Blog-trotteuse 5 - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

16 janvier 2006

Blog-trotteuse 5

Un jour cependant… coup de tonnerre terrrrrrrrrible dans la mer bleue de ma blogosphère sardinière : un jour donc (ou alors était-ce une nuit ?) par le plus grand des hasards (mais yapad zazard comme dirait quelqu’un que je connais bien mais que je nommerai pas salut toi !…) je suis tombée (aie, ça fait mal j’vous jure !) sur quelqu’un qui a osé l’incroyable et pour tout dire l’inexcusable : faire un copié-collé d’une de mes notes, écrite avec tout mon cœur, dans laquelle j’avais mis énormément de moi-même, qui m’avait coûté des efforts grands comme ça d’authenticité, de vérité, de vulnérabilité, de recherche poétique, de documentation dans mes gros bouquins savants…et qui au final m’avait fort satisfaite oui oui, dont j’étais d’un fière vous pouvez pas savoir et qui m’avait amené  la visite de une petite centaine supplémentaire de lecteurs Gogol.

Tenez vous bien et ne hurlez pas devant la bassesse du procédé : une blogueuse débutante (oui, faut le reconnaître, ce sont d’habitude les femmes qui font cela) ne sachant trop à quelle imagination se vouer, un peu paniquée à l’idée de devoir alimenter son blog en idées originales et bien exprimées, s’était carrément servi chez la  PetiteSardine! Comme ça ! Sans tambour ni trompettes, l’air décontracté, le visage innocent, le clavier candide, l’écran ingénu !

Alors là, mon sang n’a fait qu’un tour…je suis allée dans ce blog (« Mensonges GrosCommeCa » qu’il s’appelait) avec tambour et trompettes et clairons et trompes  et olifants, et je suis allée y faire du raffut, j’ai crié  au plagiat, j’ai exigé des explications, des excuses…Ma dignité de blogueuse était méchamment atteinte. Ouais.

En attendant des plates et hautes excuses, je me suis confiée à mon blog, j’ai pondu un Silence bavard très digne, très mesuré mais très snif snif dans lequel je racontais toute l’affaire, et puis  j’ai fait semblant d’en rire (euh…jaune)

Et j’ai dit que cette fois, c’était la bonne : JE FERMAIS DEFINITIVEMENT MON BLOG, que c’était comme ça et que rien ni personne ne me ferait changer d’avis. Point/Barre. Héhé…Cela n’a pas tardé : j’ai reçu plein de commentaires indignés, qui me donnaient raison, qui s’indignaient avec moi, et surtout et surtout, baume sur mon petit  cœur sensible de petit poisson des îles, qui m’a fait croire en la bonté de l’univers, on m’a suppliée de rester, de ne pas fermer mon blog si intéressant, si attachant, si super, si sensible, si…et si…

Mon dieu comme ça faisait du bien à lire….tention l’orgasme était proche…)

J’étais aux anges (des Sardines), et  me suis dit que finalement c’était une sacrée chance ce truc de plagiat, car que je pouvais tester sur le terrain, sur le vif, l’attachement de mes fidèles lecteurs. Je me suis empressée d’ailleurs de les rassurer.  Non !  Bien sûr que non que je ne fermerais pas mon petit blog (euh…je n’en avais d’ailleurs jamais eu l’intention, j’adoooooooore tenir mon blog, je suis bien dans mon blog avec mes gentils lecteurs, avec mes gentils adorateurs commentateurs.  Alors, je les ai remerciés, je les ai  embrassés fort smack, et tout le monde il était (encore plus) beau et tout le monde il était (encore plus) gentil.

Quant à Madame-je-te-pique-tes-trucs-l’air-le-plus-innocemment-du-monde, elle a disparu de la circulation et a sans doute recommencé ailleurs la délicate opération du copié collé, mais on s’en fout hein, c’est pas mon affaire hein, elle le fera plus chez moi hein et…

vogue la galeuse…

La PetiteSardine, blog-trotteuse

(à suivre)


Commentaires

    coumarine.... le prend pas mal, pour moi t'es la personne que je connais qui écris le mieux....
    mais tes petits bouts de poemes quotidiens , jetés par ci par la entre deux pas me manquent.... tout ces petits poemes semblables a des petites bulles d'air dans un monde qui étouffe... toutes ces petites choses petites à forces de petites tranches d'évasions, mènent à un grand voyage...et là, avec sardinette, j'ai l'impression d'etre tomber sur le mauvais train, bloqué dans un gare par le mouvement desepéré de quelques employés de la sncf, qui eux, continuent a croire en leur utopie..... voila, je ne trouve plus, la dose qui me permettait de sortir de tes pages avec cette euphorie qui me faisait sourire, avec laquelle j'arrivais a affronter les problemes de la vie, en me disant, que quelque part.. la bas, existait un endroit d'espoir..

    Posté par Zack braff, 16 janvier 2006 à 19:12
  • Mais si...

    Il faut continuer ce récit sardinesque. Il y a différentes écritures courmariniennes : la sardonique-déjantée, la poétique, la grave... Il faut de tout pour faire un monde, et je les aimes toutes ces manières d'écrire. Ici, on est donc dans le fantastique récit des débuts coumarinesques, et j'aime !
    Patience, Zack, après ce récit, ou entre certains épisodes, Coumarine reviendra aux écrits que tu aimes.
    Mais c'est elle qui voit...

    Posté par nuages, 16 janvier 2006 à 20:25
  • je me délecte

    Posté par malisan, 17 janvier 2006 à 00:12
  • Moi, Mouette, (rieuse parfois), ai aperçu un jour l'éclat d'une petite sardine qui frétillait dans les eaux blogguestes. Mon regard depuis s'attache à surveiller sa vivacité. Parfois, je me déguise en sardine de ma plume, m'inspirant de la nage virevoltante de ce petit poisson. Et je suis fière de saisir quelquefois le tourbillon de ses idées pour le transformer à mon tour. Mais la ptite sardine aux écrits jamais en queue de poisson sait bien qu'ils ne sont pas "volés"... mais qu'ils s'envolent, tout simplement.

    Posté par Mouette, 17 janvier 2006 à 08:23
  • Un petit mot pour vous tous...
    Ceux qui aiment les récits de la Sardine, et ceux qui souhaitent retrouver Coumarine

    J'avais l'intention en effet après une première brassée de notes "blog-trotteuse", de revenir à la Coumarine normale
    Et de continuer le feuilleton de manière plus espacée...
    Voili voilou

    Posté par coumarine, 17 janvier 2006 à 10:29
  • Mais de toutes façons je voulais à tous vous dire un grand merci (ceux qui se sont exprimées dans les commentaires précédents)
    Même si j'essaie de ne pas en être dépendante, vos témoignages d'appréciation, j'allais écrire d'affection... me touchent énormément

    Posté par coumarine, 17 janvier 2006 à 10:32
  • On a beau dire...

    On a beau se dire que tout cela n'est "que" virtuel, de la poudre aux yeux, une vitrine qui n'ouvre pas nécessairement sur quelque marchandise, du précaire éphémère... On se laisse prendre au jeu, on se laisse flatter d'une célébrité en fait inconnue, espérée peut-être et reniée souvent... Paradoxe infernal du "Je veux être reconnu(e) et rester anonyme".
    C'est drôle presque toujours, c'est pathétique souvent et c'est beau parfois. Merci.

    Posté par François, 17 janvier 2006 à 10:57
  • je suis devenu accroché a ton blog.
    je l'ai même sur Favoris
    on aime bien tous ce que tu fais.

    Posté par lazoufling, 17 janvier 2006 à 17:18
  • je suis devenu accroché a ton blog.
    je l'ai même sur Favoris
    on aime bien tous ce que tu fais.

    Posté par lazoufling, 17 janvier 2006 à 17:18
  • merci... tes mots vivent et font vivre certaines choses.....
    sincerement ....
    (nuage... =) j'essaierai d'etre patient)

    Posté par zack braff, 17 janvier 2006 à 18:26
  • Délectation

    Moi aussi, je me délecte de cette crise sardinière. C'est tout à fait ça... Il ne manque que l'effacement de tout le blog (avec, tout de même, une sauvegarde sur word - ce qui prend vachement de temps), mais tout y est... Très amusant, ce pastiche de la bloggeuse amoureuse de son pécé !!!

    Posté par Pivoine, 17 mars 2006 à 10:31

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