Plus de clitoris... avec la mort en prime - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

12 août 2007

Plus de clitoris... avec la mort en prime

Une jeune fille égyptienne est morte des suites d'une excision
En Égypte la pratique de l'excision est encore courante: c'est ancré dans les mentalités, malgré les interdictions (récentes), malgré les cas qui tournent mal, pourtant connus des parents, ceux-ci continuent à mener sciemment leur enfant à l'abattoir, pensant bien faire...
Parce qu'ils pensent bien faire, j'en suis sûre, je suppose qu'ils aiment leurs enfants, comme la plupart des parents.
Réduire les pulsions sexuelles de la fille (les éliminer c'est encore mieux), pour qu'elle puisse se marier vierge et sans avoir perdu son honneur, voilà la motivation principale qui anime les parents, la famille.
Le but pour la fille étant de se marier, de trouver un mari. Aucun mari ne veut d'une femme qui est passée à la casserole d'un autre homme. Des femmes victimes de viols ou d'inceste sont lapidées...

 

Mon but en parlant de cela aujourd'hui n'est pas de pousser des cris d'horreur, nous sommes tous bien d'accord pour reconnaitre que ces pratiques sont barbares, que l'excision entre autres est une façon de contrôler cet insupportable clitoris qui n'en fait qu'à sa tête, indépendamment du sacro saint pénis de ces messieurs... toujours ce besoin des hommes de contrôler la femme, et cela dans toutes les religions.

 

L'objet de ma réflexion n'est donc pas de pousser des cris d'horreur à propos de l'excision: la cause est entendue, et depuis longtemps, dans nos pays en tout cas!

 

Ce qui m'interpelle c'est ceci: comment une tradition ancrée dans l'inconscient collectif soit à ce point difficile à remettre en cause, commet ça se fait que des gens qui ne sont sans doute pas plus bêtes que moi (et vous) puissent accepter sans broncher une pratique stupide et dangereuse?
Ce qui me mène à ma question principale:
Et nous?
Et moi?
qu'est ce que j'accepte dans MA vie comme évident sans jamais prendre la peine de le remettre en cause?


Commentaires

    J'accepte de prendre une douche tout les jours, en prenant mon temps, en faisant durer le plaisir, sans remettre en cause ce geste égoïste de gaspillage, alors que dans d'autres pays l'eau potable manque.

    Posté par Annick, 30 octobre 2008 à 13:15
  • Merci, Coumarine! Les petites vacances ont fait du bon a vous, je peux voir.
    Vous nous fait reflechir. C'est si facile de voir le mauvais dans les autres. Que pourrait-on faire pour etre ouvert aux mechancete dans nos propres croyances?
    Je voudrais bien traduire ce billet. Est-ce que je peux?

    Posté par Fernando, 12 août 2007 à 16:51
  • Bien sur!!
    Evidement!
    C'est facile de crier au scandale quand il s'agit des autres!
    On est pas irreprochables!
    On a nous aussi nos faiblesses.
    Il y a plein de choses que l'on considere comem des évidences, à tord...
    Pour ma part je pourrai en faire des listes et des listes, je pense...

    Posté par val, 12 août 2007 à 16:54
  • je crois que ce qui les empeche de se remettre en question est la tradition, remettre les coutumes ancestrales en cause signifierait sans doute une totale perte de repères. c'est peut-etre un peu moins difficile dans notre société, de rejeter la tradition,même si il y aurait encore tant à changer...
    d'un point de vue personnel, je me pose des questions sur ce à quoi je crois, tout le temps, mais je n'ai pas pu accéder à cela pendant des années, parce que la remise en cause, je n'avais jamais vu faire au sein de la "cellule familiale" , chacun des membres de cette celule étant obtinément persuadé d'être le seul à détenir LA vérité...

    Posté par mercidemavoirrem, 12 août 2007 à 18:05
  • Quand je militais contre l'excision et l'infibulation, dans les années 80, on me traitait de passionaria féministe acariâtre en me conseillant d'aller m'occuper de mes casseroles !
    Et pourtant...
    Ces pratiques ne sont pas dans le Coran ni dans les haddits, ce sont des pratiques qui se perpétuent en étant uniquement basées sur des coutumes qui perdurent uniquement par le regard et le jugement " des autres ". C'est à dire que les femmes, oui, les femmes, veillent à ce qu'une des leurs ne puisse être soustraite à la coutume, parce que leur mère, grand-mère, tantes etc sont passées au tourniquet et que c'est " comme ça ". C'est aussi une question d'honneur pour la famille. Une question sociale surtout, d'intégration au groupe, de possibilité de se marier avec quelqu'un de bien, de ne pas être montrée du doigt ( au mieux, estourbie dans la plupart des cas), de ne pas être la honte de sa famille, du village, ville...
    Les plus acharnées, contrairement à ce que l'on pourrait penser, sont les femmes. Elle n'envisagent pas que leurs filles ne soient pas comme elles. Pour les raisons citées plus haut, mais aussi de manière plus intime, plus perfide. Un peu comme la jeune mariée qui en ch*** des ronds de chapeaux aux prises avec une belle-mère épouvantable et qui reproduit le même shéma le moment venu pour " se venger ".
    C'est un problème qui est pourtant pris en charge dans les régions musulmanes par des Imams qui prêchent haut et fort que ce n'est pas une pratique religieuse, contraire même aux enseignements du Coran, rien n'y fait...
    De notre côté, la société admet très bien que les femmes soient battues et en meure par centaines tous les ans etc...
    Rien n'est facile, et qui voit la paille dans l'oeil du voisin, ne voit pas la poutre dans le sien !

    Posté par Aédia, 12 août 2007 à 18:24
  • Je rejoins ce que dit Aédia. Les mères acceptent que leur fille soit excisée. Les exciseuses sont des femmes. Comment lorsqu'on a subit ça peut on accepter que sa propre fille subissse la même choses?

    Posté par cassy, 12 août 2007 à 19:37
  • C'est une coutume qui, en Egypte, enfin, une coutume, une barbarie, oui, remonte à l'Egypte des pharaons. Elle est morte aussi par surdosage de produits anesthésiants. Dans nos sociétés occidentales, il n'y a pas d'excision, heureusement, (enfin, pas pour les femmes occidentales) mais il y a une espèce d'excision mentale, culturelle, diffuse, sournoise. Mais oit, au moins, elle ne tue ni ne rend infirme (sauf psychologiquement).

    Je trouve le commentaire d'Aedia très intéressant. La seule chose, c'est que je nuancerais... Non, nos sociétés n'admettent pas que l'on batte des femmes jusqu'à la mort, on lutte, il y a des campagnes, et il y a des associations qui se spécialisent, là-dedans. Il y a une avancée juridique certaine, et une aide psy très intéressante. Il reste que, comme pour d'autres crimes contre les femmes, l'ampleur de la tâche est telle qu'on peut difficilement agir à temps, partout où il faudrait pouvoir le faire.

    Posté par Pivoine, 13 août 2007 à 00:03
  • Ceci dit, j'ai fait personnellement l'expérience, (lors de débats sur le féminisme, la journée de la femme, etc.) que les plus virulentes contre le féminisme et les féministes sont parfois, souvent hélas, des femmes. On le sait, mais ça ne doit pas empêcher de lutter. Il est parfois très malvenu de porter une étiquette de "féministe", fût-ce dans les milieux où ça semblerait aller de soi. A mon avis, une seule solution: l'information, l'éducation à la santé et l'instruction... Et continuer.

    Posté par Pivoine, 13 août 2007 à 00:09
  • Oooops, j'ai fait une fôte, j'étais pressée " les femmes en meurent " bien sûr !

    A Pivoine : Souvent des femmes meurent parce que les autorités ne " suivent " pas la loi.
    La preuve, une femme condamnée il y a trois semaines pour s'être réfugiée dans un foyer sans donner son adresse à son mari qui la battait et battait les enfants et reconnu dangereux par...la justice !
    Quelquefois, la police annonce franchement qu'elle ne se déplace pas pour " des histoires de couple ".
    Il y a aussi les pressions de la société, de l'Eglise, de la famille, extrêmement lourdes à enfreindre.
    Et oui, l'excision psychologique existe et elle est très destructrice puisqu'elle ligote la femme dans sa condition de victime en la culpabilisant de l'être...C'est pour cela que je dis que la société admet que les femmes soient battues.
    Et la société en rajoute une couche en culpabilisant la femme qui quitte le domicile vis à vis des enfants et en lui imposant un parcours du combattant une fois fait.
    Je ne parle même pas de l'infantilisation de la femme qui tombe entre les mains des travailleurs sociaux dans les foyers, en faisant d'elle une incapable, une mineure au sens juridique du terme, j'en ferais un roman !

    Posté par Aédia, 13 août 2007 à 02:56
  • Cassy à écrit :"Comment, lorsqu'on a subit ça peut-on accepter que sa fille subisse la même chose?"
    C'est là tout le paradoxe de la violence...si tu lis Alice Miller("c'est pour ton bien") tu auras des clés pour comprendre pourquoi on reproduit ainsi la violence de génération en génération, et il faut une sacrée dose de prise de conscience et de travail sur soi et son histoire pour briser le cercle.
    Comme dit val, commençons par balayer devant notre porte et permettons à nos enfants d'exercer leur esprit critique dès le plus jeune âge en acceptant qu'ils ne soient pas toujours d'accord avec nous(voir mon billet "croyances et esprit critique").
    Merci pour ce billet Coumarine, il me donne encore plus de raisons de mettre en oeuvre ce que j'essaie de faire avec mes enfants

    Posté par Lap'titeNénette, 13 août 2007 à 11:22
  • @Fernando...traduire oui, mais tu respectes bien le sens de mon billet, d'accord?
    merci de ton intérêt

    @Val je pense en effet qu'il ne serait pas superflu que chacun se remette en cause parfois, réfléchisse sur les tenants et les aboutissants des actes qu'il ou elle accomplit machinalement tous les jours...

    @mercidemavoir, oui je suis d'accord avec ce que tu dis: il est très difficile de faire bouger les coutumes ancestrales qu'on ne pense pas un seul instant à remettre en question les considérant aveuglément comme bonnes
    Et cela dans n'importe quelle société ou civilisation...

    Posté par Coumarine, 13 août 2007 à 17:40
  • @Aedia...cela fait mal quand tu écris que parfois ce sont les femmes les plus acharnées à respecter la coutume, pour des raisons pas si nobles que cela...les raisons "perfides" dont tu parles
    Qu'on fasse les choses parce que c'est comme ça et pas autrement, bon on peut comprendre, mais qu'on laisse faire par une espèce de dépit, pour que les filles subissent à leur tour ce qu'elles ont eu à subir, me dépasse...
    Sans doute doit-il y avoir du vrai dans ce que tu dis, mais cela ne m'aide pas à croire en la bonté du genre humain...

    @Oui Cassy la question que tu poses, je me la pose: comment les mères acceptent-elles cela?

    @Pivoine, oui elle est morte des suites de l'anesthésie, pas de l'opération, c'est vrai
    pas mal de toutes petites filles sont excisées SANS aucune anesthésie, l'horreur!
    Ce qui me frappe aussi ici, c'est que c'est le PERE qui a conduit sa fille chez UN médecin...la mère savait-elle ce qui se tramait? Pourquoi avoir attendu si tard (13 ans) Le père a-t-il pris peur devant la féminité de sa fille?
    Sinon c'est vrai que ce sont des femmes qui excisent dans la plupart des cas...

    Posté par Coumarine, 13 août 2007 à 17:48
  • il y a un trés beau livre (à mon gout) qui raconte l'histoire d'une petite fille africaine, excisée qui est devenue un mannequin connue. ça s'apelle "fleur du désert" de waris Dirie. parce que les témoignages des personnes qui ont vécu ou vivent des sujets polémiques ou tabous aident à "comprendre" comment les choses se passent et pourquoi, même si on ne les accepte pas.
    pour moi, tant que des petites filles subiront cette torture, on aura toujours à se battre pour les droits de la femme...

    Posté par melle e, 13 août 2007 à 17:51
  • @ Aedia, tu fais un complément de commentaire TRES intéressant, quand tu abordes l'excision psychologique...
    que l'Etat et l'Eglise ont fait (et font encore) subir à la femme
    Le droit de vote, le salaire égal, l'accession aux postes de responsabilité...
    On est encore loin du compte dans nos sociétés libérées...
    Que dire ce qui se passe dans les grandes religions ou la femme est considéré comme la tentatrice à écarter de toute urgence

    Posté par Coumarine, 13 août 2007 à 17:53
  • @La p'tite Nénette, j'apprécie beaucoup tout le contenu de ton commentaire...tu as mille fois raison: il faut une sacrée dose de travail sur soi pour sortir de l'engrenage des idées toutes faites, de la violence indéfiniment répétée...
    j'irai lire ton article dont tu parles...

    @melle e...merci pour le titre de ce livre...je crois en effet que des femmes africaines se sont battues pour que leurs filles ne subissent pas le même sort qu'elles

    @toutes, merci pour l'intérêt que vous portez à cet article
    Je regrette qu'aucun homme ne se soit exprimé...

    Posté par Coumarine, 13 août 2007 à 17:58
  • Bien sur Coumarine que je comprends bien l'idee derriere votre reflexion. N'ai pas peur. Je respecterai tout. Et Merci....

    Posté par Fernando, 13 août 2007 à 18:03
  • (Très intéressant les commentaires je trouve). Je ne sais pas si le genre humain est bon (j'ai des doutes, nous sommes des prédateurs après tout, ni plus ni moins que d'autres, plutôt plus même), mais cela ne doit pas nous empêcher d'adhérer aux valeurs humanistes. Allez! Peut-être que les "zommes" sont en vacances...

    Sinon, je me rends compte qu'on a oublié la question de départ. Je pense que le centre du sujet de ton post l'a fait perdre de vue à cause de sa gravité...

    Posté par Pivoine, 13 août 2007 à 21:23
  • Coumarine, je l'ai vécu sur place...

    Posté par Aédia, 13 août 2007 à 21:26
  • @ Pivoine:La question de départ est en fait celle de la fin de mon billet: qu'en est-il de nous? de notre capacité à nous remettre en cause?
    (les zhoms sont en vacances...oui oui, mais pas tous, j'en connais qui se taisent!!!)

    @Aedia... tu dis là en deux mots quelque chose de très personnel sans aucun doute (que je ne comprends pas...)

    Posté par Coumarine, 13 août 2007 à 21:54
  • Et bien quoi ? Les zhommes ? Tout ce qui est oppression, humiliation, mutilation, aliénation, concerne tout le monde, hommes et femmes, Européens et Africains, chrétiens et musulmans, croyants et athées !
    Simplement, un zhomme parmi tant d'autres, je ne voyais pas quoi dire de plus sur ce sujet ô combien important pour tous les humains, quel que soit leur sexe, leurs croyances... mais où tellement a déjà été dit.
    Alors, je vous envoie vers un article sur un film sur le sujet, fait par un homme (tiens), un Sénégalais, Ousmane Sembène, mort il y a peu. Film beau et passionnant, d'ailleurs.
    Voici le lien (il y a de la lecture !) : http://www.lefaso.net/article.php3?id_article=2921

    Posté par nuages, 13 août 2007 à 23:16
  • merci Jean Nuages...contente que ton intervention, d'autant plus que tu nous rappelles avec raison que nous sommes tous concernés par tout ce qui est oppressions...

    Posté par Coumarine, 14 août 2007 à 09:44
  • Pas perso du tout !

    Je voulais dire qu'ayant été au Burkina etc...à titre humanitaire, j'ai vu de près le poids des coutumes et la difficulté à s'en défaire...

    Posté par Aédia, 14 août 2007 à 11:43
  • merci Aedia de spécifier
    Tu dois avoir des expériences de vie très "riches", chargées sans doute...

    Posté par Coumarine, 14 août 2007 à 16:04
  • Comme Jean-nuages : "Ben quoi, les hommes ?". Tant de mots déjà dit par des femmes, qui réagissent certainement avec une plus grande sensibilité sur le sujet. Que dire de plus ?

    Moi c'est plutôt le regret exprimé sur l'absence de commentaires masculins qui m'a interpellé. Cet "appel" me dérange un peu, sans que je ne sache vraiment pourquoi.

    Posté par Pierre, 14 août 2007 à 21:40
  • Il n'y avait pas d'appel Pierre, simplement un constat..c'est tout

    Posté par Coumarine, 14 août 2007 à 23:01
  • Et un mec de plus !

    Pour faire court, je suis cueilli. J'étais très vite parti dans ma tête (je ne dois pas être en forme) sur le refrain "Houlala comme y sont méchants ces gens là" et... hé bien je ne suis pas encore foutu de répondre à la question finale. Mais mon petit doigt me dit qu'il y a un stock en promo.
    Je ne désespère pas de trouver...

    Posté par D&D, 15 août 2007 à 09:58
  • Et dire que ce sont les femmes, elles qui ont subi cette mutilation, qui continuent en prétendant qu'aucune fille "entière" ne pourra trouver un mari...

    Posté par heure-bleue, 15 août 2007 à 10:21
  • .....★

    ce que j'accepte dans ma vie sans le remettre en cause...mon amour. mon union...et quand je dis acceptation, je parle de don. don à la promesse, don aux sentiment, don à la bataille quifait que ça dure malgré les coups bas, malgré les erreurs, malgré les differences de penser justement bien ancrées parfois et qui sont autant d'automatismes qui nous cache ou nous dérobe à l'autre qu'on aime...pourtant.
    voilà je suis sans doute hors sujet, mais c'est ce que m'inspire aujourd'hui, à l'instant, ta question, à laquelle je répond impulsivement.

    l'exision...moi aussi j'en ai parlé il y a quelques mois sur mon blog..d'une façon moins tolerante...plus impulsive (!)

    Posté par juju.k, 15 août 2007 à 11:36
  • prise de conscience ?...

    quels sont ces points que je ne remets pas en cause et qui sont tout un fatras de croyances inutiles et rétrogrades? Quels sont les discours de haine et de bêtises de mon éducations que je ne remets pas en cause, par habitude, par négligence? quels sont les caractéristiques de ma personnalité fait de faiblesse que je ne remets pas en cause ?
    Peut-être celles que je ne maîtrise pas encore pour ne pas avoir pris complètement conscience sûrement. Quel sera le moment où j'en prendrai conscience, peut-être au moment où je l'aurai expérimenté.
    C'est difficile de parler de nos faiblesses, de ce que nous sommes fait: notre éducation et de nos rébellions, de notre expérience et de nos prises de consciences.

    la question est intéressante, mais un post ne suffit pas à en parler...
    Oso

    Posté par oso, 15 août 2007 à 12:00
  • D§D mais d'où y sort çui-là??? (sourire)
    bon c'est bien ça Monsieur de consulter le petit doigt, je crois qu'il trouvera hein!

    heure-bleue, de là ma question "finale": d'où vient qu'il soit si difficile de remettre le connu depuis toujours, les traditions ancestrales, en cause?

    MERCI juju, j'aime ton commentaire...tu as tenté de répondre à ma question finale. J'aime ce que tu dis sur ton amour, il ne va pas de soi, mais il se construit...super!

    Oso, merci aussi pour ce complément de questionnements...je crois en effet que pour se remettre en cause, il faut pouvoir avoir conscientisé ce qui ne va pas, ce qui pourrait poser problème
    Conscientiser prend du temps et demande du courage
    Tu as raison il faudrait pouvoir en parler plus longuement...

    Posté par Coumarine, 15 août 2007 à 12:10
  • Pour moi, rien n'est évident, rien ne va de soi, je remets beauc oup de choses et situations en question et en cause: c'est très fatiguant.
    J'aimerais avoir un peu de paix.

    Posté par charlotte, 15 août 2007 à 14:27
  • Rien n'est acquis. Pas même l'instant qui vient.

    Posté par joe billlll, 15 août 2007 à 15:10
  • idem même chose pour moi, chère Charlotte
    et tu as raison c'est TRES fatigant!

    joe...bienvenue parmi les paroles inutiles...sauf que ton petit mot n'est pas inutile...

    Posté par Coumarine, 15 août 2007 à 21:13
  • C'est vrai que prendre conscience de tout ce que nous acceptons, ou de lutter contre notre passivité ou notre inconscience, demande un effort quotidien énorme... Que parfois les forces manquent...
    (Je ne parle pas de l'excision, je suis évidemment d'accord avec ce que vous avez écrit ; mais de nos vies de tous les jours, de notre indifférence aux autres)
    Amitiés Coumarine.

    Posté par Fauvette, 15 août 2007 à 21:16
  • * J'accepte de fumer, sans me remettre en cause, tout en sachant, mais en réduisant au silence ma petite voix, que je couterai cher à la Sécu, organisme collectif au service de ma drogue individuelle.
    * J'accepte de prendre l'avion et de polluer la planète pour aller en réunion. Le train ne me coûterai que quelques heures de plus. Mais l'évidence de jouir de mon temps a pris le pas sur le bien-être de ma planète.
    * J'ai accepté de faire l'amour deux ans durant sans préservatifs avec un homme marié ayant une vie sexuelle avec sa femme.
    Oui, il y a des évidences dont ma conscience se targue de connaître les méfaits et que je fais taire au quotidien.

    Posté par Oviv, 16 août 2007 à 00:08
  • * je prend pour acquis le fait qu'un enfant doive dormir seul... a quelques mois, dans un lit! Mais, aprés tout, je suis un mamifere. Les animaux dorment collés à leurs petits.. et d'ailleurs dans beaucoup de pays (j'ai vu ça en Afrique) les bébés dorment collés à leurs meres...
    Chacune des deux meres est sure d'être dans le vrai et de faire ce qu'il y a de mieux, mais aprés tout???? qui sait????

    Posté par val, 16 août 2007 à 00:49
  • Fauvette, contente de te revoir

    Oviv...chapeau à toi! tu oses te remettre en question toi...

    Val aussi d'ailleurs...

    Merci à vous

    Posté par Coumarine, 16 août 2007 à 18:35
  • Hum...personnellement je ne suis pas d'accord avec cette vision des méchantes "femmes exciseuses". Si elles le sont c'est bien, en grande partie mais pas seulement à cause de la pression énorme que la socièté patriarcale leur fait subir. Retourner la faute de l'excision sur les seules femmes est un tantinet cynique, car en fin de compte à qui profite le crime? à ceux qui ne veulent surtout pas prendre le risque d'épouser une fille déflorée ou une femme "entière" qui pourrait aller voir ailleurs si elle n'était pas satisfaite par/de son mari. Mais il ne faut pas se leurrer dans nos sociétés occidentales la sexualité des femmes est presque tout autant niée, dénigrée. Une femme qui aime le sexe est forcément une "salope" allons soyons honnêtes les mentalités n'ont pas tant fait de chemin en direction du droit pour les femmes à disposer de leur personne, de leur vie, sexe compris. Seulement c'est plus rampant, moins ostensible, moins "voyant" que les mutilations sexuelles.

    Pour ce qui est des traditions, elles ne pourront disparaître qu'avec l'accès en masse à la culture, l'éducation-et encore pas toujours-des filles. Je crains que cela ne reste qu'un voeux pieu.

    "se remettre en question" oui, certes, tout en étant lucide et sans complaisance. Personnellement c'est l'écriture qui me permets de m'interroger, d'introspecter, de me pacifier, de dépasser ma réactivité très importante. Mais j'avoue que c'est un combat contre soi de chaque jour...

    Posté par Chris, 19 août 2007 à 15:04
  • Après tout...

    Désolé de ne plus avoir le courage de lire tout les commentaires, je me contente donc de l'article.

    Je tiens juste à dire à Coumarine que je la suis entièrement dans l'idée que dans toutes les cultures, il existe des traditions et des habitudes débiles, mais indécrustables.

    Certaines coutumes de pays souvent moins développés sont considérée comme barbare, sans bien sur penser à nos habitudes de consommateurs à nous, gens civilisés.

    Une, pas la pire, qui m'a toujours fait rire, c'est l'idée inexpiable de certains esprits comme quoi après avoir passé une journée le cul collé à une chaise ou un fauteuil, on est sale, et qu'une douche par jour,consommant cinq litres d'eau pour les plus rapides, est absolument indispensable.

    Certains d'entre vous ne me suivront peut-être pas dans cette idée, ce qui peut s'expliquer par une habitude aussi vieille que soi.

    Bien sur, ce n'est pas la pire des habitudes, utiliser sa voiture pour un trajet que l'on peut effectuer à pied est autant à blamer, si ce n'est plus.

    Enfin bon, tout ça pour vous adresser un bravo, de la part d'un pauvre Ado =)

    PS : Une petite chanson critique, sur un sujet du même ordre :

    http://www.radioblogclub.com/open/141054/l_homme_ordinaire/Mr%20roux%20-%20L%27homme%20ordinaire

    Posté par Clentos, 06 septembre 2007 à 19:36

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