Le chemin des mille sourires - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

31 janvier 2006

Le chemin des mille sourires

Pour me "reposer" un peu de l'histoire que j'ai entrepris d'écrire, pour toi Xuan-Lay, que je connais à peine mais dont les mots m'ont émue...et pour toi aussi M...pour confier à la Toile tout le bonheur que j'ai eu à t'aimer...

Je mets ici le texte que j'ai composé vendredi dernier lors de cette journée qui fut importante pour moi, et qui est donc mon auto louange (allez relire ce que j'en dis) telle qu'elle se dessinait dans ma tête ce jour-là

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Je suis le chemin des mille sourires, qui serpente vaillamment dans les bosses et les fosses des sentiers arides et colériques.

Je suis le coquelicot qui éclate rouge et rire dans les prairies austères et uniformes.

Le coquelicot tenace qui résiste aux vents de détresses et de larmes amères.

Un coquelicot que l’on retrouve au matin fier et droit dans le bleu des ciels d’espérance

Vagabonde ou saltimbanque, je m’en vais sans cesse sur des sentiers d’autant plus passionnants qu’ils me sont encore inconnus

Je funambule sur les fils d’argent qui relient les étoiles à la lune

D’ailleurs, je suis la lune, habillée de lumière, plantée ronde dans tous les ciels oubliés, proches ou lointains.

Je vais vous le dire, mais c’est un secret : je souris le soir aux enfants qui tremblent dans leur lit solitaire en guettant le loup garou caché derrière les tentures de velours sombre.

Je leur raconte à mots couverts l’histoire du prince amoureux de la mer, parti à l’assaut des vagues avec son bateau courageux, et ils s’endorment en serrant contre leur corps et leur cœur, des tendresses qui les font sourire à de nouveaux printemps.

Je suis aussi un petit caillou bleu ramassé là bas très loin sur un chemin unique, et blotti définitivement dans un coin de mes secrets inviolés.

Je suis aussi comme c’est étrange, un nénuphar prisonnier encore d’une eau sans remous et qui rêve de destinées incroyables et que nul ne soupçonne. Il s’envolera demain mais il n’y a que lui qui le sait.

Je suis la mendiante aux pieds hésitants et nus, devenue princesse aux cheveux d’ébène tressés de fils de laine rouge…et qui proclame, chante et danse  les mots justes que les gens ont besoin d’entendre.

Oui moi Coumarine, je suis l’oiseau lyre ou ivre, je ne sais plus… et je traverse les nuages incognito, et aussi les miroirs, car c’est de l’autre côté que les miracles ont lieu.

Je parle aux vents contraires et ils deviennent cristaux de brume.

Et mon chant couplé à celui de tous les autres oiseaux lyres s’en vient caresser le monde entier de mots qui fécondent les ventres…

N.V. 27 janvier 2006


Commentaires

    C'est une auto-louange en forme de conte qu'on raconte aux enfants le soir avant qu'ils s'endorment... pour qu'ils fassent de jolis rêves...

    Posté par Traou, 31 janvier 2006 à 18:17
  • Justement, toi qui sais souffler aux enfants le vent des rêves et éloigner de leur lit les loups cruels... viens faire un tour par chez nous !

    Posté par telle, 31 janvier 2006 à 22:04
  • Ce texte me parle énormément coumarine. L'écriture nous transformerait-elle en oiseau lyre ?
    "Je parle aux vents contraires et ils deviennent cristaux de brume"
    J'adore cette formule.
    Ton texte n'est qu'une pure poésie. Merci

    Posté par ilescook, 01 février 2006 à 10:28
  • Oui, j'ai vu, Telle ce que tu me demandes...mais j'achève d'abord, si tu veux bien ce que j'ai commencé, puis je répondrai à ta demande, promis


    Traou et Ilescook, j'ai beaucoup aimé découvrir ce genre littéraire, j'ai adoré écrire ce texte...rien n'est faux de ce que je raconte sur moi, mais cela reste dans le flou, dans le brumeux, je me comprends dans mes mots, et cela suffit

    Posté par coumarine, 01 février 2006 à 11:16
  • Touché...

    Belle envolée coumarine, je suis touché par ce vol d oiseaux de lyre porté par de tes charmes secrets. Si ce que tu t inspire produit est aussi aimable, je ne doute pas que tu l est egalement. Et je t aime moi aussi, a ma façon, bien que de l amour je sache encore bien peu. Il faudra que je m y mette a ces auto louange, car pour aimer les autres il faut apprendre d abord a s aimer soi meme.

    Posté par Bruno, 07 février 2006 à 09:15
  • Heureuse, cher Bruno, que tu sois venu jusqu'ici pour lire quelque chose de qui je suis...
    Merci pour tes mots
    Bon vent...

    Posté par coumarine, 07 février 2006 à 10:41

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