Alors voilà... - Coumarine, Petites paroles inutiles

Coumarine, Petites paroles inutiles

Inutiles peut-être...mais oh! combien nécessaires. Une femme parle du quotidien de sa vie, de ses humeurs, de ses souvenirs, de sa passion pour l'écriture, pour les livres. Elle réfléchit sur l'actualité, rit de ses travers, rêve dans la poésie.

20 novembre 2005

Alors voilà...

Comment fait-on pour dire à la personne qu'on apprécie (un enfant, un ami...)qu'on n'est pas d'accord avec elle (avec ses dires, avec ses actes)

Le désaccord au niveau des idées, provoque-t-il une rupture au niveau relationnel...

Est-il possible de dire:

Je ne suis pas d'accord avec toi que j'aime (avec tes idées en fait) mais je reste ton ami(e), et surtout je ne t'agresse pas par des paroles méprisantes parce que tu oses penser autrement...

Est-il possible tout simplement de tenter le dialogue: on s'écoute, on s'explique, on essaie de comprendre l'autre...difficile d'accord...mais est-ce pure utopie?

Si cela n'est pas posssible au niveau individuel, comment cela serait-il possible au niveau d'un quartier, d'une région, d'un pays, de l'europe, du monde?

A lire et à réfléchir: "La communication non-violente" de Marschall Rosenberg


Commentaires

  • Chaque fois que cela m'est arrivé, je n'ai pas commencé en disant que je n'étais pas d'accord. J'ai préféré demander d'expliquer pourquoi ces actes ou ces pensées, en précisant qu'ayant un point de vue différent, je souhaitais comprendre.
    A ce stade, il n'y avait pas jugement de ma part.
    Au cours de la discussion, naturellement j'étais amenée à donner mon avis. Entre personnes qui s'aiment et s'apprécient, la discussion est possible et positive.Elles peuvent très bien avoir des prises de position différentes et continuer cependant à s'aimer et s'apprécier, sauf sur des points très importants, mais crois tu qu'il faille alors une discussion pour s'en apercevoir.

    Posté par Mildred, 20 novembre 2005 à 15:56
  • Finalement ne fait-on pas fausse route dès le départ, en mélangeant tous les plans...

    Déjà, la gestion des points de divergeances avec un ami (relation d'égalité) n'est pas la même qu'avec une enfant (relation comportant une composante d'autorité). [juste pour reprendre les 2 cas que tu cites].

    Ensuite être d'accord ou pas d'accord.... Cela suppose que l'on est en face d'une décision (d'une orientation) commune à prendre...
    Sinon c'est de la spéculation d'idées, de croyances, d'options personnelles, etc....
    Et là il est sans interet de vouloir etre d'accord ou pas !! On a des pensées et des conceptions différentes : Comme c'est le lot normal de la condition humaine, qui n'est pas une armada de clones !

    LA seule question est : "pourquoi j'ai peur de dire à une ami (qq'un qui m'est cher) que je ne pense pas comme lui ??"
    si tel est le cas, alors c'st un symptome soit personnel (peur des désaccords !), soit relationnel (la relation n'a pas de bases solides suffisantes pour supporter les différents).

    Quant à l'Utopie de l'Entente Universelle que tu évoques... hé bien.... C'est une Utopie !!
    autrement dit, un conception générale d'une société future idéale à construire, chimérique, car ne tenant pas compte des réalités.

    Mais ça fait rêver.... Depuis toujours... Sur le papier...

    Posté par Alainx, 20 novembre 2005 à 16:51
  • "Et là il est sans interet de vouloir etre d'accord ou pas !! On a des pensées et des conceptions différentes"
    Non, pas sans intérêt quand on rêve d'une relation fusionnelle dans laquelle on partage TOUT, me^me les idées...n'a-t-on pas tous un peu ce rêve en soi? difficile quand on est confronté à la réalité de sa solitude existencielle

    "LA seule question est : "pourquoi j'ai peur de dire à une ami (qq'un qui m'est cher) que je ne pense pas comme lui ??"
    si tel est le cas, alors c'st un symptome soit personnel (peur des désaccords !), soit relationnel (la relation n'a pas de bases solides suffisantes pour supporter les différents"
    Oui je pense que là, il y aurait à dire...
    - La peur des conflits...qui fait qu'on se tait, jsuqu'à ce que soudain tout explose comme une casserole à pression
    - Une relation qui ne supporte pas les désaccords...

    à suivre...

    Posté par coumarine, 20 novembre 2005 à 17:44
  • mais je suis bien d'accord pour dire qu'une relation fusionnelle d'accord sur tout est malsaine, et infantile

    Posté par coumarine, 20 novembre 2005 à 17:51
  • J'aime bien la façon qu'à Milred d'ouvrir un échange sur base de désaccord apparent...

    En ce qui concerne l'utopie dont tu parles, Alainx, qui pourrait s'appeller effectivement "Entente universelle", le problème est que l'autre version est "Mésentente universelle". Je pense que la recherche de la première est quand même préférable et je crois que depuis longtemps l'humanité à cherché à s'en approcher. C'est encore une utopie, mais moins qu'auparavant, et on peut espérer qu'un jour lointain on y parviendra...

    Posté par Idéaliste, 20 novembre 2005 à 21:26
  • C'est toujours la même peur qui revient :la peur de perdre l'amour, l'amitié etc ou la peur de la mort de quelque chose...la peur de la mort de quelqu'un...la peur de la mort tout court.
    Cela rend parfois bête et lâche mais c'est tellement humain.
    Amitiés Charlotte.

    Posté par Charlotte, 20 novembre 2005 à 22:01
  • Bien sûr que c'est possible....avec un Ami (pas copain, pas relation AMI)
    Il y a quelqu'un qui l'a très bien dit et de multiples manières c'est T. Ben Jelloun dans son livre "Eloge de l'amitié, ombre de la trahison"

    Posté par Syl, 20 novembre 2005 à 22:21
  • "Une relation fusionnelle sur tout est malsaine et infantile" dis-tu.
    La vie m'a appris qu'elle est juste impossible en permanence. Elle existe à certains moments privilégiés, il est vain d'en demander plus.

    Posté par Mildred, 20 novembre 2005 à 22:45
  • Idéaliste...bien d'accord avec ta vue "idéaliste" de voir les choses...elle n'est pas plus stupide que l'autre
    On peut espérer que l'humanité marche non vers l'entropie, mais vers son contraire...c'est ce que pensent un certain nombre de philosophes

    Posté par coumarine, 20 novembre 2005 à 22:51
  • Syl...c'est possible avec un AMI, dis-tu?
    Mais comment savoir que celui-là (ou celle-là) est vraiment un AMI(E)
    On a parfois de ces surprises...qui meurtrissent drôlement...
    Merci pour la référence bibliographique

    Posté par coumarine, 20 novembre 2005 à 22:54
  • Oui Mildred...ne pas en demander plus...mais n'est-ce pas fameusement réduire les "possibles". Quand on ne se fait plus d'illusions...

    Posté par coumarine, 20 novembre 2005 à 22:56
  • Les peurs, Charlotte, omniprésentes sont souvent sources de bien des malentendus...hélas

    Posté par coumarine, 20 novembre 2005 à 22:57
  • Un ami c'est quelqu'un a qui on peut tout dire et de qui on doit accepter les conseils et les amicales critiques.
    Le tout est de savoir ce que l'on entend par ce mot.
    Et puis avec ses amis on connaît les sujets qui fâchent

    Posté par Asterie, 21 novembre 2005 à 06:43
  • A lire toutes les interventions, il me semble que nous nous sommes un peu éloigné(e)s du texte initial. Ce n'est pas grave. Je reviens sur la relation fusionnelle que tu sembles souhaiter et en même temps regretter qu'elle n'ait pas lieu.
    Quand je dis qu'il est illusoire de l'imaginer durablement, c'est que je crois qu'elle est impossible durablement. Aimer l'autre, qu'il s'agisse d'amour et d'amitié, c'est accepter l'idée qu'il s'éloigne, c'est lui reconnaître le droit à la liberté. Tout comme nous demandons que notre liberté soit respectée. L'amour et l'amitié s'enrichissent de nos différences, une relation fusionnelle ne pourrait être durable qu'avec notre clone, mais alors il n'y aurait plus d'échanges, de découvertes, et même de controverses, qui rendent passionnantes nos rencontres avec l'autre.

    Posté par Mildred, 21 novembre 2005 à 11:01
  • A propos de l'amitié, et des personnes dites "amies", il y a un piège que j'ai souvent constaté : l'utilisation inflationiste du mot "ami" [j'ai beaucoup d'amis !]. Et souvent ce "beaucoup" est considéré comme un ensemble de trophées, comme on exposerait des coupes et médailles sur un présentoir de nos amitiés !
    Alors, comme on se leurre soi-même, il y a beaucoup de déceptions parfois infiniment cruelles...
    Personnellement j'ai tres peu d'amis....

    Posté par Alainx, 21 novembre 2005 à 12:52
  • Je suis d'accord avec toi Alain, mais la langue française, si riche cependant, n'a qu'un substantif à nous proposer.
    J'ai beaucoup de relations plus ou moins chaleureuses et amicales.
    J'ai très peu d'ami(e)s, c'est-à-dire ceux ou celles qui peuvent m'appeler à n'importe quelle heure de la journée ou de la nuit, et que je peux appeler également. Une phrase suffit alors pour être à l'écoute.

    Posté par Mildred, 21 novembre 2005 à 15:23
  • très intéressant ce débat... même si j'arrive un peu tard... oui c'est toujours difficile de dire les choses à un ami... aussi simplement et directement qu'on le ferait avec quelqu'un d'autre... et pourtant je crois que ce n'est qu'ainsi qu'une relation peut s'approfondir... bravo pour ces questions...et un bonjour depuis paris glacial

    Posté par malisan, 22 novembre 2005 à 10:00
  • Coumarine..: comment le savoir ?
    Difficile.... les chutes dans ce domaine font à mon avis plus mal que les chutes amoureuses...peut être parce que j'ai toujours placé l'amitié très très haut.

    Je ne pourrais que te donner plein d'extraits du livre de T.B.J qui parle de l'AMI, et aussi de ce qu'on pourrait qualifier de trahison en amitié, et cela d'une façon manière très sensée et très "les pieds sur terre".

    Si tu veux des extraits, fouille notre rubrique AMITIE à Dia et moi, elle regorge de citations extraites de ce livre.

    Posté par Syl, 22 novembre 2005 à 19:49
  • Merci Syl...je n'y manquerai pas
    Cela m'intéresse très fort

    Posté par coumarine, 22 novembre 2005 à 23:50

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