13 avril 2006
K comme ...kèskecèbô un brin d'herbe
Hier, j'ai été très touchée par la note de Traou (Le pot de terre)
Elle évoque la force d'acier qui semblait être la sienne autrefois (avant les souffrances de la vie) et la fragilité qu"elle reconnaît comme sienne aujourd'hui...
Je me suis demandé si la force qui est parfois (pas toujours) la force de la jeunesse, ne s'apparente pas à une forme d'inconscience ou d'insouciance, à cette assurance sans doute prétentieuse que cette vie qui m'attend, j'en ferai ce que je veux, comme je veux, parce que...eh bien parce que. Point.
Or, bien évidemment ce n'est pas vrai qu'on a prise sur les événements: les deuils inattendus, les accidents tragiques, les séparations, les traumatismes de toutes sortes sont là et bien là qui nous laminent, nous laissent pantelants sur le bord de la route, à se demander comment il sera possible d'avancer encore dans cette vie-là qu'on n'a pas choisie.
Puisque tout le corps, l'âme, l'esprit, la conscience ne sont plus que des morceaux de désespoir. (Et parfois cela commence dès l'enfance...)
La fragilité que l'on se découvre alors n'est-elle pas semblable à celle du brin d'herbe qui finit par pousser entre deux pavés gris? Fragile oh! combien: un seul coup de talon et on n'en parle plus...sauf que à côté, un autre brin d'herbe jaillira, vaillamment.
La fragilité dont parle Traou, je la vois chez elle en tous cas (mais pas mal de monde dans la bogosphère sont comme elles...) comme une authenticité qui fait que quand on la lit (ainsi que les autres auxquels je pense) on se dit qu'elle est "forte", au delà ou peut-être grâce à...tout ce qu'elle a vécu de douloureux
L'authenticité qui est la sienne, fait que quelque part, on se sent "nourris" quand on la lit, et que (oui j'ose le dire) on se sent meilleurs quand on la lit, capables de trouver en nous nos propres ressources.
Parce qu'elle est aussi capable de nous faire rire, grave et sérieuse tour à tour...quelles bouffées d'oxigène elle nous offre (elle s'offre ) à elle-même!
Ce ne sont pas les malheurs aussi graves soient-ils (et peut-on comparer les souffrances?) qui l'ont rendue forte, mais la façon dont elle a traversé ses périodes de souffrance (et encore aujourd'hui).
Je suis prête à parier qu'en elle il y a toujours le pari du vivant
Le pari du brin d'herbe...
Chère Traou, je parle ici spécialement de toi...mais à travers toi, je pense à plein de monde dans cette blogosphère qui est la mienne, qui se révèlent des gens forts/fragiles..je veux dire réellement authentiques
Je crois que nous (je me mets dedans) pouvons être fiers de nous, de cette façon que nous avons d'apprendre sans cesse de la Vie, de ne pas capituler, d'aller de l'avant
De parier sur le brin d'herbe
Commentaires
Oh oui, j'apprécie beaucoup cette lettre K. Cela rappelle le roseau, l'homme est un roseau, le plus faible des roseaux, mais c'est un roseau pensant ! Comme c'est vrai tout ce que vous dites! Il n'y a rien à ajouter... Si ce n'est, ah oui, j'ai aussi vécu ça, et comme ça, et telle personne dans mon entourage vit telle chose, de telle façon... Sans compter le courage de tous ceux que l'on ne connaît pas, ailleurs, qui se coltinent d'autres difficultés que les nôtres, comme si l'être humain vivait tout à la ènième puissance: quand il fait du bien, il ne le fait pas à moitié, du mal non plus (hélas), mais le courage qu'il déploie pour survivre est assez époustouflant. Et puis après... Qu'allons-nous faire de tout cela ?
je crois que la seule est vraie force c est d etre soi, c'est l unique pilier de notre vie et en cela cela constitue une force inalterable: evidemment cela prend du temps, il faut bien se connaitre et s accepter d abord... et ensuite, on peut peut etre un peu s aimer... et ensuite du coup, on est forts, car personne ne peut plus nous detruire...
a bientot (que de theorie mon dieu lunar ! )capture d'écran
Salut,
Le pèlerin vagabond a enfin réussit une capture d'écran.
A voir : http://lepelerinvagabond.skynetblogs.be
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Не застегивая куртку, она взяла свою сумку, окинула прощальным взглядом номер и вышла.

11:07
- 
Chère Coum', je suis extrêmement touchée d'être ici (surtout à la lettre K, c'est pas commun, ça vaut plein de points au Scrabble, ça !
)
touchée de tes mots et de l'éclairage nouveau que tu donnes aux miens.
Quand je me suis lancée dans l'aventure du blog, je ne savais pas trop ce que j'y cherchais ni ce que j'allais y trouver. J'y ai trouvé... des semblables, je crois.
Nous sommes tellement nombreux à nous ressembler, à avoir vécu des choses drôles et des choses tristes ou difficiles, à nous être relevés après chaque chute, plus fragiles, plus forts, plus riches, si nombreux à faire chaque jour le pari du brin d'herbe, parce que ça vaut le coup, et qu'à chaque fois, on sait un peu plus, un peu mieux pourquoi on fait ce choix-là.
Si mes mots peuvent dire "je vous ressemble", ou s'ils peuvent faire rire, s'ils peuvent être un peu d'oxygène pour les autres comme ils le sont pour moi, qu'est-ce que j'en serai heureuse !
Merci à toi. Affectueusement...