Le jeu de la Vie - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

26 septembre 2008

Le jeu de la Vie

J'avais envie de vous remettre un texte publié ici, au début de mon aventure blogueste, un texte que j'ai  remanié et qui dit à merveille ce que j'ai envie de dire aujourd'hui...

tervueren_25sept_002

Un jeu, rien d'autre...

Un jeu pour fuir les combats inutiles, ceux qui me laissent meurtrie, amputée d'une part importante de mes chants d'espérance.

J'ai besoin de recontacter l'élan de ma source primordiale.

Les émotions, les discussions, les convictions que je souhaite défendre, avec toute ma fougue, fougue qui ressemble parfois au désespoir, sont de redoutables dévoreuses d'énergie.

Elles me sucent le sang et me laissent sans vie au bord de mes défaites. Je les abandonne pour ce qu'elles sont: des vampires...

Laissez moi dans mon jeu, est-ce trop demander?

Le jeu est si capital pour apprendre à vivre. Apprendre à mieux vivre... à contacter la grâce qui se blottit toute petite dans chaque instant, si on y est attentif. C'est là mon credo...mon unique acte de foi.

Laissez le vent me caresser l'âme, et m'emmener danser sur les nuages fugaces. Laissez-moi bondir, rebondir de nuage en nuage.

A la fois pressés et infiniment patients, ils savent que la route est longue, et moutonnée de récifs, et empierrée de cailloux orgueilleux

Et puis laissez l'eau de l'étang qui palpite près de chez moi, me parler de son odeur quand elle est pétrie par le vent, par le cri des oiseaux qui protestent, parce que personne, personne ne les écoute en vérité.

De même que les arbres, hautement solitaires.

Pourtant ils savent...

et  désespèrent de se faire entendre....

Laissez la vie crépiter, palpiter, tout entière contenue dans la goutte de pluie ou dans l'épine du buisson  qui m'accroche au passage, en s'excusant d'avoir griffonné quelques notes d'espoir sur mon pull qui s'est laissé faire en riant.

Les choses des hommes ne peuvent rien devant l'infini qui vit et meurt en nous

qui vit et meurt en moi.

Juste une voix qui de loin en trop loin me caresse le cœur...

Juste une voix...


Commentaires

    une bien jolie voix...la voix intérieure d'une petite fille dans un corps de femme...une femme qui demande un peu de douceur...douceur naturelle contre folie humaine?

    Posté par fabeli, 26 septembre 2008 à 14:03
  • Bonjour,

    pourquoi vouloir changer les gens, pourquoi dans la vie jouer celui ou celle qu' on n' est pas, qui ne nous ressemble pas ... tout simplement parce que "ca fait mieux" ou "c'est plus (pas le sens négatif ici)dans les normes" ou " pour obtenir quelque chose ou quelqu' un(e)" ...
    Pourquoi se fatiguer à ne pas être soi même réellement ou à vouloir changer les gens pour qu' ils soient comme on voudrait les voir

    Les gens qui jouent à ne pas être eux même ou ceux qui visent à changer les autres doivent, je pense être bien malheureux, et se fatiguer énormément.

    c' est comme la nature, pourquoi vouloir changer l' ordre bien établi des choses. On dérègle tout puis , plus rien ne fonctionne normalement.

    >>>Coumarine : j' espère ne pas avoir été trop hors sujet ...

    Posté par Madame C 6375, 26 septembre 2008 à 14:32
  • Texte sibyllin, une poésie de l'intérieur à travers la nature, c'est très beau Coumarine.
    Et cette voix, c'est peut être toi...

    Posté par Lidia, 26 septembre 2008 à 14:38
  • Les choses des hommes ne peuvent rien devant l'infini qui vit et meurt en nous

    Tu met le doigt sur le poul de bien des mal-etre par cette phrase, il me semble... c.a.d quand on cherche a changer l'exterieur et qu'on se rend compte que la 'vie' est tellement plus grande et plus mysterieuse que notre quotidien nous cache a le croire.
    C'est, pour moi, un de tes plus beaux textes... il me parle profondement. Merci.

    Posté par sprite, 26 septembre 2008 à 17:32
  • Il me parle beaucoup aussi... En fait je pense que ce qui est fatiguant c'est de s'adapter alors qu'on aurait peut-être envie que l'autre, comme nous, apprécie simplement le moment...le lieu, l'instant...

    Posté par Christine_, 26 septembre 2008 à 19:06
  • Je suis sous le charme et la poésie de ton texte, alors je lis, j'écoute et je me tais, simplement...

    Posté par pandora, 26 septembre 2008 à 21:16
  • Un texte beau et très poétique pour dire à la place des quelques mots triviaux "foutez la moi paix".

    Un vrai souffle intérieur.

    Posté par Farfalino, 26 septembre 2008 à 22:57
  • Un beau texte qui ne peut laisser personne indifférent.

    Posté par mab, 27 septembre 2008 à 08:16
  • "Contacter la grâce qui se blottit toute petite, dans chaque instant..."
    Ce que j'aime chez toi, Coum, c'est que même si la route est "empierrée de cailloux orgueilleux", tu trouves l'espérance... dans des toutes petites choses (épine, goutte de pluie.)
    Waouw! Comme c'est bien dit!

    Posté par tilleul, 27 septembre 2008 à 12:31
  • Chère poète

    Coumarine, chère poète. C'est difficile, la vie: on se réveille un matin avec le souvenir d'un conte de fées, et l'on est sûr que c'est l'unique vérité...

    Posté par Jacques, 27 septembre 2008 à 15:57
  • Ton texte fait écho au vent, celui qui balaie ma tête et qui disperse tous mes combats d'avant..je ne veux plus de combats, je veux juste être dans l'instant présent et laisser le vent balayer le reste...
    beau texte Coumarine

    Posté par catherine, 27 septembre 2008 à 23:23
  • Les dons de l' esprit venaient à elle en foule,
    elle sortait de son apprentissage ignorant
    et sa vision intime
    n' attendait plus la pensée.

    Bon...deuxième phase, désabonnement d' internet !
    C' est un ordre ! #8o))

    Posté par stef, 28 septembre 2008 à 14:34
  • Bonsoir à tous

    Ce texte est sibyllin et voulu comme tel. Dire sans dire, dire sans TROP en dire...
    Mais dire quand même, à ma manière
    Je crois que chacun peut puiser ce qu'il a besoin de comprendre, ce qu'il a besoin de recevoir dans un texte de ce genre...
    L'interprétation est ouverte, l'auberge est espagnole: chacun y apporte ce qu'il a envie d'y mettre
    c'est d'ailleurs ça qui est riche...

    Merci à chacun d'entre vous

    Posté par Coumarine, 28 septembre 2008 à 21:30
  • Si je comprends vos ressentis, il m'arrive de ne pas comprendre tous les commentaires. quel plaisir ressentent certains de faire mal ? quel intérêt y trouvent-ils ?

    Ignorez les et ressourcez-vous auprès de ceux qui vous aiment et qui vous apprécient telle que vous êtes.

    Posté par loulotte2, 28 septembre 2008 à 21:35
  • Loulotte...je ne vois pas de "méchanceté" ni même d'ironie dans aucun des commentaires...
    Je suis sans doute naïve, mais tant qu'on ne me dit pas clairement des mots injurieux...chacun et chacune sont ici les bienvenus...
    Merci en tout cas de ton souci...
    Et n'aies crainte, auprès de ceux qui m'aiment vraiment, je me ressource...

    Posté par Coumarine, 28 septembre 2008 à 21:39
  • Coumarine, de mes pauvres mots, je te dis que ce texte est superbe.

    Posté par Annick, 01 octobre 2008 à 08:52

Poster un commentaire