Du temps de la marelle et autres jeux d'enfance - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

16 septembre 2008

Du temps de la marelle et autres jeux d'enfance

Les petites filles modèles de mon enfance jouaient sagement dans la cour de récréation, bordée de grands arbres dans lesquels bien cachés au centre du feuillage, mille oiseaux accompagnaient de leurs chants aigus, les éclats de rires des enfants.

Ça pépiait à qui mieux mieux,  tant dans les arbres centenaires que sur le béton gris de la grande cour de récréation.

Ça commençait toujours de la même façon : une sonnerie stridente et impérative marquait la fin des leçons et provoquait l’irruption joyeuse des enfants qui s’éparpillaient aussitôt dans tous les coins de la cour.

Alors commençaient les jeux qui ne se jouaient qu’avec les amies de cœur, réparties en petits groupuscules d’âge et d’affinités.

Il y avait le grand préau sous lequel nous nous réfugions forcées contraintes quand une pluie malvenue empêchait les courses libres au travers de la cour tout entière. Là contre des murs gris et sales, on lançait une petite balle en multipliant les difficultés, comme par exemple : taper dans les mains, une fois, deux fois, en scandant des comptines obligatoires. Le lancer de la balle contre le mur pouvait se compliquer: il fallait lever une jambe, sauter deux fois par dessus puis relancer la balle, et que sais-je encore

Quand il ne pleuvait pas, c’était la cour tout entière qui accueillait nos jeux de filles, sous l’œil distrait ou amusé de la religieuse qui surveillait toujours pour voir si ces jeux ne dégénéraient pas en jeux interdits par la bonne moralité. Bien sûr, comme j’allais dans une école de filles exclusivement, les dérives étaient plus difficiles.  Mais les religieuses n’aimaient pas trop  quand on se promenait en bavardant main dans la main avec son amie de cœur. Il fallait de préférence se joindre aux autres, courir ou sauter à la corde, se dépenser… les duos étaient toujours suspects.

J’ai beaucoup joué à la marelle. Ah ! j’adorais la marelle avec son paradis pas si inaccessible que cela, pour peu qu’on lançait adroitement le galet dans les cases appropriées, en commençant par la case terre, la première, celle qui se trouvait au pied de nos pieds. Le galet était souvent une petite boite en fer blanc, petite boite de bombons pour la toux, vide en l’occurrence. Je les collectionnais, elles étaient mes trophées. Car j’étais forte à ce jeu, je sautillais à cloche-pied avec l’enthousiasme du vainqueur et j’arrivais souvent bonne première dans la case tant convoitée du paradis des marelles…

J’adorais aussi jouer au diabolo, à l’élastique, à la corde…j’étais douée au saut en hauteur, je faisais des roues en veux-tu en voilà. Je courais vite. J’étais la championne qu’on aimait avoir dans son équipe…

J’étais très douée pour la gymnastique…j’adorais me dépenser physiquement, je sentais que mon corps répondait à mes attentes, je le conduisais au gré de mon désir, je lui commandais, il m’obéissait parfaitement et j’avais là un sentiment de triomphe d’autant plus enivrant qu’il était plutôt rare dans les autres domaines de ma vie tant scolaire que familiale.


Commentaires

    Très jolie évocation ! Je regretterais presque de n'avoir été qu'un garçon, même si, comme je l'ai déjà raconté ici, je jouais à la poupée.

    Posté par Walrus, 16 septembre 2008 à 14:24
  • Après lecture de votre texte, je me sens bien et je songe à combien sa composition a du vous faire du bien à vous aussi. Je parle de composition parce qu'il est presque musical, par les voix passées, les cris des enfants, les clapotis de la pluie et le bruit du galet touchant la case "ciel".

    Posté par Lidia, 16 septembre 2008 à 15:18
  • Lorsque je repense à mes années d'école, je me souviens évidemment de tous ses jeux (j'aimais beaucoup joué à la marelle également !), mais ce sont surtout des souvenirs olfactifs qui resurgissent.
    Car l’école a ses odeurs foisonnantes dans sa forêt de tables et ses clairières de salles studieuses, dans son labyrinthe de couloirs, ses rangées ordonnées de porte-manteaux, en ses virages d’escalier et sa longueur de cour.

    Dans ce pêle-mêle parfumé, voci ce qui chatouille encore mes narines :

    le bois vernis mêlé aux odeurs de sueurs sauvages des élèves,
    les effluves du papier gouaché mêlées aux encres noires souillant les blouses écolières,
    la craie acariâtre crissant sur le tableau vert bouteille délavée par l’éponge sale et baveuse, engorgée de poussière volatile,
    la terre humidifiée des billes par les premières pluies automnales des récréations tardives,
    la transpiration sur les buvards spongieux laissées par les paumes moites, aux doux jours printaniers,
    le cuir des ballons souvent plastique, les élastiques entrelacés et écrasés avec acharnement
    les coléoptères offrant au vent leur chute tourbillonnante,
    les fleurs épanouies roses et blanches des cerisiers nippons ;
    le tabac aromatisé au miel de la pipe récréative du maître, les parfums parfois trop fort des maîtresses ...
    toutes ces odeurs qui font l'histoire de l'école.

    Posté par sebarjo, 16 septembre 2008 à 16:04
  • Je crois que nous avons joué dans la même cour... Mais moi, j'étais souvent punie, alors, je passais le temps de la récréation, à genoux, à côté de ma chaise... il parait que j'étais trop bavarde... Contrairement à toi, je n'étais pas une petite fille modèle...

    Posté par dan, 16 septembre 2008 à 16:11
  • beaujour COUM.

    et tu sais que je me surprends de temps en temps à faire une marelle (spirituelle) mais marelle quand meme !
    et quand je vois des athlétes se dépensaient je me rappelle ... que je t'ai pas vu lors de mitings ou sur la coure de récré.. pourtant moi aussi je sautais à la corde et meme trés haut à l'élastique !
    faut dire que j'avais de l'entrainement...
    (comment je faisais, vu que j'étais unique en mon genre ?
    je mettais l'elastique autour des chaises de la salle à manger... ne me dit-pas que tu ne l'as jamais fait !
    avec la chaise qui perd son équilibre et manque de rayer la belle table de salon ou déchirer la nappe prise dans l'élan de l'action !!)
    oups ! une incorrigible..
    holaLA, que de bons souvenirs
    par contre le sentiment de triomphe, non connait pas,,,, meme si j'ai eu qq beaux moments sportifs (peut-être pas assez suivie coté famille.... oui, sans cela, la victoire était fade!)
    mais le principal n'était-il pas de participer ?
    douce soirée à toi.

    Posté par rsylvie, 16 septembre 2008 à 17:45
  • la petite boîte de fer qui nous servait de "palet", nous la lestions en la remplissant de cailloux. Il y avait aussi la grande corde tournée par deux filles et les autres qui sautaient au milieu, la nôtre faisait au moins 4 ou 5 mètres. Merveilleux souvenir !

    Posté par Saperli, 16 septembre 2008 à 17:48
  • Nous jouions aux gendarmes et aux voleurs dans la cour de l'école. Mais à l'extérieur, le monde des corsaires nous tendait les bras (les branches) dans les hauts arbres des environs. Nous y passions des journées entières, jusqu'à y manger, y lire, y voyager et à rêver!

    Posté par TJ, 16 septembre 2008 à 18:52
  • oui, grâce à toi, je revis cette période ! ah l'élastique et les billes !.
    dernièrement j'ai retrouvé une copine de classe perdue depuis 20ans...qu'elle joie !.
    amitiés

    Posté par elisa, 16 septembre 2008 à 19:15
  • J'ai moi aussi joué dans la même cour d'école que toi ! Tu fais remonter plein de souvenirs.
    Comme toi, mes heures de gloire je les ai vécues grâce à la gym, avec ce sentiment d' avoir la maitrise de mon corps à défaut d'en avoir ailleurs.

    Posté par la discrete, 16 septembre 2008 à 20:54
  • Mon rêve, c'était d'atteindre le ciel, depuis la balançoire

    Bonne soirée
    Fanfanc26

    Posté par fanfanc26, 16 septembre 2008 à 21:25
  • Il y avait, derrière mon école maternelle, un parc immense... Il était entouré de murs très hauts.
    Nos y faisions une promenade chaque après-midi, toute la classe derrière la maîtresse, '' on se tient les mains les enfants! ''
    Les arbres sont tous des marronniers et c'est toujours l'automne... Il y a plein de marrons dans mes poches, qu'ils sont doux et ronds! Avant de sortir du parc, on mesure le tronc du grand sapin: Il faut dix enfants pour faire le tour!
    L'arbre est content de ce grand câlin!

    Posté par sil, 16 septembre 2008 à 22:29
  • @Walrus..c'est mignon tu jouais à la poupée?
    Quelle chance qu'on t'ait laissé faire...et pas t'obliger à jouer à des jeux de garçon...

    @lidia...je peux te tutoyer? je risque de m'emmêler les pinceaux sinon...
    Ce qui me fait très plaisir, c'est quand on me dit que mon écriture est musicale...je suis alors très fière!
    Merci

    @sebarjo...c'est étrange que ce soient surtout les odeurs qui te sont restées...ce doit être chez toi, le sens principal..est-ce le cas dans le quotidien?

    @dan...j'aurais cru que tu avais été une petite fille très sage...tu me déçois!!! (rires!!)

    Posté par Coumarine, 16 septembre 2008 à 22:54
  • @Sylvie...je suis morte de rire...l'affaire des élastiques autour des chaises de la salle à manger pour continuer à jouer...ouiiiiiiiiiiiiii je l'ai fait! c'était TROP!

    Saperli, le palet...merci de me donner le terme exact qui m'échappait (trop paresseuse pour le rechercher sur google...galet, c'est pas tout à fait ça hein!
    Et la grrrande corde à sauter...j'adorais aussi!

    @TJ...amusant d'avoir l'écho des jeux d'un garçon de cette génération...les petits garçons d'aujourd'hui n'ont pas de jeux si différents je crois...du moins en cour de récréation...

    Posté par Coumarine, 16 septembre 2008 à 22:59
  • @elisa...ça me fait grand plaisir que ce billet te replonge dans cette époque de bons moments
    Cela me fait du bien de le savoir

    @la discrète...être forte en gym me permettait de me pardonner d'être peu douée pour m'imposer, j'étais trop discrète...c'est amusant hein! Voilà un point commun que nous avons...

    @fanfan...ouiiiiiiiiii j'allais le plus haut possible aussi, là aussi j'étais audacieuse...

    @sil...j'aime beaucoup ce que tu racontes là...cela me parle, et c'est bien raconté (tu sais combien je suis sensible à cela)
    Comment es-tu venue ici? As-tu un blog?

    Posté par Coumarine, 16 septembre 2008 à 23:04
  • Moi j'ai toujours été encombré par mon corps.

    J'étais nul à la marelle, à l'élastique (bah oui j'étais un garçon qui jouait à l'élastique, ceci explique peut-être cela )), la ballon au pied m'ennuyait.

    J'ai peu de souvenir de jeux dans la grande cour de l'école de Courbevoie (Hauts de seine) aujourd'hui avalée par l'immeuble du conseil général (enfin je crois).

    Je crois que j'étais déjà un solitaire, pour les filles j'étais un garçon et je n'avais pas beaucoup d'appétit pour les jeux toujours un peu violents des autres garçons. Je lisais déjà beaucoup. En tous cas, c'est là-bas que j'ai donné mon premier baiser

    C'est assez troublant quand tu parles d'amitiés "suspectes". J'ai du mal à trouver les mots justes. Entre un certain pragmatisme ("ce sont des choses qui arrivent") et une crainte ("pas de ça ici").

    Posté par Farfalino, 17 septembre 2008 à 07:53
  • Maintenant les marelles sont peintes dans les cours de récré mais les petites filles comparent leur piercing au nombril (elles ont 10 ans) ou leur string, je n'invente rien , de mes yeux vus!!!

    Posté par mab, 17 septembre 2008 à 08:09
  • ....★

    Nostalgie, nostalgie quand tu nous tient! Cela donne de beaux textes!
    J'ai beaucoup aimé : j'étais dans cette cour avec toi...ambiance plus sévère, mais des enfants qui sont des enfants...aujourd'hui même si on peux retrouver un peu encore de cette jolie ambiance, les choses sont beaucoup plus violentes...et les "surveillants" bien moins attentifs...soupire... moi qui suis si sensible aux souvenirs d'enfance, à l'enfance en général et à tout ce qu'elle contient de l'adulte que nous sommes devenu, oui j'ai beaucoup aimé ce texte... Ma cour à moi ressemblait encore à ça aussi, mais sans les religieuses!
    Merci Coum.

    Posté par juju, 17 septembre 2008 à 09:59
  • Farfalino

    au sujets des amitiés "suspectes"...les religieuses de ce temps là (et peut-être encore maintenant, quoiqu'il n'y en ait plus guère) se méfiaient comme de la peste des apartés, des duos de tendres amies...
    Elles avaient toujours peur que "des choses" pas convenables se passent...
    Arff...quelle époque!

    Posté par Coumarine, 17 septembre 2008 à 10:45
  • @mab...cela m'effraie que les petites filles sont pour beaucoup devenues des Lolita...
    Où dont est leur enfance?

    @juju...c'est vrai que actuellement il y a bien plus de "violence", (rackets par exemple, meme chez les plus jeunes...)
    Merci pour tes gentilles paroles...je t'embrasse

    Posté par Coumarine, 17 septembre 2008 à 10:48
  • Non, Courmarine, je n'ai pas de Blog... pas encore!

    Mon souvenir de maternelle va devenir une illustration dès que je retrouve mes aquarelles!

    Je suis arrivée il y a longtemps par un chemin que j'ai oublié...

    J'aime beaucoup lire tes textes... Merci!

    Posté par Sil, 17 septembre 2008 à 10:56
  • Marelle, élastique, balle au mur étaient aussi les jeux de récréation de mon enfance.

    Ma partenaire au saut à l'élastique s'appelait Muriel. Nous étions les reines toutes les deux.

    Je reproduisais ses jeux dans la cour chez mes parents et j'y jouais avec ma petite soeur.

    Le dernier jour d'école avant les vacances d'été nous avions le droit d'amener des jeux de nos maisons. Et il y avait force poupées enrubannées, des poupées qui marchent, des poupées qui parlent, des landeaux, etc.
    Mes poupées étaient modestes. Je ne me souviens plus si je les apportais à l'école. Par contre j'apportais toujours une plante verte pour la maitresse. Une plante verte que ma Maman avait bouturée et fait pousser jusqu'à ce dernier jour d'école.

    Posté par Annick, 17 septembre 2008 à 13:04
  • Souvenirs, souvenirs,ces jeux reviennent à ma mémoire et s'ils sont déjà loin, ils sont d'hier grâce à vous.
    Je sens à nouveau le parfum de la cire lorsque arrivait le dernier jour d'école et qu'il nous fallait astiquer nos tables d'école en bois, vider et nettoyer les encriers.
    S'il faisait beau, nous terminions nos derniers jours dans la cour de l'école, à jouer, à broder des canevas, à déjeuner dehors...
    Les odeurs aussi des fleurs que nous allions récolter et coller dans nos cahiers, le pistil, la corolle, tout cela n'avait pas de secret pour nous...
    La leçon de morale écrite chaque matin au tableau...
    et... bien sûr, les jeux de marelles (que je refais maintenant avec ma petite fille (si, si, c'est vrai), les petites balles que nous jetions adroitement contre le mur, le saut à la corde, la balle aux prisonniers, les jeux de cache-cache dans la rue ; à cette époque, les parents ne craignaient pas les prédateurs.
    Merci pour tous ces piqûres de rappel dans le passé !

    Posté par loulotte2, 17 septembre 2008 à 13:30
  • Merci Coumarine, c'est une douce atmosphère que tu nous distilles là, qui sent bon la nostalgie de l'enfance, de ces moments insouciants des jeux où l'on se mesurait pourtant les uns aux autres...
    Mais si les jeux de balle et d'élastique m'amusaient beaucoup également, le moment des jeux collectifs avec constitution d'équipe était un moment difficile pour moi, la porteuse de lunettes dont le corps était tout sauf celui d'une championne et qui étais donc "choisie"... à défaut d'autre chose

    Posté par pandora, 17 septembre 2008 à 16:06
  • Ah oui... mémoire quand tu nous tiens...
    Je me rappelle aussi un "jeu de la guerre" où nous pouvions jouer à autant que nous le voulions. Il fallait tracer un immense cercle au sol que nous découpions en autant de quartier qu'il y avait de joueur. Ensuite chaque quartier devenait un pays que nous écrivions à la craie. Et puis, si je me rappelle bien, l'un de nous sautait au centre pendant que les autres partaient en courant. Ensuite il fallait deviner en combien d'enjambée ou de pas de fourmis il fallait pour rejoindre celui qui était le plus proche et si c'était réussi on lui piquait un morceau de son pays... Jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un... J'adorais ce jeux qui pouvait durer très longtemps.
    J'aimais aussi la marelle et je me rappelle surtout du moment où il fallait choisir son caillou, celui qui tenait le mieux dans la main et surtout qui glisserait le mieux jusqu'au paradis... ;o). Bon, je vous laisse, je vais chercher un caillou pour rejoindre le paradis ;o))).

    Posté par Christine_, 17 septembre 2008 à 16:26
  • @sil...ok, ok...(et moi j'aime lire tes commentaires...)

    @oui loulotte, nous partageons je crois bien des choses en commun...

    @pandora...ah oui! les jeux d'équipe ne sont amusants que quand on est "fort" dans le jeu...sinon, on restait souvent sue le côté, choisi en fin de compte, et juste parce qu'il n'y avait pas moyen de faire autrement...éh oui!
    Pas toujours drôle...

    @Coucou Christine...le jeu de la guerre doit être typiquement français (nonnnnn! pas frapper...rires) car en Belgique on ne jouait pas à ce jeu là, en tout cas pas dans ma petite école catholique...

    Posté par Coumarine, 17 septembre 2008 à 17:44
  • Je Te souris Coumarine, et je veux qu'on se tutoie...
    Merci de notre rencontre.

    Posté par Lidia, 17 septembre 2008 à 18:10
  • Pourquoi cet air étonné Coumarine ?
    Je l'avais déjà raconté dans mon commentaire sur ce billet :
    http://coumarine.canalblog.com/archives/2007/10/22/6627801.html

    Posté par Walrus, 17 septembre 2008 à 19:46
  • Menfin...

    Walrus..ben non...m'en souvenais plus
    Tu crois que j'ai une mémoire d'éléphant?
    ben non..je n'ai qu'une mémoire de Coumarine, c'est déjà ça...

    Posté par Coumarine, 17 septembre 2008 à 20:12
  • Il est des souvenirs plus heureux les uns que les autres...
    Comme j'aurai voulu avoir une amie de coeur dans la cour de récréation...
    Comme j'aurai voulu être comme les autres...
    Mais non, à cause d'un héritage que je commence seuleument à comprendre, ma soeur et moi étions souvent mises de côté...
    J'ai dans l'idée que cela m'a forgé le caractère...
    Je me dis, en voyant mes enfants qu'ils ont pour cela plus de chance que moi...
    Non, décidément, la cour de récréation ...
    quoi que...

    Le foot avec les garçons...
    Les glissades dans la neige...
    Les jeux de cartes quand nous pouvions rester à l'intérieur...
    Bon, c'est vrai, la cour de récréation, tout compte fait, était déjà comme le monde des adultes : il y avait des jours sans, et puis d'autres un peu plus joyeux...
    Oui, mais voilà, un avantage d'être adulte, c'est qu'on a plus d'emprises sur les choses,les événements, .... alors on peut les modifier.

    Donc, non !!, décidément non !!! la cour de récréation, je n'y pense pas du tout avec nostalgie, je me dis : "Ouf ! c'est fini".

    Posté par rol, 17 septembre 2008 à 20:47
  • @rol...comme je le raconte dans L'enfant à l'endroit etc...je préférais de loin l'école à l'atmosphère de la maison...
    Sans doute oui, les moments difficiles vécus dans l'enfance forgent drôlement le caractère
    Et le fragilisent aussi des fois...

    Posté par Coumarine, 17 septembre 2008 à 20:55
  • Chère Coumarine,
    effectivement cela peut sembler étrange que ma mémoire soit olfactive. En fait, pour moi l'école primaire a sa propre odeur (comme d'autres lieux moins gais comme les hôpitaux par exemple...) Et, à chaque fois que je rentre dans une école, c'est son odeur qui suscite en moi mes souvenirs d'enfance... et surtout de récrés !
    Alors j'imagine que c'est ce méli mélo d'odeurs dont je parlais qui est immuable.

    Posté par sebarjo, 17 septembre 2008 à 21:07
  • sebarjo

    Non au contraire, je trouve très riche que tu aies ainsi accès aux sensations olfactives...c'est assez rare, et cela rend un texte d'autant plus riche qu'il soit coloré par tous les aspects sensoriels...

    Posté par Coumarine, 17 septembre 2008 à 21:32
  • Moi j'étais douée pour tous ces jeux là ! Ben quoi ? Pour une fois que je me trouve douée, il faut que je le dise ! J'étais tellement maigre et légère (et sportive en plus) que j'étais très forte à la corde à sauter, agile pour jongler… Combien de balles de tennis avons nous perdues dans la cour ... J’étais excellente à la marelle et tout mon argent de poche passait dans mon activité préférée : l'élastique. En plus, les publicitaires s'intéressaient déjà au pouvoir consommateur des enfants, ils avaient créé des élastiques de toutes les couleurs. En même temps, c'est maman qui était heureuse : du jour au lendemain, les élastiques qu'elle achetait pour nos vêtements ont cessé de disparaître de sa boite à couture J’ai eu un immense sourire en lisant ta délicieuse note et en me replongeant dans mes propres souvenirs d’enfance pour taper mon commentaire … rien que pour ça, merci !

    Posté par Kaliuccia, 17 septembre 2008 à 22:37
  • Le diabolo, la corde, l'élastique... Il y a eu le yoyo aussi et le temps des balles magiques (peut-être plus tardif?) J'aime aussi ce texte, il me semble réentendre le bruit de la cloche qui sonnait le début et la fin des récrés, mais chez nous c'était déjà les instits qui surveillaient, les religieuses n'étaient plus trop présentes, hormis la chef o Qu'est-ce qui était le plus sévère ou le plus libéral ? Les Dames de Marie ou le Sacré-Coeur ?

    Posté par Pivoine, 17 septembre 2008 à 22:51
  • Un grand sourire à l'évocation de tout le début de ton texte que j'aurais pu écrire aussi presque au mot à mot, jusqu'à ... la marelle.
    J'ai bien dû y jouer un peu aussi, ainsi qu'à l'élastique, mais la gym, j'étais NULLE, je n'aimais pas çà, trop mal dans mon corps pour ça. Rien ne justifiait réellement ce malaise qui a duré très très longtemps, sauf l'absence d'activité sportive chez nos parents pour nous entraîner. Le poids de toute une éducation.
    Dans notre école de filles, c'était surtout les internes qui faisaient beaucoup de sport,bon moyen pour elles de se défouler mais aussi de sortir parfois pour des matchs ou autres rencontres.
    Merci pour tes mots qui savent si bien évoquer, faire rêver, "faire des piqûres de rappel", c'est toujours un grand plaisir.

    Posté par Calliprune, 17 septembre 2008 à 23:09
  • Bonsoir Coumarine ,
    on s'y croirait !
    Je n'ai pas d'aussi jolis souvenirs des cours de récréations mais ça c'est une autre histoire !
    Je t'embrasse
    Matinou

    Posté par matinou, 17 septembre 2008 à 23:30
  • Jeux d'autrefois?

    Tttt...vous devriez voir les petites filles jouer aujourd'hui dans leur cour de récré : une marelle, des élastiques, des rondes... rien ne s'est perdu. Peut-être est-ce parce que j'ai la chance d'habiter à la campagne et de travailler dans une toute petite école de 70 enfants mais non, je ne crois pas, la cour de récré a toujours la même odeur,les mêmes couleurs et la même cloche qui sonne.

    Posté par Marie-Paule, 18 septembre 2008 à 10:34
  • intemporel

    Chaque jour, quand mes filles reviennent de l'école, elles me racontent leurs jeux de mains, de comptine,etc.. En plus elles vont à la garderie après les cours et c'est reparti pour une tournée de jeux intemporels. Je me suis mise en tête que j'écrirais un livre qui reprend tous ces jeux, cette "Culture de cours d'école" ))

    Alors ce texte me ravit, avec son décors si bien planté, ses resourvenances, son côté de vieux film... et pourtant, oui, Marie-Paule a raison, peu de choses a changé.

    Il y atoujorus la corde à sauter, les cerceaux à faire tourner autour de la taille, les marelles, les "collations", les comptines avec jeux de mains, les balles magiques, les chats perchés, les rangs, les cocottes en papiers, les jeux dénigmes, les blagues de toto, les histoires de clans, les craies, le frotteur, le tableau, la liste des charges à faire, la cloche en fer forgé qu'un surveillant vient sonner à une heure approximative. Les expressions changent un peu, les paroles des chansons aussi, on fait des "mandalas", il y a quelques jeux de cartes en plus, les modes changent mais l'esprit des jeux reste.

    Posté par florence, 18 septembre 2008 à 14:59
  • Aus derniers visiteurs (euses)

    Il faut que je m'en aille...mais promis juré, je reviendrai commenter vos commentaires...ils sont TROP intéressants!!!
    merci à toutes

    Posté par Coumarine, 18 septembre 2008 à 15:02
  • Je m'aperçois que personne n'a parlé des osselets. Pourtant, nous y avons joué pendant des années. N'était-ce pas le cas en France ? (j'étais outre-mer).

    Posté par Calliprune, 18 septembre 2008 à 17:02
  • @Calliprune...les osselets...mes enfants jouaient beaucoup aux osselets...moi par contre je ne me souviens pas que ça existait, en tous cas pas dans MA cour de récréation!

    @florence...en Belgique les cerceaux qu'on fait tourner autour de la taille, on les appelait des houla houp (sais pas si c'est comme ça qu'on écrivait ça...)
    C'est amusant car vous citez PLEIN de jeux que j'aurais pu ajouter et que j'ai négligé de citer
    C'est très intéressant et émouvant aussi...
    (bienvenue Florence...)

    @Marie-Paule...ma petite fille joue toujours à la corde à sauter, à l'élastique...à TOUT...
    elle est bruxelloise...comme quoi!

    Posté par Coumarine, 18 septembre 2008 à 20:48
  • @Matinou...comme tu l'as lu dans mon livre L'Enfant...la petite Elle préférait l'école à la maison...
    Elle aimait beaucoup se dépenser physiquement, donc tous ces jeux de la récré dans lesquelles elle était forte...

    @Calliprune encore...je crois que ce petit texte rejoint pas mal de vécus des uns et des autres...c'est pour cela que vous me mettez tous ces commentaires qui me font plaisir, bien sûr..

    @Pivoine...ouiiiiiiiii le yoyo!!! tout cela fonctionnait pas mode...quand c'était le temps du yoy, tout le monde jouait au yoyo...

    @Kaliuccia...tu étais forte aux jeux physiques? ben c'est comme moi...c'est amusant...

    Posté par Coumarine, 18 septembre 2008 à 20:59
  • "les duos étaient toujours suspects"... et cela perdure, je crois, même en grandissant
    Rhooo, moi aussi, j'ai joué à la marelle, mais je crois qu'il ne faut pas le répéter, d'accord ?
    Je t'embrasse, ma Reine
    Bon dimanche et bonne pause donc (ben oui, j'en profite pour lire mon retard, tiens...)

    Posté par D&D, 26 octobre 2008 à 04:01

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