Le pays d'avant - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

14 septembre 2006

Le pays d'avant

Je me demande...

Est-il donc si important, peut-être même indispensable,  de retourner dans "le pays d'avant" pour bien en saisir les contours, en percevoir les nostalgies, en détecter les trésors enfouis, les secrets qui ne se disent pas (forcément)

...avant de pouvoir d'un pas assuré parce que pacifié, arpenter le terrain de l'aujourd'hui...?

"Le pays d'avant"...c'est peut-être le pays ou la région que l'on a quitté, pour raisons de guerre, de fuite, de transhumance, d'aventure, de loyauté familiale ou autre, et qui nous a transformés en étrangers malgré nous, par la couleur de la peau, l'accent exotique, la pensée qui boite ou déboite.

"Le pays d'avant"...c'est sans doute aussi toute son histoire d'enfant qui a reçu en héritage encombrant, sa  ration de traumatismes, de chocs, de ressacs, d'impacts dont on se serait bien passé, et qui se sont irrémédiablement gravés dans le coeur, le corps et l'âme...

Faut-il une bonne fois colmater le rétroviseur qui force notre regard, encore et encore vers les vallées perdues, les océans meurtriers, les cieux muets, les silences pervers, les ancêtres jaloux et omni présents?

Je me le demande...

Prendre conscience est souvent si douloureux. Les larmes coulent...lavent peut-être, à moins qu'elles ne délavent?

Serait-ce pour un mieux, un "plus libre"?

Notre histoire, nos racines sont-elles à l'exacte température de notre corps?

Ou plutôt bien trop chaudes, étouffantes pour être respirées en liberté?

Ou plutôt si froides qu'elles viennent figer tout filet de vie en un bloc de glace, pétrifié de peur?

Je me le demande...

Ne faut-il pas cesser de s'interroger, de questionner le ciel , de confier à d'autres,  toutes les turpitudes du passé, pour aller ENFIN vaillamment son chemin, pas à pas en regardant les petits cailloux blancs qui balisent miraculeusement notre route?

Je me le demande...

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Wild Raine


Commentaires

    Bonjour Coum'

    Je pense que si tu tu ne sais pas d'où tu viens tu ne sauras pas comment aller où tu as envie de te rendre. Alors oui, il faut certainement un jour retourner de là où on vient, gratter, fouiller, (re)découvrir, et une fois qu'on a trouvé tout ça, une fois qu'on a digéré, il faut marcher, devant, sans oublié l'avant, mais sans le regarder non plus tout le temps.

    La vie est courte, aussi...

    Posté par Le Chat qui Pète, 14 septembre 2006 à 14:23
  • OUI

    OUi, 100 fois oui. Il faut retourner au pays d'avant, pour mieux s'en impregner, pour mieux s'en délecter, même si c'est douloureux, même au prix de larmes. Il faut y retourner jusqu'à plus soif, jusqu'à pouvoir enfin tourner la page et suivre son propre chemin. Avec gravé sur notre peau, notre pays d'avant qui nous a façonné. Il faut y retourner, l'affronter, l'accepter, le digérer et reprendre son chemin apaisée.

    Posté par cassymary, 14 septembre 2006 à 15:22
  • Le pays d'avant doit nous servir de repère pour mieux avancer vers l'inconnu, mais ne pas trop s'attarder sur le pays d'avant, on ne peut rien changer du passé, seulement s'en servir pour améliorer le futur....

    Posté par tanette, 14 septembre 2006 à 15:27
  • sans passeport

    Le pays d'avant est toujours présent, pour toutes les raisons que tu cites.Dés que nous quittons l'enfance et l'adolescence , le passé devient adulte; il nous occupe.Nous vivons annéxés par la memoire; bonne ou mauvaise.Le voyage dans le temps et les univers paralléles sont à la portée de chaque adulte; il suffit de penser au pays d'avant ,qui ne se sépare jamais de ses habitants .

    Posté par farid, 14 septembre 2006 à 17:41
  • Ceux qui oublient leur passé sont condamnés à le revivre

    Salut coumarine;
    ton billet du jour,en ce qui me concerne, tend à me rendre mélancolique. Comme tu le sais, je reviens du pays de mon père et j'en suis ressorti très décontenancé. Je dois apprendre à tourner la page et à accepter que ma destinée même si elle a pris naissance de l'autre côté de la méditerranée devra se poursuivre dorénavant ici en occident. Le titre de mon commentaire est tiré d'un discours de Ghandi.
    A bientôt mohamed.

    Posté par mohamed, 14 septembre 2006 à 17:48
  • Bonjour Coumarine, je lis et apprécie tes commentaires chez Pierre et après quelques visites, je viens te laisser un petit mot. Je lis aussi tous les jours ton nom sûr une boîte de médicaments que je prends... C'est drôle, et peut-être adapté, justement, qu'un nom aussi poétique et évocateur soit également celui d'un produit qui soigne...
    Mêler l'espace au temps, parler de "pays d'avant" pour évoquer le passé, c'est un glissement qui me touche même si personnellement chaque période de ma vie est plutôt associé à son paysage... humain, à mes proches, qui parfois se sont éloignés. En tout cas, je ne ressens pas le passage du temps en soi, mais seulement dans ses manifestations humaines.
    La température de l'histoire et de notre corps: quel magnifique raccourci pour exprimer que l'on vit ses émotions dans son corps aussi...

    Posté par Forestine, 14 septembre 2006 à 18:07
  • Cher pays de mon enfance

    Renenir au pays d'avant ne ramène pas le passé!
    C'est ouvrir une page dans une réalité où l'on est de passage.
    Chacun de nous est tenté de remonter réellement ou par la pensée tout simplement vers sa source.

    Posté par Papillon, 14 septembre 2006 à 18:12
  • au vu de ce que j'ai entrepris, je me vois mal répondre non à cette question

    oui, revenir sur son passé, pour le digérer, se l'approprier et comprendre en quoi il nous a fait changer, évoluer, grandir est primordial.

    primordial dans la mesure où tu en ressens le besoin...

    tu as raison de souligner le danger à parfois se plonger dans les méandres de son passé quand on y est pas préparé. nombre d'analyses, de travail sur soi se sont vus réduits à néant par une approche trop rapide de certains traumas ou souvenirs pénibles...

    il faut avancer à son rythme et certains n'éprouvent pas vraiment le besoin de se replonger dans des évènements qui les ont marqués.

    ce que je ne sais pas, par contre, c'est comment ils se construisent sans se bien connaître

    mais je pense que là, il est question de choix personnel, non ?

    Posté par pati, 14 septembre 2006 à 19:31
  • Notre passé a fait ce que l’on est et on ne peut pas le changer.
    Il ne s’oublie pas il est toujours présent en nous.
    Mais le plus important c’est l’avenir, vivre, profiter, échanger, partager.
    Quand on avance il est préférable de regarder devant soi si on veut éviter de se casser la figure ou de heurter un réverbère

    Posté par Asterie, 14 septembre 2006 à 19:54
  • Pète le chat c'est mieux

    La vie est courte pour certains, pour d'autres elle est très longue.
    Je viens de l'assistance publique, j'ai jamais rien su de mes origines, mon age est incertain.
    Je ne regarde pas en arrière, toujours vers l'avant!
    Je suis prof de sport et croyez moi je sais très bien où je veux aller!
    J'ai un idéal, un rêve à réaliser et je feari tout pour qu'il se réalise, pas besoin du passé pour avancer, bien au contraire

    Posté par César, 14 septembre 2006 à 20:00
  • César...j'admire ta détermination
    et je vibre aussi à ce que tu dis: tu ne connais pas tes origines...
    Si tu as lu toute l'histoire de l'adoption d'une de mes filles que j'ai expliquée longuement, tu sauras que ma conviction est que ne pas savoir d'où l'on vient, c'est une souffrance très grande
    Que toi tu colmates courageusement en allant de l'avant, par le sport et tes projets...
    Je me sens pleine d'émotion en te lisant
    Mais je t'en prie, n'attaque pas mon AMI le Chat, il sait pourquoi il pète, tu ne sais rien de lui...
    Jammais juger, JAMAIS tu m'entends?

    Posté par Coumarine, 14 septembre 2006 à 21:33
  • Je sais Astérie, pour te connaître un peu que tu es de ceux qui regardent délibérément devant toi.
    Et c'est vrai que si on se retourne sans cesse pour guetter derrière soi, on se heurte aux obstacles du présent...
    Je coris qu'il faut une juste mesure
    Et c'est pas facile, cet équilibre

    Posté par Coumarine, 14 septembre 2006 à 21:36
  • Pati, je ne vais pas commenter ton commentaire, sinon pour tedire que je te rejoins
    Ton avis est mesuré, suivre son rythme...tout cela prend du temps
    Et tu as raison, je rencontre tous les jours des gens qui vivent très bien, sans se poser aucune question
    Je pourrais pas, certains me disent que je m'en pose trop...de là ma note d'aujourd'hui

    Posté par Coumarine, 14 septembre 2006 à 21:40
  • Papillon...la source reste source...et là où elle devient rivière, elle n'est plus source, mais rivière...
    (oui bon...)

    Posté par Coumarine, 14 septembre 2006 à 21:42
  • Forestine, bosnoir et bienvenue...
    Je suis venue en catimini chez toi aussi suite à tes visites chez Pierre (Pierre, le Rassembleur!)
    Et moi aussi j'ai apprécié tes interventions intelligentes
    Je suis touchée par ce que tu me dis sur la coumarine (médicament)
    J'ai choisi ce pseudo, simplemetn pour sa musicalité: il s'est un jour IMPOSE à moi
    Je me sens bien dans ce pseudo
    Mais un jour, qqun m'a révélé que la coumarine était de la graine de tonka (un poison en fait qui entre dans la composition de la mort aux rats, et tu me le confirmes, dans celle de médicaments
    Je ne voulais pas, tu vois être de l'ordre du poison, j'ai pensé à changer mon pseudo
    Mais j'ai pensé que j'étais peut)être une substance qui pouvait "guérir"
    C'est ce que j'essaie d'être, tout simplement, dans mes contacts réels et virtuels

    Posté par Coumarine, 14 septembre 2006 à 21:49
  • Ma révérence mes amis

    Je ne cherche à blesser personne, je parle librement c'esttout.
    Y en a qui se prive pas de juger.
    La souffrance c'est dur pour tout le monde.

    Posté par César, 14 septembre 2006 à 21:51
  • Mohamed, j'ai pensé à toi en écrivant la première partie de ma note...et j'ai le coeur serré en te lisant
    Oui, j'ai lu que tu es mélancolique après ton voyage au Pays d'avant
    Je pense que cela ne doit pas être facile à vivre...je t'admire beaucoup aussi

    Posté par Coumarine, 14 septembre 2006 à 21:52
  • César, je ne voualais pas te blesser bien au contraire...
    Tu n'as retenu de mon message que la mise en garde
    Alors que je te dis des choses gentilles: mon admiration pour toi
    Et je suis flattée de ce qu'un jeune comme toi vienne lire mon blog de quinqua
    Non, ne tire pas ta révérence, tu me manquerais...
    D'accord?
    J'aime ton parler libre...mais le Caht est VRAIMENT mon ami, tu comprends?

    Posté par Coumarine, 14 septembre 2006 à 21:55
  • Farid...j'aime beaucoup tes mots...ils résonnent en moi, comme des petites perles
    Tu exprimes très bien ce que j'ai voulu dire: le pays d'avant ne se sépare jamais de ses habitants, même si eux s'en vont au loin

    Posté par Coumarine, 14 septembre 2006 à 21:58
  • Bonsoir Coum,

    Une rivière ne peut pas remonter plus haut que sa source.

    Posté par Papillon, 14 septembre 2006 à 21:58
  • Papillon, mais c'est vrai ça...
    bonsoir à toi

    Posté par Coumarine, 14 septembre 2006 à 22:00
  • apatride?

    et moi coumarine? tu ne me dis rien? pourquoi?

    Posté par farid, 14 septembre 2006 à 22:00
  • Tanette, tu rejoins fort Astérie...aller de l'avant...

    Cassy...parfois les larmes, on n'en veut plus...et pourtant je crois que tu parles juste
    Merci por tes mots


    Le chat, gratter pour se connaître et puis pour savoir ce que l'on veut et s'engager dans un chemin de croissance, d'avenir...
    C'est ce que tu fais
    Et oui! la vie se raccourcit de jour en jour, je me dis cela souvent
    Alors finalement je vis à fond (enfin j'essaie...) l'instant présent
    Et c'est passionnant
    Parce qu'il y a encore un autre pays hein? le pays de là-bas, là ou il y a une petite fleur très précieuse
    Je t'embrasse

    Posté par Coumarine, 14 septembre 2006 à 22:07
  • Farid?
    On écrivait son commentaire au même moment...
    Tu as lu maintenant?

    Posté par Coumarine, 14 septembre 2006 à 22:10
  • Papillon pour César

    Sur tes blessures indélébiles il faut mettre du miel, ton coeur est fort crois- moi, tu es un exemple de courage.
    Reviens avec tes mots qui percutent tu vois moi je suis revenu je t'ai écouté.
    Alors à bientôt chez Coum!

    Posté par Papillon, 14 septembre 2006 à 22:13
  • Merci Papillon
    C'est super...César je l'aime bien, j'aime ses mots vrais...il reviendra...

    Posté par Coumarine, 14 septembre 2006 à 22:15
  • Poésie

    Chez Coum se promène
    Un papillon charmant
    On l'entend à peine
    Il endors les cruels maux
    Avec de jolis mots
    Toi le chat
    Prends ma patte
    Dans ta main
    T'es trop humain
    Pour un félin

    Posté par César, 14 septembre 2006 à 22:31
  • Merci César...
    Tes mots sont beaux...
    et chaleureux

    Posté par Coumarine, 14 septembre 2006 à 22:34
  • c'es vrai coumarine, on etait presque synchro; merci de ton gentil mot

    Posté par farid, 14 septembre 2006 à 23:05
  • Les souvenirs et les émotions anciennes permettent d'avancer dans la vie présente. J'en suis maintenant convaincue, et j'ai eu du mal...

    Posté par Baïlili, 15 septembre 2006 à 01:40
  • Bonjour Coumarine,

    Je suis un lecteur de la majorité silencieuse.

    Fouiller dans mon passé, accompagné d'un professionnel, m'a permis de savoir qui j'étais, de panser quelques souffrances.
    J'avais, auparavant, appris à faire la part de ce qui m'appartient et de ce qui est aux autres . . .
    J'ai pu ainsi ne pas me charger de ce qui ne m'appartenait pas.
    Mais aujourd'hui, je sais un peu mieux qui je suis... Digestion, mûrissement ? Aujourd'hui, j'ose regarder plus loin que le bout de mes pieds . . .

    César peut-il faire autrement ? Sans doute lui faut-il du courage ? Je te salue, César . . .

    ;o)) à tous !

    Posté par Candide, 15 septembre 2006 à 13:38
  • Rien n'étant figé, j'aime considérer le passé comme les rêves. Je ne me sens lié à lui que par ce que je parviens à en faire "aujourd'hui". Je me sens davantage père qu'enfant de ce passé, tout en reconnaissant qu'il arrive parfois au père de se sentir... dépassé.
    Pour dire les choses autrement, j'ai du mal à accepter l'idée que c'est mon passé qui m'a fait ce que je suis. Je crois qu'on évolue sans cesse, c'est pourquoi je préfère dire que c'est mon présent, mon présent, mon présent (y compris ce que je pense de mon passé aujourd'hui) qui me fait ce que je suis. Sans jouer sur les mots. Mais je conçois qu'on voie les choses différemment, chacun se cadre dans les limites plus ou moins malléables de sa propre subjectivité.

    Posté par théo, 15 septembre 2006 à 14:21
  • D'accord avec Pati et le chat qui pète.
    Le voyage au pays du passé permet d'aller de l'avant .
    D'une certaine façon, on y refait connaissance avec soi même.C'est une incroyable aventure pleine de surprises bonnes et moins bonnes , douloureuses aussi parfois mais cela vaut le détour et il faut être accompagné!

    Posté par Charlotte, 15 septembre 2006 à 16:22
  • Bonjour Candice, merci de sortir du silence
    Je crois que tu parles là de la psychogénéalogie, qui est à mon sens, une démarche importante pour ne plus se charger inutilement de fardeaux qu ne nous appartiennent pas. La recherche et la prise de consceince d'éléments du passé de ceux qui nous préceèdent expliquent parfois bien des choses et délivrent d'un poids
    Merci d'apporter cet éclairage sup

    Posté par Coumarine, 15 septembre 2006 à 17:43
  • Théo vivre à fond l'instant présent, dans l'enthousiasme et la conscience de Vivre...pour moi, c'est essentiel


    Baillili et Charlotte, merci de vos paroles "sages"

    Posté par Coumarine, 15 septembre 2006 à 17:48
  • Bonsoir Coumarine,
    Ce voyage dans le passé je ne l'ai pas encore fait et en même temps j'ai souvent dans la journée des résurgences d'enfance. J'ai une tendance à la nostalgie, je pense souvent pendant un bel instant qu'il fera un beau souvenir. Bref, le pays d'avant c'est aussi celui d'aujourd'hui et celui de demain qui après-demain sera celui d'hier... Je ne sais pas vraiment où je veux en venir, peut-être juste au fait que tout ceci s'entremèle. Bonne nuit...

    Posté par Caroline, 15 septembre 2006 à 23:24
  • Coumarine, je pense qu'on cesse de s'interroger sur son passé lorsqu'on a eu suffisamment de réponses aux questions qui se posaient.

    On ne choisit pas de s'interroger, ce sont les questions qui s'imposent à soi. Pour certains il y en a peu, pour d'autres il y en a beaucoup. Et pour ceux-là, il serait inutile de tenter de les repousser. Elle harceleront celui qui les chasse aussi longtemps qu'il le fera...

    Posté par Pierre, 16 septembre 2006 à 00:43
  • J'avais une idée en lisant ton joli article, et puis la lecture des commentaires m'a déconcentrée... Faut dire qu'à cette heure-ci... Bref, je vais me coucher et je reviendrai

    Posté par Morena, 16 septembre 2006 à 01:35
  • Caroline, je n'ai jamais fait une thérapie officiellement, mais j'ai bcp lu et surtout réfléchi
    Je suis sûre d'avoir fait un sérieux cheminement vers mon "pays d'avant"
    Je crois n'avoir plus le courage d'entreprendre un travail de longue haleine
    L'écriture m'aide beaucoup pour progresser vers mes espaces solitaires
    Et puis je me sens bien comme je suis, peut-être fragile mais aussi forte, je le sais

    Posté par Coumarine, 16 septembre 2006 à 08:26
  • Pierre, tu as toujours les mots qu'il faut
    Je suis pleinement d'accord avec toi quand tu dis que les questions s'imposent d'elles-mêmes
    Et cela peut arriver plus tard que prévu...



    Morena...je me demande si se plonger dans la photographie comme tu le fais, aller à la quête des lieux et des personnages porteurs de sens, n'est pas une manière d'aller vers son "pays d'avant"?
    Bonne journée à toi

    Posté par Coumarine, 16 septembre 2006 à 08:31
  • Le "pays d'avant"... quelques fulgurances traversant la mémoire, des sons, des couleurs, des tendresses ou des douleurs qui nous ont construit, alors que nous fonçons tête baissée vers l'inconnu...

    Posté par Vertumne, 16 septembre 2006 à 10:12
  • Mes origines sont en Espagne et lorsque je retourne dans le pays de mes grands parents paternel et maternel je m'y sens comme chez moi, comme je me sens aussi chez moi en France. Je ne fais pas de distinction entre d'ou je viens et où je suis. On peut se sentir chez soi dans plusieurs endroits à la fois même s'il n'y a qu'un seul endroit où l'on vit. Et j'ai été vraiment heureuse que mon grand-père, sachant à peine écrire, nous ait laissé un journal. Je suis fière de lui, je suis fière de mes racines et fière d'être ce que je suis devenue aujourd'hui. Le retour dans le passé ne doit pas engendrer la tristesse, au contraire, c'est notre source, quelle soit petite, grosse, une cascade, un filet d'eau ou je ne sais quoi d'autre...le résultat est là et c'est nous, aujourd'hui.

    Posté par Christine, 16 septembre 2006 à 11:42
  • Très joli texte, et belle façon de parler du passé.
    Merci à Vertumne d'avoir fait le rapprochement entre nos deux traitements du sujet et de m'avoir indiqué le chemin jusqu'ici

    Posté par euqinorev, 16 septembre 2006 à 11:54
  • Merci Vertumne pour ta visite qui me fait découvrir euginorev


    Christine, oui, j'ai eu l'occasion de lire ce journal que tu as publié, et j'en avais été très touchée
    Je me rends compte que je suis touchée d'autant pus par les "racines" des autres que je me sens "pauvre" de vrais souvenirs



    Bienvenue euginorev
    J'ai pu lire en effet que tu as traité d'un sujet fort semblable
    (comme quoi, les grands esprits se rencontrent!!)

    Posté par Coumarine, 16 septembre 2006 à 18:06
  • Il faut boire à la source

    Notre source en nous est notre véritable identité.
    Il est intéressant et profitable de voir dans notre personnalité ce qui nous en éloigne.

    Posté par Ptilou, 16 septembre 2006 à 19:09
  • Je me le demande aussi…

    Pour quoi quelques fois l’être humain est tellement compliqué ?

    Je me le demande aussi…

    Posté par Victor Flyte, 16 septembre 2006 à 19:12
  • Merci de me lire
    Je viens régulièrement lire tes messages.Merci pour ton mail. Je me noie dans tous ces commentaires et me sens toute petite petite... Je repars sur la pointe des pieds.

    Posté par parisgotte, 17 septembre 2006 à 22:39
  • bienvenue Parisgotte
    Qu'est-ce que c'est que cette histoire de se sentir toute petite???
    Sais-tu que ton passage ici me fait particulièrement plaisir???
    Si tu ne le sais pas, je te le dis....(sourire)

    Posté par Coumarine, 17 septembre 2006 à 22:48
  • Un mot pour Coum

    La Petite Fleur va bien.
    Une sorcière de mes amies m'a dit que le bouquet était pour bientôt...
    J'epère pour elle qu'elle ne s'est pas trompée, sinon je lui fais avaler son balais !

    Non mais !

    Posté par Le Chat qui Pète, 19 septembre 2006 à 08:09
  • Deux mots pour César

    Pendant longtemps aussi j'ai fait comme s'il ne s'était rien passé AVANT. Mais quand tu as un boulet au pied, tu as deux solutions, tu fais comme si de rien n'était mais tu ne peux pas t'empêcher d'y penser, ou alors tu le frottes, tu l'uses, tu ronges, tu le réduits jusqu'à ce qu'il devienne léger comme une plume et finisse par te laisser l'esprit libre pour faire autre chose.

    Alors c'est sûr, pendant que tu ronges ton os, tu fais pas grand chose d'autre. Tu avances peu dans ta vie.

    Mais après, tu peux courir.

    C'est une affaire de choix.

    Posté par Le Chat qui Pète, 19 septembre 2006 à 08:14
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