21 février 2006
Changement de cap
Je vais vous rassurer...j'ai fait plein de thérapies, ou plus exactement plein de formations de tout acabit.
Mon petit argent de poche, je le consacrais à cela, pas à des vêtements ou des produits de beauté...j'étais assez belle par moi-même (rires)
J'ai beaucoup lu aussi, et forcément beaucoup écrit , ce qui "liquide" pas mal de choses
En fait, ma note d'hier était avant tout une note de provocation, à prendre surtout au deuxième degré
Je voulais moins parler de thérapie faite ou pas, que des "blessures" qui même cicatrisées, même maîtrisées, resteront néanmoins toute la vie. Et avec lesquelles il faut vivre plus ou moins bien selon les moments, les résurgences.
C'est vrai aussi je ne suis pas au mieux de ma forme, moi que mon entourage s'accorde à dire toujours remplie d'enthousiasme, de fougue...
(Sûrement une question de temps, de saison, j'ai besoin de lumière, il pleut sans cesse. mais les perce-neige ont pointé leurs petits corolles blanches...cela suffit à me rendre heureuse)
Mais j'ai reçu hier un mail qui m'a passablement secouée, de quelqu'un qui regrette le coin du feu qu'était auparavant le blog de Coumarine.
D'avoir donné l'adresse d'ici à des gens qui me connaissent (je veux parler de ceux que je côtoie dans le réel...) ben j'avoue que cela me limite vraiment fort dans l'expression de que j'aimerais dire de moi
Ce qui me pose une gravissime question: a-t-on vraiment besoin de l'assurance de l'anonymat pour pouvoir être totalement soi-même? cela voudrait-il dire que l'on joue une certaine comédie dans la vie courante en cachant soigneusement ses états d'âme, ses fragilités, ses vulnérabilités?
(La comédie humaine disait Dante...la tragédie bien souvent...qui se joue sous nos yeux qui ne voient rien, qui n'entendent rien, ne devinent rien)
Est-ce que parler en vérité de qui je suis, ce n'est pas comme un strip tease devant les gens qui me rencontrent au quotidien et qui sont peut-être gênés d'en apprendre trop sur moi?
Ce qui risque de "brouillarder" nos rencontres futures
Comme quelqu'un me l'a fait constater, j'ai viré insensiblement dans le blog "people", avec un lectorat de plus en plus nombreux, trop nombreux en fait...(pourtant pour le moment, privée des stats comme je le suppose tout canalblog, je ne sais plus grand chose de qui vient ou ne vient pas lire quelques petites paroles inutiles)
J'essaie de rester moi-même, mais je ne suis plus que une toute petite partie de moi-même ici, la face sociale, la face "reconnue", celle de ce que je FAIS , plus tellement celle que je SUIS
Donc j'envisage sérieusement de partir ailleurs, de retrouver une certaine "innocence".
ATTENTION: remarque importante, je n'écris pas ceci pour que vous vous mettiez en coeur à protester de votre attachement pour moi! Je le sais, vous me l'écrivez assez.
Je n'écris pas davantage pour que vous me suppliez de continuer mes Paroles Inutiles. Je le ferai peut-être mais en sachant bien ce que je fais: càd que ce sera ma fenêtre "sociale", un peu officielle, où je partagerai des info que j'aurai envie de dire sur ce que je fais...et basta
Commentaires
Je t'embrasse fort petite Coum. Et j'espère que tu trouveras la voie pour être à nouveau et enfin TOI...
Salut Coum',
Tu poses en effet une vraie question... peut-on être totalement soi en dehors de l'anonymat.. je n'en suis malheureusement pas certaine... Se découvrir telle que l'on est à des personnes que l'on côtoie dans différents domaines est une prise de risques, certaines n'acceptent pas forcément que l'on remette en cause l'image qu'elles se sont forgées de nous, cela les déstabilise... Pourtant, j'aimerais croire que nous allons vers de possibles relations dégagées de tout faux semblants, où se reconnaître fragile ne sera plus signe de faiblesse... ou de "besoin de thérapie" !! Nos faillles, nos déchirures sont une part de nous-mêmes qui nous fonde tout autant que nos maigres victoires.
Le monde évolue, je le crois, de plus en plus d'hommes et de femmes osent dire, osent être...
Et s'il n'en reste qu'une...
Je me bats depuis ... toujours pour ne pas entrer dans le "jeu". Le prix en est parfois élevé, mais je crois que cela vaut le coup.
Sois ce que tu es, tu n'es pas parfaite, tu n'es pas exceptionnelle, mais comme chacun de nous, tu es unique. Et c'est tout ce que compte.
Tendrement.
Être soi
Coumarine, pour pouvoir être ouvertement soi devant les autres, il faut être suffisament solide. Et que ceux qui sont en face de toi le soient aussi. Autrement dit: ça tient de l'idéal. Ou alors tu risque de te faire des inimitiés à répétition...
Je parlais de la franchise, il y a peu, et c'est un peu la même chose: ça risque de tendre à l'impossibilité relationnelle.
Nous avons tous nos fragilités et sensibilités. On reste, je crois, toujours vulnérable. Ne pas en tenir compte c'est risquer de se couper de beaucoup de personnes sensibles.
J'ai tenté la transparence parce que je croyais que cette sincérité qui ne cache rien était gage de confiance. Je me suis lamentablement planté: c'est une folie. Je ne retrouve une liberté d'écriture qu'en ne parlant pas des gens qui me lisent. Ou seulement dans le factuel. Plus question de m'approcher du sensible (ça peut m'arriver, mais c'est une erreur).
Je crois qu'on peut parler de tout, sauf de ce qui peut toucher la sensibilité de ceux avec qui on est en lien. A mon avis tu ne peux ni donner ton avis sur ceux qui te lisent (sauf en bien, mais c'est faussé...), ni trop de dévoiler (intimité gênante), ni même aborder certains sujets qui touchent aux valeurs personnelles.
La vie sociale a ses règles et elle s'appliquent aussi sur le net.
Si tu veux être totalement libre, il ne reste en effet que l'anonymat ou le fractionnement des identités (plusieurs blogs).
Thérapies...
Je fais des thérapies depuis trèèèèès longtemps... et bon
Comme disait Woody Allen dans un de ses films :
"je fais une psychanalyse depuis 15 ans avec le docteur Chomsky. Si l'année prochaine, ça ne va pas mieux, je vais à Lourdes".
je pense que la seule facon de rester libre est de ne pas creer de liens. Donc pas d'option commentaires, pas de mail indiquant ou etre joint. Ecrire en public mais contact avec ce public. Pas si simple..
Malgré tout, comme toi j'ai hésité, pensé enlever des choses trop personnelles, au final j'en ai rajouté, transféré d'un ailleurs caché. Après tout ces mots sont aussi moi. Mais chacun vit différement les choses.
Bien sur si tu ouvrais un autre espace ( ou déja fait ?) j'aimerai pouvoir lire..en mm tps si cela devait te brider la liberté ..
Bonne ecriture coumarine. Ou que ce soit.
Tu m'as écrit une fois : " J'aime quand tu me dis des choses de toi"...
Moi aussi. Et même autrement, ailleurs, dans tes spectacles, tu dis des choses de toi...
Et toujours quelque part, quelqu'un te reconnaîtra...
Voilà une entrée et des commentaires intéressants.
Pour ma part, je me suis toujours bien gardé de donner l'adresse de mon blog à quiconque me connaît « en vrai ». J'ai même, il n'y a pas si longtemps, joué les étonnés par rapport à quelqu'un qui me demandait si je connaissais l'univers des blog. - les blogs ? C'est quoi ça ?
Il est pour moi absolument évident que seul l'anonymat permet d'être totalement libre de ses propos... Et encore...
Dire qu'en contrepartie on jouerait la comédie dans la vie ordinaire n'est vrai que pour ceux qui ont décidé de jouer la comédie. Il existe toujours cette erreur qui est de ne pas vouloir ou savoir s'adapter à l'autre dans la relation. Comme si tout le monde et n'importe qui, pouvait entendre tout et n'importe quoi. Cela relève de l'utopie ou de la naïveté.
Dans un blog qui a l'allure d'un journal intime, il y a ce souhait de pouvoir TOUT DIRE de ne pas courir le risque d'être jugé par quelqu'un QUI NOUS CONNAÎT POUR DE VRAI.
Lorsque j'animais des stages, il n'était pas rare de voir des participants s'inquiéter du risque de se retrouver avec des personnes qu'ils connaîtraient. Dévoiler son intériorité et le coeur de soi-même ne se fait pas dans n'importe quelles conditions.
Si je demande à quelqu'un que je connais à peine de se foutre à poil devant moi et s'il refuse (ce qui est évidemment normal), je ne vais pas lui balancer : alors, on joue la comédie de rester habillé !
Il est évident que dans la vie ordinaire il convient le plus souvent de cacher un certain nombre de ses états d'âme. Dans l'âpreté de la vie quotidienne, montrer sa vulnérabilité c'est montrer à l'autre le chemin pour nous poignarder. C'est donc le chemin totalement inverse d'une thérapie, où l'on peut se montrer fragile sans danger de manière à prendre des forces nouvelles parce qu'on sera devenu capable d'affronter soi-même ses manques, ses souffrances et ses démons intérieurs.
C'est un fonctionnement magique et infantile de penser que dans l'ordinaire des jours, si on se montre dans toute sa réalité on va être entièrement accepté. C'est absolument l'inverse qui se produira. Il suffit de voir combien les gens qui n'arrêtent pas de parler d'eux et d'étaler leurs états d'âme sont rapidement pénibles à vivre, constamment centré sur leur petit ego.
Être soi-même, rester soi-même, ce n'est pas du tout cela. Ce n'est pas se montrer dans tous les aspects de soi. C'est être capable de ne pas se renier EN SITUATION. C'est être capable de dire une vérité en situation hostile. C'est être capable d'affirmer une conviction face à un public qui pense totalement le contraire. C'est être capable d'affirmer des sentiments profonds face à quelqu'un de proche mais qui a tendance à se fermer à la relation. Etc. etc.
J'aurais encore beaucoup à dire, peut-être reprendrai--je cela sur mon propre blog.
Miss LINE suite
Mission accomplie
Miss LINE
R E C O N N E X T E E
Au fait ..............
OUI on a besoin de l'assurance de l'anonymat ( et de ce que ça suscite de postif )
si cela nous fait du bien
Au nom de quoi s'en priver ????
On ne se connait pas
mais je vous aime bien quand même
l'amour est toujours bon à prendre d'où qu'il vienne
Et il soulève des montagnes
Et puis .....
Ca me fait penser à un film que j'ai vu il n'y a pas très longtemps
" Un monde meilleur "
Et comme ça on passe le relais
C'est quoi un blog "people" ? C'est comme un blog confiture ? :-)
Et de quel droit "quelqu'un" se permet-il de te reprocher quoi que ce soit ?
Tout à fait d'accord avec Alain. Il faut avoir la politesse de ne pas imposer notre nudité aux autres. Ce n'est pas jouer le comédie que d'épargner à ses proches tous ses états d'âmes. Cela dit, on ne force pas non plus les gens à venir nous lire. J'ai une amie qui n'a pas supporté de lire mes "pensées de ronde". Et bien elle n'est jamais revenue sur mon blog, et puis c'est tout. Mais c'est vrai que dans le cadre d'un blog "journal intime", l'anonymat est protecteur. Il permet de "se lacher". De toutes façons, l'acte de blogger est ambigü. Il répond nécessairement à un certain narcissisme. S'il ne s'agissait que d'écrire, un fichier word suffirait, non ? Il s'agit donc bien d'être lu... Et si autant de bloggeurs crisent aujourd'hui en raison des bugs de stats, c'est bien aussi parce que l'enjeu est d'être lus par le plus grand nombre, et de savoir par qui... Il y a de la vanité dans tout ça, non ? (je m'inclus dans cette vanité)
Après, on peut aussi vouloir n'être lu que par des gens que l'on choisit. Il existe je crois des blogs avec mots de passe. Bref, je pense qu'il faut savoir admettre et assumer ce désir d'être lu et aimé qui guide à mon avis les bloggeurs.
Coumarine, si ton anonymat te manque, alors fuis sur une autre plateforme et dis le à personne. Le net est grand, très grand, il sera difficile de te retrouver. Mais tu n'empêcheras jamais tes lecteurs d'être curieux...
Personnellement, j'ai fais le choix d'écrire sur un aspect particulier de moi sur mon blog, à la fois dans un but d'exercice de style mais aussi pensant que cela pouvait aider celles et ceux qui éprouvent les mêmes difficultés. Mais sachant que mes intimes me lisent, je ne verserai pas dans le journal intime. Celui-ci, je le garde pour moi...
Voilà une entrée et des commentaires intéressants.
Pour ma part, je me suis toujours bien gardé de donner l'adresse de mon blog à quiconque me connaît « en vrai ». J'ai même, il n'y a pas si longtemps, joué les étonnés par rapport à quelqu'un qui me demandait si je connaissais l'univers des blog. - les blogs ? C'est quoi ça ?
Il est pour moi absolument évident que seul l'anonymat permet d'être totalement libre de ses propos... Et encore...
Dire qu'en contrepartie on jouerait la comédie dans la vie ordinaire n'est vrai que pour ceux qui ont décidé de jouer la comédie. Il existe toujours cette erreur qui est de ne pas vouloir ou savoir s'adapter à l'autre dans la relation. Comme si tout le monde et n'importe qui, pouvait entendre tout et n'importe quoi. Cela relève de l'utopie ou de la naïveté.
Dans un blog qui a l'allure d'un journal intime, il y a ce souhait de pouvoir TOUT DIRE de ne pas courir le risque d'être jugé par quelqu'un QUI NOUS CONNAÎT POUR DE VRAI.
Lorsque j'animais des stages, il n'était pas rare de voir des participants s'inquiéter du risque de se retrouver avec des personnes qu'ils connaîtraient. Dévoiler son intériorité et le coeur de soi-même ne se fait pas dans n'importe quelles conditions.
Si je demande à quelqu'un que je connais à peine de se foutre à poil devant moi et s'il refuse (ce qui est évidemment normal), je ne vais pas lui balancer : alors, on joue la comédie de rester habillé !
Il est évident que dans la vie ordinaire il convient le plus souvent de cacher un certain nombre de ses états d'âme. Dans l'âpreté de la vie quotidienne, montrer sa vulnérabilité c'est montrer à l'autre le chemin pour nous poignarder. C'est donc le chemin totalement inverse d'une thérapie, où l'on peut se montrer fragile sans danger de manière à prendre des forces nouvelles parce qu'on sera devenu capable d'affronter soi-même ses manques, ses souffrances et ses démons intérieurs.
C'est un fonctionnement magique et infantile de penser que dans l'ordinaire des jours, si on se montre dans toute sa réalité on va être entièrement accepté. C'est absolument l'inverse qui se produira. Il suffit de voir combien les gens qui n'arrêtent pas de parler d'eux et d'étaler leurs états d'âme sont rapidement pénibles à vivre, constamment centré sur leur petit ego.
Être soi-même, rester soi-même, ce n'est pas du tout cela. Ce n'est pas se montrer dans tous les aspects de soi. C'est être capable de ne pas se renier EN SITUATION. C'est être capable de dire une vérité en situation hostile. C'est être capable d'affirmer une conviction face à un public qui pense totalement le contraire. C'est être capable d'affirmer des sentiments profonds face à quelqu'un de proche mais qui a tendance à se fermer à la relation. Etc. etc.
J'aurais encore beaucoup à dire, peut-être reprendrai--je cela sur mon propre blog.
Pralinete dit :
"C'est quoi un blog "people" ? C'est comme un blog confiture ? :-)
Et de quel droit "quelqu'un" se permet-il de te reprocher quoi que ce soit ?"
C'est moi qui ai dit ça en privé à Coumarine, du droit que j'ai d'exprimer ce que je veux à qui je veux et apprécie.
Alors ? Heureuse ?
Praline, ce n'était pas un reproche, mais une constatation...tout simplement (et je SAIS que mon blog a changé, et je SAIS que cela ne me satisfait plus comme cela...
Alain pourquoi ton commentaire (très intéressant) apparaît-il une deuxième fois? (Ce n'est pas moi je le jure...mais je laisse les choses comme elles apparaissent)
Décidément Canalblog déraille de plus en plus
Merci pour vos commentaires à tous qui sont très "porteurs" pour moi, chacun à sa manière...
Je suis en train de réfléchir et n'ai pas trop le temps de commenter
A bientôt...
Voilà, je viens de remplacer le mot "reprocher" par le mot "constater", qui est plus correct
Alainx, à noter que dans mon commentaire, je n’ai pas demandé à qui que ce soit de se justifier. Mes questions étaient d’un autre ordre, utilisant ainsi le même droit que toi ; donc que ce soit toi m’indiffère complètement, juste que je n’aimais pas trop le mot « reproche ».
Sinon, oui je suis très heureuse.
Ta question est la nôtre, cela paraît évident à la lecture des commentaires.
Vois-tu, j'ai décidé désormais de donner le lien de mon blog à toute personne en passe de me devenir proche (homme ou femme). Qu'importe ce qui est écrit, qu'importe que tel ou telle personne se sente "mise à nu", dés lors que le respect est présent. Via l'anomymat. Ne parler que de "lui" ou d'"elle". L'autre saura. Mais sera seul à savoir. Et à accepter d'être exposé dans l'écrit. Ou accepter de ne plus être si proche que les mots n'en seront plus inspirés. Ne doit-on aimer de nous qu'une apparence ? Mes mots sont aussi moi. Les refuser, les craindre, en être choqué, c'est refuser une part de moi qui ne peut s'exprimer que dans ces monceaux de mots publics.
Ecrire, dans un autre lieu, qu'importe. Toi seule sait où tu seras en paix de tes mots.
D'être lu par beaucoup de lecteurs (ou lectrices...) flatte l'égo, mais le regard des autres peut devenir pesant. Bon. Mais est-ce là l'essentiel d'avoir cette petite notoriété ? Peut-être, peut-être pas. Le plaisir est-il là ? Veut-on rayonner un peu dans la blogosphère ou recherche-ton quelque chose de plus intime, plus tourné vers soi-même ? Il faut se poser la question sur le but de son écriture et décider. Mais tous les choix sont possibles, chacun a ses propres aspirations. Tu vois, la balle est dans ton camp...
Parfois, souvent, nous donnons nous - mêmes ,aux autres , les bâtons avec lesquels ils vont pouvoir nous frapper.
Entièrement d'accord avec Alainx.Charlotte.
Chère Coumarine,
Vaste question que celle de l'anonymat... peut-elle seulement se poser? Lui laisse-t-on la place dont elle a besoin pour atterrir, se prendre la tête et surtout le coeur dans la main et simplement se regarder ... sans jugement, ni de soi, ni surtout des autres. L'anonymat n'est, pour moi, pas la négation de soi, c'est une protection dont j'ai besoin pour mettre une saine distance entre ce que je vis, ce que j'en pense ... et ce que j'accepte, je prends le risque d'en dire. La forme de ton blog a changé ... et alors? C'est peut-être parce qu'il est le reflet d'un chemin que tu parcours, parfois sautillante, parfois dans le brouillard, parfois avec des pieds de plomb ... mais toujours en marche. Si tu décides de poser tes valises... pour un temps ou pour plus qu'un temps, ce sera encore toi qui dira quelque chose de toi en le faisant. Mais, je sais le regard des autres... s'ils ne peuvent se lirent en miroir dans ce qu'on dit, qu'on veut partager, ils sont désarçonnés. Certains l'acceptent et cherchent à entrer en compréhension. D'autres, par peur je crois, reprochent, agressent ou fuient. Nous ne les changerons pas! La question est "que peut-on supporter du regard des autres sur nous, surtout s'ils sont dérangés par ce qu'on est?" La réponse de l'anonymat se trove probablement dans la réponse à cette question. Respect pour tes décisions et amitiés!
Le risque de l'anonymat, c'est de donner une image fausse de soi. Ce qui, à mon avis, enlève de l'épaisseur à ce qui est dit...
Le risque du "non-anonymat", c'est l'étalage et le manque de pudeur. Ce qui, à mon avis, fait vulgaire...
L'important, c'est donc de doser. Et il me semble que tu le fais fort bien.
Cela étant dit... tu devrais aller faire une longue marche dans la campagne... :))
Un tel commentaire ne pouvait venir que d'Alain !! D'ailleurs ne disait-il pas lui-même dans son propre journal, au même moment en écho, que le nombre de lecteurs le laissait indifférent ?
Eh oh Coum prends un peu de distance !
C'est pas lui qui te parlait de thérapie par hasard ? Ah ce Alain !!
souvent le sentiment que l'on joue des rôles... mais pas devant les plus proches je crois... quand même
je comprends tes questions tes besoins...
mais je n'ai rien vu de people ici
je ne te dirai pas mon attachement et ne supplierai pas...
te souhaite juste bonne route et d'être toi
cendres
Bonjour. Je ressuscite. J'ai eu envie de lire coumarine. Des coups de blues, des coups d'avant ?
Va savoir. La vie va. Un aquarium plein de poissons avec de l'ombre, de la lumière et des abysses. Mon Dieu ! Vous en êtes toujours à vous interroger sur les vertus de l'anonymat et la projection de soi sur les autres. Pourquoi paraître à tout prix ? Le vouloir, c'est déjà mentir, pire : se mentir. Est-on ce qu'on est ou bien ce qu'on paraît être ? La vérité est vraie. Elle est là. Un repère auquel on se réfère parce qu'on y est comme un cheval à la longe. Les phantasmes, c'est la mousse du savon, des bulles qui courent sous le vent... La vérité est une potion amère qui ne guérit que chirurgicalement.
Antoine
Juste te dire à toi Antoine...
Je me souviens de si bons moments de lecture...
Déjà loin tout cela
Je suis si contente que tu sois venu me dire bonjour
mais euh...je ne comprends pas trop bien ce que tu me dis tu sais
Tu es devenu un grand sage...
Baisers à toi et à ta "Antoinette"
J'arrive après le débat comme souvent! ça m'apprendra à sauter ma petite page quotidienne de Coumarine!
Evidemment je suis continuellement moi aussi dans des interrogations autour de ça. J'ai juste envie de dire: peut-être faut-il tenter de ne pas être trop radical et essayer de négocier sans cesse en soi-même les compromis entre ce que l'on peut donner de soi et ce qu'on ne peut pas. Essayer de ne pas renoncer à parler de soi au profond. Sinon je pense qu'il y a risque d'un certain affadissement. Bien sûr, Coum, ça m'interesse vivement ce que tu FAIS mais ça m'interesse aussi et encore plus ce que tu ES. Et ce que j'aime surtout c'est de percevoir l'articulation des deux.
Change de cap bien sûr, chère Coum, si tu en resens le besoin mais pas trop, trop quand même...
Comment Val???
Tu ne me lis pas tous les jours? pas bien ça, pas bien!!!
Bon je sais bien sûr que toi aussi tu te trouves dans ce même imbroglio...que tu fais des pas de plus en plus précis vers la "révélation" de ton identité
Rasuure-toi, je resterai moi-même, vraie, sincère, authentique
Aucune raison de jouer une quelconque commédie
Et s'il le faut je donnerai de moi, je dirai qui je suis
Boire à la Vérité ?
"La vérité est une potion amère qui ne guérit que chirurgicalement." C'est pourtant clair ce qu'il dit Antoine et qui est au coeur du questionnement. Le "montré-caché" nous caractérise tous et forcer ( d'une façon ou d'une autre, soft ou pas ) à boire à la coupe de la Vérité recèle bien des risques. J'ai toujours considéré l'écriture comme un médicament naturel. Oreillette (Alias Aurélie de la Selle ), que je vous conseille d'aller écouter sur FRANCE 5 dans le film de David Keyzer et Sylvain Maillard "Les Mots sont mes Amis", parle de l'Arbre des Mots sur lequel elle cueille les mots dont elle a besoin pour vivre. La démonstration est convaincante : communiquer c'est aussi accepter qu'il y ait une part non accessible , une vérité qu'on ne peut pas boire ou faire boire sans précaution. Lorsqu'on évite des lecteurs à sa table, il est bien évident qu'on ne leur sert que ce qui est buvable . A défaut on empois(s)onne l'eau des mots et cela devient saumâtre. Antoine est peut-être un pêcheur de poison, un dépollueur de non-dit. En tout cas c'est comme cela que je le lis aujourd'hui.
Lapsus Evitement
"Lorsqu'on invite des lecteurs"
Un lapsus servi sur un plateau !
Je ris toute seule devant l'écran!
anonyme et vraie ?
la vie a des raccourcis étranges, je ne me lasse pas de le constater!
il y a quelques jours, j'ai posé une question à mes lecteurs, sur un sujet fort proche du tien, coumarine... doit-on tout dire de soi à ses enfants ?
un de mes enfants est en effet un de mes lecteurs les plus assidus... c'est d'ailleurs pour lui que mon blog existe, puisque cet espace est en fait mon carnet de notes... j'écris l'histoire de ma famille. or, dans ma famille, il y a moi, bien sûr... s'en est suivi un intéressant dialogue avec mes lecteurs... certains penchants pour taire des choses trop intimes, d'autres au contraire préférant tout dévoiler, si tant est que ce soit fait avec tact, et amplement expliqué... j'ai décidé de tout raconter, finalement, car j'en avais l'envie de toute façon... je le ferai juste en me relisant, ce que je ne fais jamais, d'habitude, ce qui me permettra de mieux choisir mes mots, quand j'en arriverai à des moments de vie plus... délicats à traiter...
le fait de rendre public un blog t'amène obligatoirement des lecteurs. c'est une évidence...
de plus, si tu écris, si tu aimes les mots, je pense franchement que tu aimes aussi les donner à "manger" à d'autres, car, en chemin, ils se chargeront d'émotions qui te sont étrangères... ils en deviennent presque autonomes... ont une vie qui leur devient propre...
si tu as donné cette adresse à des proches, c'est qu'au fond de toi, tu avais envie qu'ils te lisent, non ? et si ce sont des proches, ils sauront quel cadeau tu leur fais, en leur donnant la nourriture de ton âme, coumarine...
personnellement, je te conseillerais de ne pas te brider, de laisser le flôt de tes mots aller à leur rythme
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