Pas mélanger les torchons et les serviettes - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

22 novembre 2005

Pas mélanger les torchons et les serviettes

Ce soir, j'ai animé un atelier d'écriture...rien que de très banal

Mais ce soir exceptionnellement mon mari participait à l'atelier

Eh bien je vais vous dire, je ne suis pas prête à renouveler l'expérience...

L'homme de ma vie est charmant mais...assez autoritaire, il prend de la place...déjà que dans notre vie de tous les jours, j'ai parfois de la difficulté à prendre la mienne.

Là dans un atelier dont JE suis l'animatrice, il est intervenu à tort et à raison mais de manière envahissante, faisant rire le public à partir de ce que je tentais de dire...

Du coup un peu (et même beaucoup) énervée, je l'ai assez bien "malmené" dans certains commentaires que je faisais au sujet de ses textes.

Bref, expérience à ne pas renouveler. Je sais qu'il écrit pas mal du tout, et même très bien...mais il a beaucoup de mal à me laisser la place de meneuse,  il se croit obligé de me "seconder", surtout que c'est lui qui avec son caractère plutôt autoritaire, prend dans notre vie la place de "meneur" par rapport à moi

Il est rentré ravi de l'expérience, fier de ce qu'il a écrit durant cette soirée...

Je suis rentrée, vidée de mon énergie, et pas satisfaite de la manière dont j'ai assumé ma responsabilité

Comme quoi il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes, et les maris ne doivent surtout pas se retrouver dans les ateliers animés par leur femme

Je vais me coucher, je suis crevée!!!


Commentaires

  • Coumarine, j'ai beaucoup aimé les interrogations de ton billet précédent.
    En ce qui concerne celui ci peut être que ton mari a besoin de reconnaissance, je ne sais pas.

    Posté par olivier, 22 novembre 2005 à 01:03
  • A chacun sa place à chacun son rôle et c'est pas toujours facile quand on change le contexte. Le fonctionnement du couple et celui d'un groupe dont le leader n'est plus forcément le même crée une situation qui entraîne des comportements faussés.

    Posté par Asterie, 22 novembre 2005 à 06:45
  • toujours révélateur du fonctionnement d'un couple ce genre de situations !!
    Les autres participants on du "s'amuser".... On en "apprend" des choses sur un couple dans ces moments là (enfin, si on est attentif et si on prend le temps de "lire entre les mots !")

    Posté par Alainx, 22 novembre 2005 à 09:54
  • il faut savoir parfois garder les univers séparés oui tu as raison... bon c'est une expérience, il faut sans doute en parler aussi... bises coum

    Posté par malisan, 22 novembre 2005 à 09:58
  • Le Torchon Brûle...

    Tu n'étais pas kamikase dans une vie antérieure coucoumarine ? Ou brebis qui fait entrer le loup ? C'est drôle que tu n'aies pas imaginé le résulat à l'avance ? La prestance masculine était à l'oeuvre dans cette expérience édifiante.
    Il ne faut tout simplement pas trop mélanger les niveaux d'implication affective car cela se voit forcément avec des verres grossissants dans un groupe constitué. Comment dans ces conditions éviter l'écueil de se servir inconsciemment du groupe comme caisse de résonance pour faire passer les messages qu'on a du mal à exprimer en direct. Telle n'était certainement pas vos intentions respectives mais le linge de famille n'aime pas trop qu'on le déballe dans la salle à manger en présence d'invités. L'idée de départ sympa vire alors à la buanderie improvisée. Et le débriefing ?

    Posté par Marie.Pool, 22 novembre 2005 à 10:45
  • Brebis qui fait entrer le loup...pas mal je me reconnais bien dans cela...
    Bon on a pu en parler ce matin au déjeuner. Surprise! Mon mari reconnait qu'il a voulu (pas méchamment, mais ça je le crois) faire rire(comme il fait toujours) et amener les rieurs de son côté. Il n'a pas voulu "saboter" mon travail (mais ça je le crois, il n'a rien de méchant, et il m'aime , enfin il me le dit!). Mais il me dit que c'était peut-être une façon de désamorcer une peur qu'il avait: celle de ne pas être à la hauteur de sa femme! (Tiens donc! il reconnait ma "valeur" là!)
    J'ai pu lui dire que j'ai un grand besoin d'être respectée dans ma responsabilité, que je peux assumer seule, sans son "aide" qui m'a desservie plus qu'autre chose
    Bref une discussion super intéressnate, où lui et moi avons pu être vrais l'un par rapport à l'autre...

    Posté par coumarine, 22 novembre 2005 à 14:02
  • J'imagine ton irritation mais c'est bien que vous ayez pu en parler ce matin.

    Posté par Pralinette, 22 novembre 2005 à 18:13
  • Je te reçois cinq sur cinq!Charlotte.

    Posté par Charlotte, 22 novembre 2005 à 20:58
  • ça me laisse songeur, tout ce que tu dis là. j'ai l'impression d'avoir connu de ce genre de situation, enfin il ne s'agit pas de moi ni d'atelier d'écriture, mais il me semble que mon gendre s'ingénie parfois (souvent) à couper les ailes de ma fille, elle qui est déjà si fragile.

    Posté par phil, 22 novembre 2005 à 21:56
  • il n'y a rien de plus difficile qu'être deux sur le terrictoire d'un seul..entre trouver ses marques et risquer de blesser l'autre..

    Je trouve personnellement que cela peut-être extremement enrichissant, tant au point de vue professionnel, dans ton cas, que personnel. Partager, communiquer..devient essentiel dans ces instants.

    Ce que tu en a retiré semble très positif, un nouveau chemin à (ré)explorer ?

    Posté par arcadia, 22 novembre 2005 à 21:58
  • Effectivement, c'est une expérience originale mais que je ne t'envie pas ! Sinon pour la discussion qui a suivi le lendemain et qui a sans doute réaffirmé vos besoins respectifs. Te connaissant trop bien, il n'a pas dû avoir de difficultés à faire rire à tes dépens... et c'est un peu cruel finalement. Mais quelle idée aussi as-tu eu de l'accepter ?? Qu'attendais-tu de lui au juste ? Qu'il se comporte comme un anonyme parfait ? Tu l'aurais trouvé hypocrite. Il est difficile de faire sa place dans un groupe quand on connaît le maître. Pour moi, c'était ma maman ma maîtresse en CE1-CE2 et, pour ne pas paraître me favoriser, elle était plus dure avec moi qu'avec les autres... Pas facile des deux côtés.

    Bisous bisous

    Posté par telle, 22 novembre 2005 à 23:16
  • merci d'être passés par ici
    merci d'avoir laissé un petit mot
    Chacun d'eux m'éclaire
    Je suis heureuse de vous "connaître"

    Posté par coumarine, 22 novembre 2005 à 23:52
  • Si ça peut vous consoler, quand celui avec qui on partage famille logement et quotidien ne s'intéresse que relativement peu à l'écriture en général (pas le temps de lire) et pas du tout à la vôtre, ça n'est pas non plus très facile.
    Il a alors le sentiment qu'il s'agit d'une activité vaine, alors qu'au moins le tricot, au bout du compte on a un pull (je fais un gros effort pour être polie, je n'ai pas mentionné les vulgarités ultimes telles que vaisselle, repassage ou ménage dans les coins)

    Posté par gilda, 16 décembre 2005 à 10:45
  • Effectivement il y a des choses qui ne sont pas à partager.

    Posté par Annick, 16 juin 2008 à 13:30

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