Femme de maintenant, de hier et de demain - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

15 mai 2008

Femme de maintenant, de hier et de demain

J'ai envie de te dire... à toi et à toutes les femmes qui passent ici, et qui s'attardent un moment à lire deux ou trois petites paroles inutiles:

Je t'en prie, installe-toi, je te servirai un thé à la menthe, où une boisson fraîche, je t'installerai à l'ombre de la tonnelle, il fait chaud par chez moi.
Tu viendras dans mon jardin, je te montrerai mes arbres, qui te salueront de leur fière splendeur, bien plus grande que toutes les mesquineries et désolations du monde extérieur.

Je t'en prie, installe-toi, tu es ici chez toi.
Et quand tu te seras posée un moment, quand nous aurons respiré ensemble au rythme de la même symphonie, quand nous aurons été attentives aux battements de la vie dans nos poitrines...

Alors... nous parlerons entre femmes de choses de femmes.

J'ai besoin de temps en temps d'un vrai temps de femmes...
Pas un temps où l'on parle de balais ou autres formules de nettoyage, pas un temps où l'on s'échange les meilleures recettes de cuisine, pas même un temps où l'on parle de nos hommes et de nos enfants toujours si omniprésents dans nos vies.

Non!
Un vrai temps de femmes.
Un temps où l'on touche le cœur du cœur, le cœur de la vie, par les paroles échangées en vérité, sans peurs, sans excuses, sans faux fuyants, sans fuite, sans mesquineries, sans jalousie.
Un temps de paroles qui comptent vraiment, de ces paroles essentielles. De ces paroles qui nous rendent à notre fierté d'être des femmes.

Nous parlerons, et nos paroles partiront dans le vent rejoindre toutes les paroles fondamentales des femmes des tous les pays, de tous les temps..
Et nous saurons dans le plus profond de notre ventre que nous faisons partie de cet immense cortège des femmes de toujours et de partout. Des femmes qui transmettent la vie, la portent dans tous les coins de la sphère humaine... comme une flamme haute, qui se transmet à la vitesse de nos  quêtes fondamentales...

Et quand nous aurons parlé, alors nous nous tairons ensemble, et ce silence sera plus dense encore que toutes les paroles qui auront circulé entre nous
Nous nous tairons ensemble, nous respirerons la même brassée de profonde quiétude

Puis, nous pourrons repartir vers nos hommes, nos enfants, nos maisons, nos travaux et nos jours... pacifiées et fortifiées...

eric_massar2


Commentaires

    J'aime bien ta version...

    des Causeuses... Au départ, Camille les avaient appelées "la confidence", il y en avait trois et une derrière un paravent, une scène de gare si j'ai bien lu... Elle étaient habillées... Et puis cette belle rébellionne a transformé tout ça... Je les ai revues récemment dans une version bronze dans une expo. J'aurais aimé les emporter même si je préfèrerais la version argile,plus modeste. La version onyx est magnifique mais fragile elle aussi. Nous sommes vulnérables prises individuellement, en groupe nous devenons un peu espiègles et sacrément culottées... Il y a tant à dire...

    Posté par Causeuse, 15 mai 2008 à 22:18
  • Comme c'est bien dit! ca me manque, ces paroles-la... ton texte me parle beaucoup...

    Posté par Janeczka, 15 mai 2008 à 22:52
  • Oh! Pardon!...Je t'assure que je n'ai pas écouté tes lignes!
    ...un peu lues, c'est tout!

    Posté par TJ, 15 mai 2008 à 23:16
  • Que j'aime ces temps de paroles de femmes, bien trop rares à mon goût et si loin de l'image stéréotypée et négative des "papotages de femmes".

    Merci d'exprimer si bien la richesse de ces moments de partages profonds suivis de silences tout aussi pleins. Cela me fait repenser au livre de Clarissa Pinkola Estés "Femmes qui courent avec les loups".

    Je viendrais bien boire un thé à la menthe avec toi ! Mais en attendant, je te souhaite une bonne nuit Coumarine.

    Posté par calliprune, 15 mai 2008 à 23:16
  • Alors là, Coumarine, ton texte me coupe le sifflet!
    Elle en a, de la chance...
    Tu me fais rêver d'une discussion comme ça, femme à femme, soeur à soeur...

    Magnifique, ce texte! Il m'a remuée!

    Posté par val, 15 mai 2008 à 23:46
  • @MTh...tu as raison c'est ma version des causeuses, pas si différente après tout que la tienne
    Tu as raison encore, les femmes prises individuellement, sont parfois si fragiles, ensemble elles peuvent être fortes...

    @Janeczka...il faut créer de tels moments...mais je crois que tu le fais, non?

    @TJ...j'espère bien que tu les as lues ces lignes.. les hommes qu'on aime sont admis...

    Posté par Coumarine, 15 mai 2008 à 23:56
  • Bonsoir Coumarine , nous, tisseuses de vie , à peine adolescentes de nos libertés ,nous sommes en mots et en silence passeuses de ces femmes qui ont osé raccourcir leurs jupes , retroussé leur manches , nous sommes les filles de celles qui ont détaché nos entraves il n'y a pas si longtemps et dans ses retrouvailles il y a ce flambeau à peine essouflé que nous devons transmettre , dans nos murmures il y a encore ces luttes pour maintenir nos choix , éviter les coups , protéger les vies que nous engendrons . Sous ta tonnelle , dans la légèreté de l'instant , dans cette complicité féminine , il y a cette gravité inconsciente que nous portons encore et qui nous rend si vigilantes au lendemain .
    Je t'embrasse
    à bientôt
    Martine

    Posté par Matinou, 16 mai 2008 à 00:01
  • @Calliprune...oui j'ai pensé à Clarissa Pinola Estès. J'ai pensé à son livre...mais aussi à son suivant que j'aime beaucoup aussi, qui me parle: "la danse des grands-mères"...je suis grand mère, toi aussi j'ai pu voir...
    J'ai adoré Femmes qui courent avec les loups...ce livre fait partie de mes livres de chevet...
    merci pour tes mots

    @val...cette femme, c'est toi aussi...ce sont toutes les femmes qui passent par ici et qui vivent la profondeur de leur être femme (pas uniquement les petits papotages de femmes...tu vois?
    C'est un hommage à toutes celles qui passent ici et me font l'honneur de me lire...elles sont formidables...

    Posté par Coumarine, 16 mai 2008 à 00:02
  • Martine

    émue de te lire...
    C'est tellement tout ça que j'ai voulu dire aussi
    Tu l'écris TRES BIEN
    merci, merci

    Posté par Coumarine, 16 mai 2008 à 00:04
  • Pas mal, c'est chouette d'avoir écrit ça o

    Mon petit côté féministe apprécie o

    c'est aussi simple que ça !

    (et je n'exclus pas les hommes non plus, of course!)

    Posté par Pivoine, 16 mai 2008 à 00:23
  • Pivoine ;-))

    ah non non non!!!
    ce billet ne se veut pas du tout féministe...pas du tout!!!
    oups...pas du tout...
    les hommes, je les aime, ça n'a rien à voir

    Posté par Coumarine, 16 mai 2008 à 00:30
  • Attiré par la tonnelle et sa fraîcheur ombreuse, il s’approcha un peu et entendit bientôt deux voix de femmes. L’une disait : « Je veux un temps où l’on touche le cœur du cœur, le cœur de la vie, par les paroles échangées en vérité, sans peurs, sans excuses, sans faux-fuyants, sans fuite, sans mesquineries, sans jalousie. » Et l’autre : « Je veux un vrai temps de femmes. »
    Alors il remercia silencieusement le hasard qui avait conduit ses pas jusqu’ici et lui avait permis d’entendre une si belle confidence, puis regagna la route. Mais il sentit bientôt qu’une goutte de mélancolie s’était instillée dans son cœur. Juste au moment où la seconde voix s’était tue. Cette voix qui –il l’eût juré– avait comme étouffé en lui un élan qui l’eût peut-être mené là où il faisait chaud par chez elle, là où –il l’eût juré– les arbres l’avaient salué de leur fière splendeur.
    Aussi se promit-il de revenir.

    Posté par Franck, 16 mai 2008 à 01:05
  • je suis plus taiseuse que causeuse, le tout et le rien me convient mieux que la confidence, vieil héritage protestant sans doute, tous introvertis, enfin presque tous, certains se soignent....mais te lire est toujours un plaisir

    Posté par mab, 16 mai 2008 à 07:40
  • Arrêter le temps. Se poser, prendre le temps du partage, prendre le temps d'écouter de donner, avec bienveillance. S'offrir un moment de pur bonheur ...

    Posté par Constance, 16 mai 2008 à 08:02
  • Un vrai temps de femmes...
    Moi, la taiseuse, il m'a été donné de vivre des vrais temps de femmes.. pas souvent.. car il me faut faire confiance pour me délivrer.

    Un vrai temps de femmes.. un peu plus souvent maintenant avec une de mes belle-soeurs que malheureusement je ne rencontre pas souvent.

    Un vrai temps de femmes..

    Posté par Annick, 16 mai 2008 à 08:22
  • ton texte est très prenant, car il a la flamme de vie de La femme !

    tu me fais penser qu'un blog comme le tien correspond à ce que tu décris (version internet, et sans la présence physique), car cet échange est profond entre nous tous
    tu me fais penser aussi aux cercles des femmes qui existent dans les sociétés amérindiennes et que certaines ont essayé de recréer en occident
    j'avais participé il y a un certain à un groupe comme ça où on se réunissait une après-midi par mois afin d'échanger entre femmes
    mais ce n'est pas toujours évident d'en assurer la pérennité

    Posté par Tisseuse, 16 mai 2008 à 08:23
  • Comme ton texte est beau, comme ton texte me parle, comme j'aurais envie de venir sous cette tonnelle l'espace d'un moment.
    Avec une amie chère, j'ai revu ce week end une autre amie qui organisait dans un cadre magnifique une vente d'artisanat de tapis et d'autres choses pour financer l'association qu'elle a fondé et qui forme des tisseuses de tapis en Algérie.
    L'espace d'un petit moment nous nous sommes posées à trois femmes sur des poufs aménagés en coin de tente berbère, dans le brouhaha des visiteurs et le temps s'est arrêté pendant que nous refaisions le monde autour d'un thé à la menthe.
    Un moment hors du temps, une discussion riche et dense, des moments précieux... et des femmes formidables que j'ai la chance et le bonheur d'avoir pour amies
    Merci de me donner l'occasion de mettre ce moment en mots Coumarine

    Posté par pandora, 16 mai 2008 à 08:33
  • Ces temps sont assez rares (en ce qui me concerne, du moins), mais ils arrivent.
    Tu les décris très bien, et même, c'est assez éclairant de te lire pour mieux, comment dire, prendre conscience de l'importance de ces moments.
    Merci d'avoir publié ce texte, donc.
    (je suis toujours émue de me penser comme faisant partie du grand cortège des femmes, et, plus généralement, des êtres humains, depuis la nuit des temps et jusqu'à probablement la nuit des temps idem.)
    Et puis...Malgré la température, tu m'as donné envie de thé à la menthe ! C'est bon, le thé à la menthe.

    Posté par sel, 16 mai 2008 à 09:14
  • Où est le carnet de rendez-vous que je m'inscrive ?

    Posté par telle, 16 mai 2008 à 09:51
  • Je ne saurai m'immiscer dans vos entretiens Mesdames! Sauf que, bien sur, un thé à la menthe...
    Pour répondre à ton commentaire: non ce n'est pas une histoire, je n'ai pas assez d'imagination, je ne suis qu'un conteur de choses vues!
    Amitiés.

    Posté par Papa de Lili, 16 mai 2008 à 10:34
  • Tout d'un blog

    J'ai aimé ton livre, moi qui suis très peu blog, enfin, j'y connais rien juste un peu plus après la lecture de ton livre, c'est pour cela que j'ai apprécié, c'est toujours bon d'en savoir plus, mais ça ne m'inspire pas. J'ai surtout aimé de t'avoir rencontrée et d'avoir pu te dire de vive voix combien j'avais aimé L'enfant à l'endroit, l'enfant à l'envers. Juste quelques mots échangés qui m'ont fait t'aimer. Ton livre est émouvant et merveilleusement écrit, j'adore ton style qui est tout aussi beau, quoique différent dans Tout d'un blog. Je t'embrasse.

    Posté par Irène Jacques, 16 mai 2008 à 11:29
  • Merci Coumarine pour ce texte si vrai, si fort, si beau, si touchant !
    Sûre en tout cas que je viendrais toujours te lire

    Posté par brigou, 16 mai 2008 à 11:57
  • Je me suis installée, et ce thé est délicieux. J'en oublie les règles de politesse et j'ose te demander de m'en servir un nouveau

    Je crois que chacun peut trouver ce qu'il peut (ou veut) dans ton texte. Pour ma part, j'en ressors très émue, je lis l'amitié, l'affection, le partage, le don et le reçu, la complicité ... tout ce dont j'ai besoin en ce moment.
    Alors je ferme les yeux, me plonge dans ce monde virtuel et je prends.

    Je reviendrais donner à mon tour mais pour le moment, je ne peux que prendre.
    Merci.

    Je reviendrais aussi lire à nouveau ce texte plus tard pour voir ce qu'il me dit une fois que je ne serais plus toute à l'envers.

    Posté par kaliuccia, 16 mai 2008 à 12:14
  • A tous

    Je ne sais pourquoi, mais tous vos commentaires me touchent énormément...provoquent en moi une émotion bienfaisante...
    Je me sens comprise et rejointe par vos commentaires, et la force de vos paroles pas inutiles du tout me rejoint au coeur, là où je vibre, là où je veux croire encore en un monde d'amour, un monde où tous, sans exception sont accueillis comme ils sont, et aimés pour ce qu'ils sont...
    Je vous dis Merci, vous ne savez pas à quel point je suis touchée...

    Posté par Coumarine, 16 mai 2008 à 15:31
  • @Franck...tu as commencé la série des commentaires de ce matin, et aussitôt ma gorge s'est nouée en te lisant...
    J'aime qu'un homme donne la mesure de sa sensibilité, souvent si grande et si binefaisante, mais que trop souvent il barricade derrière sa "virilité" no-emotions...
    Reviens, je t'en prie, tu as ta place...nous pourrons échanger aussi avec toi dans le coeur de nos coeurs...et je serai heureuse profondément d'être femme avec un homme qui l'est pleinement lui aussi...
    Merci pour tes mots qui m'ont émue

    @mab...être taiseuse n'est pas une maladie, pas une faiblesse: tant de gens parlent pour ne rien dire d'important. Se taire, être à l'écoute est une qualité rare...parmi les femmes sous la tonnelle, il en faut des taiseuses aussi: elles sont les témoins;, les passeuses

    Posté par Coumarine, 16 mai 2008 à 15:37
  • @Constance...oui, tu résumes bien, merci à toi

    @Annick..tu sais, c'est toi qui indirectement es à l'origine de ce billet (si si!)
    Depuis des jours, tu es entrée dans mon univers, tu prends soin de remonter mes archives, de lire l'un après l'autre mes petits billets "inutiles"
    Tu fais ma connaissance, tu me permets de faire la tienne grâce aux petits signes que tu me laisses quasi sur tous les billets...
    Une connivence se crée...et j'ai eu l'idée d'inviter Annick et toutes tes "sœurs", toutes les miennes qui viennent ici régulièrement pour un échange du plus profond de notre être, un échange vrai qui nous fera grandir

    @Tisseuse...j'aime ce que tu écris ici: qu'un blog comme le mien correspond à ce que je décris dans ce billet...c'est un beau compliment. Mais en plus il me conforte dans ce que j'essaie de faire et que j'ai tellement à coeur: un espace de liberté, d'échange, et d'authenticité...
    merci pour tes mots qui eux aussi me touchent très fort

    Posté par Coumarine, 16 mai 2008 à 15:45
  • @Pandora...oui tu es de cette race de femmes courageuses, qui ont compris l'essentiel, de cette race de femmes qui m'honorent en acceptant de venir sous ma tonnelle
    Je t'admire profondément...et tes mots aussi m'ont émue... (décidément...vous devriez me voir là en ce moment...!)

    @sel...bienvenue dans le grand cortège des femmes, jeunes et plus âgées (comme moi...) merci d'avoir poussé la porte...je te sers quoi?

    Posté par Coumarine, 16 mai 2008 à 15:50
  • @Telle...je l'aurais parié que tu serais au RV...ma douce et belle Telle, brillante et femme absolument...
    (oui pas s'étonner, je suis tellement émue que j'ai envie de vous dire à tous qui vous êtes pour moi...)

    @papa de Lilli, grand conteur devant l'éternel...heureuse quand je vois un homme encore, s'approcher de la tonnelle, avec sa sensibilité de conteur, et qui nous permet d'approcher les petits événements qui n'ont l'air de rien, mais qui sont remplis de très grande humanité...Merci!

    @brigou...juste te dire merci, à toi la femme fidèle et discrète mais néanmoins présente...

    Posté par Coumarine, 16 mai 2008 à 15:54
  • @Irène...comme je suis contente que tu me fasses signe...
    je pensais à toi ce matin, durant l'atelier que j'animais, me demandant comment je pourrais te contacter
    parce que je me suis sentie frustrée de ne pouvoir te parler davantage, j'aurais aimé pouvoir t'inviter sous ma "tonnelle", échanger en vérité avec toi...
    Cela n'a pas été possible, (j'étais fort entourée...oups!)mais j'ai été frustrée de ce contact avec toi...
    Je vais t'écrire...
    merci pour l'appréciation que tu fais de "l'enfant à l'endroit..." Elle me touche comme tu peux t'en rendre compte...

    Posté par Coumarine, 16 mai 2008 à 15:59
  • @Kaliuccia...tu es émue? moi aussi...
    Et de te lire n'arrange pas les choses )
    Toi aussi tu es de ces femmes qu'il est bon d'inviter sous la tonnelle, une combattive, une rebelle dans le beau sens du mot, et avec ça, quelqu'un de sincère, quelqu'un en recherche de vérité

    Si tu as besoin d'être accueillie dans un moment plus difficile...viens assieds toi, et parle...ou alors fais silence et écoute les grands arbres
    Ce sont les meilleurs consolateurs qui soient...ils parlent de quiétude, de pacification

    Posté par Coumarine, 16 mai 2008 à 16:08
  • A tous encore

    Je vais vous dire: j'ai beaucoup de chance...
    Vous les femmes, et vous les hommes qui venez ici me lire...vous êtes des gens comme je les aime

    On a dit parfois pis que pendre du monde du Net...(je vais pas répéter ici ce que j'ai écrit à ce sujet dans mon livre Tout d'un blog...)
    mais moi, j'ai de la chance...beaucoup de chance
    Il n'y a personne à pendre ici, que des gens pleins d'humanité et de sensibilité
    Et parmi ceux et celles qui viennent lire sans se manifester, je suis sûre qu'il en est de même, sinon ils ne s'attarderaient pas ici

    Posté par Coumarine, 16 mai 2008 à 16:12
  • ....★

    Quelle délicieuse invitation...sourire...parfois j'aimerais avoir le don de me "télétransporter"!!
    je t'embrasse Coum.

    Posté par juju, 16 mai 2008 à 18:01
  • @juju...tu es la bienvenue, tu le sais
    je t'embrasse aussi

    Posté par Coumarine, 16 mai 2008 à 19:43
  • Je viens quand tu veux surtout si on ne parle pas de nos hommes..
    Bise

    Posté par catherine, 16 mai 2008 à 21:56
  • lorsque j'ai poussé le portillon du net pour la première fois, j'ai été surprise de voir la place occupée par les femmes dans cet endroit!
    La tonnelle n'est que virtuelle, la menthe du thé imaginaire, mais les liens tissés entre toutes ces femmes sont bien réels.
    Je suis encore novice mais j'apprécie à sa juste valeur ces temps de femmes partagés.

    Posté par fabeli, 16 mai 2008 à 21:57
  • @catherine...ça sera difficile pour moi en fait...je les aime "nos" hommes en fait...

    @fabeli...c'est vrai ce que tu dis...et la place occupée par les femmes est une place précieuse je crois, (même si elle n'est que virtuelle) pour le monde qui est le nôtre
    Nous avons quelque chose d'important à y faire, chacune à notre place...

    Posté par Coumarine, 16 mai 2008 à 23:27
  • Je ne suis pas une femme. Mais j'aime aussi les jardins...

    Posté par Shaggoo, 17 mai 2008 à 00:08
  • ouh là ! Je ne me suis pas fait comprendre! J'ai été trop elliptique!

    Quand je parle de "féminisme", je parle de moi. Mon petit côté féministe à moi o (je n'y mets d'ailleurs aucun contenu idéologique, je veux dire, politique, si ce n'est que je veux que tout le monde soit heureux).

    A la rigueur, le sens que moi je donne à ce terme, se construit à partir de plusieurs de mes références littéraires.

    Et en parlant des zôms, je pointais simplement un propos que j'avais vu dans un des premiers commentaires et que je trouvais sympa.

    Posté par Pivoine, 17 mai 2008 à 01:05
  • @shaggoo...viens toi aussi t'assoir sous la tonnelle..tu es le bienvenu

    @Pivoine... t'en fais pas, c'est un clin d'œil...
    mais il est vrai que je n'aurais pas aimé que ce billet soit compris dans le sens du "féminisme"
    Il n'y a dans mes mots aucune référence même pas littéraire
    Simplement une référence humaine si on peut dire

    Posté par Coumarine, 17 mai 2008 à 10:43
  • Entre soi

    Entre femmes... entre hommes... oui, il se dit certainement des choses singulières quand on est "entre soi". Je le conçois fort bien et pourtant, j'ai aussi l'impression qu'il s'y perd quelque chose de ce qui nous relie, hommes et femmes. J'aimerais beaucoup pouvoir participer à un échange entre femmes, j'aimerais aussi que des femmes curieuses des hommes puissent participer à un groupe de parole d'hommes. Pas des groupes mixtes, mais bien des groupes sexués... ouverts à l'autre sexe. Précisément parce que c'est là, dans ce qui ne se dit pas habituellement, que se trouve ce qui nous différencie.

    Posté par Pierre, 17 mai 2008 à 13:16
  • Je trouve tout cela très beau, mais je pense qu'il reste aussi un combat politique pour les femmes ... pour un autre après midi ... et pas une fois par an comme pour le théléthon

    L'égalité est loin d'être acquise dans le travail ou en politique. La maternité est laminée par la société qui vend à prix d'or chaque jour vécu sans travailler. N'est-ce pas ce sacrifice qui donne aux femmes ce petit supplément de coeur ?

    Posté par ppm00, 17 mai 2008 à 13:32
  • Bonjour Coumarine,
    Je ne sais pas très bien l'exprimer mais moi aussi ton texte m'a touchée. Je me suis permise de le semer plus loin vers une douce amie dont j'aime autant les silences que les mots et qui saura apprécier à sa juste valeur ton beau texte.
    Merci.
    Noisette

    Posté par Noisette, 17 mai 2008 à 13:56
  • Des Causeuses aux Taiseuses...

    Ne pas se méprendre : Il n'y a aucune différence de légitimité entre ceux et celles qui retiennent leur parole et ceux qui la partagent. Tout est question d'éducation, d'opportunité et de conviction très intime. Les femmes de ma génération sont une charnière entre les mères de famille nombreuses et les mères "contraceptuelles "d'aujourd'hui pour lesquelles le désir d'enfant et la place que ça tient dans la vie sont loin d'être facilités par les nouvelles normes de fécondité. La place des hommes est plus difficile aussi puisqu'ils ont les mêmes exigences sur les épaules : la compétitivité qui a pris une allure folle, le partage des tâches , le temps de devenir père qui leur est parfois confisqué par des femmes en mal de maternité, des couples qui ont du mal à s'engager au long cours au nom de l'amour-enfant -de-bohème... Les petites Causeuses de Camille Claudel partagent volontiers leurs confidences avec les hommes d'aujourd'hui, elles n'ont plus, du moins dans nos pays pluriconfessionnels, de norme religieuse à subir à la lettre. Elles pensent par elles-mêmes et elles bloguent à défaut de pouvoir rejoindre à part égale les tribunes éditoriales où s'expriment les hommes du XXI° siècle. Il faut bien admettre que les tendances aux regroupements de discussion par sexe sont aussi le reflet d'une certaine incompréhension mutuelle qu'il serait utile de faire évoluer. Chez Coumarine, il existe une possibilité de rencontre qui présente un intérêt certain. Pour aller plus loin dans l'authenticité, je pense aujourd'hui que la fiction réaliste convient mieux. Le matériau des propos qui évoquent le tout et le rien n'est que le cache -sincère de tout ce qui grouille en dessous et qui irrigue le bambou qui pousse vaillamment. Amitiés à tous et toutes Causeurs- Causeuses ou non.

    Posté par Causeuse, 17 mai 2008 à 14:38
  • @Pierre

    Je crois que tu as lu dans ce petit billet autre chose que ce que j'ai voulu y mettre...
    J'évoquais ici tout simplement un de ces petits moments privilégiés, un de ces moments de grâce que l'on peut connaître quand on est en connivence soudaine (et inattendue parfois) avec quelqu'un...
    Un de ces moments phares qui t'aident à vivre, à grandir, à te sentir meilleur
    Ici je parlais spécifiquement d'un moment entre femmes, d'un de ces moments vrais que lon peut vivre ensemble...
    Mais ces moments je peux en connaître avec un homme aussi, dans la mesure où chacun accepte de se dire, en vérité...
    Il me semble que toi et moi, on a pu connaître de ces moments quand on s'est rencontrés lors des séminaires APA
    Tu parles de GROUPES (d'hommes, de femmes ou mixtes)...je parlais de simples rencontres à deux, à trois qui parfois se muent en rencontres denses et riches
    Dans mon billet, il est clair que je n'exclus pas les hommes, que je ne fais aucune défense du féminisme (que je ne supporte pas en tant que tel, même si les femmes ont encore à se faire reconnaître dans pas mal de domaines de société)
    Etre femme, pleinement femme, permet d'être en relation riche et dense avec un homme, avec une femme,avec un enfant ou avec un petit groupe, indépendamment d'une quelconque défense de droits
    J'aime mes amis masculins, je les apprécie en tant qu'hommes et toi en particulier...non seulement je ne t'exclus pas, mais je t'accueille bien volontiers sous ma tonnelle, tu as des choses à me (nous dire) comme moi j'ai des choses à te dire aussi
    Je voulais juste évoquer un petit moment privilégié entre deux femmes amies qui se retrouvent et ont des choses fondamentales à se dire... et moi, j'aime ces moments de connivence. Comme j'aime les moments de connivence que je peux vivre avec mes amis hommes

    Posté par Coumarine, 17 mai 2008 à 21:32
  • ppm00

    Je ne sais pas ce qui donne aux femmes ce supplément de coeur. Je ne suis même pas sûre qu'elles l'aient, ce supplément de coeur
    Les femmes peuvent être très dures, inflexibles, amères...
    Les hommes sont souvent des sensibles qui ne donnent pas accès à leur sensibilité.
    Et qu'il y ait un combat de société pour que les femmes puissent occuper leur vraie place, c'est évident.
    Mais je ne parlais pas de cela dans mon billet
    Merci de prendre la peine de mettre ce commentaire...

    Posté par Coumarine, 17 mai 2008 à 21:48
  • @Noisette

    Si ce texte peut apporter quelque chose à ta douce amie, tu m'en vois ravie...merci de ton passage et bienvenue ici

    Posté par Coumarine, 17 mai 2008 à 21:49
  • chère Causeuse

    tu as raison
    Je suis parfois (souvent) taiseuse
    Et parfois causeuse
    Les deux sont importants
    parfois il est bon que je ne sois QUE taiseuse, quand on vient me déposer un gros truc et qu'il me faut simplement écouter...parler est inadapté.
    Mais parfois ne pas être causeuse serait un abandon de poste, une lâcheté
    Il faut du feeling (pardon pour le mot) parfois pour le sentir...cela s'apprend
    Je ne voulais pas faire ici un billet pour mettre en présence combattive les hommes et les femmes
    Je les aime mes amis hommes
    Je les aime tout autant mes amies femmes
    Je me sens bien avec eux, à condition qu'ils parlent ou se taisent dans l'authenticité!
    (petit aparté:bonne lecture )

    Posté par Coumarine, 17 mai 2008 à 21:56
  • C'est vrai Coumarine, j'ai lu autre chose que ce que tu as mis dans ton texte. C'est le jeu qui existe entre l'écrivant et le lecteur. Tes mots m'ont porté vers des réflexions qui me sont propres et j'ai pris la liberté de suivre mon inspiration. Je crois que c'est important d'agir ainsi, quitte à ce qu'un décalage apparaisse, qui pourra être source d'enseignements.

    Je sais, bien sûr, que tu n'exclus pas les hommes. Du moins pas consciemment ni délibérément. Mais peut-être y a t-il chez toi la recherche d'un ancrage plus fort dans ton identité de femme pour que tu aies écrit ce texte autour des femmes, et "entre femmes" plutôt que "entre humains". Simple supposition de ma part...

    En tous cas j'ai beaucoup aimé ton texte.

    Posté par Pierre, 17 mai 2008 à 22:35
  • Pierre

    Je te remercie d'être revenu...
    Bien sûr je n'exclus pas les hommes
    Non seulement je ne les exclus pas, mais je les souhaite..Je vais te dire: j'ai bien plus de vrais amis masculins que féminins
    J'ai eu des expériences douloureuses avec des "amies". Les femmes peuvent se révéler très dures entre elles.
    Alors j'apprécie d'autant plus quand il y a de petits moments de vraies connivence entre femmes: ce sont comme des moments de grâce...d'autant plus précieux que pour moi ils sont rares
    (parfois je me demande comment tu réagiras si un jour tu lis "L'enfant à l'endroit, l'enfant à l'envers", je me le demande vraiment)

    Posté par Coumarine, 17 mai 2008 à 22:44
  • Pierre

    encore un mot
    j'aime que mes lecteurs soient composés d'hommes autant que de femmes
    Je suis heureuse que des hommes soient venus s'exprimer sur ce billet (qui est aussi, tu te rends compte de cela, un billet voulu comme littéraire)
    Il y a des blogs justement où ne passent que des femmes
    Et je ne parle pas uniquement des blogs "people", des blogs de filles...
    Aussi, merci de venir et de laisser un commentaire amical

    Posté par Coumarine, 17 mai 2008 à 22:48
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