De page en page, le bonheur d'écrire - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

16 mars 2006

De page en page, le bonheur d'écrire

Evidemment le plus souvent écrire est un sacré bonheur, quelque chose de l'ordre de la féérie, ou du miracle.

Tu es assise à ta table de travail.
Parfois c'est sur un coin de la table de la cuisine, pendant que tu surveilles une improbable cuisson, parfois c'est assise sur ton lit tandis que la lune se demande si c'est encore la nuit...
Tu es là en éveil, tu sais que la crise est proche, tu la guettes, tu prends à la hâte une feuille et ton stylo de calligraphie et soudain tu n'as pas assez de mains pour suivre l'élan puissant qui te mène jusqu'au bas de la feuille. Alors vite, vite il te faut tourner la page, et le stylo glisse en légèreté ou en saccades, au rythme des mots qui se disputent dans la fièvre, la victoire de se coucher soudain dociles sur la page blanche.

Quand le flot se tarit, la page est féconde de tous les mots ordinaires qui traduisent timidement ou violemment tant d' histoires extraordinaires, des histoires pourtant de simple humanité, des histoires de Jean qui rit et de Jean qui pleure, de Jeanne qui vit et de Jeanne qui meurt,  comme toi, comme moi...comme nous.

Et cela de page en page, de points de suspension en points de suspension (euh..non, pas de points virgule...)


Commentaires

    OHlala!!!!!! c'est exactement ça.... Tu crois que c'est pour tout le monde pareil?

    Posté par cassymary, 16 mars 2006 à 22:32
  • T'as oublié le TGV, Coum ou le bus ou le métro. N'importe où, n'importe quand.
    Et toujours ces mots qui viennent en rafale, qui viennent facilement comme source qui coule ou avec tant de difficulté comme dans ton post d'hier car trop nombreux à se présenter pour vivre leur vie

    Mais des mots qui sont en toi de toute éternité et qui soudain se frayent un chemin vers la lumiére car leur temps est venu comme pour la graine semée depuis longtemps dans les sillons de l'esprit et qui brise la gangue qui l'emprisonne pour qu'enfin s'épanouissent sa tige et ses fleurs

    Posté par clem750, 17 mars 2006 à 08:31
  • ah oui, ça, par contre, je connais bien

    et c'est parfaitement décrit, coum !
    comme si le papier avait d'un coup une boulimie d'encre à étancher... comme si le clavier avait envie de chantonner sous tes doigts, de plus en plus vite ; rythme des mots, ô combien...
    et ton esprit qui dicte, et dicte encore, et tes doigts qui pensent "attends! je n'ai meme pas le temps de finir ce mot, ah..."
    j'aime ces moments de fougueuse libération... le reste de mon corps suit le mouvement.. ma tête acquiesse à mes idées, mes yeux se plissent de joie quand j'écris drôle, ou laissent perler un peu d'humidité, quand j'écris sombre...

    et puis, ça y est, c'est fini, et tu es vidée... heureuse d'avoir laisser les mots raconter leur histoire, un peu ébahie de cette frénésie qui t'a fait noircir tant de papier...

    merci pour ce partage, coumarine

    Posté par pati, 17 mars 2006 à 09:32
  • ...

    c'est vrai que quand ça arrive on a l'impression que le crayon court tout seul et qu'on perd tout controle. Par contre quand ça résiste...

    Posté par baramine, 17 mars 2006 à 15:12
  • J'aime beaucoup, Clem et Pati, la façon dont vous décrivez à votre tour cette ivresse d'écrire...

    Et je crois, Cassy et Baramine, que vous comprenez exactement de quoi je veux parler...

    Posté par coumarine, 17 mars 2006 à 23:48

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