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A toi mon double, ma tendresse, ma sœur, ma jumelle
Nous étions au chaud dans le ventre de la mère, lovées l’une contre l’autre, peau contre peau, amour contre amour, à la vie à la mort… Non, s’il te plaît, s'il te plaît...pas à la mort…
Mon tendre bonheur de pacotille, tu as choisi de te fondre dans le magma de la non-existence. Tu as choisi de me quitter, de me laisser seule frémir et vibrer et grincer et rire. Amputée de toi, coupée de ma sève, comment ai-je pu risquer de vivre et de grandir, de partir dans l’avenir qui m’éloignait de toi à chaque respiration nouvelle ? Sans cesse je t’ai cherchée dans la foule comme dans la solitude, sur les chaises vides à mes côtés. Cent fois mon cœur a battu, en croyant te reconnaître au loin, cent fois je t’ai rêvée bercée par des musiques qui me parlaient de toi, si fort, si fort que j’en pleurais…Cent fois je t’ai respirée, en serrant contre moi mes douces et tendres filles…
Après tant d’années, tu es toujours là, ma siamoise inconnue et tendrement aimée. Je t’aime comme ma vie…sans t’avoir jamais connue
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Difficile de trouver les mots devant un texte si émouvant et troublant, je laisse simplement un signe de mon passage.
Bisous,
Nada