06 août 2008
Le loup de Gubbio
Laissez moi vous raconter une histoire
Une histoire que m’a rappelé un Frère de Orval
Une histoire que je connaissais, mais qui ne m’avait jamais parlé de la sorte
Car je croyais que c'était simplement une histoire de livre pieux pour les enfants
Il était une fois (ben oui toutes les histoires importantes commencent comme cela) une petite ville Gubbio, dont les habitants s’étaient barricadés derrière de hautes murailles. A l’intérieur, hommes, femmes, enfants, chiens, chats, poules et le reste, vivaient dans une grande peur. Défense de sortir, hein les enfants, les chiens, les chats, les femmes et le reste...sinon le grand méchant loup vous mangera !
Là c’était pas une menace en l'air pour effrayer les enfants désobéissants et les femmes insoumises, c’était la vérité dans toute sa nudité : un loup cruel attaquait et mangeait tout ce qui avait l’audace de sortir des murs effrayés de la petite ville… Les mangés se comptaient par dizaines et des restes déchiquetés finissaient de pourrir aux pieds des murailles… attirant par dizaines aussi les charognards goulus (ça fait peur, hein !)
Je résume.…
Les gens vivaient prisonniers derrière leurs murs, ils vivaient dans la peur.
Le loup vivait à l’extérieur, libre d’aller et de venir, mais tourmenté par une faim cruelle… et tourmentant à son tour les villageois. Cercle vicieux.
Un jour arrive dans la ville un voyageur du nom de François.
Aussitôt les habitants s’inquiètent : comment ? Tu as osé venir jusqu’ici ? Tu ne connais pas la grande peur qui nous oblige à nous retrancher derrière des hautes murailles, des remparts infranchissables, avec système d’alarme des plus perfectionnés pour dénoncer le plus petit frôlement suspect venant de l’extérieur ? Non ? Tu ne sais pas ? On voit bien que tu n’es pas d’ici ! Il y a dehors un terrible loup qui attend que nous sortions, pour se précipiter sur nous et nous manger !
François de répondre : comment ? Un loup qui vous tourmente, vous menace et vous mange ? Non je ne l’ai pas rencontré… foi de François
Et…vous avez peur de ce loup ? Vous avez raison, il semble, d'après ce que vous me dites, qu’il soit très dangereux !
Et le loup vous mange si vous sortez ? Ah! oui! dans ce cas, je comprends que vous vous protégiez !
Mais au fait… lui avez-vous parlé ? Lui avez-vous demandé pourquoi il vous mange ?
Tu es fou ! Répondent les villageois en chœur. On te dit qu’il nous attaque dès que nous osons mettre un doigt de pied dehors… tu es sourd ou quoi ? Tu comprends le Français ?
(ben sans doute que non... il est Italien ce François…)
C’est vrai ! dit François, c’est pas une vie ça… Euh... Je vais tenter de voir ce qu'il veut... Je vais lui parler!
Et il part sous les yeux horrifiés de la foule qui sait déjà ce qui va se passer… hélas…
François franchit donc les murailles avec un petit chiffon blanc attaché à son bâton de pèlerin (ça , c’est Coumarine qui le dit)
Le loup vient à lui, menaçant, ouvrant déjà un gueule réjouie, préparant ses crocs acérés, impatient de croquer ce beau bout de viande fraîche (juste un peu maigre à son goût)
Mais François interrompt ses ardeurs (c'est un hypnotiseur de loup bien connu!) et se met à lui parler, à lui demander pourquoi il mange les habitants, à lui dire que ceux-ci n’osent plus sortir. (Un vrai dialogue quoi...)
- Ils ont raison répond le loup, je les mange, ils ont intérêt à se cacher!
- Et pourquoi donc les manges-tu ?
- Cette question ! parce que j’ai faim tiens… !
- Et si tu n’avais plus faim, les mangerais-tu encore ?
- Non répond le loup, je vivrais ma vie de loup, et eux leur vie d’hommes... et de femmes, d'enfants, de chats, de chiens, et le reste…
Alors François propose un pacte avec le loup : tous les jours il recevra un bon repas préparé par les habitants de Gubbio, en échange de leur liberté, en échange de leur peur…
Et ainsi fut fait. Et ils vécurent heureux en bonne entente.
Cela a l’air simple non ? Du genre, tout le monde il est beau, il est gentil ! Une belle petite histoire qui finit bien...
Vous n'y êtes pas ! C'est bien plus que ça...
Le Frère Y. a continué en me donnant une explication qui n’est pas la sienne, (lue quelque part il ne sait plus où, d'une psychanalyste il ne sait plus qui, mais ce n'est pas Françoise Dolto il a dit...) mais qui l’a beaucoup frappé à l’époque..(et qui me frappe à mon tour... ah! les contes..ces trésors d'humanité!
Le loup, ce sont nos blessures d’enfance. Nous sommes tous blessés: c'est pourquoi nous vivons (survivons bien souvent!) dans des peurs qui nous enferment, qui nous coincent.
Si nous apprivoisons « le loup », si nous pactisons avec lui et surtout si nous lui parlons, lui posant les bonnes questions, si nous osons aller à sa rencontre plutôt que de le fuir comme étant "dangereux"… les blessures ne vont pas disparaître pour autant, mais elles nous laisseront libres… libres d’aller et venir notre vie…
Je sais, rien n’est simple, et je dis tout cela un peu vite, dans un raccourci bien trop rapide… mais franchement cette histoire (que je connaissais, mais dont je n’avais jamais mesuré la vérité profonde), m’a interpelée. Alors j'ai eu envie de vous la partager
Concrètement pour moi, interroger le loup quand il me tourmente, quand des peurs surgissent que je ne maîtrise pas forcément, c'est prendre la peine d'écrire (dans mon cahier au fond de mon PC) afin de conscientiser et de comprendre ce qui se passe, afin de les apaiser, de m'apaiser, afin de ne plus être esclave et prisonnière de certains comportements, de certains sentiments...
Pas oublier : le loup est toujours là ! mais apprivoisé…
Bonne journée à tous
Commentaires
Allons-nous promener dans les bois
Pendant que le loup n'y'est pas...
Loup y-es-t-tu?M'entends-tu? que fais-tu?
- J'enfile ma culotte...
bon, moi, je file a la cuisine vite, vite (avant qu'il crie "j'arrive") preparer quelque chose de bon a manger pour mon p'tit loup interieur...
ben quoi... la boulimie, ca sert a quelque chose, non?
sprite
Bonjour,
Pourriez-vous me dire où trouver "l'enfant à l'endroit, l'enfant à l'envers"? Je n'y arrive pas... ;o(
Merci d'avance.
Martine
St François, c'est le grand copain de ma Ste patronne et Assise est une ville tout à fait exquise.
Bisous Dame Coum
ps : c'est un don que je lui envie, parler aux animaux
Bravo Coumarine ! Tu racontes à merveille...
Allégorie et symbolisme...sourire et logique...
St-Francois était le grand copain de ma grand'mere et depuis l'enfance j'ai gardé beaucoup de complicité avec lui! Je vais vite nourrir mon loup, calmer sa fain et lui donner un gros bisous amical !
A toi, pour ton retour et tes énergies, toute mon affection!
Votre petite histoire me rappelle furieusement le "Psychanalyse des contes de fées" de Bruno Bettelheim. C'est pas tout nouveau, d'accord, mais je suis vieux.
Mais ça se trouve toujours en collection de poche.
Quand on pense qu'il y a des loups qui se jettent sur des grandmères pour les dévorer toute crue, je me dis que les loups et les grand'mères ont encore de beaux jours devant eux! Moi j'aime les loups!
Pour ma part, je crois que les loups sont toutes les bêtes sauvages non domestiquées qui se logent dans notre inconscient et qui se rapellent à notre bon souvenir (perdu)via nos rêves,notamment.
C'est une bonne chose que de les fréquenter, de leur faire face. C'est comme cela qu'on les apprivoisent... qu'on peut tenter d'essayer de les apprivoiser!
J'adore cette histoire mais il faut dire que je suis une "fan" de François d'Assise; Je pense que le loup n'est pas que nos blessures d'enfance, c'est toutes nos blessures qu'il nous faut sans cesse surmonter en les acceptant. ON dit que St François avait le don de parler à tous les animaux, il y a sans doute une parcelle de vrai aussi dans cette légende!
Je t'embrasse Coumarine
@sprite...les petits loups intérieurs diffèrent chez chacun...en effet
(c'était bon ton repas??) ;-))
@Martine...je t'envoie un mail pour t'en parler ;-)
@claire, tu me croiras ou pas, mais j'ai pensé à toi en racontant cette histoire de François...
C'est drôle que beaucoup de saints ont eu une vraie amie de coeur...tu ne trouves pas?
@jaca...le frère qui m'a raconté l'histoire m'a joué une vraie pièce de théâtre pour moi toute seule! C'était merveilleux!
Raison pour laquelle j'ai mis à lon tour un soin tout particulier pour raconter à mon tour...
Je t'embrasse aussi
Walrus....Le Frère ma parlait d'UNE psychanalyste...mais tu as raison de rappeler le travail de Bruno Bettelheim
Je ne l'ai pas lu pour ma part...est-ce intéressant?
@Charlotte...j'ai aussi pensé à toi, très fort...tu te souviens de l'histoire de Claire et de François dans la lecture-spectacle?
(tu es rentrée de vacances...?)
@Catherine..oui c'est sûr, ce sont les blessures de toute notre vie qui sont concernées
Mais les blessures de notre vie adulte ne sont effectives que parce qu'elles sont réactivées par la blessure initiale (enfin, je vois ça comme ça...)
Tiens, cela ne m'étonne pas que François soit ton "ami"...;-))
ce qui est d'autant plus intéressant dans ce conte, cette parabole, c'est que tant qu'on ne sort pas à l'extérieur, tant qu'on ne modifie pas notre point de vue, et qu'on vit en vase clôt, on tourne en rond dans nos obsessions
le tout n'est pas en effet d'affronter nos monstres, mais de mieux les mettre en lumière afin de savoir qui ils sont réellement
et souvent ils se dégonflent comme baudruche, ou bien reprennent une taille plus acceptable
Merci Tisseuse pour ton apport toujours intéressant sur ces sujets.
Je te dirai que j'espérais que tu viennes lire ce conte et que tu en donnes ton appréciation, un éclairage supplémentaire peut-être
Je suis sûre comme toi que c'est l'enfermement qui nous fait tourner en rond
Parfois il suffit d'un seul mot lu ou entendu pour nous faire comprendre quelque chose d'essentiel
On a souvent tort de ne pas affronter notre loup intérieur, car ce n'est que de cette façon que l'on peut l'apprivoiser pour se libérer des menaces que l'on pense voir peser sur nous.
Regarder les choses bien en face, chercher à comprendre peu faire peur, mais reste libérateur.
Je connaissais ce conte, mais pas avec le système d'alarme. J'ai bien aimé la façon dont tu l'as adapté.
A méditer ... Merci Coumarine !
@Fanzesca et Constance...
merci de votre passage ici
parfois c'est vrai Fanzesca regarder les choses en face, cela fait peur dans un premier temps
Bon Retour!
Content de pouvoir de nouveau te lire!
Pactiser avec le loup? On peut! Mais c'est un animal sauvage, toujours prêt à montrer les crocs et à mordre! Et quand on relâche un instant son attention, il bondit... J'en sais quelque chose... Ce loup ne mourra qu'avec moi! Et encore, je n'en suis pas sur!
Amitiés.
Non, je ne suis pas revenue de vacances car je ne suis pas encore partie .Nous partons samedi avec 3 petits enfants !
@ Papa de lili ..comment? tu n'aimes pas les loups?
Tu n'aimes pas les animaux sauvages et rebelles?
Ceux qui ont de la personnalité?
Ne me dis pas que tu préfères le petit toutou à sa mémé...ça ne te ressemble pas!!
@Charlotte...bonnes vacances alors...à bientôt!
Bonjour
un petit peut grâce à toi et ta belle histoire (bon le prénom lui ...hem - je me comprend- ) , et en reportant (je le reconnais) très orgeuilleusement ceci à moi, je vais apprivoiser le loup pour me permettre de rester en bonne harmonie avec lui.
via ton blog, et deux commentaires recus de la part d ' internautes que j' apprécie, je reçois trois gentilles baffes qui m' aident à comprendre certaines choses , bien que la personne concernée ne soit pas un saint .
Bonjour Coum ; il y a une femme qui s'est beaucoup intéressée aux contes : Marie-Louise Von Franz ; ses livres font autorité, dans ce domaine, et notamment : "l'interprétation des contes de fées" réédité en poche chez Albin Michel.
@madame C...aie les baffes, même gentilles peucent faire mal, non?
courage, courage...;-))
@Danalia...merci pour la référence... vais m'informer plus avant...merci!
Oh que oui ! Nos "blessures d'enfance" se sont entassées profondément en nous en une carapace épaissie à chaque fois qu'une nouvelle blessure venait ré-activer les anciennes....quand on en prend conscience, il faut interroger le loup plusieurs fois avant qu'il n'accepte de céder une épaisseur....Un travail de longue haleine pour se libérer...mais courage et ténacité...
Comme c'est étrange! Il n'y a pas longtemps j'ai raconté cette histoire à mes petits enfants...
(Quant à la suite, j' y réfléchis encore...Merci de l'avoir racontée)
@Tanette.. les carapaces protègent et isolent en même temps...
OUi c'est un travail de longue haleine
@TJ...ah oui! c'est amusant...comme quoi les grands esprits...
(ils ont aimé cette histoire? moi j'ai lu hier à une de mes petits filles ce que j'avais écrit (sauf la fin...trop réflexive) et elle a écouté avec bcp d'attention
Bonjour Coumarine , à l'origine les contes n'étaient pas écrits pour les enfants ( ils avaient bien peu de considération à ces époques lointaines ) mais bien pour les adultes souvent lus à la cour des Rois . Il y a une version terrible de Cendrillon parmi tant d'autres , les soeurs se coupaient l'une le talon l'autre les orteils pour rentrer dans la pantoufle de verre ou de vair ...Les contes étaient la traduction des différentes étapes de l'évolution de la construction de la personnalité .
Et en bas de chez moi , il y a une meute de loups tout crocs dehors et je n'ai toujours pas trouver de François pour me donner la recette afin d'apprivoiser ces bêtes féroces , j'essaye parfois de leur causer , de les caresser dans le sens du poil mais ils ont les canines acérés et mordent quand je m'y attends le moins alors il faut survivre en pansant ses blessures , trouver encore de nouvelles astuces pour les approcher et qu'ils acceptent seulement de mordiller .
Je t'embrasse
Matinou
Ah oui tu fais bien de le rappeler Matinou, c'est vrai les contes à l'origine n'étaient pas écrits pour les enfants
Quant aux loups en bas de chez toi...je sais, je sais...ce n'est pas si facile, vraiment pas...!
Je t'embrasse aussi
Alice Miller je dirais pour la psy.
et bien, je viens de decouvrir un de mes loups que je croyais avoir apprivoise... il s'appelle ecriture sauvage a tout va, qui suit la horde de pensees indomptees. N'ayant pratique que le Haiku pendant des annees, en revenant d'un coup aux histoires plus longues... pffttt voila, la meute qui rapplique!!!
-T'en fait pas mon p'tit loup, c'est la vie, ne pleure pas, mon p'tit loup...
Madame Coumarine, je crois bien que je vais avoir besoin de vos lecons d'ecriture
Quelque fois il est là mais on ne le voit pas ...on ressent seulement sa présence,; difficile dans ces conditions de l'apprivoiser.
Bonsoir Coum...
@ppm00, c'est fort possible...à s'informer également
Merci!
@prite...cette écriture-là (sauvage pour exprimer des pensées indomptées, comme tu le dis si bien, est la plupart du temps une écriture pour soi, c'est ce que l'oulipo appelle l'écriture automatique: on laisse venir tout ce qui vient, même et surtout le suavage...
Le haiku est tout le contraire, c'est une écriture très disciplinée (il faut compter scrupuleusement les pieds...) c'est étrange que tu sois passée de l'un à l'autre...
@la discrète, quand on pressent sa présence...on peut écrire pour exprimer ce qu'on ressent: ma petite expéreince m'a déjà montrée que c'était une entreprise de conscientisation qui aide à apprivoiser ce fameux loups
Bonne journée à toi...
20 sur 20, Coumarine. Apprivoisons le loup et allons de par les bois du vaste monde — Loup y es-tu ? — Suis ici, suis ici… — Alors viens me lécher petit loup, et laisse-moi t'embrasser, loup chéri. Et sois gentil, accompagne-moi si tu veux, mais ne me saute pas dessus, sinon c'est le bâton !
remettre les pendules à l' heure
@Coumarine
oui, les baffes aussi gentilles soient elles peuvent faire mal. Mais il faut se dire aussi que la personne qui les donne n' est pas le saint auquel l'on pensait, bien souvent >>> lorsqu' on cerne bien les gens on en apprend bcp sur eux :D
Mais bien souvent mettre les choses à plat, apprivoiser le lou (son loup intérieur) ou un loup extérieur, permet de remettre le spendules à l' heure et de recommencer autre chose, mais à zero ;-)
Merci;-)
Les loups!
Ah tu as mille fois raison, ils sont bien là les loups, il suffit sans doute de les apprivoiser et pour l'instant je t'avoue que je trouve la chose bien difficile, dès que je crois en avoir senti un en voilà un autre qui débusque avec toute sa nature plus vraie que nature. Je voudrais une recette, je croyais en posséder une et il s'avère qu'elle est obsolete. Oh la la il faut que je me secoue! Loup es-tu là?
Présence
Magnifique ce conte philosophique!
En finalité, ce n'est qu'une question de présence à soi, de vigilance.
Cœur renfrogné, pas de joie? Alors Question.
Réponse? Alors Liberté!
Bonne journée Coumarine
Deux jours que...
je réfléchis à ce conte...Et je crois, très sincèrement, que l'on apprivoise jamais un loup. On devient chef de meute, on le domine, mais on ne fait jamais copain avec lui.
Et c'est tant mieux, parce que ce loup nous donne, aussi, la prudence, la méfiance, l'instinct de survie...le rien de paranoïa qui a fait que l'Homme a survécu à travers les âges.
Maîtrisons nos faiblesses, dominons les, mais ne les apprivoisons pas, n'en faisons pas des choses mièvres et muettes, sans véritable enseignement autre que le plaisir illusoire de vivre bien en croyant être vainqueur.
Apprivoiser le loup, c'est croire que tout est calme pendant qu'il nous montre les dents en souriant en coin...
Je ne suis pas sûre d'être claire, peut-être que le mot apprivoiser ne représente pas pour moi la même chose que pour d'autres, mais je le ressens comme ça.
Cette histoire me fait penser à une histoire que j'avais écrite pour une partie de jeux de rôle.
Beaucoup moins philosophique et qui se termine beaucoup moins bien : les villages désignaient parmi ceux et celles qui allaient être dévorés par le dragon de mon histoire. En dehors de ces sacrifices, les villageois cohabitaient avec le dragon.
Sinon j'aime bien l'idée d'écrire sur nos loups pour les apprivoiser. C'est d'ailleurs pour cette raison là que j'ai écrit mes premières nouvelles et certains textes ...
@michel...MDR...s'il te plait dit le loup, dessine-moi un palais...!! ;-))
@madame C...oui j'ai cru voir ça que tu vas recommencer à zéro...sans doute pas une mauvaise idée...!!!
@Sandrine...de rien, avec plaisir (oups tu me dis merci pour quoi???)
@eneri...j'ai une idée...faut aller à Orval à l'auberge de l'ange gardien... l'ange a de bonnes zidées pour échapper au grand méchant loup, mais il faut une bonne bière d'ORVAL pour cela!!!
@OUI Marie-Eve...cent fois OUI!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
merci pour ta compréhension de cette histoire, qui rejoint la mienne
C'est en définitive une question de PRESENCE A SOI!
On vit si souvent en pilote automatique...
@Aedia...contente de ton passage...il y avait longtemps.
Je crois que nous donnons au mot "apprivoiser" un sens un peu différent.
Pour moi il n'y a là aucune acceptation de nos faiblesses...
Il s'agit plutot, comme Marie-Eve le dit avant toi, de PRESENCE A SOI...qui fait qu'on vit consciemment, qu'on essaie de comprendre ce qui se passe quand on est pis dans l'étau de sentiments négatifs qui nous emprisonnent...
Bonne soirée à toi
@farfalino...je crois que quand on écrit assez régulièrement comme toi des nouvelles et autres choses, c'est presque obligatoirement pour exorciser nos démons, nos dragons, nos loups...
L'écriture pour ça...c'est GEANT
Parler avec son loup voilà qui est sage. J'ai préféré lui écrire (je suis timide) et ainsi au bout de trois ou quatre ans de relations épistolaires, nous avons fait la paix. Mes grands creux d'enfance ne me font plus du tout souffrir puisque je ne tombe plus dedans (oui mon loup est sympa: il les a bouché) Voilà voilà.
Il y a beaucoup à lire et comprendre dans les contes dits "pour enfants".
Bises Coum
T'en fais pas mon P'tit Loup ...
Une chanson de Pierre :
http://fr.youtube.com/watch?v=mg8vcHtGcI8
@Chris...oui, beaucoup à lire et beaucoup à comprendre
Contente de savoir que tu as (eu) affaire à un loup sympa!!! ;-)))
Bonne soirée
@Causeuse...elle est drôlement mélancolique cette chanson...
Ta version est intéressante, et les commentaires bien éclairés.
Oui conscience de soi, c'est ça. C'est important, mais pas si facile finalement, la tendance générale conduit plutôt à l'anéantissement de soi, non ?
Merci pour ce billet, très utile ! Je sens que je vais réfléchir, moi aussi !
@Fauvette...je ne sais pas si la tendance actuelle conduit à l'anéantissement de soi...
On pourrait te rétorquer qu'au contraire, elle conduite par un egotisme forcené ...
Par contre comme tu le dis, la vraie conscience de soi est un chemin d'humilité authentique...
Enfin, je crois
merci d'apporter ta pierre à cet échange intéressant
Après une semaine de réflexion sur le sens à tenter de donner aux week-ends qui viennent... Et relecture de ton post, cela a évidemment du sens, à mes yeux.
Le loup, pour moi, ce serait le choix entre me jeter dans la gueule du loup (c'est-à-dire les emmerdes relationnelles avec "les autres" ou surtout "certains" autres, et d'ailleurs, je pourrais peut-être envisager cela autrement aussi, ni en fonçant dedans ni en pratiquant l'évitement) et rien. Rester chez moi.
Etre de Gubbio ce serait de dire, oui, oui, c'est une vieille histoire qui fait partie du fonds de commerce catho et je l'ai entendue des dizaines et des dizaines de fois (mais c'est vrai que j'ai souri en te lisant) et bof, bof, le fonds des histoires cathos... D'autant qu'en plus, avec l'écologie, je serais plutôt devenue pro-loup, pauvres bêtes...
Je dirais que ça, c'est être habitant de Gubbio. o;) avant St François. C'est vraiment laisser parler ses démons !
Alors, essayons de faire autrement (là, je joue mon petit St Françoise - mais jusques à quand? Tout est toujours à recommencer!)
Et, soyons égotiste à fond, ça me parle d'autant plus que mes parents m'ont appelée Marie-Françoise et que c'était vraiment connoté on ne peut plus catholique et que cela correspondait à leur conviction profonde... Et alors? Pourquoi je dis ça, moi? Ca ne m'a pas empêchée d'adorer mon prénom... Et pourtant, un jour, un ami juif a répondu à une amie juive qui lui parlait de moi que pour lui, c'était un prénom rédhibitoire.
Curieux, non ?
j'aime François qui se met tout nu devant les gens d'Eglise, j'aime Claire que l'on fête aujourd'hui mais j'ai bien réfléchi aussi et je trouve dommage d'apprivoiser les loups, les vrais. J'aime mieux "quand on fait avec".
bisous
Elle me parle et me touche cette histoire de loup... "avant" je ne soupçonnais pas à quel point il était difficile d'aprocher le loup, puis un jour j'y suis arrivée et ai vu "sa" réalité en face... depuis, c'est vrai, ça va mieux... il est à côté, il rode, mais je le connais un peu mieux, et certaines peurs qu'il m'inspirait ont disparu... Le plus dur reste quand même de lui poser les bonnes questions qund on ose l'affronter.... mais à force d'essayer on arrive toujours à quelque chose ;-)
Merci Coum pour cette histoire libératrice !
@Pivoine...merci d'apporter ici un petit témoignage perso/ il est chouette ton prénom!
(t'as raison...tout est toujours à recommencer...)
@Claire...BONNE FETE à toi...
finalement le terme "apprivoiser" est "entendu" de manières tellement différentes...
Pour moi, il sous entend qu'on côtoie le loup en bonne intelligence, sans devenir sans ami pour autant ou obligatoirement...
@Le Chat...c'est vrai ce n'est pas toujours si facile de poser les bonnes questions, celles qui permettent de progresser, et pas de tourner en rond, encore et encore...
Bises à toi
D'accord avec toi, Coumarine, nous sommes blessés, tous. C'est pourquoi Buster a fondé le cercle des Combattants du Moi. Mais contrairement aux chevaliers de la Table Ronde, c'est en eux-même que les Combattants recherchent le Graal.
Le Graal ? Clé de l'ouverture de l'esprit à l'Esprit, moyen de transformer le malheureux Sapiens Sapiens en Homo Cosmicus embrassant l'univers, se détachant peu à peu de la matière (mais attention, pas du sexe, qui le mène au big bang) pour se rapprocher de Dieu — enfin de ce qu'on nomme Dieu sans trop se poser de questions.
Tu as compris ?
Je t'embrasse.
Bonsoir Michel...!
tu me demande si j'ai compris?
Ben pas trop non!
Suis la courge de service hélaaaaas
;-))
je t'embrasse
et si tu t'intéresses à la face cachée des contes pour enfants, alors lis "psychanalyse des contes de fées" de Bruno Bettelheim (à moins que tu ne connaisses déjà ?)
OUi, merci Delde...on en a parlé dans un commentaire
Je connais Bruno Bettelheim, je l'ai lu en son temps...mais j'ai un peu oublié...
Ah! si les journées avaient un peu plus d'heures!!
Un autre fabuleux ouvrage sur le pouvoir libérateur des contes, plus particulièrement adressé aux femmes est "FEMMES QUI COURENT AVEC LES LOUPS" (ça ne pouvait pas mieux tomber, non ?.;-)) de Clarissa Pinkola Estes...A mon sens un bouquin que toute femme devrait pouvoir avoir à portée de main dans les moments de crise...et les moments d'euphorie! Un vrai guide initiatique, riche, fort, doux, dur, comme une femme, quoi !
Je crois que tu aimerais Coumarine...A bientôt !
Flo d'Orval
Flo!!
Je vois ton commentaire...
OUI je connais ce livre qui est un de mes livres de chevet, je le consulte très régulièrement
Il y a un ou deux ans, j'ai fait une photo de ma bibliothèque et qqun m'a fait remarquer la présence de ce livre...
(comment va ton mémoire?)
Il en faudrait un aujourd'hui, un François... Ou deux, ou trois....
http://www.chez.com/dubost/FRANCOIS%202.htm
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