20 février 2009
Un corps animé de l'intérieur
"J'ai eu deux expériences essentielles, qui l'une comme l'autre, allaient à l'encontre de tout ce qu'on m'avait appris sur le corps jusque-là.
La première fois [...] nous étions réunies autour d'un feu et j'ai vu une femme d'environ trente-cinq ans. Elle était nue et les grossesses avaient comme vidé ses seins de leur contenu, tandis que son ventre était couvert de vergetures. Je me souviens d'avoir eu de la peine pour les outrages qu'avait subis cette peau fine et claire. Quelqu'un jouait du tambour et des maracas et elle s'est mise à danser. Elle a commencé à bouger avec une grâce incroyablement émouvante. Elle était superbe, c'était la vie même. Et j'ai compris alors ce qu'était le pouvoir de ses flancs, le pouvoir qu'on m'avait appris à ignorer, cellui du corps féminin losqu'il est animé de l'intérieur. Presque trente ans après, je la vois encore danser dans la nuit et je suis toujours frappée par le pouvoir du corps.
C'est une femme beaucoup plus âgée qui fut ma seconde révélation. Ses hanches en forme de poire ne correspondaient nullement aux canons de beauté habituels. Par rapport, sa poitrine était menue. Elle avait une taille épaisse et ses cuisses étaient couvertes d'un réseau de veinules violacées, tandis qu'une cicatrice, résultat d'une grave opération, courait de sa cage thoracique à sa colonne vertébrale.
Pourquoi alors les hommes lui tournaient-ils autour comme si elle était un rayon de miel? Peut-être voulaient-ils mordre dans le fruit mûr de ces cuisses, lécher cette cicatrice, étreindre cette poitrine, poser leur joue sur la toile d'araignée de ses veines. Elle avait un sourire éblouissant, une démarche magnifique et ses yeux allaient au fond des êtres et des choses.
Là encore, je pus voir le pouvoir qui se trouve dans le corps. Le pouvoir culturel du corps, c'est sa beauté, mais le pouvoir qui est dans le corps est rare, car la plupart l'ont chassé par les tortures infligées à leur chair ou à la gêne que celle-ci leur causait
[...] le corps n'est pas un poids qu'il nous faut traîner toute la vie [...], mais une série de portes, de rêves, de poèmes grâce auxquels nous pouvons apprendre et connaître une infinité de choses. Le corps est un être propre qui nous aime et nous fait confiance, à qui parfois nous servons de mère et qui parfois est une mère pour nous"
Clarissa Pinkola Estés
Femmes qui courent avec les loups
Régulièrement quand j'ai besoin de me "réfléchir" en tant que femme, je plonge au hasard dans ce livre paru il y a déjà quelques années...Ouvert au hasard, il me nourrit à chaque fois.
Ce soir, ces mots m'ont touchée beaucoup, à l'heure où j'ai parfois des difficultés à aimer comme une mère, mon corps qui vieillit...
Et il s'agit de bien plus que de ce qu'on appelle communément: la beauté intérieure (comme pour se consoler à bon marché de n'être pas ou plus belle)
Il s'agit de cette sorte de pouvoir étonnant que le corps possède quand il est véritablement animé de l'intérieur, de son centre, de ses audaces d'être...
Commentaires
A seize ans comme à soixante, les femmes sont toujours belles. Mais on leur dit le contraire, et elles le croient. Je pense à une femme en particulier, une blogueuse amie, avec laquelle j'ai une relation légère, aérienne, suivie de point en point comme une belle broderie. Je n'avais jamais vu son visage et je suis tombée par le plus grand hasard sur sa photo. La découvrir au hasard d'une page web m'a bouleversé et plus, je l'ai trouvé extraordinairement belle. Et j'ai fait ce qui ne se fait pas: je lui ai dit. Spontanément, sincèrement. Comme tu le racontes Coum, elle dégageait quelque chose d'indéfinissable, l'idée même de la Vie, de la jeunesse, de la beauté. Elle est née en 1942. Elle a vingt ans.
Pour ce qui est de mon petit Moi. Je suis focalisée sur mes seins. Parce que les seins c'est l'image même de la féminité. J'en ai toujours pris soin, et au seuil de mon demi-siècle je suis fière qu'ils ne m'aient pas "lâchés".
Bon week end CoumNotre éducation , notre culture ne nous a pas fait aimer notre corps. Il a été si longtemps considéré comme la cause de tous nos péchés; Corps et sexualité toujours lié en mauvaise complicité ... fallait les discipliner! La culpabilité a fait beaucoup de ravages. Maintenant tout le monde semble se décontracter par rapport au corps et au sexe. Ce n'est qu'une fausse impression.
Il y a de plus en plus d'obèse et d'anorexique .
Et la libération sexuelle n' a pas engendré le grand bonheur attendu mais encore plus de nouveaux problèmes ( le sida)
On n'est pas sorti de l'auberge.
Ainsi on arrive à ceci: les vieux ne veulent pas mourir, les séniors ne veulent pas vieillir et les jeunes veulent se suicider...
C'est exagéré mais il y a de çà.A propos du livre...
Tisseuse, Héléna...Julie...ce livre m'accompagne depuis sa parution en 1996 pour la traduction française (que parfois je trouve un peu lourde et maladroite...dommage)
Il existe bien sûr en format livre de poche (une dizaine d'euros)
Il est là comme un ami fidèle, je le prends régulièrement, j'en lis quelques pages au hasard, et, je "tombe" toujours sur les pages qui me parlent au moment précis où j'en ai besoin...@Charlotte
C'est très vrai pour notre génération...le corps était suspect, les "péchés" de luxure et de gourmandise étaient là pour nous le rappeler
Mais tu as raison, ces générations-ci sont tout aussi coincées dans la rigidité des dictats de la mode, de la nécessité de rester jeune, même s'il faut pour cela que le visage ravagé par des opérations multiples ne soit plus capable de sourire...@Chris
J'aime beaucoup ce que tu dis...
ceci surtout:
"elle dégageait quelque chose d'indéfinissable, l'idée même de la Vie, de la jeunesse, de la beauté"
et cela malgré ou peut-être GRACE A son âge, porté dans la lumière intérieure...
Oui les seins sont une part importante de la féminité
Les femmes qui suite à un cancer du sein en sont amputées le vivent toujours douloureusementMab et Loulotte
Je remarque que quand je suis "bien dans ma peau" (tiens donc l'expression dit bien ce qu'elle veut dire, non?) je vais vers les autres avec mes yeux pétillants (ce sont les autres qui me disent ça...)
Mais mes yeux s'éteignent dès que je me perds, dès que je perds confiance...
mab...faire attention" à son corps...en prendre soin comme une mère.. pour moi, c''est lui donner l'air et la nourriture dont il a besoin...
loulotte...je dirais plutôt à propos de la beauté, qu'elle doit être habitée par un mouvement de vie intérieur..sinon elle est vide et glacée, comme certaines photos de mannequins qui ne sourient surtout pas...Dernier commentaire avant de charger les valises et de partir à la recherche de ce corps abusé par les contraintes de la vie...et qui fait qu'on ne s'écoute plus. Faute de temps, de donner trop à l'autre, inhiber les attentes qu'il exige comme un nourrisson qui a tant besoin de sa mère.
Observer ce rayon lumineux qui transcende nos cellules et épouse notre être infini. C'est ce que je vais tenter de faire pendant ces 10 jours.
Pas facile d'acueillir la femme phoque qui sommeille en nous quand un lot de souffrance nous empêche de la rencontrer.
Je connais le livre dont tu parles, véritable bible que chaque femme devrait parcourir.
Rempli de symbôles, d'images, il a servi à notre théâtre pour créer plus d'un spectacles sur l'identité de la femme.
Alessandra
N.B. : pour info., j'ai travaillé dans un théâtre pendant 8 ans.Je ne connais pas ce livre.
Mon corps est dans mon esprit. A chaque fois que je me sens moche à l'intérieur, je vois par le regard des autres que je le suis aussi à l'exterieur. Lorsque mon esprit s'ouvre comme les pétales d'une fleur, je sens mon corps comme une rose. Un peu fanée, la rose, j'avoue, mais une rose quand même.
J'ai beaucoup aimé lire ce billet...Soupir !
"...Ma vie c'est moi qui vais la peindre, alors je vais y mettre le feu en ajoutant plein de couleurs"... [Grand Corps Malade]
Je ne connais pas ce livre, mais comme Lidia, j'ai bien aimé ce billet Coum.
Le corps et l'esprit sont deux substances différentes: l'esprit fait partie de l'immatériel et n'occupe aucun espace (quoique!), contrairement au corps qui a une réalité physique, donc palpable, et donc matérielle.
Leur union est comprise comme une troisième sorte de "réalité" que nous ne comprenons pas vraiment, mais que nous expérimentons au quotidien: la vie.
Alors forcément quand une des deux substances est malade, tout va se déséquilibrer dans la réalité du quotidien!
Je viens de rentrer de chez un couple de jeunes gens chez qui nous avons mangé à midi: Germaine a eu 80 ans fin 2008, et elle danse presque tous les weekends avec son homme d'environ 4 ans son cadet. Je les trouve extraordinaires tous les deux! Depuis notre rencontre en 2001, ils font partis de la famille, ainsi que nous de la leur. Ils profitent de chaque moment que la vie leur offre, et ils ont bien raison finalement: ne pas perdre ainsi ce temps précieux, qui passe vite, pour être malheureux.
Alors, monsieur De Ronsard, allons donc voir , si la rose qui est en nous, loin d'être une ronce quand on le veut vraiment, reste belle, car notre corps est le reflet de notre âme, non?!... Certes il change notre corps avec le temps, ... mais chaque petit changement raconte l'histoire de notre vie!
Je l'avoue c'est parfois difficile de se convaincre, mais nous restons tous des êtres humains...
;-DVieux et beaux !
Très beaux textes, les deux, celui de l'écrivaine et le tien.
Hommage au corps de la femme quel qu'il soit. Aller au-delà de l'esthétique parfaite que nous présentent les films et les magazines, tellement parfaite qu'elle gomme tous les sacrifices infligés pour garder cette beauté parfois artificielle, tape-à-l'oeil.
Vieillir dans sa peau, dans son corps alors que le regard intérieur reste le même, peut-être même plus profond.
Quelle société qui fait l'éloge de la beauté et de la jeunesse pour vendre encore des ersatz qui prétendent les maintenir plus longtemps intacts ?
Mensonge, tromperie, commerce.
Un réalisateur américain se plaignait de ne plus trouver des visages expressifs et ridés depuis que le botox a paralysé les expressions de la plupart des acteurs...
Je pense au superbe film de Julie Bertolucci "Depuis qu'Otar est part" avec cette superbe vieille dame toute ridée Esther Gorintin qui jouait là son premier rôle, superbe !
Je pense aussi à Babouchka avec une vieille dame Nina Choubina merveilleusement belle...
et je pense à des gens âgés que je rencontre parfois et qui illumine de leur sourire le chemin où on les croise ...
Voilà un commentaire un peu patchwork, je m'en rends compte.
Bon dimanche@Alessandra...contente que tu connaisses ce livre, il est à posséder par toute femme qui veut réfléchir à son singulier destin de femme, corps et âme et aussi, en relation avec l'autre
Très très bonne "retraite" avec ton PC...écris bien, tu en parleras j'en suis sûre...
@Lidia...tu es de la trempe de la femme sauvage, dont parle Clarissa Ponkola Estès tout au long de son livre
Je ne peux que t'encourager à l'acheter (c'est un livre à posséder...) tu aimeras j'en suis sûre...
Ce que tu dis sur le regard sur toi que les autres te renvoient selon ton état intérieur...ben oui, c'est bien ça que je vis aussi...
@Filo...oui c'est ça: on entre en résonance avec l'auteur, on est parfois scotché par ses pages...c'est fabuleux. Je me demande pourquoi je n'ai pas pensé à en parler encore (si! j'en ai parlé une fois il y a trois ans je crois...)@Magel...toi aussi tu aimerais, ce livre te parlerait énormément
J'aime ce que tu racontes au sujet de ce couple...Il y a des gens comme ça...quelle chance!
@Maky...j'ai été voir...je ne sais que penser...
@Saravati, ton commentaire est tellement vrai: les acteurs si botoxés ne sont plus capables de sourire de peur que leur visage ne se déchire...
)
Dans un corps qui vieillit, si on veille à garder son regard intérieur vivant, il en devient plus profond...
merci pour ces mots si vrais@Melisse
J'ai pensé à toi en écrivant ce billet,en parlant de ce livre
Sans attendre un instant, achète ce livre...(la couverture, magnifique est une peinture de Picasso...)
Je SAIS qu'il te parlera du début à la fin...je te le promets...il est VIVIFIANT à tous points de vue...
Il m'apprend encore maintenant plein de choses, quand je prends la peine de réfléchir à certains passages...le rapport aux corps à nous femmes, jeunes et plus âgées, est tellement délicat, qu'il se brouille parfois...Je vous souhaite une bonne journée !
L'épiderme, reflet de toutes les émotions, miroir de l'âme.
Mais je dirais que souvent, ils vont de pair car la beauté intérieure est la génératrice de ce que nous dégageons et par voie de conséquence a une répercussion sur notre être et notre apparence.
La beauté physique ne plaît qu'aux yeux, la beauté intérieure elle, charme l'âme. Les deux se complètent. Mais l'âme est plus importante que le physique. Nous n'avons qu'à fermer les yeux.
Regarde "la belle et la bête".
Et puis être aimé est le plus beau cadeau que la vie puisse nous faire, rencontrer des personnes qui nous voient tel que nous sommes, ne pas chercher à l'être mais sentir cette façon d'être aimé pour soi tout simplement.@D&D...tellement contente de te "voir" ici
Je crois vraiment que l'homme a moins besoin de "réhabilitation" que la femme...il faut reconnaître que ça a été galère pour elle parfois...
A bientôt, je réponds à ton mail dès que je le peux...
@bernie...je remets ici cette phrase tellement vraie et belle:
"Et puis être aimé est le plus beau cadeau que la vie puisse nous faire, rencontrer des personnes qui nous voient tel que nous sommes, ne pas chercher à l'être mais sentir cette façon d'être aimé pour soi tout simplement"
Merci à toi
@Fabeli...c'est aussi tout un sujet que l'auteur illustre par les mythes qu'elle aime tant raconter (et interpréter...): celui d'être qui on est vraiment,pas celle que les autres voudraient que l'on soit...pas toujours facile, hein!
@loulotte...oui je t'encourage à lire ce livre, on n'a jamais fini d'être femme, jamais...Nos corps sont le fruit de deuils successifs qu'il nous faut affronter pour en sortir plus fortes et mieux construites. Le premier est celui du corps d'enfant, quand, adolescente, on est perdue avec ce centre de gravité qui n'en finit pas de changer. Femme, les maternités nous marquent pour toujours de ces stries blanches, ces déchirures élastiques: les accepter est parfois un chemin ardu. Plus tard encore, la surcharge s'installe dans des endroits qui nous semblent malavisés. Et pourtant... Nos hommes nous aiment comme nous sommes, et adorent se caniger (argot de mon enfance...) dans nos rondeurs délicieuses et repaître leur regard de nos courbes vertigineuses. La femme squelette n'a rien à leur offrir, que des bosses dures et inconfortables. Aimons-nous tel que la vie nous a façonnées!
"Je crois vraiment que l'homme a moins besoin de "réhabilitation" que la femme...il faut reconnaître que ça a été galère pour elle parfois..."
Inconditionnellement d'accord sur la seconde phrase. Mais pas sur la première
))
Mon questionnement... je le schématise : si le rôle de "dominée", perpétué pour la femme depuis des lustres (et ça ne fait pas si longtemps que ça que cela bouge en fait, je crois savoir que nous sommes d'accord là-dessus
), est un extrême préjudice réel, incontestable pour moi... le rôle de "dominant" l'est aussi... Autant ?... Je ne sais pas, et après tout ce n'est pas la course à l'horreur
... Mais il l'est aussi, oui : c'est un "rôle". Il est peut-être plus agréable à jouer. Ou le semble. Il est d'une violence terrible, je crois, et notamment sur le corps, et le rapport à son propre corps...
Je trouve que : la possibilité d'une "réhabilitation" totale pour la femme ne pourra se faire sans celle pour l'homme (et réciproquement).
Désolé, je suis obligé de super-caricaturer là, mais ça tourne autour de ça...
Mais nous en reparlerons... Je bosse beaucoup là-dessus, en fait... En fait, j'essaie...
Je t'embrasse,
Bonne semaine, ma Reine
@ D&D
...ton commentaire est à ce point intéressant, soulevant des perspectives auxquelles peut-être on ne pense pas de prime abord...que j'ai très fort envie de te citer dans un prochain billet, que je consacrerais à ce sujet...il y a suffisamment d'hommes qui poussent la porte de ce blog pour espérer avoir leur point de vue honnête s'entend...
(mais ici ne passent que des blogueurs honnêtes hein!
)
Il faut que tu sois d'accord bien sûr, j'espère que tu viendras lire cette réponse
Je t'embrasse, fort@Med'celine
ah! les deuils successifs qu'ils nous faut faire...! et comme il est diffcile de s'accepter de s'aimer comme on est, avec ce qu'on qualifie de "défauts"..
J'aime ce que tu dis de nos hommes qui quand ils aiment leurs compagnes les prend comme elles sont, ne comprenant pas toujours qu'elles puissent s'en faire pour deux ou trois "défauts" qu'elles sont souvent les seules à voir...
"se caniger"...quelle belle expression...
merci!@Miss line
tu viens d'avoir un bébé, attendu dans l'amour...
pour l'instant tu es polarisé par ce bébé...
mais continuer à s'aimer, soi, en s'accordant du temps personnel par exemple, en se dorlotant un peu, permet d'aimer plus librement ceux que nous aimons
Oui ce livre est à lire absolument par toutes les femmes, et parleurs hommes d'ailleurs, ils comprendraient bien des choses sur la féminité...Bonsoir coumarine,
J'ai acheté le livre, je le prends, le pose, le reprends et ... je n'arrive toujours pas à " rentrer dedans". En bref ce livre me résiste et c'est déjà un enseignement, une début de réflexion.
Par contre, je suis lancée dans une opération rangement et désencombrement de grande ampleur ( clin d'oeul au billet suivant), je me sens engloutie dans cet amoncellement qui m'étouffe. J'y retourne !J'ai toujours cru... et le répétais bêtement, qu'avec l'âge, les hommes murissaient et les femmes vieillissaient... jusqu'à ce que je vieillisse à mon tour et me rendent compte à quel point c'était réducteur et déplacé.
Même si j'étais plus "jolie" avant... je me préfère aujourd'hui, car la beauté facile n'est qu'un hasard, qu'une injustice...
seule la beauté intérieure, la beauté de l'âme et du cœur vaut la peine et résiste au temps et à la fatigue...
Moi j'aime les rides qui parlent de la vie... j'aime les rondeurs qui parlent du plaisir... j'aime les cheveux en bataille, les ongles rongés, les lèvres sèches...
Je ne connais pas ce livre mais vais m'empresser de le trouver.hé hé... ça ne m'étonne pas de trouver ce livre chez toi... il fait partie de mon histoire, de ma re-naissance... quand je n'allais pas bien, une personne bienveillante me l'avais conseillé et j'y ai puisé de nouvelles forces pour continuer.
Et oui tu as entièrement raison : il est à picorer !
Je t'embrasse Coum'

23:26
- 
J'ai beaucoup de mal à me retrouver dans ces mots ;
mon corps vieillissant, j'ai beaucoup de mal à l'accepter et encore j'ai de la chance "qu'il m'aime bien" jusqu'à ce jour en laissant de côté les petites douleurs et en m'épargnant les grosses (douleurs).
mais, comme tu le dis, la beauté n'est que façade, le plus important est ce que nous éprouvons au fond de nous-même et ce que nous pouvons donner aux autres.