Parti pour trois semaines... - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

18 mars 2006

Parti pour trois semaines...

Je suis fatiguée, ça oui

Je devrais aller me coucher, ça oui

Et je ne m'y résouds pas...je suis seule, et pas vraiment habituée à cela

Mon homme est parti pour trois semaines...

Je me réjouis de cela: d'abord qu'il puisse prendre du bon temps, se relaxer, partir avec des amis (qui ne sont pas les miens), profiter à fond de cette opportunité. Il travaille beaucoup, il travaille trop...

Je me réjouis aussi, mais oui, d'être seule pendant trois semaines. De pouvoir vivre à mon rythme, sans trop devoir penser ménage, et surtout préparation équilibrée des repas...J'ai dit aux enfants qu'ils devaient me considérer comme en "vacances" aussi, ceci pour me "protéger" un peu de ma nombreuse famille toujours prête à solliciter écoute ou disponibilité pour un oui pour un non (je les adore, tous, non non n'allez pas croire le contraire hein...)

Donc seule...très bien, j'ai dressé une petite liste de choses que je veux et dois absolument faire durant ces trois semaines, afin de ne pas me retrouver frustrée de ne pas avoir profité à fond de ces moments précieux...ou làlà, la liste est longue...et partir quelques jours fait partie de mes projets possibles

Ce matin en conduisant l'homme à la gare, je me suis demandé comment je réagirais si je ne le revoyais plus. La vie n'est pas toujours facile ensemble, nous avons des moments de grosses incompréhensions, de dialogue inexistant ou difficile, mais nous sommes toujours ensemble après toutes ces années...Il est le père aimé de mes enfants, nous avons partagé tant de moments, et normalement nous avons encore plein de choses à vivre ensemble.

Ce matin au moment de nous séparer, on était subitement conscients qu'on pouvait ne plus se revoir.. Nous nous sommes sentis graves. Nous nous sommes serrés l'un contre l'autre, quelque chose de fort passait entre nous qui nous disait que le lien qui nous unit, au delà de toutes ses faiblesses, au delà de toutes ses meurtrissures, EST. Malgré les crises, malgré les interrogations (les miennes surtout) concernant notre couple, finalement ce couple a une réalité...


Commentaires

    ...

    Peites choses de la vie, quotidien si lourd parfois et pourtant si indispensable qu'on ne s'habituerait pas à le perdre...
    Je te souhaite de profiter au maximum des ces trois semaines de "liberté", Coumarine!

    Posté par baramine, 19 mars 2006 à 09:30
  • tu as de la chance d'etre consciente de telles choses...
    Car quand tu vois une personne pour la dernière fois sans le savoir...
    ils sont partis jeunes, je pensais encore avoir tant d'années a partager avec eux..
    La vie a décidé autrement, deux sourires se sont éteints, mais depuis le jour j, le soleil a pris la place de la pluie...

    Posté par zack braff, 19 mars 2006 à 10:56
  • Reprendre possession de soi-même, sans nier l'attachement qu'on éprouve pour l'autre, oui, quel grand plaisir...

    Posté par Tristana, 19 mars 2006 à 10:59
  • carpe diem

    3 semaines avec toi-même: carpe diem coumarine.

    un nouveau lecteur

    Posté par alain, 19 mars 2006 à 12:30
  • "on était subitement conscients qu'on pouvait ne plus se revoir.. "

    Je réalise à quel point je vis cela dans mon couple depuis... le début où l'on se connait. Avoir présent en soi le risque permanent de "perdre" l'autre. C'est finalement une vraie tonicité qui fait désirer goûter l'instant.

    Il n'est pire entrave au bonheur que de croire que la vie est éternelle...

    Posté par Alainx, 19 mars 2006 à 12:32
  • J'ai toujours pensé que ce genre de séparation momentanée fait partie des petits plaisirs de l'existence... Avec les retrouvailles.

    Posté par François,l'autre, 19 mars 2006 à 12:46
  • A bientôt

    Je vous attends dans trois semaines saus faute. Vous allez me manquer... Bonnes vacances.

    Posté par Souricette, 19 mars 2006 à 13:37
  • séparation

    3 semaines c'est long....tu vas avoir de quoi les remplir: moments privilégiés avec chaque enfant, un bain au milieu de la journée, dîner devant la télé, longues discussions au téléphone...j'insiste toujours pour que mes filles viennent m'embrasser et me dire un "vrai" au revoir...on ne sait jamais. la grande a du mal, pour elle un simple ciao derrière la porte qui se ferme devrait me suffir...mais et si???? autrefois je n'y pensais pas, maintenant si...
    Prends le temps de prendre ton temps.
    Chiette

    Posté par chiette, 19 mars 2006 à 14:00
  • J'ai connu plusieurs fois cette situation.Mon homme partait à l'étranger pour des raisons professionnelles.C'était long:2 mois.
    je décomptais les jours.
    La première fois ,il est revenu 2 jours avant la naissance de ma fille.
    La deuxième fois, il est revenu pour ensuite mieux repartir avec nous en Afrique.
    Il a vécu aussi à Paris et ne revenait que le week end.
    Je garde de ses séparations un souvenir positif.C'était, alors, moi entièrement le chef à la maison!
    Bonne chance, Coumarine, les séparations créent le manque...et donc raniment la relation.
    Charlotte.

    Posté par Charlotte, 19 mars 2006 à 16:39
  • J'ai connu ces moments où l'on retarde le plus possible l'heure du coucher (tiens, même encore aujourd'hui, tu as vu l'heure ? )
    Je sais que tu vas trouver mille occupations et activités, l'occasion aussi de ne penser qu'à toi.
    Bonne semaine ma chère Coum.

    Posté par Pralinette, 19 mars 2006 à 22:55
  • Tu es en vacances aussi alors ?

    Posté par Asterie, 20 mars 2006 à 08:23
  • idée interpellante au possible... étonnant, le nom de la catégorie dans laquelle tu l'as rangée..."deux ou trois mots sans importance"

    Posté par pati, 20 mars 2006 à 09:22
  • Je suis en phase avec ton billet. J'aime quand parfois un blogueur laisse entendre que tout n'est pas parfait dans sa vie, qu'il a des moments quotidiens difficiles. Non pas que je lui souhaite du malheur mais parce que nous en sommes tous là et qu'il est tentant de prendre le blog comme une vitrine : regardez comme je suis heureux, regardez comme ma vie est belle, regardez comme les miens m'aiment, regardez tout ce que je fais de mes journées, regardez comme tout va bien pour moi.

    La relation de couple a toujours ses mystères. Les silences de l'homme nous restent mystérieux, les nôtres passent inaperçus ou incompris. Le dialogue constitue pourtant à mes yeux la substance de la relation. A entretenir.

    Je te souhaite trois semaines de repos et de plaisir, de vacance au travail ménager et d'ouverture à ce qui te tente depuis longtemps.

    Je t'embrasse Coum.

    Posté par telle, 20 mars 2006 à 14:15
  • Vacances

    Comme tout le monde j'aime les vacances. Bien souvent je les prends chez moi ; par décret.

    A bientôt

    Posté par Le pèlerin vagab, 20 mars 2006 à 17:40
  • Ce billet me touche beaucoup. Il est important d'envisager dans la relation en cours le fait qu'elle puisse avoir une fin... Pour la goûter, la vivre plus intensément encore...

    Posté par Traou, 20 mars 2006 à 17:42
  • Sans aller jusqu'à vivre chaque jour comme s'il était le dernier - ce qui est parfois difficile à supoorter pour l'entourage- connaître des instants où le temps prend toute sa valeur, avoir la chance d'en prendre conscience, c'est bien. Vraiment.

    Posté par Mouette, 20 mars 2006 à 19:17
  • Pourquoi ?

    Pourquoi, pauvres humains, ne prenons-nous la mesure de ce qui nous lie que lorsque la vie nous sépare ( pour 3 semaines ou pour toujours ? )

    Quand le coeur de mon Homme a commencé à battre la chamade et que l'urgence médicale l'a sauvé de justesse, alors et alors seulement, j'ai réalisé la force du lien qui nous unit.

    Et je me suis jurée de ne plus attacher d'importance qu'à l'essentiel.

    Deux ans ont passé ...

    Et déjà j'ai parfois des crispations, des énervements, des mouvements d'humeur...

    Jusqu'à ce qu'au fond de moi, la petite sonnette d'alarme se remet à fonctionner.

    C'est humain, c'est vital.

    Penses-y, Coum pendant tes trois semaines de liberté !

    Posté par Amanda, 21 mars 2006 à 15:03
  • J'ai souris en lisant le commentaire de Pati, car c'est exactement la question que je comptais poster : pourquoi ds "2 ou 3 mots sans importance" ?

    Posté par Anaïs, 23 mars 2006 à 18:03

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