Un peu de théorie (appelons cela comme ça) - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

28 janvier 2006

Un peu de théorie (appelons cela comme ça)

Quelques règles de l'autolouange

- c'est un texte d'allure "poétique"

- on utilise autant qu'on veut l'hyperbole (l'exagération) (si on a une seule fois tué un serpent en vrai ou en métaphore...on peut se dire "le tueur de serpent"

- ainsi que les métaphores  et compararaisons, prises dans la nature: ex je suis la mer....je suis le chat...etc, et les parallélismes  qui sont tous une manière de se projeter dans autre chose. Des adjectifs pour "enfler"  l'écriture (exactement le contraire de mon écriture habituelle et de ce que je conseille à mes élèves...hum hum)

- accorder son importance au nom propre, au prénom, et je dirais ici au pseudo (dont le choix n'est pas innocent...comment a-t-on choisi son pseudo?)

- tout est permis, on peut tout dire, on peut tout oser, puisqu'on parle en métaphores (certaines choses ne seront comprises que par celui qui "parle", mais d'autres s'y reconnaîtront, on touche donc à l'universel, et on peut se retrouver dans les mots des autres...cela parle à l'inconscient de chacun, et même l'inconscient collectif

- puisque tout est permis, il faut sortir de soi quelque chose  de plus grand que soi: ex: je suis un tueur de serpents

- s'amuser, jouer, avec mots et idées, tout en restant authentique...et positif...c'est vraiment une manière extra de sortir de son marasme (éventuel)

Et donc si un jour j'écris une autolouange, ce sera différent de celle de la veille, parce qu'alors les autolouanges collent à ce qui a été vécu...

Je vais vous donner un exemple,  personnel bien sûr

Ce matin grosse anicroche avec l'Homme. Lui est du genre à me faire taire violemment quand il est en colère, moi, je me tais, je me terre, parfois je pleure (hé oui!)

J'ai écrit une "autolouange", vite vite sur un coin de la table du déjeuner. La voici

"Les mots du Tigre sont timides, prudents, réservés.

Le Tigre au pelage lisse et caressant, se contente de mille sourires, face tournée vers le vent, il encaisse la tempête. C'est un soldat vaillant et muet.

Le Tigre ne crie pas, il va son chemin, il rêve de grands espaces, il sait qu'il est fait pour la liberté, il entend les assauts de la tornade, il rêve aux levers de soleil sur une terre de soleil. Il tient bon...il tient fort, c'est un Tigre...

Parfois c'est vrai, le Tigre gémit au plus profond de sa coquille, il se souvient d'autrefois, il tremble, il n'est plus tigre mais pantin désaccordé. Alors, il ramasse le petit pantin enchiffonné, lui parle doucement, le prend contre son coeur,  lui dit des mots de tendresse, le Tigre s'y connaît pour rechauffer de tendresse  les steppes arides, les déserts érodés

Et en même temps le Tigre très vite bande son arc, et devenu archer, il tire loin toute son énergie rassemblée.

Et se remet debout

Et marche, orgueilleux d'être Tigre

N.V.

Vous voyez, c'est simple et cela fait du bien

On ne "charge pas l'autre ou les autres qui ont fait du "mal"...on ne sait pas exactement ce que se passe dans sa (leur)tête(s)

l'important est de se remettre debout par l'autolouange...on joue avec les mots, on se dit des bonnes choses, vraies, de l'ordre du rêve, et en même temps de la réalité


Commentaires

    Elle est belle ton auto-louange.. peut être un exercice auquel je devrais m'entraîner.

    Posté par Annick, 19 juin 2008 à 13:30
  • Lers vibrisses du tigre que je suis en astrologie chinoise en frémissent encore de ces fortes paroles mais la balance que je suis dans l'autre d'astrologie sait pondérer tout ça
    Au fait Coumarine, ça vient d'où. Quand j'ai vu ce nom, j'ai tout de suite pensé à ces pays où se receuillent les épices, poivre, cardamome et autre safran et à ces caravelles qui, vent debout, ramenaient leur chargement prècieux,vers Nantes et d'autres ports
    Mais moi pas savoir pourquoi!!

    Posté par clem750, 28 janvier 2006 à 19:38
  • Claude, merci...
    Coumarine, j'ai choisi ce nom là pour sa sonorité qui me semblait si musicale...
    Par après quelqu'un m'a dit que la coumarine était une graine toxique (graine de tonka assimilée à de la mort au rat)
    Je t'assure que j'ai été un peu secouée, je ne VEUX PAS être une graine toxique...j'ai donc pensé abandonner ce pseudo
    Puis je me suis dit que je pouvais me placer du côté de celle qui s'attaque aux RATS (et donc pas de celle qui en était...)
    Cela m'a fait du bien, et j'ai gardé le pseudo que j'ai choisi comme ça sur un coup de foudre

    Posté par coumarine, 28 janvier 2006 à 21:25
  • La coumarine est présente dans divers végétaux, telles les aspérules (Rubiacées du genre Asperula), les racines des flouves (Graminées d’Eurasie du genre Anthoxanthum), les tiges feuillées des mélilots (Légumineuses Papilionacées du genre Melilotus), l'angélique (Angelica archangelica) ou la berce (Heracleum mantegazzianum). Cette molécule dégage une agréable odeur, rappelant la vanilline et contribue à l'odeur de foin coupé.
    vu sur wikipedia, ça aurait pu être pire non?

    Posté par clem750, 29 janvier 2006 à 09:32
  • merci Claude
    J'aime l'agréable odeur )

    Posté par coumarine, 29 janvier 2006 à 10:00
  • tu sais que j'aime les associations inédites, surprenantes, opposées..

    aussi je trouve intéréssant ton choix de tigre..et de coquille assez significatif

    Posté par arcadia, 29 janvier 2006 à 16:56
  • Arcadia, c'est ça que j'apprécie dans ce genre littéraire...on peut avoir toutes les audaces, faire comme tu dis des associations de mots inédites et surprenantes...

    Posté par coumarine, 29 janvier 2006 à 18:00
  • Ah, j'étais loin de m'imaginer un texte poétique. Mais oui, finalement, il fallait ce détour (en est-ce un ?) pour accéder à l'autolouange.

    Alors, merci de nous donner ça aussi.

    Posté par telle, 29 janvier 2006 à 21:19

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