Ecrire, ça rapporte énormément... - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

09 novembre 2006

Ecrire, ça rapporte énormément...

Une controverse  s’est allumée dernièrement à propos d'un blog qui propose, vu son succès et le temps que la bloggeuse y passe, de se faire rémunérer… A ce sujet, j’ai moi aussi mon petit mot à dire, vu de mon côté, celui d'une personne qui écrit…

Quelque chose m'étonne en fait.

Lorsqu'on va au "vernissage" d'un(e) artiste peintre tout à fait amateur(e), il ou elle vend ses oeuvres au minimum 50 euros le tableau (si pas davantage!!). Et cela l'air le plus naturel du monde, avec une apparente facilité (Normal hein, le travail, le temps, les fournitures, et tchic et tchac, tout cela justifiant le prix). Et nous, amis ou vagues connaissances de l’artiste (dont je ne mets pas un seul moment le talent en doute, comprenez-moi bien), donc... nous les amis ou connaissances nous sentons comme obligés d'acheter quelque chose par amitié (autrement dit parce qu'on ne peut pas faire autrement, la politesse sociale, les relations de bonne amitié  nous y obligent en quelque sorte, et tant mieux si le tableau ou la photo nous plaisent...

Ces "oeuvres" ont été faites cependant par pur plaisir, c'est un hobby, pas un travail…

Ce qui m'apparait souvent injuste, c'est qu'il est pour moi hors de question de "vendre" un texte, ou des poèmes. Par exemple faire un "vernissage" (avec coquetèle) pour présenter ma nombreuse et talentueuse (oui oui, pas de sourire en coin) production de textes (nouvelles ou poèmes ou autres)  et prétendre les vendre par ex 10 euros le recueil... Cela semblerait tout à fait incongru!

Et pourtant…

On me demande souvent d'écrire un petit quelque chose pour l'anniversaire de quelqu’un, ou l'enterrement d'un autre...on trouve normal que je le fasse (gratuitement cela va sans dire), sous prétexte que j'écris si bien (me dit-on en levant béatement les yeux au ciel, en espérant que le compliment va me donner de l'inspiration et de la motivation)
De même on me demande très souvent de lire (attentivement) et de donner mon avis sur tel ou tel texte (souvent fort long d'ailleurs)...sans penser un seul instant que cela me demande du temps pour le faire convenablement, que le ou la demandeur(euse) n'est pas la seule à me demander un avis de ce genre ...Cela paraît aller de soi que c'est un "service" que je rends! Je n'ose pas imaginer comment on réagirait si je demandais une (juste) rétribution...Je ne l'ai jamais fait d'ailleurs et ce n'est que depuis peu que j'ose décliner ce type d'offre de demande.

Tout cela pour dire que, sachant ce qu’il en est du « travail » d’écriture, combien il est peu reconnu quand on n’est pas un auteur à succès, combien c’est un VRAI travail et pas (uniquement) un don tombé tout droit du ciel, mais qu’il se travaille tous les jours avec persévérance, avec détermination, avec plaisir (est-ce condamnable de faire les choses par plaisir, demande Pierre dans son billet du jour ? Donc tout cela pour dire que je n’ai pas ce jugement sans retour vàv de quelqu’un qui demande une participation pour un blog qui, au fil du temps obtient un certain succès et que les lectrices viennent plébisciter (Même s’il s’agit d’un blog people…et alors ? puisqu’il est lu et commenté par plein de lectrices enthousiastes ?
Il est certain que MOI je ne payerais pas pour le lire, parce que c'est pas mon truc, ce genre de blog ne m'intéresse pas, mais je ne condamne pas la démarche, contrairement à tous ceux qui s'indignent… mais qui par ailleurs ont un travail rétribué et reconnu par la société (faites une expérience: annoncez dans une assemblée ou une réunion que vous écrivez, que c'est ça votre job... vous verrez comment on vous regarde, si vous n'êtes pas un écrivain célèbre ou un journaliste branché ou un bloggueur à 250 commentaires par jour. Je vais vous le dire, on se retient de ne pas vous rire au nez...)

Elle fait cela non pas pour vivre, mais pour son superflu ai-je lu… nouvelle levée de bouclier...(vous vous rendez compte on ne va quand même pas lui payer ses p'tites vacances en Irak hein (ouais bon, je m'égare là...)

Encore une fois…où est le mal ? Chacun est responsable de ce qu'il fait de l’argent qu’il gagne: personne n'a droit de regard sur cela…Si la personne donne son argent à la première mendiante à l'entrée du métro, ou qu'elle le dépense en trucs qu'on juge NOUS,  superflus, cela ne nous regarde pas, mince alors, s'il faut encore justifier l'usage de ses sous!

Bon allez-y bombardez moi de mille tomates, je dis ce que je pense, moi qui TOUTE MA VIE n’ai pratiqué QUE le bénévolat…

euh, désolée pour les agrégateurs j'ai fait plusieurs corrections, vala vous saurez tout


Commentaires

    A te lire, à chaud comme ça...
    Je dirais qu'il y a blog et blog.

    Mais que si l'on se place strictement dans notre peau (oserais-je dire, d'écrivaines? Lol, que faut-il faire exactement pour "mériter" ce label?) eh bien, non, je ne lancerai pas de tomates pourries sur la place, parce que j'épouse parfaitement ton point de vue, et je pourrais le compléter en l'illustrant par bien des anecdotes.

    Cet article pose l'éternelle question de l'écrivain (qui, à part le journaliste, le prof de littérature à l'unif ou dans le supérieur, et le romancier à succès, n'est JAMAIS rémunéré), et qui non seulement, ne gagne rien, mais, nous sommes bien placées pour le savoir, investit, en temps et en argent, dans cette occupation à visage de vocation.

    Et non seulement ça ne rapporte rien, (à part la satisfaction légitime 1) de faire quelque chose de beau, qu'on aime, et 2) de rencontrer d'autres personnes pour lesquelles l'écriture compte autant - alors que C'EST vital, mais en plus, cela coûte parfois très, très cher.

    Pour ce qui est de l'art (et des artistes), là, le tableau (;o) peut être nuancé. Les artistes ont quelques avantages: les lieux où apprendre: les académies, l'enseignement du dessin ou de la peinture (mais beaucoup d'appelés et peu d'élus), les expos (encore que, les galeries empochent 60%, voire plus, sur les ventes... Mais, finalement, pour quelques favorisés, combien d'étudiants, ou de diplômés d'écoles d'art mangeant de la vache enragée et gagnant leur vie comme caissiers au Delhaize ou au gb ?

    Ceci dit, Coum, conseillère en littérature est un métier qui se paie, et tu peux le mettre au rang de tes projets, pourquoi pas? Monter ta petite assoc, le signaler dans ton site, comme Francis Dannemark le fait... Par exemple. (Il a aussi une maison d'édition qui publie romans et nouvelles...)

    Ceci dit, c'est un problème que j'ai beaucoup creusé, en son temps, et dont j'ose relativement peu parler (tu as eu le courage de le faire, et c'est bien! Parce que l'on se fait très vite rabrouer, traiter d'ambitieuse, de "jalouse", de "mais qui crois-tu que tu es pour pouvoir dire cela?"... Etc. Etc.

    Hum. Et ce n'est qu'un début de réflexion... Et pour le fait d'origine, -la bloggeuse qui espère recevoir des dons-, ça, ma foi, elle peut toujours rêver, mais à mon avis, lol, elle aura plus de chances en allant mendier avec un vieux manteau et des chaussures trouées, dans un endroit quelconque du métro...

    Posté par Pivoine, 09 novembre 2006 à 19:59
  • Mille tomates ? Ciel ! le prix que tu fixes est bien élevé, Coum ! Au prix du kilo...
    J'ai suivi ton lien vers Pierre, puis vers le blog en question ; rien de bien méchant ! Cette bloggueuse ne dit pas qu'elle souhaite une rétribution pour son travail d'écriture, mais pour les recherches effectuées, les mises en correspondances, le système de question-réponse sur des sujets frivoles, certes, mais qui, manifestement ont des adeptes nombreux. Quoi de mal à proposer un soutien financier à son action ?
    Je crois que tout échange mérite un retour ; quel est le prix que tu te fixes ici ? Ne sont-ce pas les commentaires, ou le nombre de lecteurs ? Les sollicitations envers ton regard critique sur leur prose ? C'est un hommage et une confiance qui te sont accordées. Cela n'a pas de prix pour toi, mais cela peut en avoir pour d'autres. Dans mon ancien blog, j'avais reçu une proposition d'achat de deux espaces publicitaires par une société bien implantée. Etant contre la publicité, j'ai refusé. Mais si j'avais eu besoin d'argent, si ma morale ne s'y était pas opposée, aurais-je été à blâmer ?
    Je viens de participer aux Vendanges poétiques oragnisées par la Cause des causeuses, où le troc de poémie était prôné. Le bénévolat, l'échange, le troc, la vente, tout a une place. C'est à chacun de choisir effectivement.
    Désolée pour mon commentaire un peu long....

    Posté par Miss Poulpi, 09 novembre 2006 à 20:46
  • Par où commencer ?

    le débat est loin d'être clos et je te répète que je comprendrais que tu fasses payer une inscription à Paroles Plurielles tant le service que tu proposes est proche de celui d'un atelier d'écriture. Cela dit, tout dépend de ta situation et des principes que tu as pu te fixer.

    Le rapprochement avec le peintre est intéressant et je ne vois pas pourquoi il serait inenvisageable de vendre des recueils de nouvelles ou de poèmes, même reliés de façon artisanale. Je l'ai déjà vu faire et trouve ce procédé assez comparable. Pour ce qui est des demandes nombreuses que l'on peut te faire concernant l'écriture, il me semble que les peintres seront également sollicités par leurs amis, qui pour dessiner une carte d'anniversaire, qui pour peindre un faire-part...

    Quant au côté superflu, je pense qu'il y a une part d'indécence à quémander de l'argent à des gens plus pauvres que soi. Lis certains commentaires du billet dont il est question et tu verras que certaines blogueuses ne peuvent s'offrir du maquillage qu'une fois par an et que c'est à elles, aussi, entre autres, qu'on réclame quelques euros. Va savoir pourquoi, je préfère avoir des relations nettes avec les autres, et savoir d'emblée si l'on attend de moi de l'argent ou pas. Je préfère entrer en amitié avec quelqu'un avec qui j'ai pu avoir des relations de type commercial au départ que le contraire ; dans ce cas, me reste un doute sur les motivations premières. Pour les blogs, c'est un peu la même chose et je n'aime pas qu'on joue sur la corde sensible pour soutirer de l'argent. Depuis une semaine, j'ai lu pas moins de trois billets de blogueurs influents réclamant de l'argent. Toi aussi tu peux me jeter des oeufs pourris, mais ça me choque profondément.

    Bon, j'ai été bien longue... Je t'embrasse.

    Posté par telle, 09 novembre 2006 à 21:21
  • Telle, bien sûr que je n'ai pas envie de te "critiquer". Tu exprimes ton avis, moi le mien, il est possible de nous exprimer sans nous lancer tomates ou oeufs pourris, avec l'amitié virtuelle qui nous unit
    Non je n'ai pas lu les commentaires suscités par la note en question. Mais il me semble que dès qu'on a accès à un PC, qu'on peut lire par ex ce blog que je qualifie de people (sans que ce soit un jugement de valeur) qu'on peut y déposer un ou des commentaires, on ne se trouve pas dans un vrai statut de pauvreté. Avec ma famille plus que nombreuse, j'ai renoncé à tout travail non seulement rémunérateur, mais aussi reconnu socialement. Avec un seul salaire, et 5 enfants, je n'avais pas de maquillage du tout pendant des annnées, mais je n'ai manqué de rien et surtout le sacrifice que j'ai fait en m'occupant de mes enfants à temps plein était dicté par l'amour.
    Ce qui me fait mal dans cette affaire, c'est sans doute que je me sens touchée quelque part...sur cette non-reconnaissance du statut de "l'écrivain-public" dont on attend éternellement qu'il rende service
    La bloggeuse a l'idée de se faire rémunérer pour un blog qui "marche" bien, elle n'a pas l'idée de se faire payer par des gens plus pauvres qu'elle? Pourquoi utilises-tu le terme "soutire" de l'argent, qui est qd même très négatif...On ne parle que rarement fric sur les blogs...qui sait dans quel état de "pauvreté" moi je me trouve? Ou toi, ou d'autres qui nous lisent
    Non, je fais des choses qui me passionnent, et je communique cette passion à des gens qui en veulent
    Et je le fais de tout mon coeur, cela reste mon bonheur, sur Paroles Plurielles aussi (j'ai ôté le petit paragraphe qui en parlait parce que c'était une boutade qui ne pouvait pas être comprise comme telle

    Posté par Coumarine, 09 novembre 2006 à 21:46
  • Tu sais, j'apprécie le débat et la possibilité même qu'il soit possible. Je préfère que nous exprimions nos avis (qui visiblement divergent) plutôt que de rester en relations de surface aussi minimales qu'hypocrites.
    Contrairement à ce que tu penses, il y a des gens qui se privent de tout, qui vivent du rmi et qui tiennent un blog, leur PC et leur connexion internet constituant leur seul budget culture (un exemple ? Le Monolecte il y a quelques années)
    Sinon, il ne s'agit pas pour moi de juger ce que chacun fait avec son salaire (ça m'est complètement égal) mais je suis profondément choquée que quelqu'un ose réclamer de l'argent aux passants virtuels (avec un porte-monnaie bien réel), ceux-ci étant pour la très grande maorité moins fortunés que le quémandeur.
    Et puis, je crois bien que je serais moins choquée si j'étais en admiration devant le travail du blogueur... je dois donc réfléchir encore un peu au sujet...
    Bises.

    Posté par telle, 09 novembre 2006 à 21:57
  • Miss Poulpi, oui, le troc.. concept à la mode et bien sympa...
    Non je n'ai pas participé aux vendanges comme j'y étais invitée, je...j'ai oublié...des soucis...bon je le regrette maintenant
    (Mth? ne m'en veux pas...)
    Oui tu as raison, qd on sollicite mon regard critique sur un écrit, c'est qu'on me fait confiance, et c'est très positif
    Et cela n'a pas de prix
    (et je suis très heureuse de ton commentaire un peu long...)

    Posté par Coumarine, 09 novembre 2006 à 21:59
  • Pivoine, je parle surtout des artistes qui chez eux organisent une petite expo de leurs oeuvres, invitent leurs amis...
    Pas de galerie à payer...
    Les "artistes" qu'ils soient peintres ou ecrivains mangent de la vache enragée tant qu'ils ne sont pas célébrissimes
    Mes amis écrivains belges, publiés en bonne et due forme, gardent leur boulot gagne-pain
    Qt à moi, même si je suis publiée dans des revues littéraires, je ne touche aucun droit d'auteur (juste une certaine gloriole qui ne dure que très peu de temps, tu le sais)

    Merci Telle de continuer la discussion, je ne prétends pas avoir raison, je crois que toi comme moi, nous intreprétons ces "événements" avec chacune nos expériences, notre vécu qui nous font mettre certaines lunettes
    Il n'y a pas de vérité, il y a NOS vérités
    Et il est juste que moi j'ai souffert de non reconnaissance sociale, et d'être encore toujours maintenant dépendante financièrement de mon mari
    Je t'embrasse aussi

    Posté par Coumarine, 09 novembre 2006 à 22:12
  • et le bénévolat te va si bien...je partage totalement ton point de vue...l'écriture que nous pratiquons sur nos blogs est aussi une façon de nous montrer de nous faire connaître...pour moi j'y rajouterai une pointe d'exutoire, un soupçon de thérapie...être lue bien sûr mais mon premier plaisir reste celui d'écrire.
    Au travers de mes textes imaginaires, je sais bien que je me livre...Bonne soirée Coumarine

    Posté par muse, 09 novembre 2006 à 22:39
  • Gratuité ?

    Je n'ai pas d'opinion arrêtée à propos de cette blogueuse qui propose, sur une base volontaire, à ses lecteurs de verser une quote-part pour son travail de rédaction, de recherches...
    Mais je vois des points communs avec la vaste question de la gratuité sur Internet : tous les quotidiens, les hebdomadaires ont à présent des sites dont la plus grande partie du contenu est gratuit. C'est le cas pour "Libération", que j'achète pourtant quotidiennement, parce que j'aime quand même avoir un vrai journal en papier dans les mains, mais aussi du "Monde", dont le site web m'est aussi très utile... Il y a une partie "abonnés" dans le site, mais la partie en consultation libre est amplement suffisante.
    On n'achète plus (ou moins) des encyclopédies, on va consulter Wikipédia (fort bien faite en général, et sans cesse réactualisée).
    On peut admirer des photographies, ou des oeuvres d'art en général, les sauver sur son disque dur, et tout cela en général gratuitement. Epoque faste...
    C'est magnifique, c'est vrai, mais à l'inverse je peux parfaitement comprendre que certains périodiques, certains auteurs de blogs qui ont fourni un vrai travail, puissent demander une participation financière, fût-ce de manière volontaire.
    De même, je trouverais parfaitement normal que des "écrivants" même "amateurs", demandent un prix, même modeste, pour leurs écrits. Tout n'est pas gratuit...

    Posté par nuages, 09 novembre 2006 à 22:45
  • la question du prix de ce qu'y es réalisé ne m a jammais effleuré l'esprit en matière de blog. Je pense cependant que la qualité de certains écrits, les tiens par ex (et tu as d ailleurs eu des prix; je suis un lecteur attentif) demanderaient qu'ils soient publiés. Que tu puisse en tirer un profit.
    D autre part il y a aussi la réjouissance d'écrire et le plaisir d être lu qui est une sorte de réribution.
    Les blogs pour moi doivent donc rester gratuit mais les meilleurs écrivains ne devraient pas hésiter à se faire publier et AVEC droit d auteurs

    Posté par lio, 09 novembre 2006 à 23:31
  • Muse...merci pour tes mots qui ont "bégayé" quelque peu, j'ai supprimé les redites
    Je te rejoins le blog c'est tout ce que tu dis, mais d'abord le plaisir d'écrire



    Ah! Nuages, tu soulèves un point important là, c'est vrai que je consulte sur le site des journaux que tu cites l'actualité quotidiennne qd je n'ai pas entendu la radio...
    Je me suis déjà posé la question de savoir comment les journaux qui sont de plus en plus souvent en ligne (pour l'essentiel des nouvelles) font pour continuer à vivre (survivre?). Je suppose qu'il sont sponsorisés, d'une manière ou d'une autre
    (je vais te dire: j'ai publié une photo d'un écrivain belge lorsque j'ai parlé de lui. Le photographe me réclame des droits d'auteurs EXORBITANTS, je n'ose pas en dire le montant...il m'annonce qu'il est raisonnable!!!!!!!!!!et que ce sera le double si je ne m'exécute pas...

    Posté par Coumarine, 09 novembre 2006 à 23:47
  • Lio...tu es UN lecteur attentif???
    ouille, aie je me suis adressée à toi croyant que tu étais une femme...pardon!

    Posté par Coumarine, 09 novembre 2006 à 23:50
  • courmarine : pas grave je suis flatté que ma sensibilité soit toute féminine et qu elle transparaisse dans mes écrits. je vaisarrêter de me jeter des fleurs je sors

    Posté par lio, 10 novembre 2006 à 00:11
  • Bénévolat et Picsou sont sur le radeau...

    Je t'approuve sans réserve Coumarine sur ton approche concernant l'argent dans les cas que tu cites. Je pense que l'échange d'argent doit rester une hypothèse secondaire mais non diabolisée à partir du moment où la production de textes ou d'oeuvres exige des moyens matériels et une certaine disponibilité très ciblée sur une thématique de commande en vue d' une prestation de type professionnel ou apparentée. Il s'agit là d'une "production attendue"contractuelle ou d'une initiation technique, et non pas dans l'exemple de l'écriture, une trajectoire personnelle plus intimiste, qui vise ( de mon point de vue, et sans devoir toujours l'exprimer aussi clairement et durablement) une transformation éventuelle de mon rapport au monde dans l'exploration que constitue ma pratique d'écriture devenue quotidienne . Mais je remarque qu'un médecin qui soigne sa propre famille n'a pas le droit légal de les faire payer, je me demande s'il ne faudrait pas transposer le serment d'Hippocrate dans le Vivier des écrivants et a fortiori des écrivains qui se croient détenteurs de prérogatives tarifables en profitant parfois ou systématiquement du système de plus-value lié à la notion de la pièce unique ou de l'enchère pour acquérir la chose "rare donc chère", reproduisant éternellement l'élitisme qui pourrit tout ! Pour ceux qui écrivent et ne publient pas (Quelles qu'en soient les raisons) , la déontologie se forge au contact des difficultés et des effets de l'écriture sur soi et un peu sur quelques autres ( Pas tant que cela finalement...).

    J'aime la notion d'autodidacte en écriture comme dans tous les arts humains créatifs. Je pense que l'humilité,la persévérance , la liberté et la capacité de don direct sont les quatre grandes qualités de toute personne préoccupée d'écriture et de publication. Certains ont besoin des autres pour donner ce qu'ils ont sans s'angoisser, d'autres mènent leur barque seuls, ou apparemment seuls ( mais je constate souvent qu'il y a quelqu'un de très concret derrière celui ou celle qui "réussit" dans le domaine artistique). "Femme d'Artiste" chante Enzo Enzo... Attendre la reconnaissance ou la gloire , c'est comme attendre le Prince (à cheval) ou la Princesse (en carosse). On n'est jamais si bien payés que par le fait qu'on a conscience que l'écriture n'a pas de prix.Si elle a des tarifs, elle ne relève moins spontanément de ce surgissement sans préavis qui étonne son auteur lui-même. L'écrivain est sans doute le plus mal placé pour considérer ce que valent ses agencements de mots sur le marché des mots. Et en même temps il est le mieux placé pour dire s'il a mérité ou non l'argent qu'on lui donne ou qu'il réclame. S'il a vraiment des scrupules, je proposerais volontiers qu'il rémunère tous ceux qui lui ont donné la chance d'aller à l'école et de devenir un porte-parole de son propre privilège de nanti. En fait je me moque un peu.

    Ecrire ne suffit pas je crois. Avoir l'honnêteté de reconnaître les facilités et les limites qui ne dépendent pas de la manne institutionnelle, c'est tout simplement se positionner pour assumer un rôle personnel, à sa propre taille, dans un environnement le mieux décodé possible dans ses outrances et ses carences de soutien. Ecrire pour les autres est nécessairement un engagement à contraintes. Cela ne peut pas se prescrire sans un minimum de motivation et de désintéressement de celui ou celle qui s'y "colle"... Les écrivains spéculateurs sont rares à mes yeux. Les écrivains à trempe sont ceux qui ont accompli un certain parcours du bénévolat aux émoluments en passant bien longtemps et bien souvent par la case frustration ... Ecrire c'est parler en se rappelant un tout petit peu ce qu'on a dit... On doit payer parfois très cher narcissiquement pour les inepties ou les approximations qu'on a commises... On devrait finalement ne vendre que la capacité de Silence quand le Monde est trop bruyant et mercantile ... Cette idée me plaît...
    Un écrivain qui mange et consomme des biens grâce à son talent est un travailleur à part entière. Il n'est pas obligé d 'en faire trop non plus...
    Pour les Vendanges Poétiques le gain est dans le grain partagé. On en donne aussi à ceux qui n'ont pas sulfaté...

    Posté par MthP, 10 novembre 2006 à 02:35
  • Je revendique haut et fort le droit de ne pas être payé, car je suis riche !
    Pitié ! Ne m'obligez pas à payer plus d'impots !

    Posté par Alainx, 10 novembre 2006 à 10:28
  • Et bien en fait, Coum', je suis tout à fait d'accord avec toi (et si tu amasse trop de tomates, pourquoi pas en faire une bonne salade !)
    Je comprends ta démarche. Bisous

    Posté par Miss Line, 10 novembre 2006 à 11:09
  • Au travail, je rédige, dans la vie, j'écris.

    Je suis payé pour rédiger. En agence de pub, la plupart du temps on demande au rédacteur-concepteur d'aligner des mots en appliquant le degré 0 de l'écriture.
    Pas de métaphore, un vocabulaire simple, des phrases syntaxiquement binaires, "pour que toute la cible comprenne".
    Etre précis, concis et simple n'est pas si facile, mais c'est beaucoup trop bien payé pour la difficulté de l'exercice. Le prix de l'ennui.

    Autre chose. Tout le monde "sait" écrire, beaucoup moins savent dessiner ou peindre. La rareté se paie. Peu sont donc prêts à payer pour ce qu'ils pensent être capable de faire eux-même.
    68.000 sorties éditions par ans, la presse, les magazines, les journaux d'entreprises, les newsletters... l'écrit et donc les rédacteurs sont partout. L'offre augmente toujours (sans parler des autres médias), pas la demande, faire payer son offre devient de plus en plus difficile.

    Alors je rédige au boulot, gentiment, sans faire de vague. Et à côté, j'écris. Des lettres ou des invitations pour mon entourage, mais surtout des livres illustrés pour moi. Et dieu que c'est bon!

    Rédiger enrichit au propre.
    Ecrire enrichit au figuré.

    Fred,
    Le fils de qui vous savez.

    Posté par Fred, 10 novembre 2006 à 13:27
  • d'autant plus flattée

    que tu sois allée voir mes, non pas seulement une, mais 3 trilogies. Le fait d'être payer fait l'artiste "officiel". Sinon, on reste dans le rang des modestes. Après tout le reste n'est souvent que bonne manière de se vendre. Je me suis dit parfois que si chacun avait versé 10 cts (je reste modeste) pour voir mes photos, là j'aurais un petit pécule. En même temps qui aurait payé pour les regarder ? Je préfère rester une "artiste" (titre que je ne revendique absolument pas) modeste et les offrir sans même mettre un copyright. La gratuité gagnante contre un peu de gloire. Peut-être qu'on sauve notre âme et notre plaisir à le faire ?
    bisous

    Posté par claire, 10 novembre 2006 à 15:14
  • Les commentaires valent tout l'or du monde.

    Posté par charlotte, 10 novembre 2006 à 16:32
  • MTh merci pour ton long message intéressant.
    J'y relève plusieurs choses: d'abord que c'est vrai je crois que le sujet de l'argent, du salaire est un sujet "diabolisé" , un sujet tabou dans nos sociétés occidentales (et ce n'est pas la même chose aux Etats Unis par exemple). (Tiens je m'amuserai un jour à énumérer tous les sujets tabous sur les blogs...)

    Alors bien sur, il y a tout ce que tu dis de l'écriture et des écrivains, et là tu en connais un bout...
    Je crois en effet qu'à côté des artistes qui se sont "construits" il y a quelqu'un à leur côté qui les a encouragés, épaulés, qui a cru en eux...

    Je relève encore ceci qui remporte toute mon adhésion:
    "Attendre la reconnaissance ou la gloire , c'est comme attendre le Prince (à cheval) ou la Princesse (en carosse). On n'est jamais si bien payés que par le fait qu'on a conscience que l'écriture n'a pas de prix.Si elle a des tarifs, elle ne relève moins spontanément de ce surgissement sans préavis qui étonne son auteur lui-même"
    Ce matin encore à mon atelier d'écriture, les écrivants étaient les premiers étonnés du surgissement si riche de leur meilleure créativité...et ça c'est génial
    merci à toi

    Posté par Coumarine, 10 novembre 2006 à 18:23
  • Alainx, chouette! Tu es riche!
    (euh...la prochaine fois qu'on se voit, tu m'invites dans le meilleur restaurant du coin hein! J'adore ça...)



    Miss Line toujours contente de voir apparaître ton nom dans mes commentaires...on se la mange ensemble cette tite salade???
    (bises à monsieur chien...)

    Posté par Coumarine, 10 novembre 2006 à 18:27
  • Fred, j'aime beaucoup ton intervention...
    Pas facile d'ailleurs, on en a déjà parlé ensemble du statut de "l'écrit" qui foisonne (et pourrit) sur le marché
    Tous les supports papier que tu énumères ne laissent que peu de place à ceklui ou celle qui voudrait vivre honnêtement de sa plume
    De plus, comme tu le fait remarquer, tout le monde ou presque a envie d'essayer sa petite plume...il y a plus de bouquins écrits que lus finalement
    (et peut-^tre que la mode des ateliers d'écriture a révélé TROP de talents ou a donné à TROP de gens le désir d'écrire et surtout celui d'être lus...

    La conclusion de ton comm me plait bcp:
    "Rédiger enrichit au propre.
    Ecrire enrichit au figuré."

    Posté par Coumarine, 10 novembre 2006 à 18:33
  • Claire, nos petits blogs à toi comme à moi sont de l'ordre des blogs modestes
    Nous aimons les alimenter de ce qui fait nos passions respectives
    Et c'est très bien comme ça


    Charlotte: ) non seulement de l'or, mais de l'or en barre

    Posté par Coumarine, 10 novembre 2006 à 18:36
  • Rélexion à deux balles

    Contrairement à l'artisan qui vit de son traveil, l'artiste vit au travers de son oeuvre.
    Foncièrement, il ne peut pas se vendre de son vivant.

    Posté par plasoc, 10 novembre 2006 à 21:01
  • Coumarine, si une personne qui t'as demandé un service, lui écrire une lettre ou commenter son travail ou encore rédiger un poême pour le mariage de la petite dernière, accepterais-tu un billet de 50 euros ? Je ne suis pas sûre de cela.
    On sait combien la vie des artistes est difficile. Pour vendre il faut être LE meilleur ou être original, se démarquer et c'est le travail de toute une vie quelquefois misérable pour finalement atteindre les sommets à la veille de sa mort et même souvent après.
    Pour en revenir au blog, je ne sais pas si je paierai Paroles Plurielles, peut-être ben que oui, bien que ce blog mériterait une petite rémunération pour le travail fourni. Mais j'ai bien peur que cette rémunération fasse que ce blog ne devienne pour toi une contrainte, obligée de ravir les lecteurs, choisir peut-être les textes (virer ceux de Christine, par exemple afin de conserver un niveau rémunérable. Car tout client est en droit d'attendre le maximum de son vendeur et c'est un peu ce qui me gène dans le monde de la blogosphère ou la spontanéité et le naturel sont de indispensable et c'est là toute la différence avec un site. J'ai trouvé tous les échanges très intéressants et enrichissants.

    Posté par Christine, 11 novembre 2006 à 02:26
  • Dans la vie, tout travail peut être payé ... c'est à mes yeux une évidence. Mais dans la vie, tout travail peut être offert... et l'évidence est la même! Si l'argent "peut" entrer en ligne de compte, il faut que l'encaisseur potentiel se mette au clair avec son rapport à l'argent et au temps consacré au travail. Si l'argent "doit" entrer en jeu ... alors le jeu est faussé ... et à mes yeux écrire perd tout son intérêt. Ne pas diaboliser la question ... et surtout ne pas installer de réponse exclusive. Je hais l'exclusion! Dans le domaine de l'écriture aussi!

    Posté par fc, 11 novembre 2006 à 10:11
  • Je sens que je vais me faire taper sur les doigts ou la tête mais je ne suis vraiment pas d'accord avec la Miss qui veut se faire payer ses recherches et son temps pour son blog.

    Il me semble qu'un blog est, au départ, une sorte de "journal intime" diffusé sur le net pour qu'il ne soit plus intime mais lu par des dizaines, voire des milliers de personnes (quel paradoxe, d'ailleurs !). Je ne me vois pas payer pour lire des blogs (cependant, je paye déjà l'abonnement à internet).

    Cette Miss parle de travail de recherche, de longs moments passés à faire ses messages, c'est en fait le même travail qu'un journaliste, alors, je lui conseille d'imprimer ses "articles" et d'aller voir un journal en rapport avec ses thèmes de prédilection et de lui proposer ses œuvres ! A ce moment là, elle pourra se faire payer...
    De plus, nous "travaillons" tous pour notre blog, pour faire des messages intéressants. Je crois qu'on peut dire qu'on y passe tous du temps, que ce soit en recherche dans des bouquins ou sur le web, en peaufinant nos textes, ou même en faisant simplement des photos (ben oui, ça prend aussi du temps !). Alors, va-t-on tous demander une participation ? Allons-y ! Comme cela, il n'y aura plus rien de gratuit ! Quand on sait que des journaux gratuits sont créés en permanence, c'est à n'y rien comprendre, non ?

    Quelques blogueurs ont réussi à vivre de leur blog, ils ont simplement écris un bouquin après cette expérience enrichissante, bouquin qui a été publié, bien sûr... Peut-être un exemple qu'elle pourrait suivre.
    Je finirais en disant une petite phrase ou maxime qui me trotte dans la tête depuis quelques temps : N'est pas artiste qui veut...

    Posté par Baïlili, 12 novembre 2006 à 01:58
  • Merci à Christine, Plasoc et fc pour leur avis

    Bailili, il n'est pas question de te faire taper sur les doigts, tu as parfaitement le droit d'exprimer ton avis, que je comprends très bien...
    J'espère que je me suis bien fait comprendre, je voulais juste dire que je ne CONDAMNE pas la démarche de cette Miss en elle-même,Mais tu as tt à fait raison, elle peut essayer de "vendre" ses articles auxquels elle consacre un sacré temps de documentation à des journaux papier ou virtuels que cela peut intéresser
    C'est le fait decommencer pour le plaisir, comme chacun de nous le fait, et PUIS d'avoir l'idée de se faire rétribuer qui en soi est choquant

    J'ai aussi simplement voulu vous dire, que mon "job" étant l'écriture, c'est à la fois un bonheur mais aussi une vrai travail, ce dont les gens n'ont pas toujours conscience...
    Cette nuit j'ai travaillé pour achever, puis peaufiner un monologue théatral (mon plaisir mais mon travail...)

    Merci d'être venus donner votre avis
    Je crois que il y a TOUJOURS moyen de donner son avis (différent)sans pour autant se faire lyncher, sans se faire juger et rejeter en tant que personne

    Posté par Coumarine, 12 novembre 2006 à 09:40
  • toute notre richesse résumée : pouvoir dire.
    Pour Coum, le travail quand il est bien fait, donne aux autres l'impression d'être facile et de ne pas demander d'efforts.

    Posté par claire, 12 novembre 2006 à 15:47
  • Entièrement d'accord avec toi Coumarine ; je me pose à ce sujet tant de questions.
    (surtout en ce moment où j'ai particulièrement du mal à joindre les deux bouts)

    voir aussi sur le sujet (mais il s'est arrêté à l'écriture papier) le livre tout récent de Bernard Lahire sur "La condition d'écrivains".
    Trop riche pour être résumé en deux phrases mais qui exprime si bien toutes les nuances de ce paradoxe : de tous les intervenants de la filières du livres, les seuls à ne pas en vivre (au sens de : gagner leur vie avec leur travail) sont ceux qui écrivent les textes (et donc fournissent la matière première).
    Je ne parle pas, bien entendu des 1 à 2 % d'exceptions qui s'en sortent.

    Par ailleurs lors de l'atelier d'écriture bruxellois que tu m'as fait découvrir j'ai eu la surprise d'apprendre qu'il était possible de se faire rémunérer pour des relectures de manuscrits. Bien entendu la personne qui propose ainsi ce service est écrivain publiée et donc "validée" (ce mot n'est pas le bon, mais je ne trouve pas mieux pour l'instant). Mais moi qui ai tant et tant relu pour d'autres (deux des livres sortent en poches ces jours-ci, des pièces de théâtres aussi, dont certaines ont été jouées, tout ça pour dire : des travaux qui sont entrés dans le circuit commercial) ça ne m'avait jamais effleuré qu'on puisse pour ça se faire payer. Je considère et considérais leur confiance comme un grand honneur, et reste toujours surprise quand mes suggestions sont prises en considération.

    Pour moi l'écriture où qu'elle ait lieu n'est pas un art mais un travail de l'ordre de l'artisanat créatif. En particulier l'écriture de fiction, quand elle est bien faite, c'est à dire bien affinée, lue et relue et retravaillée (l'inspiration n'est qu'une petite part, contrairement à ce que croient ceux qui ne s'y confrontent pas), permet d'offrir un moment d'évasion, de réflexion, d'émotion ou de pure détente à celui qui lit. C'est plutôt utile au monde et parfois plus efficace pour aider ce qui lisent à tenir le coup dans leur vie que bien des médicaments (j'ai longtemps été l'une d'entre eux et n'ai changé de camp que depuis trois ans (ce qui ne veut pas dire que je ne lis plus, mais différemment)).
    Ça mérite bien quelque rétribution pour celui qui fournit, non ?

    Posté par gilda, 12 novembre 2006 à 19:57
  • Merci Gilda...
    Je me sens comprise par toi, mais il est vrai que tu écris aussi, tu sais donc de quoi il retourne, à quoi je me réfère comme réalité...
    J'aurais encore bien des choses à dire à ce sujet, qui n'a que peu à voir avec se faire payer ou pas pour tenir un blog people...
    En tous cas, je prends note du livre dont tu donnes les références...

    Posté par coumarine, 12 novembre 2006 à 22:05
  • Simplement.

    et moi je suis heureux que tu sois Toi!
    Simplement.

    Posté par TJ, 12 novembre 2006 à 22:42
  • bonjour
    et désolé pas le temps de lire tout les commentaires.
    mon opinion sur d'éventuelles rétribution...
    en tant qu'"artisan peintre",je le conçois si il y a "troc" avec quelquechose de bien réel.
    il y a beaucoup de blog,ou des createurs vendent leurs oeuvres comme moi, que ce soit de la peinture,de la sculpture,des bricoles..etc...
    et ceci dans un cadre légal,déclaré au registre des metiers,etc...
    alors vendre ses "écrits" joliment imprimés et présenté dans des petits receuils,ça me parait completement logique et realisable.
    je suis tombé un jour par hasard sur un blog d'une "romancière".
    elle donnait à lire son premier chapitre,puis proposais contre l'envoie d'une certaine somme,l'achat du livre.
    il lui fallait un certain nombre de commande avant de lancer l'impression,sinon elle renvoyait le cheque...

    et puis l'outil "internet' est tellement récent....
    les règles sont pas évidentes a appliquer..
    c'est un autre monde,un autre mode de communication avec des règles qui se mettront en place avec le temps,mais pas du jour au lendemain...

    voilà..je n'ai pas du faire bien avancer le "schmilblic"!!!)))
    et je suis contente d'être tombé sur ce billet grace au hasard du coup de coeur de ce matin..

    je me suis dit

    "ahhhhhhhhhhhhh
    enfin un coup de coeur qui n'est pas un de ceux mis à la une une fois par semaine....je commençais à me demander quand est ce qu'"ils" allaient en mettre un "nouveau"!!!

    et désolé pour le "style"..je ne suis pas une "littéraire"...

    Posté par melusine, 18 novembre 2006 à 08:10
  • Comme je suis pressé, je n'ai pas le temps de lire tous les commentaires ; j'espère que ce que je dirai ne fera pas doublon.
    Nous écrivons gratuitement pour être lus. Il y a déjà là une certaine vanité dans l'acte. Sans doute est-ce la même vanité qui pousse l'écrivain en herbe à mettre son manuscrit sous enveloppe pour l'envoyer 5, rue Sébastien Bottin. Qui est, d'ailleurs, la rue la plus courte de Paris, mais on s'en fiche.
    Quel que soit le degré de succès d'un blog, je comprends la démarche consistant à vouloir faire payer. Oui, il y a travail mais, à la limite, l'essentiel n'est pas là. C'est, je crois, la question de la reconnaissance qui est posée. C'est la preuve ultime de l'amour de ce qu'on l'écrit que l'on réclame ainsi – et je comprends. Après tout, ce n'est pas loin du mécénat.
    Personnellement, je rêverais d'être payé pour écrire. Est-ce que ça changerait mon écriture, pervertirait les intimes raisons qui me poussent à écrire ? Voilà un autre débat.
    Ceci étant dit, le travail d'écriture peut être énorme. Sur un blog il n'est pas de même nature que dans un roman. Du moins généralement l'ambition est-elle moindre. On travaille son style sur le blog mais pas la structure, ou nettement moins que lorsqu'on se frotte au roman. Mais qu'importe : il y a travail. Tout travail mérite salaire si on le veut, fut-il accompli avec plaisir. Je ne vais pas demander à un avocat de plaider gratuitement pour moi sous prétexte qu'il aime ça. La différence est que j'aurais fait la démarche d'aller le voir, de lui demander, précisément, d'accomplir ce travail pour moi, en mon nom. L'écrivain propose, le lecteur dispose. Qu'on puisse être payé ne me choque pas, pourvu que la démarche soit facultative. Je ne parle pas du cas d'espèce, de l'exemple que tu donnes car je ne suis pas allé sur le blog en question.

    Posté par katar, 18 novembre 2006 à 10:03

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