La petite partie d'un très grand iceberg - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

26 novembre 2005

La petite partie d'un très grand iceberg

On est tous façonnés par des secrets

Secrets que l'on nous a imposés

Secrets que l'on impose nous-mêmes...à tort ou à raison, va-t-en savoir...

Je te regarde, je t'écoute, toi mon proche, toi celui que je rencontre...et je ne vois que la face extérieure de qui tu es...petite partie infime d'un très grand iceberg

Je crois te connaître...je dis même que je te connais comme si je t'avais fait! ...et que sait-on vraiment de la personne qui est devant soi, dans quelle mesure elle ne joue pas la comédie d'aller bien, très bien alors qu'elle va mal, très mal... dans quelle mesure ne garde-t-elle pas comme un trésor précieux ou un poids très lourd, un secret, une chose indicible, et cela par pudeur, par honte, ou par je ne sais quelle raison valable...ou  non?

On ne connaît pas les gens, et ils sont bien prétentieux et naïfs ceux qui le prétendent...qui étiquettent, qui catégorisent...

Même le romancier dont on croit qu'il mène ses personnages où bon lui semble est parfois bien surpris lui-même par la tournure que prennent les événements

Surpris par les personnages qu'il a lui-même créés!

Eh! oui!


Commentaires

  • Un petit mot, chère Coumarine, pour te dire que je t'ai envoyé, hier, par courrier, trois de mes textes "déjantés" (délirants, grinçants, de politique-fiction) :"Canicule", "Une chape de plomb" (Un Etat intégriste en Belgique), et un troisième sur une division en "zones" du territoire)...

    Amicalement
    Nuages (Jean)

    Posté par nuages, 26 novembre 2005 à 12:17
  • Merci beaucoup Jean...
    Je suppose que je les recevrai lundi ou mardi

    Posté par coumarine, 26 novembre 2005 à 13:09
  • C'est une des facettes des "secrets" que tu évoques, celle qui peut être prison, filets de l'oiseleur, destruction du développpement vital.

    Il y a aussi les secrets du coeur pur. De ces trésors sublimes et inéfables que l'on connait par l'intime, que l'on partage "au secret" avec l'unique que l'on s'est choisi, de ces réalités fascinantes et initiatiques qui nécessitent la profondeur du mystère et la clandestinité du révélé.
    De ces "choses" qui nécessitent d'y être introduites patiemment et demandent beaucoup de temps. Comme un voyage initiatique à l'intéreure de soi et de la relation.

    C'est le propre de l'homme de posséder une intimité inviolable, à laquelle nul n'accède si ce nest soi-même (et encore... !), et qu'il ne faut pas confondre avec la disimulation enracinée dans le sentiment de "faute" ou de culpabilité.

    Je termine en formulant autrement ta 1° phrase : On n'est pas "façonné" pas des (lourds ?) secrets, on est "deformé " par eux... Et la mise en lumière est alors délivrance.... et naissance du vrai visage de soi.

    Posté par Alainx, 26 novembre 2005 à 15:20
  • Rien à ajouter, Alain...sinon que tu as raison
    J'ai fait l'amalgame entre les deux sortes de secrets...
    Et c'est vrai qu'il y a de ces choses très intimes que l'on ne dévoile que à celui (celle) qui est capable de nous rejoindre dans cette intimité
    A côté des secrets qui pèsent, qui déforment, il y a en effet les secrets qui nous font vivre, mais que personne ne devinent car, comme le dit l'Evangile: faut pas donner ses perles aux pourceaux...
    Il y a des gens qui ne pourraient pas comprendre ...
    Mais qui seraient bien étonnés s'ils savaient

    Posté par coumarine, 26 novembre 2005 à 18:50
  • Je retourne la question.

    Je m'interroge, je me pose les questions : qui me connait vraiment ? qui connait les ressorts de mon existence ? qui se préoccupe de mon appétit (ou désappétit) de la vie ?

    Mes deux congénères sans doute ? trop occupées à combattre leur propre démons pour s'intéresser à cela, je suis le rempart de leurs faiblesses, je suis le mur porteur, ce serait les inquiéter un peu plus que de leur livrer mon intimité défaillante.

    les proches, la famille alors ? Ils m'ont catalogué depuis longtemps, leur système cognitif évolue à l'intérieur du cadre dans lequel ils m'ont classé, ils croient me connaitre, mais en réalité, je ne leur donne que ce qui les (ré)conforte dans l'image qu'ils ont de moi. Il se contente de la partie émergée de l'iceberg.

    Alors qui connait mon intimité profonde ?
    je cherche, quelques amies de passage peut-être, quelques éphémères compagnes de route, à qui il m'est plus facile de me dévoiler parce que je sais que cela restera secret juste partagé, que cela n'aura pas d'influence sur ma propre existence, que révéler cet espace inviolé sera sans conséquences sur le cours de ma vie.

    Coumarine a sans doute raison, la personnalité est un grand iceberg.

    Posté par zacki, 26 novembre 2005 à 20:46
  • Oui Zacki...tes paroles résonnent profond en moi
    Tous ces gens qui croient connaître l'autre, mais qui ne savent rien, ou si peu...qui ont une fois pour toutes décidé qu'on est comme ci ou comme ça!Parce que cela les arrange, qu'ils ne veulent pas aller plus loin
    Et puis tout simplement parce que cela ne les intéresse pas vraiment de savoir qui on est!
    Qui s'intéresse VRAIMENT à l'autre pour ce qu'il est?
    Ils sont rares..

    Posté par coumarine, 26 novembre 2005 à 21:03
  • Les relations sociales étant ce qu’elles sont les seules relations qui en valent la peine ce sont celles avec ses amis, ses véritables amis. Ils ne se classent pas, ne se jugent pas, on sait tout d’eux comme ils savent tout de nous.
    Et s’il existe des jardins secrets qu’ils le restent.

    Posté par Asterie, 27 novembre 2005 à 11:16

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