinture en dessous de sa bedaine au point qu'on peut la voir dans toute sa splendeur (paske s'il l'ajuste au dessus, juste en dessous des nénés, vous me comprenez n'est-ce-pas! faut les bretelles de grand père Gustave) et il se promène en balançant son bidon bedon à gauche à droite... personne ne s'en fait pour ça, sauf que des fois quand il faut sortir du métro dans les heures d'affluence, tu te cognes à lui et te bidonne bedonne zut sais plus ce qu'il faut dire...bref
Et la madame du monsieur bidonné bedonnant...elle dit quoi?
Elle dit: mon chéri, il faudrait que tu maigrisses un peu... tiens je vais te cuisiner de bons petits plats aux légumes et plus de bière, plus de vin, du pain sec et de l'eau! Voilà! mon chéri d'amour, dit-elle en déposant son assiette devant lui avec quelques petits pois savamment disposés (oups mauvaise idée ça! Dire qu'il y a tant de variétés de légumes et elle va chercher dans les féculents...rha la la, effets immédiats et garantis, madame! où avez-vous la tête?)
Le chéri se trouve bien comme ça, il aime sa brioche mais bon il veut bien essayer de faire plaisir à sa moitié et donc il part en croisade légumes-eau-et-puis-c'est-tout et s'arrête au bout de trois jours, la brioche toujours aussi proéminente zut alors et son moral à plat (ah! si c'était le contraire...! )
Donc pour reprendre la citation de Coumarine, si l'homme panse, la femme elle, réfléchit...
Ben oui dans son miroir... où elle épie les trois boutons cinquante qui osent faire leur apparition sur son visage inquiet ou bien elle lorgne sa silhouette épiant la naissance d'un éventuel petit bedon... tout petit tout mimi, tout gentil...
Parce que ce qui est acceptable pour un homme est inacceptable pour une femme. Voilà c'est dit et bien dit!
Une femme à trois boutons, on va dire que ça peut passer (ouais bon!) mais une femme à bedon... impossible, inadmissible, intolérable, inacceptable... donc régimes draconiens, gym qui frise la torture, et surtout plus de chocolat ni de glaces qui gonflent le ventre sans parler des fesses pfffff
Après le bébé, on n'y coupe pas...des exercices ab-do-mi-naux en veux-tu en voilà pour rentrer ce foutu ventre...
Parfois il ne rentre jamais... les fesses non plus d'ailleurs...
Donc elle réfléchit, se regarde (miroir, mon beau miroir, dis-moi que mon bide n'est pas un VRAI bide, juste une illusion d'optique) et n'est pas très satisfaite de sa réflexion
28 avril 2009
Une amie blogueuse de longue date...
Ce soir je suis inquiète et triste
Une blogueuse, que je connais depuis le début de mon aventure de blog (presque 5 ans, mais sous divers pseudos) ne va pas bien...
Mailie a été hospitalisée d'urgence... les nouvelles que donne sa cousine ne parlent pas d'amélioration.
J'en parle parce que j'ai beaucoup d'amitié pour elle...
Je me suis si souvent retrouvée dans son parcours
J'aime aussi énormément ses mots qu'elle manie si bien...
J'en parle parce qu'elle a besoin de vos prières (si vous êtes croyants) et de vos ondes positives (pour les autres)
Je fais un appel
Que ceux qui la connaissent aillent mettre un mot sur son blog
Peut-être cela l'aidera de se sentir soutenue par la blogosphère qui a été une compagne fidèle durant toutes ces dernières années...elle qui a veillé à nous avertir de son hospitalisation via sa cousine...
Merci pour elle
27 avril 2009
Elle a perdu la face
Alors un jour, elle a perdu la face. Sa face ronde a éclaté un matin sans crier gare.
Depuis longtemps elle ronflait ses colères, des colères tellement énormes que le monde entier devenait fiévreux.
Il a suffi de quelques remous hystériques Quelques remous qui couvaient pourtant depuis bien des années derrière cette belle face ronde et bleue qui s’altérait lentement, inexorablement.
Alors ses gémissements ont vibré soudain comme gémissent les drapeaux dans la tempête. Et d’un seul coup tous les visages l’ont fixée, incrédules, et les bouches se sont étirées vers le bas, ou vers le haut, ou vers le côté, ou vers l’horreur. Et toutes les lèvres ont bégayé sous les assauts de peurs incontrôlables. Et tous les yeux ont aussitôt allumé de lamentables autodafés.
Oui un jour, il faut bien le dire, elle a perdu la face… elle en parlait depuis longtemps pourtant, mais quand l’heure fut venue, quelques secondes ont suffi pour provoquer le désastre… !
Et quand sa face a explosé, il y eut d’abord un silence stupéfait, aussi lourd et pesant que les kilos de mots qu’elle rabâchait depuis un certain temps, il y eut un silence de catastrophe, juste avant la coulée des eaux furieuses, juste avant le déchaînement des vents en colère, juste avant les sirènes hurlant la fin d’un monde.
Elle a perdu la face… et son visage en mille morceaux est à terre, et l’on s’est mis à le piétiner avec rage et désespoir. Et ça faisait des crissements de souffrance que l’on gratte à vif. Sa face fut complètement nue, sans artifices, sans maquillage, sans couleurs, une face de désert de bout du monde, brûlée par les feux de l’enfer, une face comme un livre muet, un livre déplumé dont chaque page aurait été arrachée, effacée, gommée. Une face pour toujours sans domicile fixe…
On a ramassé les miettes de ce beau visage rond, mais c’était trop tard, les oiseaux et les poissons s’étaient déjà réfugiés dans une nouvelle arche de Noé et les hommes ont campé dans des tentes bleues, ou vertes, ou rouges…
Ou dans pas de tentes du tout…
25 avril 2009
Une saule pleureuse
Il faut que je reconnaisse les choses comme elles sont, je suis une pleureuse.
Cela m'arrive, disons, une fois pas mois!
Soudain secouée de sanglots qu'on se demande comment, qu'on se demande pourquoi. Moi la première, bien évidemment, dépassée par une mini tornade inattendue...
Il suffit de trois fois rien...
Une phrase qui réveille soudain des morceaux de mémoire oubliée, soulevant une vague qui semble venir de lointaines profondeurs.
Un mot parfois, lu ou entendu, échangé dans une conversation difficile. Un mot sur un blog qui ne saura jamais ce qu'il a déclenché en moi.
Un simple mot innocent qui ricoche et propage des ondes d'émotion.
Un passage dans un film, une image entrevue dans la rue. Une photo qui me passe entre les mains...
Émotion, forte parfois, sans être nécessairement souffrance. Juste émotion, remous, bouleversement.
Comme quand on remue la terre à mains nues pour déterrer un je ne sais quoi. Ça "déracine"!
Je suis une pleureuse.
Et bien sûr, je suis une femme, évidemment!
Vous avez vu souvent vous, un homme se mettre soudain à pleurer?
Comme ça, à gros sanglots qui n'en finissent pas de finir, qui mouillent trois mouchoirs et demi? Ou un oreiller? Qui fait se moucher cinquante six fois? (allez peut-être cinquante cinq...)
Les sanglots des hommes, je vous le dis moi, s'ils existent, ils sont réprimés... ou travestis...et de belle façon, sous forme de colère par exemple, d'agressivité, d'irritabilité... Un grand garçon ne pleure pas, ont dit et répété les mamans des hommes (sauf de rares et notables exceptions..!)
Il se peut que le mâle pleure dans le secret de sa voiture, quand il est seul et sûr que personne ne l'observe.
Ah oui! parce que bien évidemment, c'est une faiblesse très grave (féminine!) de laisser couler ses larmes devant les autres.
C'est clair que je n'aime pas particulièrement montrer que je suis émue, ou triste à pleurer (une fois par mois environ...je le rappelle, c'est pas énorme... si?)
Je peux dire ou écrire sans problème : "je suis émue"...mais j'aime beaucoup moins me montrer émue, sentir malgré moi les larmes me serrer la gorge et la poitrine sans être capable de les ravaler, et m'exposer au regard étonné de ceux qui m'entourent.
Impression de perdre le contrôle, de me rendre vulnérable, de m'exposer au regard condescendant, d'être considérée comme une émotive, une trop sensible..
Dites-moi, les hommes, cela vous arrive-t-il de pleurer de vraies larmes, ou vous contentez-vous de les laisser monter aux yeux, en balayant rapidement et furtivement votre émotion (au cinéma par exemple...)
Et comment regardez-vous la femme (votre femme peut-être) qui pleure à côté de vous?
Vous attendez que ça passe? vous la prenez dans vos bras? vous l'engueulez? Vous allez vous servir un apéro, en hochant la tête et vous répétant qu'elles sont toutes pareilles?
Picasso, femme qui pleure (on s'en serait douté...)
22 avril 2009
Le carnet de bord d'Alicia
J'ai cinq petits-enfants
Deux chez ma fille ainée et son mari
Deux chez ma deuxième fille et son mari
Un bébé chez mon fils et sa compagne (je viens de mettre une photo de ce bébé aux grands yeux bleus ici
Mes deux dernières filles n'ont pas (encore) d'enfants (la plus jeune s'est mariée il n'y a pas longtemps)
Quand on se réunit, cela fait une grande tablée, qui s'agrandit d'année en année.
Heureusement, chacun met la main à la pâte, la convivialité est au RV: j'ai de la chance...mes enfants s'entendent bien, au delà des petits frottements inévitables..
Je voudrais partager avec vous quelque chose qui me fait très plaisir.
Vous savez combien l'écriture est précieuse pour moi, combien je suis fière que TOUS mes enfants ont la plume facile, chaleureuse, vivante et colorée...
Or, une de mes petites filles est en train de découvrir le bonheur d'écrire, de manier les mots, de consigner par écrit tout ce qu'elle vit au quotidien.
Pour son anniversaire, il y a presque deux mois, je lui ai offert un beau cahier non ligné, aux anneaux colorés (les lignes font trop penser aux cahiers de l'école), des marqueurs à pointe fine, d'autres à pointe plus grosse...
Elle avait pris l'habitude en effet de confectionner des petits "carnets" dans lesquels elle écrivait et dessinait pour relater les événements en tous genres de sa vie de petite fille de 9 ans.
J'étais en admiration devant son ingéniosité, et j'ai saisi l'occasion de lui donner ce carnet qu'elle tient depuis fidèlement, avec un plaisir de créativité évident, libre et fantaisiste!
Depuis chaque fois que je la vois, elle me montre fièrement son merveilleux carnet de bord, tout coloré, tout riant de ses dessins, des ses collages et de ses textes personnels. Elle fait ça toute seule, et il me plait de souligner que sa maman ne s'occupe pas de corriger ses fôtes d'orthographe ou autres petites maladresses qui font la saveur et la fantaisie de ce beau cahier.
De telle sorte que c'est vraiment le sien. Le sien à elle toute seule...
(et parce que je suis fière de ma petite puce et tellement heureuse qu'elle découvre le merveilleux plaisir d'écrire, je lui ai promis que vous viendriez le plus nombreux possible lui mettre un petit mot d'encouragement... elle viendra lire vos commentaires et qui sait! en mettra un elle-même...)
20 avril 2009
Blogoquineries
Il était une fois quelques blogueuses (essentiellement des femmes, vous comprenez ça vous? humhum) qui se sont mis à écrire des textes teintés bourrés d'érotisme. Petits coups de folie, comme ça pour rien, pour le plaisir (et quel plaisir!)
Une semaine érotique s'est donc répandue comme traînée de poudre sur différents blogs, les uns se répondant aux autres...
Et c'est ki ki se sont bien amusé(e)s?
Nous les ceusses qui ont eu chaud à écrire et lire nos petites élucubrations zérotiques, tiques, tiques...
Il fallait un cerveau à l'affaire... Madame de K, jamais à cours d'idées, a eu l'idée géniale de rassembler tous ces petits chefs-d'œuvre délicatement parfumés à la sauce plaisir-des-sens pour en faire un recueil collectif hautement jouissif, à distribuer dans toutes les bonnes mains (mais pas trop jeunes quand même hein!)
Bonne lecture...que je vous recommande chaudement...
18 avril 2009
Main dans la main...
Ce matin j'étais au marché de mon quartier, marché coloré, plein d'animation, de fleurs, de fringues, de fruits, de légumes, de volailles et de pain...
Tout tout tout pour être heureux!
Même le soleil se décidait à passer furtivement sa tête derrière le paravent des nuages...
Je regarde toujours beaucoup les gens... bien plus que les produits à acheter... sans doute la déformation "professionnelle' qui me fait rechercher des personnages typés qui pourraient m'inspirer dans mes écrits...
J'aime donc beaucoup épier, regarder, guetter des attitudes, des gestes, des mots, des regards qui me parleraient..
Parfois même je prends mon petit carnet de notes et j'inscris à la hâte (il n'y a que moi qui puis me relire, tellement c'est écrit cochon) les idées qui me sont venues tout en déambulant dans les allées du marché...
Mon petit carnet de notes, c'est mon trésor: on y trouve pêle-mêle plein de petites paroles inutiles, de précieux n° de tél, des adresses mail, des idées de lecture. Ah oui! parce que aller au marché, c'est aussi pour moi entrer dans la librairie du coin pour dévorer des yeux les nouveautés en poche... qu'est-ce que j'ai déjà pu dépenser du fric en achats de fringues bouquins!
Ce matin je marche tranquillement quand soudain je vois venir vers moi un gentil petit couple de personnes d'un certain âge... Ils n'ont rien de bien particulier, sauf que... mais oui! ils se donnent la main!
Ça m'intrigue toujours un couple âgé qui se donne la main avec tendresse... donc je les suis du regard, et même je décide de les suivre tout court.
Du moins un petit moment, le temps de capter chez eux ce qui il y a à capter s'il y a quelque chose à capter (vous me suivez?)
Et tout-à-coup, j'entends...
J'entends des mots qui s'échappent de leur bouche souriante:
C'est madame qui parle, mais monsieur opine du bonnet et de la canne, avec une détermination qui fait se retourner trois ou quatre passants. Madame dit avec force et conviction: "alors là, franchement pour une langue de vipère, celle-là, c'est encore pire que son mari... et c'est pas peu dire... deux beaux salauds qu'ils sont ceux-là!"
Phrase prononcée d'une traite, avec un sourire charmant tordu et main dans la main
Je les croyais liés par leur tendresse réciproque... je fondais déjà, je craquais...
Je les ai vus enchainés par la hargne et la médisance...
Je vais vous dire: je suis repartie, avec un petit peu (beaucoup) de déception...
Photo Coumarine
17 avril 2009
Ecrire ou ne pas écrire, telle est la question...
Il y a un an, coup sur coup paraissaient mes deux ouvrages:
d'abord Tout d'un blog...puis un mois plus tard, chez un autre éditeur L'enfant à l'endroit, l'enfant à l'envers
Tout d'un blog a été diffusé en librairie tant en Belgique qu'en France (quoique...difficilement, si j'en crois les lecteurs français qui ont parfois attendu longtemps avant de l'avoir)
Je ne sais pas encore combien d'exemplaires ont été vendus... moi-même via mes lecteurs de blog, j'en ai écoulé environ une centaine.
J'ai été l'invitée de deux émissions de radio en Belgique, ainsi qu'au premier salon blogueurs-écrivains à Paris en octobre où j'étais l'invitée d'une table ronde autour de l'intime dévoilé sur les blogs...
J'attends que mon éditeur CouleurLivres me donne des nouvelles des ventes (ainsi que accessoirement les droits d'auteurs...rêvons un peu!). Bon c'est vrai que je pourrais les contacter aussi pour savoir ce qu'il en est!
L'enfant à l'envers, l'enfant à l'endroit... là c'est bien plus compliqué!
La maison d'édition est très modeste et n'a pas de diffuseur: c'était donc à l'éditrice et surtout à moi-même de faire en sorte de faire connaître et de vendre mon livre
Ça n'a pas trop bien marché!
J'ai pourtant eu une excellente critique dans un grand quotidien belge... et surtout pas mal de pub de votre part, amis blogueurs. Le livre s'est vendu essentiellement via mes lecteurs du blog. Il y a environ 220 exemplaires qui sont partis, principalement par mes soins: il paraît que pour une inconnue au bataillon de écrivains, c'est pas mal... je veux bien le croire...!
Mais, mes lecteurs depuis au moins un an, savent que la destinée du livre a sombré dans une difficulté importante: mes frères ont été très contrariés par sa parution et pour le moment en tout cas la relation entre nous est "silencieuse"...
Pourtant bon nombre de compte-rendus sur les blogs me disent que le livre est positif, qu'il est révélateur d'une démarche de psycho-généalogie "restaurante". Il a été apprécié...et plus que cela. Vous pouvez lire les critiques dans la catégorie à droite concernant le livre...
La difficulté avec mes frères ayant surgi en mai 2008, j'ai gelé inconsciemment toute démarche de ma part auprès de mes voisins et de mes connaissance du réel. Dans mon entourage immédiat, personne ne sait que j'ai publié ces deux livres. Ils se trouvent à la bibliothèque de ma commune, mais c'est tout. Je n'ai fait aucune promotion, ni séance de dédicace à ce sujet (chez moi par exemple, alvec le préfacier Armel Job un ami écrivain belge... C'est quasi uniquement par le Net (par vous donc) qu'il s'est vendu...MERCI
En fait je suis très refroidie par l'expérience de l'édition. Très.
Je ne suis pas du tout prête à recommencer.
Pourtant je suis en train d'achever un manuscrit de 20 nouvelles dont toutes se passent autour d'une table. C'est le fil rouge de ces récits...Je me suis amusée à les écrire, ils sont assez sombres, parfois cyniques, certains émouvants.
J'ai aussi commencé à écrire l'histoire de l'adoption de ma dernière fille, dont j'ai parlé déjà ici au cours de mes presque 5 années de blog. Cette histoire est assez particulière. A rebondissements divers et variés.
Aussi passionnante qu'un roman policier...(ouais je vous le jure!)
Tous les jours, des gens viennent dans mon blog en tapant le mot adoption: ils posent à Go*gle des questions proprement incroyables. Du type: à quel âge faut-il avouer à son enfant qu'il est adopté...? Beaucoup viennent aussi pour un problème de comportement spécifique lié à l'adoption: nous avons vécu ce genre de problèmes, je pourrais témoigner à ce sujet!
Ce témoignage, je veux le faire aussi pour ma fille elle-même qui se réjouit de ce projet. Il l'aidera je pense, à clarifier ce qui doit l'être pour elle. Non qu'elle ignore des éléments importants de son histoire, au contraire, elle a tout fait pour aller à la rencontre de cette histoire, même dans ce qu'elle a de plus improbable, de plus incroyable.
Mais je le ferais pour elle, pour lui permettre de se poser à l'heure où elle aimerait être maman à son tour, et que le bébé tarde à venir...
J'ai un troisième projet...un roman dont pour le moment je préfère ne pas révéler le thème...
Alors voilà...
L'occasion se présente à moi de pouvoir vivre une expérience unique. Passer 20 jours en Résidence d'auteurs (dans un beau Château restauré, lieu mythique de la littérature!) durant cet été, avec d'autres écrivains belges et français.
Ecrire, partager avec les autres, rencontrer du monde, des éditeurs...ce serait pour moi une belle opportunité!
Faut juste que je soumette ma candidature (beaucoup d'appelés, et peu d'élus, comme vous pouvez l'imaginer) et que je sois bien sûr sélectionnée... sans trop d'attente...
Pour cela il faut que je soumette au jury mon projet d'écriture: à lui de décider s'il le trouve valable ou non!
Mon dilemme est: que proposer?
Les nouvelles? ...j'adore écrire des nouvelles, mais cela ne se vend guère...les éditeurs préfèrent un bon petit roman. C'est dommage (pour moi) mais c'est comme ça!
Le récit de l'adoption de ma fille? Mais c'est un récit autobiographique... ce n'est pas vendeur non plus. . je n'ai que peu de chance d'être sélectionnée avec ce projet.
Reste le roman auquel je pense: le thème est je crois porteur, c'est un thème que je connais bien, mais, bon j'hésite. En serais-je capable? Vaut-il la peine d'investir du temps et de l'énergie pour une fiction, alors que je suis habituée à écrire ici des petites tranches de vie?
Mais en même temps ce serait pour moi un fameux défi à relever que d'écrire sur la longueur (un roman donc)
Une dernière option se présente à moi:
Je pourrais renoncer à tout projet "d'écrivain" et me consacrer au blog, continuer à déposer ici au fil des jours mes Petites Paroles Inutiles dans cet endroit cher à mon coeur: j'ai la chance inouïe d'avoir un lectorat fidèle.. et j'aime par dessus tout écrire des séquences courtes, qui vous parlent souvent...
Arès tout j'ai réalisé mon rêve: être publiée à compte d'éditeur par deux fois...et si désormais et plus que jamais, le blog était MA façon de m'exprimer et de toucher des lecteurs...?
Voilà le dilemme dans lequel je me trouve pour le moment...La décision n'est pas facile à prendre. Mais elle est urgente, les candidatures pour la Résidence d'auteurs doivent être rentrées pour le 30 avril dernière limite...!
(fin de ce loooong billet...ouf!)
14 avril 2009
Je ne l'entends plus
J'ai parfois bien des difficultés à prendre une décision
Surtout quand il me faut décider entre deux options contradictoires.
Les deux me parlent...
Ou peut-être que aucune des deux ne me parle assez pour que le choix s'impose à moi avec évidence...
J'ai beau réfléchir
Faire silence
Contacter la précieuse zone en moi où se cache la petite voix de mon intuition
Cette petite voix qui me conseille si souvent, pour peu que je prenne la peine de l'écouter, de la contacter au plus profond de moi
Rien n'y fait: elle a décidé de se taire...
Je crois que je souffre d'acouphène, les voix se sont brouillées, je n'entends rien, ou alors j'entends tout, je ne vois rien, ou alors je vois trop bien... et je suis incapable de choisir.
*******************************
Il faut dire que j'ai en ce moment un souci important avec un de mes enfants... cela occupe une bonne partie de mon champ de présence...
Savoir quelle est la bonne attitude, la bonne dose d'écoute, vàv de mon enfant en souffrance, n'est pas facile
Elle est adulte, sensée vivre sa vie... Elle est libre..
Et elle ne va pas bien, on peut dire ça comme ça...
Elle se confie à ses frère et sœurs plus qu'à moi. (Ça je trouve bien...la fratrie se resserre quand l'un des cinq "souffre"... Si ce n'est pas vers moi qu'on vient, ce n'est pas grave, je leur fais confiance, ils sont là, ils l'aiment, ils l'entourent. Moi et son père, sommes là aussi, discrètement, comme elle en a besoin.
(là par exemple si elle lit ce que j'ai écrit ici à son propos, ou si l'un ou l'autre lit...se sentiront-ils mal à l'aise à cause de ce que je révèle (si peu) d'eux?)
C'est difficile d'écrire ici des n'importe quoi, sans tenir compte de ma réalité de mère qui est un peu douloureuse pour le moment...
***************************
Et donc, aussi bien pour écrire ma lecture-spectacle (ça commence à urger!) que pour prendre la décision qui me concerne, je suis un peu trop perturbée pour percevoir ce que me dit ma précieuse petite voix. J'ai beau l'inviter dans mon bureau comme une VIP, elle s'enfuit aussitôt, détestant ces marques de respect qu'elle juge déplacées. J'ai beau la supplier la nuit dans le secret de ma couette, au creux d'une insomnie tenace... elle s'ankylose aussitôt dans les méandres rouillés de ma cervelle...
Il me faut prendre une décision, faire un choix...
Et je ne sais toujours pas lequel...
Je ne sais pas aujourd'hui... est-ce que je saurai demain?
12 avril 2009
Pile ET face
Naline écrit ce matin que la vie et l'amour sont toujours plus forts que la mort...(Naline est une presque voisine, amoureuse de MON étang ;-))) et une optimiste à toute épreuve...)
Je me suis arrêtée un moment sur cette phrase, pensive...
Comme si la Vie était en opposition avec la Mort et que, se combattant toutes les deux, dans un face à face meurtrier, l'une d'entre elles devait forcément gagner le combat: la Vie, toujours plus forte, d'après Naline.
Je ne crois pas que la vie soit toujours plus forte que la mort, du moins si on prend ces deux-là comme des notions qui se font face et s'excluent forcément... comme si c'était l'une OU l'autre!
Parfois c'est la Mort qui gagne, elle n'épargne pas les enfants, elle n'épargne pas ceux qui s'aiment...
Elle s'abat en traitre sur des régions entières, en tsunamis, incendies, inondations, tremblements de terre barbares.
Elle incendie le coeur des hommes en génocides et atrocités incroyables.
Elle éteint l'amour le plus fidèle, par la simple usure de la relation ou trahison de l'autre, ou la maladie inattendue...
Elle fane le cerisier en fleurs, il a beau donner toute sa mesure, quand l'heure de s'éteindre est venue, les fleurs s'étiolent, lamentablement, inexorablement...
Je continue? Non, vous avez dans votre vie, assez d'exemples parlants!
J'ai aussi dans ma vie, de ces exemples qui m'ont fait pleurer toutes les larmes de mon corps... et sans doute n'est-ce pas fini...
Et pourtant je me dis que Naline n'a pas tort dans son raccourci rapide
Il faut juste prendre la Vie et la Mort comme deux faces d'une même réalité: l'une ne peut exister sans l'autre: les deux faces de la pièce de monnaie sont inséparables.
Comme la lune et le soleil, comme la terre et la mer, comme l'envers et l'endroit
Il y a des jours où on déteste ceux qu'on aime...
Il y a des jours où le soleil brûle, et la pluie désaltère...
Des jours où l'on doute alors que peu de temps auparavant on était dans la confiance la plus totale... parfois le vent souffle là on on ne pensait pas qu'il soufflerait...
Personne n'empêchera jamais les cerisiers de faner, cela ne sert à rien de frapper l'arbre, d'injurier l'été qui succède au printemps: le cerisier obéit à la loi de sa nature profonde...
Et s'il faut voir mourir ceux qu'on aime... on peut choisir de rester pleinement vivants, debout...
Accepter que la rivière coule, dans le sens de son courant...
Bonne fin de dimanche de Pâques, pour ce qu'il en reste...





