Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

27 février 2009

Il dormait depuis longtemps

Depuis un certain temps déjà, il dormait bien protégé des regards, à l'abri d'un buisson un peu épineux qui lui chatouillait le ventre.
Il dormait à dix mètres d'une route fort fréquentée, mais le bruit des autos s'était calfeutré dans les feuillages et les broussailles, on aurait pu se croire à l'écart de tout, dans la tranquille douceur des tapis de feuilles qui s'amassaient là depuis les automnes précédents.

Depuis un certain temps déjà, il dormait d'un profond sommeil.
Ni le bruit des voitures, ni les craquements des arbres, ni les petites bêtes rampantes ne le réveillaient.
Il dormait et son sommeil était d'une profondeur extrême.

Personne ne pouvait soupçonner que, blotti dans le creux des buissons, couché dans le moelleux  des feuilles mortes, un jeune homme dormait profondément, puisqu'il ne bougeait pas... son sommeil était sans bruit,  sans gestes, un sommeil discret.

Cela aurait pu durer longtemps...

Mais ce jour-là, quelqu'un s'en était allé ramasser du bois mort dans les feuillus, les buissons, les broussailles là à dix mètres de cette route très fréquentée.

Et le ramasseur de bois a vu le dormeur.
Il s'est approché lentement, intrigué, un peu sur la défensive, peut-être inquiet.
Il n'a pas réveillé le dormeur.

Parce que..
Ce jeune homme qui dormait n'était plus qu'un squelette.

(texte inspiré d'un fait divers annoncé il y a quatre jours sur les sites d'info belges...je me suis demandé comment c'était possible qu'un cadavre, si près d'une route à grand trafic, puisse rester introuvé au point de devenir squelette)


Posté par Coumarine à 09:24 - Un peu de tout un peu de rien - Commentaires [26] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 février 2009

Interview à Matin Première (RTBF)

Petite communication, vite fait, bien fait

Coumarine la gentille est passée à la radio (Matin Première, RTBF) ce matin trèèèèèèèèèèèèèèèès tôt (6h2O')
Trois minutes trente d'antenne durant lesquelles le journaliste super sympa du matin (il m'a dit se lever à 4h du mat tous les matins pour assurer sa permanence, dans la bonne humeur et la bonhommie de la journée qui commence)... m'a posé quelques petites questions (mais le sujet est tellement vaste, j'ai tant de choses à dire, et il me faut impérativement répondre aux questions de l'animateur...rha là là... (merci à vous, Pascal Claude..vous avez bien fait ça je trouve...)

Au final... euh...Saravati qui m'a entendue (elle le met dans un commentaire sur le billet précédent) me dit que c'est bien passé: OUF!

En podcast vous pouvez m'entendre ici:
http://www.rtbf.be/info/matin-premiere/nouvelles-technologies-tout-dun-blog-de-nicole-versailles-83982

Posté par Coumarine à 14:31 - Tout d'un blog - Commentaires [30] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 février 2009

Dominant, dominé...on parle de quoi?

Je vous ai cité il y a trois jours un extrait du livre de Clarissa Pinkola Estés: Femmes qui courent avec les loups...Relisez ce billet mais aussi les commentaires qui suivent, car vous avez l'art de provoquer des échanges très intéressants. Oui, je sais vous avez pas le temps de tout relire...je vous comprends...moi non plus...;-))

A un commentaire de D&D, je répondais ceci: (cela concernait les pressions exercées insidieusement sur la femme, non seulement au point de vue de son apparence physique mais de sa place et de son rôle dans la société en général)

"Je crois vraiment que l'homme a moins besoin de "réhabilitation" que la femme...il faut reconnaître que ça a été galère pour elle parfois..."

Voici ce que D&D me répond (je mets son commentaire avec son accord, of course!!!)

Inconditionnellement d'accord sur la seconde phrase. Mais pas sur la première ;-)))
Mon questionnement... je le schématise : si le rôle de "dominée", perpétué pour la femme depuis des lustres (et ça ne fait pas si longtemps que ça que cela bouge en fait, je crois savoir que nous sommes d'accord là-dessus ;-) ), est un extrême préjudice réel, incontestable pour moi... le rôle de "dominant" l'est aussi... Autant ?... Je ne sais pas, et après tout ce n'est pas la course à l'horreur :-)... Mais il l'est aussi, oui : c'est un "rôle". Il est peut-être plus agréable à jouer. Ou le semble. Il est d'une violence terrible, je crois, et notamment sur le corps, et le rapport à son propre corps...
Je trouve que : la possibilité d'une "réhabilitation" totale pour la femme ne pourra se faire sans celle pour l'homme (et réciproquement).
Désolé, je suis obligé de super-caricaturer là, mais ça tourne autour de ça...

Voilà un sujet digne d'un forum de philosophes ou psychologues hautement qualifiés...Luc Ferry, André Comte-sponville, Boris Cyrulnik et les autres...si vous passez par ici...votre avis est le bienvenu

Est-il concevable que ces hommes que nous les femmes, avons tant de fois (moi du moins!!) enviés d'être les "dominants", les bien placés... sont eux aussi victimes de ce rôle qu'ils doivent jouer et qui serait (d'après D&D) d'une violence terrible?


Posté par Coumarine à 22:32 - Réflexions par ci par là - Commentaires [54] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 février 2009

Aujourd'hui, je range...

Ça fait une semaine que je me raisonne: allons Coumarine, il est temps de ranger ton bureau...! Aujourd'hui sans faute, tu ranges ton bureau, d'accord? ...

Comment? que dis-tu? Demain? Nooooooon! Pas demain ! AU-JOUR-D'HUI!

Il y a trop de papiers inutiles, trop de petits trucs sans importance que je dépose en attente sur le coin de ce foutu bureau, en me promettant que, dès que j'ai une minute, promis, juré, je range, je trie, je classe, je jette, je nettoie! Et rouf... direction corbeille à papier...
Le hic, c'est que je ne trouve pas cette minute qui me délivrerait d'un bureau de plus en plus oppressé et oppressant...
Le hic, c'est que cette minute, si je la trouve, je la passe à vagabonder sur VOS blogs: ah! la blogaddiction, après tant d'années, ça s'arrange pas vraiment...pfffffffffffffffff

Donc vous m'avez comprise, c'est de VOTRE faute si mon bureau n'est pas en ordre...
De VOTRE faute si je me noie sous les papiers inutiles et les n'importe quoi qui s'accumulent au fil des jours...

On fait comment pour trier, ranger, jeter, débarrasser, mettre de l'ordre, faire table rase?

Mais au fond... est-ce utile? vivre dans son brol (expression belge qui dit bien ce qu'elle veut dire...), au milieu de ses petits trucs chéris, inutiles et sans importance, est-ce un crime?

Bon, voyons un peu... de quoi est fait mon brol?

Il y a là deux ou trois dessins de mes petits-enfants: pas touche, c'est sacré!

bureau_003Il y a là quelques livres que je lis EN MEME TEMPS... je jongle de l'un à l'autre, au fil de mes envies, au gré de mes attirances, indispensables livres...

Il y a mes dico, mon APN, une bouteille d'eau... rien à jeter, rien à écarter

Il y a mes cahiers d'écriture, ceux où je dépose avec fièvre les idées jaillies de mes rêves la nuit, de mes élucubrations le jour... je les garde, même ceux qui sont remplis à ras bord... même ceux qui débordent de partout, libérant des pages devenues volantes, mais réintégrées de force dans le cahier bourré

Il y a mes bics et mes feutres, indispensables pour varier la couleur de mes mots, parfois sombres, parfois bureau_001batifolants, parfois fous, parfois très sérieux... oui, bon, je les rassemble et les range au même endroit, ça fera moins désordonné!

Il y a une bonne petite crème nourrissante pour les mains.. indispensable pour les inciter à taper plus vite...

Il y a mille petits trésors divers reçus d'amis, principalement venus de la blogovie: bougies, petites poupées, marque-pages, cailloux pas précieux mais précieux, cartes colorées... comment voulez-vous que je me débarrasse de tout ça... impensable!

Au fond, je me sens bien dans mon petit univers, tous ces trucs inutiles m'accompagnent quand je suis ici, derrière mon clavier à  écrire...

Finalement, c'est décidé, je rangerai demain...

Non...plutôt après-demain...ou la semaine prochaine...

Posté par Coumarine à 16:44 - Tranches de vie ordinaire - Commentaires [43] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 février 2009

Un corps animé de l'intérieur

"J'ai eu deux expériences essentielles, qui l'une comme l'autre, allaient à l'encontre de tout ce qu'on m'avait appris sur le corps jusque-là.

La première fois [...] nous étions réunies autour d'un feu et j'ai vu une femme d'environ trente-cinq ans. Elle était nue et les grossesses avaient comme vidé ses seins de leur contenu, tandis que son ventre était couvert de vergetures. Je me souviens d'avoir eu de la peine pour les outrages qu'avait subis cette peau fine et claire. Quelqu'un jouait du tambour et des maracas et elle s'est mise à danser. Elle a commencé à bouger avec une grâce incroyablement émouvante. Elle était superbe, c'était la vie même. Et j'ai compris alors ce qu'était le pouvoir de ses flancs, le pouvoir qu'on  m'avait appris à ignorer, cellui du corps féminin losqu'il est animé de l'intérieur. Presque trente ans après, je la vois encore danser dans la nuit et je suis toujours frappée par le pouvoir du corps.

C'est une femme beaucoup plus âgée qui fut ma seconde révélation. Ses hanches en forme de poire ne correspondaient nullement aux canons de beauté habituels. Par rapport, sa poitrine était menue. Elle avait une taille épaisse  et ses cuisses étaient couvertes d'un réseau de veinules violacées, tandis qu'une cicatrice, résultat d'une grave opération, courait de sa cage thoracique à sa colonne vertébrale.
Pourquoi alors les hommes lui tournaient-ils autour comme si elle était un rayon de miel? Peut-être voulaient-ils mordre dans le fruit mûr de ces cuisses, lécher cette cicatrice, étreindre cette poitrine, poser leur joue sur la toile d'araignée de ses veines. Elle avait un sourire éblouissant, une démarche magnifique et ses yeux allaient au fond des êtres et des choses.

Là encore, je pus voir le pouvoir qui se trouve dans le corps. Le pouvoir culturel du corps, c'est sa beauté, mais le pouvoir qui est dans le corps est rare, car la plupart l'ont chassé par les tortures infligées à leur chair ou à la gêne que celle-ci leur causait

[...] le corps n'est pas un poids qu'il nous faut traîner toute la vie [...], mais une série de portes, de rêves, de poèmes grâce auxquels nous pouvons apprendre et connaître une infinité de choses. Le corps est un être propre qui nous aime et nous fait confiance, à qui parfois nous servons de mère et qui parfois est une mère pour nous"

Clarissa Pinkola Estés
Femmes qui courent avec les loups


51WMRC68K3LRégulièrement quand j'ai besoin de me "réfléchir" en tant que femme, je plonge au hasard dans ce livre paru il y a déjà quelques années...Ouvert au hasard, il me nourrit à chaque fois.
Ce soir, ces mots m'ont touchée beaucoup, à l'heure où j'ai parfois des difficultés à aimer comme une mère, mon corps qui vieillit...

Et il s'agit de bien plus que de ce qu'on appelle communément: la beauté intérieure (comme pour se consoler à bon marché de n'être pas ou plus belle)

Il s'agit de cette sorte de pouvoir étonnant que le corps possède quand il est véritablement animé de l'intérieur, de son centre, de ses audaces d'être...

Posté par Coumarine à 23:26 - Réflexions par ci par là - Commentaires [44] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 février 2009

C'est qui celle-là? (petits mots pour rien)

Un brouillard dense, intense. Le flou.
Et en même temps la coulée (la colère?) trop rapide d'une rivière qui s'en va se fracasser au loin.
ou bien se perdre dans la mer, dans l'océan, dans le fini ou l'infini: si loin, on ne voit plus la différence...

Le flou, le flot
Les deux en même temps
prise dans le flot, je perds mon centre
je me perds
emportée malgré moi, bien plus loin que je ne le croyais, que je ne le voulais, jusqu'aux fracas lointains du fini ou de l'infini, on ne sait pas
je coule, rebondis sur chaque flot, m'éclate à chaque soubresaut, chaque fois un peu plus déchirée.
mille morceaux éparpillés emportés par le flou, par les flots. Il reste quoi de moi?

Où est-il mon moi tranquille, mon moi assuré et paisible?

bonneépousebonnemèrebonnemamiebonneblogueusebonneécrivainbonneanimatriced'ateliersd'écriture
bonneamievirtuellebonneamieréelle.

C'est qui celle-là?

L'abonnée est absente, perdue quelque part tout au bout du fini ou de l'infini on ne sait pas

les "bonnes" sont en miettes, dans le flou, dans le flot jusqu'à l'infini. Ou le fini... qui peut le dire?

Les serpents sont aveugles au moment de la mue, dit-on...
se retrouver sans peau, nue et offerte
ce blog... je ne sais pas, je ne sais plus

vous me trouverez tout au fond de l'infini aveugle

ou pas.

Posté par Coumarine à 21:38 - Les mots de Coumarine - Commentaires [59] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 février 2009

Les gros sabots

- Alors... c'est pour quand vous deux ?
- Et c'est quand que vous allez vous y mettre? Faut pas trop attendre hein!
- Alors, qu'est-ce que vous attendez? Vous êtes ensemble depuis quand déjà? deux ans? mais il est temps hein...

Je voudrais dire avec insistance:
Ne posez jamais ce genre de questions à un couple qui ne semble pas pressé d'annoncer une "bonne nouvelle"

C'est un acte de violence, ni plus ni moins...

Parce que de deux choses l'une:

Ou bien le couple, pour des raisons qui lui sont personnelles et qu'il n'a pas à expliquer, ne désire pas d'enfant. C'est son choix, il n'a pas à s'en justifier auprès de son entourage comme s'il était devant un tribunal prêt à  le juger plus ou moins sévèrement avec des regards étonnés et des remarques aigres-douces (dans le meilleur des cas)

Ou bien le couple souhaite de tout son cœur mettre  un enfant en route, mais l'attente se fait de plus en plus douloureuse au fil des mois... avec sa kyrielle d'examens médicaux dont ils n'ont aucune envie de partager le détail... ni même l'essentiel. Ce n'est pas si facile d'en parler à la famille proche, ceux qui s'intéressent VRAIMENT à eux, qui s'inquiètent vraiment d'eux, ceux qui les aiment... alors en ce qiu concerne les "amis" et connaissances, ils n'ont aucune envie de devoir à chaque fois esquiver leurs questions: chaque question est un couteau dans la plaie...

Parfois les gens sont à ce point bouchés qu'ils sont incapables de comprendre cela...  leurs gros sabots viennent piétiner une sérénité si difficile à conserver et provoquent des larmes dont ils n'ont pas idée...les gros sabots ne sont sans doute pas vraiment méchants, du moins on peut l'espérer, seulement inconscients et bornés...

Posté par Coumarine à 15:21 - Réflexions par ci par là - Commentaires [36] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 février 2009

Enfer et paradis

L'enfer, le paradis, ça se passe à l'intérieur de nous
A l'intérieur de moi

Un moment d'écoute, de véritable écoute, pas du genre: "je t'écoute, tu sais!" tout en faisant autre chose...et je donne à l'autre un moment de paradis

Un geste de recul, une parole de mauvaise humeur, un silence agressif, et je donne à l'autre une atmosphère d'enfer...

En moi se mêlent l'envie, la jalousie parfois, la tristesse, la mauvaise humeur, les doutes, l'angoisse.
Mais aussi les soleils de toutes les espérances, les étincelles de tous les avenirs

Nous sommes de drôles de numéros parfois... dans notre cœur un si grand désir de beau, de bien, de bon...un si énooooorme besoin d'aimer et d'être aimé

Et en même temps une si grande maladresse, une incapacité à mettre en œuvre ce besoin d'aimer, d'être aimé(e)...parfois on sait très bien qu'on est en train de tout gâcher...et on s'enfonce dans la mélasse, incapable de se reprendre

Pourquoi est-on si bêtes?

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10 février 2009

La décision

l_escalier_fant_meDites-moi je vous en prie, que faut-il que je fasse ?
Monter ou descendre ? Descendre ou monter?

Les marches se déroulent vers le bas, plongent vers le noir où s’engloutit la vie. Ou alors elles grimpent vers le haut, vers une improbable lumière. Avec une même ardeur, une égale conviction.

S’il faut que je descende, je vais c’est sûr, m'enfoncer dans le trou ! Le trou de mémoire, le trou de MA mémoire, le trou des histoires d’un passé cimenté, qui continuent  cependant à gratter dans le coin de ma tête un peu folle, comme un eczéma dont on ne peut soulager l’irréductible démangeaison.

Mais là… là tout en haut de cet escalier fantôme, dites-moi je vous en prie ce qui se trame? Car mes yeux à demi-fermés tressaillent soudain, balayés par un frisson de lune. Les marches hautes m’obligent à enjamber tous mes espaces, même ceux dont je ne voulais plus.

Il faut la foi pour monter cet escalier. Je veux dire : il faut sacrément serrer les dents. S'attendre à perdre pour un moment sa respiration tranquille. Monter là-haut sans rien savoir. A l’aveugle ! Il faut la foi je vous dis ! Mais quelle foi ? Et pourquoi? Pour qui? 

Je monte, je descends, je remonte sans trêve, tiraillée par l'élan de mes pieds. Je trébuche sur mes hésitations. Je désespère. Il me faut décider…

Je respire un grand coup, je décide:
Je monte, on verra bien !

Photo de NarB

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08 février 2009

Qu'est-ce que j'aime en toi?

Qu'est-ce qui m'attire en l'autre, en ceux et celles que j'aime?
Quelles sont ces précieuses qualités qu'ils ou elles possèdent et qui font que je me sens bien auprès d'eux? et que nous nous sentons au diapason quand nous sommes ensemble?

Leur lucidité sur soi, sur les autres, sur les choses
Leur enthousiasme, la chaleur de  leur sourire, leur joie de vivre
Leur authenticité, simplicité, leur sens du dialogue, leur attention véritable...
Leur confiance en moi et le fait que je puisse leur faire confiance.

Voilà ce qui me plait dans ceux que j'aime...

clowns

Et non leur marque de déodorant, leur maquillage, leurs vêtements, leur corpulence, leur grandeur, leur bronzage, leur après-rasage, leur vernis à ongles, leur cravate, la couleur de leur chemise,  etc.

Alors, pourquoi est-ce que je me préoccupe autant du petit bouton qu'il y a sur mon nez, ou des rides qui apparaissent sur mon visage, plutôt que de la qualité de ma présence que je donne à l'autre?

Posté par Coumarine à 22:34 - Réflexions par ci par là - Commentaires [42] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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